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TD  — Convergence de variables al´eatoires — Corrig´e

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Texte intégral

(1)

Int´egration et probabilit´es

ENS Paris, 2013-2014

TD  — Convergence de variables al´eatoires — Corrig´e

Exercice `a pr´eparer du TD pr´ec´edent

E

xercice 0. Soit (Xn, n≥) une suite de v.a. i. i.d. de loi exponentielle de param`etre.

. Montrer que lim supn→∞Xn/ln(n) =p.s.

. On poseZn= max(X, ..., Xn)/ln(n), montrer que lim infn→∞Zn≥p.s.

. Montrer que pour une suite (nk)kbien choisie, lim supk→∞Znk ≤p.s. En d´eduire que limn→∞Zn=

p.s.

Corrig´e :

. Soita≥, alors pour toutε >l’´ev`enement{lim supXn/ln(n)> a}eimbriqu´e entre deux limsup d’´ev`enements :

lim sup

n→∞

{Xn≥(a−ε) ln(n)} ⊂ {lim sup

n→∞

Xn/ln(n)> a} ⊂lim sup

n→∞

{Xn> aln(n)}.

P[Xnaln(n)] =  na,

et les ´ev`enements sont ind´ependants, donc d’apr`es Borel-Cantelli en prenant desεapropri´es P

"

lim sup

n→∞

Xn ln(n) > a

#

=

(  sia <

 sia >, donc lim supln(n)Xn =p.s.

. Soit∈(,) et posonsAn={Zn≤−}. Montons queP

P(An) converge. On a P(An) = P(Xi≤(−) ln(n) pour≤in) =P(X≤(−) ln(n))n=

−e() ln(n)n

=

−  n

n

= exp

nln

−  n

≤exp

n·  n

≤exp (−n). DoncP

P(An) converge. D’apr`es le lemme de Borel-Cantelli, p.s., pour toutnsuffisamment grand on aZn≥−, ce qui conclut.

. PosonsBn={Zn≥+}. Un calcul proche de celui de la queion pr´ec´edente donne : P(Bn) =−

−  n+

n

n→∞

n.

Pour des queions, demande de pr´ecisions ou explications, n’h´esitez pas `a m’envoyer un mail `a [email protected] , ou bien `a venir me voir au bureau V.

(2)

La s´erie de terme g´en´eral/n ne converge pas, il faut donc ruser un peu. Fixonsη >et posons nk = (+η)k. AlorsP

k P(Bnk) converge et d’apr`es le lemme de Borel-Cantelli, p.s., pour toutk suffisamment grand on aZnk ≤+. On encadre ensuiten≥: (+η)kn≤(+η)k+et on ´ecrit :

Zn=max(X, . . . , Xn)

ln(n) ≤max(X, . . . , Xnk+)

ln(n) ≤max(X, . . . , Xnk+) ln(nk+)

ln(nk+)

ln(nk) =Znk+·k+ k . Il s’ensuit que lim supn→∞Zn=p.s.

Compte tenu de la queion, il en d´ecoule que limn→∞Zn=p.s.

0 – Petites questions

E

xercice 1. Vrai ou faux ?

. Soient (Xn)nune suite de variables al´eatoires r´eelles etX une variable al´eatoire r´eelle d´efinies sur (Ω,A,P). On suppose queXnXen loi. Montrer quef(Xn)→f(X) en loi pour toute fonion continuef :R→R.

. Soit (µn)nune suite de mesures de probabilit´e etµune mesure positive. Alors il y a convergence

´etroite desµnversµsi et seulement si, pour toute fonionf continue `a support compa, on a la convergence

Z

f dµn−→

Z f dµ.

. Si la suite de variables al´eatoires (Xn)nconverge en loi versX, alorsE[Xn]−→E[X].

Corrig´e :

. Vrai : sig : R →R e continue born´ee, alorsgf e continue born´ee et doncE[g(f(Xn))]→ E[g(f(X))].

