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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

X  – MAP 

PC  –  mai  – Fon ions cara ´eri iques, Monte-Carlo, convergence en loi Corrig´e des que ions non abord´ees en PC

Igor Kortchemski (doublage : Lucas Gerin)–[email protected]

Corrig´e des exercices non trait´es surhttp:// www.normalesup.org/ ˜ kortchem/ MAPun peu apr`es la PC.

 Monte Carlo

E xercice 2.

(Des calculs sans calculs) Soit f :R → R une fonion continue born´ee et α >. Calculer les limites suivantes :

nlim→∞

Z

[,]nf

x+· · ·+xn n

dx· · ·dxn et lim

n→∞

X

k

eαn(αn)k k! f k

n

! .

Corrig´e :

– SoitXune variable al´eatoire de Poisson de param`etreαn. Alors X

k

eαn(αn)k k! f k

n

!

=E[f(X)].

OrXa la mˆeme loi queV+V+· · ·+Vn, o `u (Vi)insont des variables al´eatoires ind´ependantes de mˆeme loi de Poisson de param`etreα. Donc

X

k

eαn(αn)k k! f k

n

!

=E

f

V+· · ·+Vn

n

.

D’apr`es la loi forte des grands nombres,V+···n+Vnconverge presque s ˆurement versE[V] =α. DoncfV

+···+Vn n

converge presque s ˆurement versf(α). De plus,|fV+···+Vn n

|emajor´ee par sup|f|. Donc X

k

eαn(αn)k k! f k

n

!

−→

n→∞ f(α).

d’apr`es le th´eor`eme de convergence domin´ee.

 Convergence en loi

E xercice 6.

(Convergence en loi et fonions cara´eriiques)Soit θ > . On consid`ere une suite (Tn)nn de va- riables al´eatoires o `uTn suit une loi g´eom´etrique de param`etrepn= θn. Montrer que la suite (Tn/n)nnconverge en loi et d´eterminer sa limite.

Pour des queions, demande d’explications etc., n’h´esitez pas `a m’envoyer un mail.

(2)

Corrig´e :On utilise les fonions cara´eriiques. Pour toutt∈R, φTn(t) =E

heitTni

=X

k

pn(−pn)keitk=pneitX

k

(−pn)eitk

= pneit

−(−pn)eit = pn

eit−(−pn). Ainsi,

φTn n (t) =E

heintTni

=

θ n

−int +o(n)−(−θ

n)

−→

n→∞

θ θit.

On reconnaˆıt la fonion cara´eriique d’une variable exponentielle de param`etreθ.

E xercice 7.

(Un exemple)Pour toutn≥, on consid`ere la fonionFnd´efinie parFn(x) =enxenx+pourx∈R. Montrer que, pour toutn≥, il exie une variable al´eatoireXndontFneune fonion de r´epartition. Montrer que la suite (Xn)n

converge en loi, et identifier la loi limite.

Corrig´e :La fonionFnecroissante, continue, de limite nulle en−∞et de limiteen +∞, donc il exie une variable al´eatoireXndontFneune fonion de r´epartition. De plus, pour toutx∈R,

Fn(x) −→

n→∞













 six <

six=

 six >.

Ainsi,Xnconverge en loi verscar la fonion de r´epartition deXnconverge vers la fonion de r´epartitionF de la variable al´eatoire conante ´egale `aen tout point o `uFecontinue (c’e-`a-direR). Alternativement, on voit que pour tout >, on aP(|Xn|> )→, doncXnconverge en probabilit´e et donc en loi vers.

E xercice 8.

(Un autre exemple)Pour toutn≥, on consid`ere la fonionFnd´efinie parFn(x) =six < netFn(x) =si xn. Montrer que, pour toutn≥, exie une variable al´eatoireXndontFn eune fonion de r´epartition. E-ce que la suite (Xn)nconverge en loi ?

Corrig´e :La fonionFnela fonion de r´epartition d’une variable al´eatoire conante ´egale `an. Pour toutx∈R, Fn(x)→. La suiteXnne converge donc pas en loi, car la fonion nulle n’epas ´egale `a une fonion de r´epartition,

sauf en un nombre d´enombrable de points.

 Plus appliqu´e (hors PC)

E xercice 10.

Cet exercice pr´esente un mod`ele pour la contamination au mercure.

