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Corrig´ e de l’examen du 8 juin 2010

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(1)

Corrig´ e de l’examen du 8 juin 2010

Module LM346

Solution I. 1. On a E[X] =

Z θ

x k λ

x−θ λ

k−1

e x−θλ k

dx

= Z

0

θ+λu1/k

e−udu en posant u= x−θλ k

= θ Z

0

e−udu+λ Z

0

u1/ke−udu

= θ+λΓ(1 + 1/k).

De mˆeme,

E[X2] = Z

θ

x2 k λ

x−θ λ

k−1

e x−θλ k

dx

= Z

0

θ+λu1/k2

e−udu en posant u= x−θλ k

= θ2 Z

0

e−udu+ 2θλ Z

0

u1/ke−udu+λ2 Z

0

u2/ke−udu

= θ2 + 2θλΓ(1 + 1/k) +λ2Γ(1 + 2/k).

D’o`u Var[X] =E[X2]−E[X]22Γ(1 + 2/k)− λΓ(1 + 1/k)2

.

2. Tout d’abord, calculons la fonction de r´epartition FX de X. Pour x ≤ θ, on a FX(x) =P[X ≤x] = 0. Pour x > θ, on a

FX(x) = P[X ≤x] = Z x

θ

k λ

u−θ λ

k−1

e u−θλ k

dx

=

Z x−θλ k

0

e−vdv en posant v = u−θλ k

= 1−exp (

x−θ λ

k) .

Cherchons maintenant l’inverse g´en´eralis´e de FX. Pouru∈]0,1[, on a FX(x) = u ⇐⇒ x=θ+λ −ln(1−u)1/k

.

Ainsi, d’apr`es le cours, on sait que si U ∼ U[0,1] alors la variable al´eatoire θ+λ −ln(1−U)1/k

a la mˆeme loi que X, ce qui fournit un moyen effectif de simuler X. (CommeU et 1−U ont la mˆeme loi, on a aussi que θ+λ −ln(U)1/k

a la mˆeme loi que X.)

(2)

3. On calcule la fonction de r´epartition de Y. D´ej`a, il est clair que si y ≤ 0 alors P[Y ≤y] = 0. Ensuite, soity >0. On a, d’apr`es le calcul fait `a la question pr´ec´edente,

P[Y ≤y] =P[X ≤θ+λ(y/2)1/k] = 1−exp{−y/2}. Ainsi, Y est une variable exponentielle de param`etre 1/2.

4. On a, en posant u=√ 2t, Γ(1/2) =

Z 0

e−t

√tdt =√ 2

Z 0

e−u2/2du= 1

√2 Z

−∞

e−u2/2du=√ π,

la derni`ere ´egalit´e venant de ce que la densit´e de la loi gaussienne centr´ee r´eduite est d’int´egrale 1 sur R.

5. D’apr`es la question 1, on a E[X] = Γ(3/2). Or Γ(3/2) = 12Γ(1/2), d’o`u 2E[X] = Γ(1/2). De plus, Var[X] = Γ(2)− Γ(3/2)2

≤Γ(2) = Γ(1) = 1.

6. Soit X1, . . . , Xn un n-´echantillon de X. Comme d’habitude, on pose X = X1+...+Xn n. D’apr`es le th´eor`eme central limite, on sait que la loi de

r n Var[X]

X− 1

2Γ(1/2)

est approximativement N(0,1). De plus,P[−1,96≤ N(0,1)≤1,96] = 0,95. D’o`u Γ(1/2)∈

"

2X−3,92

rVar[X]

n ; 2X+ 3,92

rVar[X]

n

#

avec probabilit´e exactement 0,95. Comme Var[X]≤1, on en d´eduit que Γ(1/2)∈

2X−3,92/√

n; 2X+ 3,92/√ n avec probabilit´e au moins 0,95.

Solution II. 1. L’op´eration effectu´ee `a chaque ´etape d´epend: (i) de la composition pr´esente des urnes; (ii) d’un al´ea ext´erieur ind´ependant. Ceci fait de (Xn) une chaˆıne de Markov.

2. La variable al´eatoireXn est `a valeurs dans E ={0,1,2,3,4}. Sa matrice de transition est:

Q=

1/2 1/2 0 0 0

1/8 1/2 3/8 0 0 0 1/4 1/2 1/4 0 0 0 3/8 1/2 1/8

0 0 0 1/2 1/2

3. On voit facilement en utilisant le graphe qu’on peut passer de tout ´etat `a tout autre, donc la chaˆıne est irr´eductible. D’autre part, on v´erifie facilement que la matrice Q4 n’a que des termes strictement positifs. Donc (Xn) est aussi ap´eriodique.

4. D’apr`es le r´esultat de la question pr´ec´edente, on sait qu’il existe une unique probabilit´e invarianteν, c’est-`a-dire un vecteur ligne

ν = (ν({0}), ν({1}), ν({2}), ν({3}), ν({4})), 2

(3)

avec les ν({i}) compris entre 0 et 1 et de somme ´egale `a 1, v´erifiant νQ = ν. Apr`es quelques calculs, on trouve

ν= (1/16,1/4,3/8,1/4,1/16).

5. Le th´eor`eme de convergence en loi pour les chaˆınes de Markov irr´eductibles et ap´eriodiques assure que la loi deXn tend vers la loi ν, et ce ind´ependamment de la r´epartition initiale entre les deux urnes. Ainsi, la probabilit´e cherch´ee est donn´ee par:

P[Xn ∈ {2,4}]→ν({2}) +ν({4}) = 7/16.

6. La loi forte des grands nombres pour les chaˆınes de Markov irr´eductibles assure que la proportion du temps o`u il y a moins de boules dans l’urne A que dans l’urne B tend vers la probabilit´e que ceci arrive pour la loi ν. C’est-`a-dire qu’on a la convergence presque sure:

1 n

n

X

k=1

1{Xk∈{0,1}}→ν({0}) +ν({1}) = 5/16.

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