. L’implication evraie (elle implique queµeune mesure de probabilit´e, et on conclut par une propri´et´e du cours), mais la r´eciproque efausse (prendreµn=δn).

. Faux : on prend (Ω,F,P) = ([,],B(R), dx) etXn(t) la fonion tente telle queXn() =, Xn(/n) = n, Xn(/n) =. AlorsXnconverge p.s. versmaisE[Xn] =,E[].

Un autre exemple davantage probabilie : soit (Xn)nune suite de variables al´eatoires ind´ependantes de mˆeme loi telles que P(X =) = P(X = −) =/. On note Zn =X+X+· · ·+Xn et soit T = inf{n≥;Zn=}. On pose finalement :

Wn=Zmin(n,T).

Ainsi, (Wn) ela marche al´eatoire issue dequi fait des sauts±qui ree enune fois qu’elle l’a atteint. Il epossible de v´erifier queT <∞p.s. de sorte que (Wn) converge presque s ˆurement vers. Or il efacile de v´erifier que pour toutn≥,E[Wn] =, de sorte queE[Wn] ne converge pas vers E[]. Avec le langage du second semere, cela fournit l’exemple d’une martingale qui converge p.s. mais pas dansL.

E

xercice 2. Quels sont les liens entre ces diff´erentes convergences : en loi, presque s ˆure, en probabilit´e, L,Lppourp >?

Corrig´e :

(3)

- Convergencep.s.implique convergence en probabilit´e qui implique convergence en loi.

- ConvergenceLppourp≥implique convergence en probabilit´e.

- ConvergenceLqimplique convergenceLppourq > p.

- Vers une conante, convergence en loi et convergence en probabilit´e sont ´equivalentes.

Il etr`es fortement recommand´e de trouver des contre-exemples pour les r´eciproques qui ne sont pas vraies en g´en´eral. On a cependant les r´eciproques “partielles” suivantes :

- Convergence en probabilit´e implique la possibilit´e d’extraire une sous-suite qui converge p.s.

- En red´efinissant les variables sur un mˆeme espace de probabilit´e, il epossible de transformer convergence en loi vers converge p.s., c’e le th´eor`eme de repr´esentation de Skorokhod men- tionn´e en TD (Attention : c’e un r´esultat tr`es subtil, qui ne garde pas les d´ependences de conruion des variables al´eatoires, ni les corr´elations (en particulier pas l’ind´ependance !).

- Convergence p.s. avec ´equiint´egrabilit´e implique convergenceL(voir Exercice).

E

xercice 3. Soit (Xn)n une suite de variables al´eatoires r´eelles ind´ependantes. Montrer que presque s ˆurement la variable al´eatoire al´eatoire lim supn→∞Xneconante.

Corrig´e :

Notons FN =σ(XN, XN+, . . .) et pous simplifier notons Y = lim supn→∞Xn. Alors Y eFN mesurable pour toutN ≥. En effet, pour touta∈R∪ {±∞},

Ya ⇐⇒ lim sup

n→∞,nN

Xna,

et clairement{lim supn→∞,nNXna} ∈ FN. AinsiY emesurable par rapport `aF=∩NFN. D’apr`es la loi du−de Kolmogorov, on aP[A] =oupour toutA∈ F. D’apr`es l’exerciedu TD,Y e

conante presque s ˆurement.

1 – Convergences en loi

E

xercice 4. (Lemme de Slutsky) Soient (Xn)n, (Yn)n deux suites de variables al´eatoires r´eelles, et X, Y deux variables al´eatoires r´eelles d´efinies sur (Ω,A,P), telles queXnXen loi etYnY en loi.

. On suppose que les variablesXn etYn sont ind´ependantes pour toutn≥et que les variablesX etY sont ind´ependantes. Montrer que (Xn, Yn)→(X, Y) en loi.

. E-il toujours vrai que (Xn, Yn)→(X, Y) en loi ?