() Soit (Xn)n une suite de variables al´eatoires ind´ependantes de mˆeme loi. On suppose qu’il exie deux r´eels α, λ >tels queP(X> x)α

xλlorsquex→ ∞. D´emontrer que la suite (Zn)nd´efinie parZn=nλmax(X, . . . , Xn) converge en loi vers une variable al´eatoire dont la fonion de r´epartition eeαyλ1y> (loi de Fr´echet de pa- ram`etre (α, λ)).

() Le mercure, m´etal lourd, e pr´esent dans peu d’aliments. On le trouve essentiellement dans les produits de la mer. L’Organisation Mondiale de la Sant´e fixe la dose journali`ere admissible en mercure `a.µgpar jour et par

(3)

kilo de poids corporel. Des ´etudes atiiques donnent la forme de la queue de diribution empirique de la contamination globale annuelle en gramme de mercure pour un individu dekg :P(X > x) = α

xλ pourxassez grand avecα =.· etλ=.. Seriez-vous ´etonn´e–e qu’au moins une personne soit expos´ee `a ce risque sanitaire en France ? `A Palaiseau (Recensement : personnes ) ? Dans une promotion de cinq cents

´etudiants ? `A partir de quelle valeur denpouvez-vous affirmer, avec seulement% de chances de vous tromper :

Parmi ces n personnes, au moins une a un niveau de mercure trop ´elev´e?

Corrig´e : (Corrig´e d’apr`es le livreIntroduion aux probabilit´es et auxatiiquesde Jean-Franc¸ois Delmas.) () On utilise les fonions de r´epartitions. Pour touty∈R, on a

P(Zny) =P

Xn/λyn

. Siy≤,P

Xn/λy

≤P(X≤)n→carP(X≤)<. DoncP(Zny)→. Siy≥, on a P(Zny) =

(−P

X> nyn

. Comme P

X> ny

αy

λ

n , un d´eveloppement limit´e montre que P(Zny)eαy

λ

. La fonion de r´epartition de Zn converge donc en tout point vers celle d’une loi de Fr´echet de param`etre (α, λ), d’o `u le r´esultat.

() On consid`erenindividus et on noteXkle niveau annuel d’exposition au mercure de l’individuk. On suppose les variables al´eatoiresXk ind´ependantes et de mˆeme loi queX. Pour un individu dekg, la dose annuelle admissible fix´ee par l’OMS es =.·g. La probabilit´e qu’un individu au moins ait un niveau de mercure trop ´elev´e e

pn=P(max(X, . . . , Xn)> s) = −P(max(X, . . . , Xn)≤s)

= −enln(αs

λ

' −exp(−αsλn).

Sin=·on apn', sin=on apn'.; sin=on apn'.. Enfin,−exp(−αsλn)

.si et seulement sinln(.)

αsλ , c’e-`a-diren≥.

E xercice 11.

On casse un bˆaton de longueurennendroits choisis uniform´ement et ind´ependamment au hasard. On noteLnla longueur du plus long desn+bouts obtenus.Quel ele comportement deLnlorsquen→ ∞? Le but de cet exercice ede montrer que (n+)Ln−ln(n+) converge en loi vers une loi de Gumbel (dont la fonion de r´epartition ex7→eex).

Pour cela, soit (Xi)in+des variables al´eatoires i.i.d. exponentielles de param`etre. On pose, pour≤in+, Si=X+· · ·+Xi, Yi= Xi

Sn+.

() D´eterminer la loi jointe de (X, . . . , Xn, Sn+) et en d´eduire celle de (Y, . . . , Yn).

() En notant (∆, . . . ,n+) la longueur des bouts successifs obtenus, montrer que (∆, . . . ,n) et (Y, . . . , Yn) ont la mˆeme loi (on pourra utiliser le r´esultat de la queion () de l’exercicede la PC). En d´eduire que max(Y, . . . , Yn+) a la mˆeme loi queLn.

P. Bertail. Evaluation des risques d’exposition `a un contaminant alimentaire : quelques outilsatiiques.www.crest.fr/doctravail/document/

-.pdf().

(4)

() Montrer que pourx∈R, (x+ ln(n+))S

n+n+ −

converge en probabilit´e vers.

() En d´eduire le r´esultat d´esir´e.

