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FICHE N ~ 4
DEVOIR MAISON
Terminale S*
Polynômes, Intégral
September 27, 2019
Papa Séga WADE
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insta: @maths_psw
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UNE LOGIQUE DE L’IMAGINATION.”
LEIBNIZ
N
lim
−→∞N Y
i=1 N X
i=0 Z
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0.1 Exercice I: Intégral & fonction trigonométrique
Soient I =R0πxcos2(x)dx et J =R0πxsin2(x)dx.
Q1)
a) Calculer I+J.
b) Établir que I−J =R0πxcos(2x)dx, puis à l’aide d’un changement de variable1 montrer que
Rπ
0 xcos(2x)dx= 0.
c) En déduire I etJ.
Q2)
a) Citer le premierthéorème de la moyenne.
b) Soient a∈R∗+ etf : [−a, a]→Rune fonction continue. Calculer : lim
x−→0 1 x2
Rx
0 tf(t)dt.
Q3) Soit f : [0,1]→R, une fonction continue.
a) Démontrer l’inégalité: R01f(t)dt2 ≤R01f2(t)dt.
b) Donner une condition nécessaire et suffisante pour que R01f(t)dt2 =R01f2(t)dt.
Q4) Soit f : [0,1] → [0,1], une fonction continue et (E) l’équation d’inconnue x ∈ [0,1] :
Rx
0 f(t)dt = 2x−1.
Montrer que (E) possède une unique solution.
Exercice II: Polynômes de Legendre
On pose P(t) = (t2 −1)n.
Q1)Montrer que pour toutk∈0,1, ..., n−1,P(k)(1) =P(k)(−1) = 0.ouP(k)désigne la dérivé à l’ordre k
Q2) Monter que P(n)(1) = 2nn!. En déduire P(n)(−1).
Q3) Montrer que P(n) s’annule au moins n fois dans l’intervalle ]−1,1[.
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1Une intégration par parties est possible. On demande ici impérativement de respecter le texte.
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N
lim
−→∞N Y
i=1 N X
i=0 Z
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0.2 Problème****: Valeurs approchées d’intégrales à l’aide de Polynômes (Polynômes de Legendre)
Dans tout le problèmen désigne un entier supérieur ou égal à 1.On considère une fonction f : [−1,1]→Rinfiniment dérivable (comme la fonctionex) et de fonctions dérivées continues et on noteI(f) l’intégrale: R−11 f(x).Pour tout entier naturelk, on pose : Mk(f) = sup
x∈[−1,1]
|f(k)(x)|
où f(k) désigne la dérivée d’ordre k de f. Les polynômes considérés sont à coefficients réels et l’on confond polynôme et fonction polynomiale associée. Pour tout entier naturel m, on note Rm[X] l’ensemble des polynômes de degré inférieur ou égal à m. Pour (i, j) ∈ N2, δi,j est le symbole de Kronecker; c’est à dire δi,j = 1 si i = j et δi,j = 0 si i 6= j. Enfin, a1, ..., a2 désignent n réels deux à deux distincts de [−1,1] et on note An le polynôme de degré n:
An(X) = (X−a1)(X−a2)...(X −an) =Qni=1(X−ai). Pour i ∈ [|1, n|] soit Bi le polynôme:
Bi(X) = (X −a1)(X−a2)...(X−ai−1)(X−ai+1)...(X−an) = Qj∈[|1,n|]
j6=i
(X −aj) et Li(X) =
1
Bi(ai)Bi(X).
La famille (Li(X))i∈[|1,n|] est celle des polynômes de Legendre (cf Exercice II).
(Définition1 polynôme de Legendre), (Définition2 Polynôme de Legendre).
∗ ∗ ∗ ∗ ∗ ∗ ∗ ∗@maths_psw∗ ∗ ∗ ∗ ∗ ∗ ∗ ∗
0.2.1 • PartieA: Polynôme de Lagrange
Q1)
a) Vérifier que :
• pour touti∈[|1, n|], degLi(X) = n−1
• pour touti∈[|1, n|], Li(aj) =δi,j. b) Vérifier que :
• Montrer que Pf = Pni=1f(ai)Li est l’unique polynôme P ∈ Rn−1[X] tel que : pour tout i∈[|1, n|], P(ai) = f(ai).
• On pose λi =R−11 Li(x)dx. Vérifier que : R−11 Pf(x)dx=Pni=1λif(ai).
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i=1i=0
Dans toute la suite, on note Jn(f) = R−11 Pf(x)dx.
c) Comparer I(f) et Jn(f) lorsque f ∈Rn−1[X].
Q2) On suppose n ≥2.
a) Montrer que: pour tout x∈[−1,1], il existe un c∈]−1,[, tel que
f(x) =Pf(x) + f(n)(c)
n! An(x).
b) En déduire que : |I(f)−Jn(f)| ≤ Mnn!(f)R−11 |An(x)|dx.
Q3) On suppose que (a1, ..., an) tel que: pour toutk ∈[|1, n|],ak =−1 +2(k−1)n−1 (ainsi ai, ..., an
est la subdivision régulière de [−1,1] en (n−1) intervalles égaux).
a) Soit k∈[|1, n−1|] et x∈[ak, ak+1]. Justifier l’inégalité :
|An(x)| ≤
2 n−1
n
k!.(n−k)!.
b) En déduire que : pour tout x∈[−1,1],
|An(x)| ≤
2 n−1
n
(n−1)!.
c) Montrer que si l’entier n est assez grand, on a pour tout x ∈ [−1,1], |An(x)| ≤ (2e)n. En déduire une majoration de |I(f)−Jn(f)|.