. Lemme de SlutskyOn suppose queY econante p.s. Montrer que (Xn, Yn)→(X, Y) en loi.

Corrig´e :

. D’apr`es le th´eor`eme de L´evy, il suffit de montrer queΦ(Xn,Yn)(t, t0)→Φ(X,Y)(t, t0) pour tout (t, t0)∈ R. Et l’on a par ind´ependance,

Φ(Xn,Yn)(t, t0) =ΦXn(t)ΦYn(t0)→ΦX(t)ΦY(t0) =Φ(X,Y)(t, t0).

. Il n’epas vrai en g´en´eral que (Xn, Yn)→(X, Y) en loi. En effet, consid´erons les variables al´eatoires Xn = Z = Yn pour tout n ≥ , avec Z gaussienne centr´ee. La variable Z ´etant sym´etrique, on a Xn → −Z en loi. Si (Xn, Yn) →(−Z, Z) en loi, alors Xn+Yn → −Z+Z en loi (car la fonion (x, y)7→x+yecontinue), c’e`a direZ=en loi, ce qui n’epas.

(4)

. Il suffit de montrer queE(F(Xn, Yn))→E(F(X, Y)) pour une fonionF continue `a support com- pa. Soit a∈Rtel queY =ap.s. On a alors Ynaen probabilit´e (r´esultat important `a savoir prouver). Et

|E(F(Xn, Yn))−E(F(X, a))|

≤ |E(F(Xn, Yn))−E(F(Xn, a))|+|E(F(Xn, a))−E(F(X, a))|.

La fonionx∈R7→F(x, a) econtinue et born´ee donc|E(F(Xn, a))−E(F(X, a))| →. De plus, la fonionFeuniform´ement continue. Pourε >, on peut trouverδtel que|F(x, y)F(x0, y0)| ≤ε pour|xx0|+|yy0| ≤δ. Alors, en notantM un majorant deF, on a

|E(F(Xn, Yn))−E(F(Xn, a))|

≤ E(|F(Xn, Yn)−F(Xn, a)|)

≤ E(|F(Xn, Yn)−F(Xn, a)|1{|Yna|≥δ}) +E(|F(Xn, Yn)−F(Xn, a)|1{|Yna|})

≤ MP(|Yna| ≥δ) +ε.

Ainsi, lim sup|E(F(Xn, Yn))−E(F(Xn, a))| ≤ ε et ceci ´etant vrai pour tout ε, on en d´eduit que

|E(F(Xn, Yn))−E(F(Xn, a))| →, puis le r´esultat.

E

xercice 5. Soit (Xn, n≥) une suite de variables al´eatoires r´eelles d´efinies sur (Ω,A,P) ind´ependantes et de mˆeme loiµ. On poseMn= max(X, . . . , Xn).

. On suppose queµ ela loi uniforme sur [,]. Montrer que la suite (n(−Mn))nconverge en loi quandn→ ∞et expliciter la loi limite.

. On suppose queµela loi de Cauchyandard c’e-`a-dire queµ(dx) = (π(+x))dx. Montrer que la suite (nMn)nconverge en loi et expliciter la loi limite.Rappel :aran(x) = π

x+o(x) quandx→+∞.

Corrig´e :

. Pour toutn≥, la variable al´eatoiren(Mn) e`a valeurs dans [, n]. On a donc, pour toutt <, P(n(−Mn)≤t) =. Soitt≥fix´e. Pour toutnt, on a

P(n(−Mn)≤t) =P

Mn≥− t n

=−P

Mn<− t n

=− − t

n n

.

DoncP(n(−Mn)≤t)→(−et)1{t}, et la foniont7→(−et)1{t}ela fonion de r´epartition de la loi exponentielle de param`etre . Ainsi, la suite (n(−Mn))n converge en loi vers une variable al´eatoire exponentielle de param`etre.

. Soitt≤. On a

P n Mnt

!

≤P n Mn ≤

!

