Int´egration et probabilit´es
ENS Paris, 2012-2013TD – Convergence de variables al´eatoires
0 – Petites questions
Vrai ou faux ?
. Soient (Xn)n≥ une suite de variables al´eatoires r´eelles et X une variable al´eatoire r´eelle d´efinies sur (Ω,A,P). On suppose queXn→Xen loi. Montrer quef(Xn)→f(X) en loi pour toute fonion continuef :R→R.
. Soit (µn)n≥une suite de mesures de probabilit´e etµune mesure positive. Alors il y a convergence
´etroite desµnversµsi et seulement si, pour toute fonionf continue `a support compa, on a la convergence
Z
f dµn−→
Z f dµ.
. Si la suite de variables al´eatoires (Xn)n≥converge en loi versX, alorsE[Xn]−→E[X].
Quels sont les liens entre ces diff´erentes convergences : en loi, presque s ˆure, en probabilit´e,L,Lppour p >?
1 – Convergences en loi
E
xercice 1. (Lemme de Slutsky) Soient (Xn)n≥, (Yn)n≥ deux suites de variables al´eatoires r´eelles, et X, Y deux variables al´eatoires r´eelles d´efinies sur (Ω,A,P), telles queXn→Xen loi etYn→Y en loi.. On suppose que les variablesXnetYnsont ind´ependantes pour toutn≥et que les variablesXet Y sont ind´ependantes. Montrer que (Xn, Yn)→(X, Y) en loi.
. E-il toujours vrai que (Xn, Yn)→(X, Y) en loi ?
. Lemme de SlutskyOn suppose queY econante p.s. Montrer que (Xn, Yn)→(X, Y) en loi.
E
xercice 2. Soit (Xn, n≥) une suite de variables al´eatoires r´eelles d´efinies sur (Ω,A,P) ind´ependantes et de mˆeme loiµ. On poseMn= max(X, . . . , Xn).Pour des queions, demande de pr´ecisions ou explications, n’h´esitez pas `a m’envoyer un mail `a [email protected] , ou bien `a venir me voir au bureau V.
. On suppose queµela loi uniforme sur [,]. Montrer que la suite (n(−Mn))n≥converge en loi quandn→ ∞et expliciter la loi limite.
. On suppose queµ ela loi de Cauchyandard c’e-`a-dire queµ(dx) = (π(+x))−dx. Montrer que la suite (nMn−)n≥ converge en loi et expliciter la loi limite.Rappel :aran(x) = π−
x +o(x) quandx→+∞.
2 – Convergences en probabilit´e
E
xercice 3. (Probl`eme du colleionneur) Soit (Xk, k≥) une suite de variables al´eatoires ind´ependantes uniform´ement diribu´ees sur{,, . . . , n}. SoitTn= inf{m≥:{X, . . . , Xm}={,, . . . , n}}
le premier temps o `u toutes les valeurs ont ´et´e observ´ees.
. Soitτkn= inf{m≥:|{X, . . . , Xm}|=k}. Montrer que les variables (τkn−τkn−)≤k≤nsont ind´ependantes, et d´eterminer leurs lois respeives.
. En d´eduire queTn/(nlogn)→en probabilit´e.
E
xercice 4.. Montrer qu’une suite de variables al´eatoires r´eellesXn converge en probabilit´e vers une variable al´eatoireXsi et seulement si de toute sous-suite de cette suite on peut extraire une sous-sous-suite qui converge ps versX.
. Montrer que si une suite de variables al´eatoires r´eellesXnconverge en probabilit´e vers une variable al´eatoireXet sif :R→Recontinue, alorsf(Xn) converge en probabilit´e versf(X).
E
xercice 5.Soit (Xn)n≥ une suite de variables al´eatoires r´eelles etX une v.a. r´eelles d´efinies sur (Ω,A,P). On sup- pose que Xn → X en probabilit´e sous P. Montrer que si Qe une mesure de probabilit´e sur (Ω,A) absolument continue par rapport `aP, alorsXn→Xen probabilit´e sousQ.
3 – Convergences L
pE
xercice 6. (Uniforme int´egrabilit´e)Soit (Xn)n≥ une suite de variables al´eatoires r´eelles sur (Ω,A,P). On dit que la suite (Xn) e uni- form´ement int´egrable (ou equiint´egraable ou u.i.) si
Mlim→∞sup
n≥
E[|Xn|1{|Xn|>M}] =.
. Montrer que si (Xn)n≥edomin´ee par une v.a.Y int´egrable, alors (Xn)n≥eu.i.
. Montrer que si (Xn)n≥eu.i. alors
sup
n≥
E[|Xn|]<∞, mais que la r´eciproque efausse.
. On suppose que (Xn)n≥eu.i. Montrer que
∀ε >, ∃δ >, ∀A∈ A, P(A)< δ⇒sup
n≥
E[|Xn|1A]< ε.
Montrer que la r´eciproque evraie `a condition de supposer supE[|Xn|]<∞.
. Soitp >, montrer que si (Xn)n≥eborn´ee dansLp(iesupE[|Xn|p]<∞), alors (Xn)n≥eu.i.
. On suppose queXn→Xp.s.
(a) On suppose queXn→XdansL, montrer que (Xn)n≥eu.i.
(b) R´eciproquement, on suppose que (Xn)n≥eu.i.
i. Montrer queXeint´egrable.
ii. Montrer que la suite (Xn−X)n≥eu.i.
iii. En d´eduire queXn→XdansL.
3 – ` A faire pendant les vacances
. Manger beaucoup de magret de canard.
. Pour pr´eparer l’examen, r´eviser le cours et ce qui a ´et´e fait en TD. Chercher des exercices exa- mens des ann´ees pr´ec´edents (les ´enonc´es sont disponibles sur le site d’enseignement du DMA – http://www.math.ens.fr/enseignement– partie Archives p´edagogiques, puis Annales d’exa- mens).
– Compl´ements (hors TD)
E
xercice 7.. Soitmune mesure de probabilit´e sur (R,B(R)). Pour toutn≥, on d´efinit une mesure de probabi- lit´emnsur (R,B(R)) par :
mn=X
k∈Z
m([k/n,(k+)/n[)δk/n. Montrer que (mn, n≥) converge ´etroitement versm.
. En d´eduire que si (Xn)n≥eune suite de variables al´eatoires, chaqueXn ´etant de loi g´eom´etrique de param`etree−/n, alors la suite (Xn/n)n≥converge en loi vers une variable al´eatoire exponentielle de param`etre.
E
xercice 8. Soient (Xn)n≥une suite de variables al´eatoires conantes, respeivement ´egales p.s. `axn∈ R, etXune variable al´eatoire r´eelle. Montrer queXn→Xen loi si et seulement si il exiex∈Rtel que Xede loiδx etxn→xquandn→ ∞.
E
xercice 9. Soit (Ω,F,P) un espace probabilis´e. On suppose queΩed´enombrable et que la tribuF e P(Ω). Montrer que les convergences ”presque-s ˆur” et ”en probabilit´e” sont ´equivalentes sur cet espace (pour des variables al´eatoires `a valeur dans un espace m´etrique (E, d)).E
xercice 10. ( ) Soit (Yn)n≥ une suite de variables al´eatoires r´eelles suivant respeivement une loi gaussienne N(mn, σn) avecmn∈R etσn>. Montrer que cette suite converge en loi vers une variable r´eelleY si et seulement si les deux suites (mn)n≥et (σn)n≥ convergent vers respeivementm etσ, et identifier la loi limite.E
xercice 11. ( ) D’o `u vient le nom “Th´eor`eme de portmanteau” ? Fin