Corrig´e :

() On commence par d´eterminer la loi jointe (X, . . . , Xn, Sn+) en utilisant la m´ethode de la fonion muette Soit f :Rn+→Rune fonion continue born´ee. On a d’apr`es la formule de transfert

E[f(X, . . . , Xn, Sn+)] = Z

],[n+

f(x, x, . . . , x+· · ·+xn+)e(x+···+xn+)dx· · ·dxn+. En faisant le changement de variableu=x, . . . , un=xn, un+=x+· · ·+xn+de jacobien, on obtient

E[f(X, . . . , Xn, Sn+)] = Z

],[n+

f(u, u, . . . , un+)eun+1un+u+···+undu· · ·dun+

ce qui d´etermine la loi jointe (X, . . . , Xn, Sn+).

On d´etermine maintenant la loi jointe (Y, . . . , Yn, Sn+). Soitf :Rn+→Rune fonion continue born´ee. On a d’apr`es la formule de transfert appliqu´ee `a (X, . . . , Xn, Sn+) :

E[f(Y, . . . , Yn, Sn+)] = Z

],[n+

f x

xn+, . . . xn

xn+, xn+

!

1xn+x+···+xnexn+dx· · ·dxn+.

En faisant le changement de variable u= x

xn+, u= x

xn+, . . . , un= xn

xn+, un+=xn+, avec≤u+· · ·+un≤etxi=uiun+, de jacobienun+n on obtient

E[f(Y, . . . , Yn, Sn+)] = Z

],[n+

f(u, u, . . . , un+)un+n eun+1u+···+un<du· · ·dun+. On en d´eduit que pour toute fonionf :Rn→Rcontinue born´ee on a

E[f(Y, . . . , Yn)] =n!

Z

],[n

f(u, u, . . . , un)1u+···+un<du· · ·dun, () ce qui d´etermine la loi de (Y, . . . , Yn).

() NotonsZ, Z, . . . , Znles endroits o `u le bˆaton a ´et´e cass´e, rang´es dans l’ordre croissant. L’exercicede la PC

donne une densit´e de (Z, Z, . . . , Zn) : pour toute fonionf :Rn→Rcontinue born´ee, on a E[f(Z, . . . , Zn)] =n!

Z

{x<...<xn}

f(x, . . . , xn)dx. . . dxn.

On remarque que∆=Zet∆i=ZiZipour≤in. On en d´eduit par changement de variable que E[f(∆,, . . . ,n)] =n!

Z

],[n

f(u, u, . . . , un)1u+···+un<du· · ·dun.

Compte tenu de (), on en d´eduit que (Y, . . . , Yn) et (∆, . . . ,∆n) ont la mˆeme loi. CommeYn+=−Y− · · · − Yn et ∆n+ =−∆− · · · −∆n, on en conclut que (Y, . . . , Yn+) et (∆, . . . ,∆n+) ont la mˆeme loi. Le fait que max(Y, . . . , Yn+) a la mˆeme loi queLnen d´ecoule imm´ediatement carLn= max(∆, . . . ,n+).

() SoitWn= (x+ln(n+))X+···+Xn+

n+ −

. On aE[W] =etVar(W)∼ln(n)

n →. D’apr`es l’in´egalit´e de Bienaym´e- Tchebychev, on en d´eduit queWn→en probabilit´e.

(5)

() PosonsZn= max(X, . . . , Xn+)−log(n+). D’apr`es la queion (), on a P((n+)Ln−ln(n+)≤x) =P(Zn+Wnx).

Or un petit calcul montre queP(max(X, . . . , Xn+)−log(n+)≤x)eexpour toutx∈R. DoncZnconverge en loi versG, o `uGela loi de Gumbel de fonion de r´epartitionx7→ee

x

. OrWn→en probabilit´e, donc Zn+Wnconverge en loi versGd’apr`es le lemme de Slutsky. DoncP(Zn+Wnx)ee

x

. On conclut que pour toutx∈Ron a

P((n+)Ln−ln(n+)≤x) −→

n→∞ ee

x

, ce qui ´etait le r´esultat voulu.

 Pour aller plus loin (hors PC)

E xercice 12.

(Convergences jointes) Soient (Xn)n, (Yn)n deux suites de variables al´eatoires r´eelles, etX, Y deux variables al´eatoires r´eelles telles queXnXen loi etYnY en loi.

() On suppose dans cette queion que les variablesXnetYnsont ind´ependantes pour toutn≥et que les variables XetY sont ind´ependantes. Montrer que (Xn, Yn)→(X, Y) en loi.

() (Lemme de Slutsky) On suppose queY=aeconante. Montrer que (Xn, Yn)→(X, a) en loi.