=P(Mn≤) = 

n, doncP(nMnt)→quandn→ ∞. Soit maintenantt >. On a

P(nMnt) =P(nMnt, Mn>) +P(nMnt, Mn≤).

D’apr`es ce qui a ´et´e fait pr´ec´edemment,P(nMnt, Mn≤)→. Et P n

Mnt, Mn>

!

= P

Mnn t

= −





 Z t

n

−∞

dx π(+x)





n

= −  πn

π

+ aran n

t n

−→

n→∞ −exp

t π

,

(5)

car aran(x) = π

x +o(x) quand x → ∞. Ainsi, la suite (nMn)n converge en loi vers une variable al´eatoire exponentielle de param`etre π.

2 – Convergences en probabilit´e

E

xercice 6.

. Montrer qu’une suite de variables al´eatoires r´eellesXnconverge en probabilit´e vers une variable al´eatoireX si et seulement si de toute sous-suite de cette suite on peut extraire une sous-sous- suite qui converge ps versX.

. Montrer que si une suite de variables al´eatoires r´eellesXn converge en probabilit´e vers une va- riable al´eatoireXet sif :R→Recontinue, alorsf(Xn) converge en probabilit´e versf(X).

. Soit (Xn)nune suite de variables al´eatoires r´eelles qui converge en probabilit´e versX. On sup- pose qu’il exie une variable al´eatoire positiveY telle queE[Y]<∞et|Xn| ≤Y pour toutn≥. Montrer queE[Xn]→E[Y] lorsquen→ ∞.

Corrig´e :

. L’implication eclaire, car d’apr`es un r´esultat du cours on peut extraire une sous-suite conver- geante p.s. versXpour toute suite de variables al´eatoires convergeant en probabilit´e versX.

Pour la r´eciproque, raisonnons par l’absurde en supposant qu’il exie >et une extrarice φtelle queP(|Xφ(n)X|< )> pour toutn≥. Par hypoth`ese, il exie une extraiceψtelle que Xφ(ψ(n))converge en probabilit´e versXquandn→ ∞. Ceci contredit le fait queP(|Xφ(ψ(n))X|<

)> pour toutn≥.

. D’apr`es la premi`ere queion, il suffit de montrer que siφeune extrarice, il exie une extrac- triceψ telle quef(Xφ(ψ(n))) converge p.s. versf(X). D’apr`es la premi`ere queion, il exie une extrariceψtelle queXφ(ψ(n))converge p.s. versX. La conclusion en d´ecoule par continuit´e def.

. Il suffit de montrer que pour toute extraionφ, il exie une autre extraionψtelle queE

hXφψ(n)

i→

E[Y] lorsque n → ∞. Soit donc φ une extraion. D’apr`es la premi`ere queion, il exie une extraion ψ telle que Xφψ(n) converge presque s ˆurement vers X lorsque n → ∞. Le fait que E

hXφψ(n)

i→E[Y] lorsquen→ ∞ealors une simple cons´equence du th´eor`eme de convergence domin´ee.

E

xercice 7. (Probl`eme du colleionneur) Soit (Xk, k≥) une suite de variables al´eatoires ind´ependantes uniform´ement diribu´ees sur{,, . . . , n}. Soit

Tn= inf{m≥:{X, . . . , Xm}={,, . . . , n}}

le premier temps o `u toutes les valeurs ont ´et´e observ´ees.

. Soitτkn= inf{m≥:|{X, . . . , Xm}|=k}. Montrer que les variables (τknτkn)knsont ind´ependantes, et d´eterminer leurs lois respeives.

. En d´eduire queTn/(nlogn)→en probabilit´e.