0.2.2 • Partie B:
Pour tout polynôme Q, on note Q0 le polynôme dérivé deQ.
Q1) Soit T :R2n−1[X]→R2n, Q7−→(Q(a1), ..., Q(an), Q0(a1), ...., Q0(an)).
a) Montrer que T est linéaire et injective.
b) Montrer que T est surjective.
c)En déduire qu’il existe un uniqueQf ∈R2n−1[X] tel que: pour touti∈[|1, n|],Qf(ai) =f(ai) et Q0f(ai) =f0(ai).
Dans toute la suite, on noteKn(f) = R−11 Qf(x)dx.
Q2)Que peut-on dire deI(f) etKn(f) lorsque f est une fonction polynomiale de degré inférieur ou égale à 2n−1 ?
Q3) Par une méthode analogue à celle développée en Partie A 2) on pourrait démontrer et on admettra la majoration:
|I(f)−Kn(f)| ≤ M2n(f) (2n)!
Z 1
−1A2n(x)dx.
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N
lim
−→∞N Y
i=1 N X
i=0 Z
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Que vaut le polynômeQf lorsquef est la fonction polynomialex7→A2n(x) ? Montrer que dans ce cas, l’inégalité précédente est une égalité.
Q4) Soit Φ :Rn[X]xRn[X]→R, (P, Q)7→(P ∗Q) =R−11 P(x)Q(x)dx. avec (P ∗Q) le produit scalaire entre P etQ.
Montrer que Φ est un produit scalaire.
On suppose dans la suite que Rn[X] est muni du produit scalaire Φ. On dit queP, Q∈Rn[X]
sont orthogonaux si et seulement si (P ∗Q) = 0.
Q5)
a) Justifier l’existence d’un polynôme V de degré au plus n−1 vérifiant Qf −Pf =AnV. En déduire que si le polynômeAnest orthogonal à tout polynôme deRn−1[X], alorsKn(f) = Jn(f).
b) Inversement, si le polynôme An n’est pas orthogonal à tout à tout polynôme de Rn−1[X], montrer qu’il existe une fonction f telle que Kn(f)6=Jn(f).
0.2.3 • Partie C:
Soient pour k ∈ N, uk :7→ (x2 −1)k (pour k = 0, u0 est la fonction constante égale à 1) et lk =u(k)k (où u(k)k désigne la dérivéeke de uk).
Q1) Montrer que: pour tout k ∈N∗, pour tout Q∈Rk−1[X], (Q∗lk) = 0.
Q2) Montrer alors que pour toutk ∈N∗, lk possède k racines simples, toutes dans [−1,1].
Q3) Montrer que pour tout k ∈ N∗ et tout P ∈ Rk[X], P s’écrit de façon unique comme combinaison linéaire à coefficients réels de l0, ..., lk.
Q4)Montrer qu’il existe un unique polynôme2 Rn∈Rn−1[X] tel que le polynômeXn−Rn(X) est orthogonal à tout élément de Rn−1[X].
On note dans la suite, Sn, le polynôme défini par Sn(X) = Xn−Rn(X). Soient α1, ..., αn les n racines de ln rangées dans l’ordre croissante.
Montrer que : Sn(X) =Qni=1(X−αi).
Q5) On reprend les natations de la Partie A: avec An = Sn, on a Jn(f) = R−11 Pf(x)dx =
Pn
i=1λif(ai) où pour touti∈[|1, n|], ai =αi. En utilisant les résultats de la Partie B, montrer que :
|I(f)−Jn(f)| ≤ M2n(f) (2n)!
Z 1
−1Sn2(x)dx.
Q6) Étude des réelsα1, ..., αn et λ1, ..., λn. a) Calculer λ1+...+λn.
b) Montrer que: pour tout i∈[|1, n|], λi >0.
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2On dit queRn est le projeté orthogonal deXn surRn−1[X]
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i=1i=0
c) Montrer que:
• pour touti∈[|1, n|], αn+1−i =−αi.
• pour touti∈[|1, n|], λn+1−i =λi
7) Majoration deR−11 Sn2(x)dx.
a) Montrer que pour tout polynômeP unitaire de degrén, on a l’inégalité:
Z 1
−1Sn2(x)dx≤
Z 1
−1P2(x)dx.
b) Montrer que pour tout entier naturel non nul k, il existe un polynôme unitaire Tk de degré k, tel que, pour tout θ∈R, cos(kθ) = 2n−1Tk(cosθ).
En déduire la majoration : R−11 Sn2(x)≤ 22(n−1)1 . 8) On suppose que n= 3.
a) Montrer que: J3(f) = 195f(−q35) + 8f(0) + 5f(q35) b) Déterminer alors une valeur approchée de R01ex
2
2 dx et donner une majoration de l’erreur ainsi commise.
∗ ∗ ∗ ∗ ∗ ∗ ∗ ∗@maths_psw∗ ∗ ∗ ∗ ∗ ∗ ∗ ∗
Bon courage, vous pouvez y arriver !
********** FIN DU SUJET ! **********
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