Indications. On pourra utiliser le faitYnY en probabilit´e (exercice??) et ´ecrire

|E[F(Xn, Yn)]−E[F(X, a)]| ≤ |E[F(Xn, a)]−E[F(X, a)]| + E

h|F(Xn, Yn)−F(Xn, a)|1{|Yna|≥}

i

+ E

h|F(Xn, Yn)−F(Xn, a)|1{|Yna|<}

i.

On admettra ´egalement que siZn eune suite de variables al´eatoires `a valeurs dansRk, alorsZn converge en loi versZ si et seulement si pour toute fonion lipschitzienne born´eef :Rk→Ron aE[f(Zn)]→E[f(Z)].

() E-il toujours vrai que (Xn, Yn)→(X, Y) en loi ?

Corrig´e :

() D’apr`es le th´eor`eme de L´evy, il suffit de montrer que φ(Xn,Yn)(t, t0)→φ(X,Y)(t, t0) pour tout (t, t0)∈ R. Par ind´ependance (deux fois), on a

φ(Xn,Yn)(t, t0) =φXn(t)φYn(t0) −→

n→∞ φX(t)φY(t0) =φ(X,Y)(t, t0).

() Il suffit de montrer queE[F(Xn, Yn)]→E[F(X, Y)] pour une fonionF:R→Rlipschitzienne born´e. Sup- posons que|F(x, y)F(x0, y0)| ≤L(|xx0|+|yy0|) pour tousx, x0, y, y0∈R. Soita∈Rtel queY =ap.s. Pour > fix´e, suivons l’indication en majorant|E[F(Xn, Yn)]−E[F(X, a)]|par

|E[F(Xn, a)]−E[F(X, a)]| + E

h|F(Xn, Yn)−F(Xn, a)|1{|Yna|≥}

i

+ E

h|F(Xn, Yn)−F(Xn, a)|1{|Yna|<}

i.

La fonionx7→F(x, a) econtinue born´ee donc le premier terme de cette somme tend vers(carXnconverge en loi vers X). Le deuxi`eme terme e major´e par sup|F| ·P(|Yna|> ) qui tend vers  (car Yna en probabilit´e). Pour le dernier terme, on remarque que

|F(Xn, Yn)−F(Xn, a)|1{|Yna|<}L.

(6)

Ainsi, pournsuffisamment grand,

|E[F(Xn, Yn)]−E[F(X, a)]| ≤L.

Le r´esultat d´esir´e en d´ecoule.

() Il n’e pas vrai en g´en´eral que (Xn, Yn)→(X, Y) en loi. En effet, consid´erons les variables al´eatoiresXn = Z=Yn pour toutn≥, avecZgaussienne centr´ee. La variableZ ´etant sym´etrique, on aXn → −Z en loi. Si (Xn, Yn)→(−Z, Z) en loi, alorsXn+Yn→ −Z+Zen loi (car la fonion (x, y)7→x+yecontinue), c’e `a dire

Z=en loi, ce qui n’epas.

E xercice 13.

(Un calcul sans calcul)D´eterminer la limite deenPn k=nk

k! lorsquen→ ∞. Indication.On pourra utiliser le th´eor`eme central limite.

Corrig´e : On a

en Xn k=

nk

k! =P(P+. . .+Pnn),

o `uP, . . . , Pnsont des variables al´eatoires de Poisson de param`etreind´ependantes. Et P(P+. . .+Pnn) =P P+. . .+Pnn

n

≤

! .

- La variance d’une variable al´eatoire de loi de Poisson de param`etreλ´etant ´egale `aλ, on a d’apr`es letcl, P+. . .+Pnn

n

−→loi n→∞ N ,

o `uN eune variable gaussienne (centr´ee r´eduite). Or la fonion de r´epartition deN econtinue donc

nlim→∞en Xn

k=

nk

k! =P(N≤) =

.

E xercice 14.

(Le TCL n’epas une convergence en probabilit´e)Soit (Xn)nune suite de variables al´eatoires r´eelles ind´ependantes de mˆeme loi. On suppose queE[X]<∞, et on notem=E[X],σ= Var(X) etZn=nPn

k=(Xkm).

() Rappeler la convergence en loi de la suite (Zn)n.

() Montrer que la suite (ZnZn)nconverge en loi vers une limite qu’on identifiera.

Indication.On pourra ´ecrireZnZn=aZn+bZn0 poura, b∈Rchoisis de sorteZnetZn0 soient ind´ependantes et de mˆeme loi.