Corrig´e :

(6)

. On aτn=. Soit (t, . . . , tn)∈(N)n. On veut calculerP(τnτn=t, . . . , τnnτnn=tn). En posant t=on a

P(τnτn=t, . . . , τnnτnn=tn)

= X

σ∈Sn

P





n

\

k=

Xt+...+tk =σ(k), Xt+...+tk+∈ {σ(), . . . , σ(k)}, . . . ,

Xt+...+tk+tk+∈ {σ(), . . . , σ(k)}

∩ {Xt+...+tn=σ(n)}





= X

σ∈Sn

nn

Yn k=

k− n

!tk

= n!

nn Yn k=

k− n

!tk

= Yn k=

n+−k n

! k− n

!tk

Donc les variables al´eatoires (τknτkn)knsont ind´ependantes, et ont respeivement pour loi X

i

n+−k n

! k− n

!i

δi.

Cette loi ela loi deGk+o `uGk suit la loi g´eom´etrique de param`etre (k−)/n.

. On aTn=τ+Pn

k=kτk) et donc E(Tn) =+

Xn k=

n

n+−k =+nHn, o `uHnela s´erie harmonique et

Var(Tn) =

n

X

k=

Var(τkτk) =

n

X

k=

(k−)/n

((n+−k)/n)Cn. Donc pour toutε >,

P(|Tn−E(Tn)| ≥εnlog(n))≤ Var(Tn)

εnlog(n)C εlog(n).

Donc (Tn−E(Tn))/(nlog(n))→en probabilit´e. OrE(Tn)∼nlog(n) quandn→ ∞. Donc pour tout ε >on a {|Tnnlog(n)| ≥εnlog(n)} ⊂ {|Tn−E(Tn)| ≥εnlog(n)} pourn assez grand. On obtient ainsi le r´esultat.

E

xercice 8. Soit (Xn)nune suite de variables al´eatoires r´eelles etXune v.a. r´eelles d´efinies sur (Ω,A,P).

On suppose queXnXen probabilit´e sousP. Montrer que siQeune mesure de probabilit´e sur (Ω,A) absolument continue par rapport `aP, alorsXnXen probabilit´e sousQ.

Corrig´e :

La fao¸n la plus rapide de faire cette exercice ed’utiliser ce qu’on connait d´ej`a : d’apr`es Radon-Nikodym on peut trouver une fonionf mesurable positive qui v´erifie

A∈ A, Q(A) = Z

f1AdP,

(7)

et de plusR

f dP=<∞, doncf eint´egrable. Ensuite, par l’absolue continuit´e de l’int´egrale,

ε >, ∃δ >, ∀A∈ A, P(A)< δ⇒Q(A)< ε.

Et enfin, soitη >, pournassez grandP[|XnX|> η]< δ, donc pournassez grandQ[|XnX|> η]< ε.

3 – Convergences L

p

E

xercice 9. (Uniforme int´egrabilit´e) Soit (Xn)nune suite de variables al´eatoires r´eelles sur (Ω,A,P).

On dit que la suite (Xn) euniform´ement int´egrable (ou equiint´egraable ou u.i.) si

Mlim→∞sup

n

E[|Xn|1{|Xn|>M}] =.

. Montrer que si (Xn)nedomin´ee par une v.a.Y int´egrable, alors (Xn)neu.i.

. Montrer que si (Xn)neu.i. alors

sup

n

E[|Xn|]<, mais que la r´eciproque efausse.

. On suppose que (Xn)neu.i. Montrer que

ε >, ∃δ >, ∀A∈ A, P(A)< δ⇒sup

n

E[|Xn|1A]< ε.

Montrer que la r´eciproque evraie `a condition de supposer supE[|Xn|]<∞.

. Soitp >, montrer que si (Xn)neborn´ee dansLp(iesupE[|Xn|p]<∞), alors (Xn)neu.i.

. On suppose queXnXp.s.

(a) On suppose queXnXdansL, montrer que (Xn)neu.i.

(b) R´eciproquement, on suppose que (Xn)neu.i.

i. Montrer queXeint´egrable.

ii. Montrer que la suite (XnX)neu.i.

iii. En d´eduire queXnXdansL. Corrig´e :

Ceci ebiens ˆur r´eminscent de l’exercicedu TD.

. Pour toutn,|Xn| ≤Y, donc pour toutn

E[|Xn|1{|Xn|>M}]≤E[|Y|1{|Y|>M}]→ par convergence domin´ee.

. Si (Xn)neu.i. alors limM→∞supnE[|Xn|1{|Xn|>M}] =, on peut ainsi trouverMtel qu’on ait supnE[|Xn|1{|Xn|>M}] =K<∞. On a alors

sup

n

E[|Xn|]≥K+M<.

Pour un contre-exemple `a la r´eciproque, il suffit de prendre des approximations de la mesure de dirac, ou en terme de v.a.P[Xn=n] =netP[Xn=] =−

n.

(8)

. Soitε >, comme (Xn) eu.i., on peut trouverMtel que supnE[|Xn|1{|Xn|>M}]< ε/. Ensuite, siA∈ A,

E[|Xn|1A] = E[|Xn|1A∩{|Xn|>M}] +E[|Xn|1A∩{|Xn|≤M}]

ε

+MP(A).

Donc avec δ = Mε

on a le r´esultat souhait´e. Pour la r´eciproque, si M > supEδ[|Xn|], alors par l’in´egalit´e MarkovP[Xn> M]< δet par l’hypoth`ese

E[|Xn|1{|Xn|>M}]< εn≥∀M > supE[|Xn|]

δ .

. On suppose que supnkXnkp<∞, et on va essayer d’appliquer le crit`ere pr´ec´edent. Par H¨older ou JensenE[|Xn|]≤ kXnkp, donc la premi`ere hypoth`ese ev´erifi´ee. Maintenant par H¨older :

E[|Xn|1A]≤ kXnk

pP(A)/q, avecq <∞puisqu’on a prisp >, et avecδ=

ε supkXnkp

q

on a la relation voulue.

. On suppose queXnXp.s.

(a) On suppose queXnXdansL, on va `a nouveau utiliser le crit`ere de la queion. Comme E[|Xn|]→E[|X|], la suite eborn´ee et on a la premi`ere hypoth`ese. Prenonsε >, et soitN > tq∀n > N,E[|XnX|]< ε/. On peut trouverδetδtels que

P(A)< δ ⇒ max

iN

E[|Xi|1A]< ε, P(A)< δ ⇒ E[|X|1A]< ε

. Ensuite sin > N, on a

E[|Xn|1A]≤E[|XnX|] +E[|X|1A]≤ε.

(b) R´eciproquement, on suppose que (Xn)neu.i.

i. Par Fatou,

E[|X|]≤lim infE[|Xn|]≤supE[|Xn|]<

ii. On utilise `a nouveau le crit`ere de la queion ., mais je n’ai pas envie de le faire une troisi`eme fois.

iii. Soitε >etM>tel que supnE[|XnX|1{|XnX|>M}]< ε. La suite de v.a.|XnX|1{|XnX|≤M}

converge versp.s. et edomin´ee parM, donc par convergence domin´ee E[|XnX|] =E[|XnX|1{|XnX|>M}] +E[|XnX|1{|XnX|≤M}]≤ε+o(), ce qui ach`eve la d´emonration.

4 – Pour pr´eparer l’examen

R´eviser le cours et ce qui a ´et´e fait en TD. Chercher des exercices examens des ann´ees pr´ec´edents (les

´enonc´es sont disponibles sur le site d’enseignement du DMA –http://www.math.ens.fr/enseignement – partieArchives p´edagogiques, puisAnnales d’examens).

(9)

 – Compl´ements (hors TD)

E

xercice 10.

. Soitmune mesure de probabilit´e sur (R,B(R)). Pour toutn≥, on d´efinit une mesure de proba- bilit´emnsur (R,B(R)) par :

mn=X

k∈Z

m([k/n,(k+)/n[)δk/n. Montrer que (mn, n≥) converge ´etroitement versm.