() En d´eduire que siσ>alors la suite (Zn)nne converge pas en probabilit´e.

Corrig´e :

() D’apr`es le TCL,Znconverge en loi versσ N, o `uN eune variable al´eatoire gaussienne centr´ee r´eduite.

(7)

() On a

ZnZn= √

−

! Zn+√

Zn0 avec Zn0 =√ n

Xn k=n+

(Xkm).

CommeZn0 eind´ependant deZnet a la mˆeme loi queZn, on en d´eduit que

φZnZn(t) =φZn

√

−

! u

!

·φZn √

u

!

−→ φσ N

√

−

! u

!

·φσ N √

u

!

= exp −u

σ √

−

! +

!!

. DoncZnZnconverge en loi versσ

q

−

N.

() Soitσ>et supposons par l’absurde queZnconverge en probabilit´e vers. Alors la suite (ZnZn) converge en probabilit´e vers (car alors (Zn, Zn)→ (,) en probabilit´e, qu’on compose par l’application continue f(x, y) =xy). On d´eduit de la queion pr´ec´edente queσ=, absurde.

E xercice 15.

(Cauchy)On rappelle qu’une loi de Cauchy a pour densit´e par rapport `a la mesure de Lebesguex7→

π(+x). On peut d´emontrer (en utilisant les transform´ees de Fourier) que sa fonion cara´eriique eφ(t) = exp(−|t|).

Soient (Xi)indes variables al´eatoires ind´ependantes qui suivent une loi de Cauchy. On poseSn=X+· · ·+Xn. ´Etudier les convergences en loi et en probabilit´e des suites suivantes.

() Sn

n

!

n () Sn

n

n () Sn

n

n. Dans le cas (), la loi des grands nombres s’applique-t-elle ?

Indication.Pour la troisi`eme suite, on pourra d´eterminer la loi de SnnSn

n, raisonner par l’absurde et montrer qu’alors la suiteSnnSn

n converge en probabilit´e vers.

Corrig´e : Rappelons que la fonion cara´eriique d’une loi de Cauchy eφ(t) =e−|t|. () Soitt∈R. On a, par ind´ependance,

φSn n

(t) =E





 Yn k=

ei

t nXk







= Yn k=

E

ei

t nXk

=e−|t|

n −→

n→∞









 sit,

 sit= La fonion cara´eriique deSn/

nconverge donc ponuellement vers une fonion qui n’epas continue en. DoncSn/

nne converge pas en loi (et donc pas en probabilit´e non plus).

() Comme pour (), on a

φSn n(t) =e

|t|

n −→

n→∞ .

Donc la fonion cara´eriique deSn/nconverge en tout point vers celle de la fonion conante ´egale `a.

DoncSn/nconverge en loi vers, et donc aussi en probabilit´e versd’apr`es l’exercice??.

() Pour toutt∈R, on calcule

E

eit·X+...+n Xn

=

n

Y

k=

E heintXki

=

n

Y

i=

e

|t| n =e−|t|.

(8)

DoncX+···n+Xn suit une loi de Cauchy. DoncSn/nconverge en loi vers une loi de Cauchy.

Montrons maintenant queSn/nne converge pas en probabilit´e. On a Sn

n −Sn

n =Xn++· · ·+Xn

n −X+· · ·+Xn

n .

On a en utilisant le fait queXn++n···+Xn et X+n···+Xn sont ind´ependants et ont mˆeme loi queSn/n: φSn

nSn n =φSn

n(t)=e−|t|. Donc SnnSn

n suit une loi de Cauchy. Raisonnons maintenant par l’absurde en supposant queSn/nconverge en probabilit´e vers une limiteX. On a alors, pour tout >,

Sn

n −Sn n

Sn

n −X

/

Sn nX

/, et donc

P

Sn

n −Sn

n

≤P

Sn

n −X

/

+P

Sn

nX

/. Par passage `a la limite,

P

Sn

n −Sn n

−→

n→∞ .

La suiteSnnSn

n converge donc en probabilit´e en, et donc en loi vers, ce qui eabsurde car SnnSn

n suit une loi de Cauchy.

La loi des grands nombres ne s’applique pas car une loi de Cauchy n’epas int´egrable.

E xercice 16.

(Loi faible, non forte) Soit (Xn)n une suite de variables al´eatoires ind´ependantes de loi donn´ee par P(Xn=) =−

nln(n+)etP(Xn=n) =P(Xn=−n) =ln(n+ )n. On poseYn=X+···n+Xn. () Montrer queYnconverge en probabilit´e vers.Indication.On pourra ´etudierE[Yn].

() Montrer que presque s ˆurement,Ynne converge pas.

Corrig´e : () On a

E[Yn] = Pn

k=E hXki

n = 

n· Xn

k=

k

ln(k+). Pour montrer que ceci converge vers, on fixeM >et on ´ecrit

nE[Yn] = XM k=

k

ln(k+)+ Xn

k=M

k

ln(k+)≤ XM k=

k

ln(k+)+ 

ln(M+) Xn k=

k.

Donc, pour toutM > , pour tout nassez grandE[Yn]≤

ln(M). DoncE[Yn]→. Ainsi, pour tout >, P(|Yn|> )

E[Yn]→.

() On aP

nP(Xn=n) =∞. Donc, d’apr`es le (deuxi`eme) lemme de Borel–Cantelli (les ´ev`enements{Xn=n}sont ind´ependants car les variables al´eatoires (Xi)isont ind´ependantes), p.s.Xn=nune infinit´e de fois. Or siYn converge, alorsXn/n→p.s. (voir l’exercicede la PC). Donc p.s.Yndiverge.

(9)

E xercice 17.

(Probl`eme des moments)SoientXetYdeux variables al´eatoires r´eelles born´ees. On suppose queE[Xn] = E[Yn] pour toutn≥. Montrer queXetY ont la mˆeme loi.

Indication.Utiliser le th´eor`eme de Weierrass sur la densit´e des polynˆomes.

Corrig´e :Soitf :R→Rune fonion continue born´ee. Il s’agit de montrer queE[f(X)] =E[f(Y)]. Soienta < b tels queP(a < X < b) =P(a < Y < b) =. On peut supposer quef e `a support compadans [a, b]. Il exie alors une suite (Pn)n de polynˆomes `a coefficients r´eels tels quePn converge uniform´ement versf sur [a, b]. En particulier, il exie une conanteC >telle que sup[a,b]|Pn| ≤Cpour toutn≥.

PosonsXn=Pn(X). AlorsXnconverge presque s ˆurement versf(X) (car la convergence uniforme implique la convergence simple), et|Xn| ≤C pour toutn≥. D’apr`es le th´eor`eme de convergence domin´ee, on en d´eduit que E[Xn] =E[Pn(X)]→E[f(X)]. On montre de mˆeme queE[Pn(Y)]→E[f(Y)].

Or, par hypoth`ese,E[Pn(X)] =E[Pn(Y)]. Ceci conclut.

E xercice 18.

(Sommes al´eatoires) Soit (Xn)n une suite de variables al´eatoires r´eelles ind´ependantes de mˆeme loi, centr´ees, de variance finieσ>. On poseSn=Pn

m=Xm. Soit (Nk)kune suite de variables al´eatoires `a valeurs dansN, toutes ind´ependantes de la suite (Xn)n. On pose finalementZk=N

kSNk. On suppose queNk→ ∞p.s. lorsquek→ ∞. Montrer queZk converge en loi vers une variable al´eatoire que l’on d´eterminera.

Corrig´e :PosonsYn=Sn/

net soitN une variable al´eatoire normale centr´ee r´eduite. Nous allons montrer que Zk converge en loi versN. SoitF:R→R+une fonion continue born´ee. Fixons >. D’apr`es le th´eor`eme central limite,Ynconverge en loi versN. Il exie doncN tel que pournn:

|E[F(Yn)]−E[F(N)]| ≤. On ´ecrit ensuite :

E[F(Zk)] = E

hF(YNk)i

=

X

j=

E

hF(Yj)1{Nk=j}

i

=

X

j=

P(Nk=j)E hF(Yj)i

par ind´ependance deNketYj

Ainsi :

|E[F(Zk)]−E[F(N)]| ≤

X

j=

P(Nk=j) E

hF(Yj)i

−E[F(N)]

≤ kFkP(Nkn) +X

jn

P(Nk=j) E

hF(Yj)i

−E[F(N)]

≤ kFkP(Nkn) +X

jn

P(Nk=j)

≤ kFkP(Nkn) +.

OrNk converge presque s ˆurement verset donc en probabilit´e. Le premier terme de la derni`ere somme converge donc vers. On en d´eduit que|E[F(Zk)]−E[F(N)]| ≤pourksuffisamment grand, ce qui conclut.

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