. En d´eduire que si (Xn)neune suite de variables al´eatoires, chaqueXn´etant de loi g´eom´etrique de param`etree/n, alors la suite (Xn/n)nconverge en loi vers une variable al´eatoire exponen- tielle de param`etre.

Corrig´e :

. SoitXune variable al´eatoire r´eelle d´efinie sur un espace (Ω,A,P) de loim. Alors on voit que pour toutn≥, la variable al´eatoireYn=bnXc/n(bxcd´esigne la partie enti`ere dex) suit la loimn. Et YnXp.s. DoncYnXen loi, ce qui signifie quemnm´etroitement.

. On posem(dx) =ex1{x>} dx. Alors on v´erifie que pour tout n ≥,mn ela loi de la variable al´eatoireXn/n. En effet,

P(Xn=k) =ek/ne(k+)/n=

Z (k+)/n

k/n

exdx=mn({k/n}).

E

xercice 11. Soient (Xn)n une suite de variables al´eatoires conantes, respeivement ´egales p.s. `a xn∈R, etXune variable al´eatoire r´eelle. Montrer queXnXen loi si et seulement si il exiex∈Rtel queXede loiδx etxnxquandn→ ∞.

Corrig´e :

Sixnxet siXede loiδxalors pour toute fonion continueg:R→Ron aE(g(Xn)) =g(xn)→g(x) = E(g(X)), ce qui signifie queXnXen loi.

SiXnXen loi alorsFXn(t)→FX(t) pour touttD o `uDel’ensemble des points de continuit´e deF(Dedense car le compl´ementaire d’un ensemble d´enombrable). Pour toutt∈R, on aFXn(t)∈ {,} et doncFX(t)∈ {,}pour touttD. CommeFX ecroissante, il exiex∈Rtel queXede loiδx. Soit Oun ouvert contenantx. Alors

lim inf

n→∞

P(XnO)≥P(X∈O) =.

Ainsi lim infn→∞P(XnO) = ce qui signifie que xnO `a partir d’un certain rang. On a donc bien

xnxquandn→ ∞.

E

xercice 12. Soit (Ω,F,P) un espace probabilis´e. On suppose que Ω ed´enombrable et que la tribu F eP(Ω). Montrer que les convergences ”presque-s ˆur” et ”en probabilit´e” sont ´equivalentes sur cet espace (pour des variables al´eatoires `a valeur dans un espace m´etrique (E, d)).

Corrig´e :

On ´enum`ereΩ={ωi}i. SoitXet (Xn) des variables al´eatoires d´efinies sur (Ω,F,P) telles que Xn−→(P) X.

(10)

Pour montrer queXnconverge p.s. versX, il suffit de montrer que pour toutk > P({ω,lim sup

n→∞

d(Xn(ω), X(ω))≥/k}) =.

Soitωi∈Ωtel queP({ωi})>. D’apr`es la convergence en probabilit´e deXnversX, on a P({ω, d(Xn(ω), X(ω))≥/k}) −→

n→∞ .

Ainsi, `a partir d’un certain rang,ωi <{ω, d(Xn(ω), X(ω))≥ε}. On en d´eduit que pour toutωi de proba- bilit´eriement positive, lim supd(Xni), X(ωi))≤/k. La d´enombrabilit´e deΩ permet de conclure.

E

xercice 13. ( ) Soit (Yn)n une suite de variables al´eatoires r´eelles suivant respeivement une loi gaussienne N(mn, σn) avecmn∈R etσn>. Montrer que cette suite converge en loi vers une variable r´eelleY si et seulement si les deux suites (mn)net (σn)n convergent vers respeivementm etσ, et identifier la loi limite.

Corrig´e :

On rappelle que la fonion cara´eriique d’une gaussienne N(m, σ) de moyenne m et de variance σm,σ(t) = exp(imt−σt/). La r´eciproque d´ecoule ainsi imm´ediatement du th´eor`eme de L´evy (petite remarque : lorsqueσ =, la gaussienneN(m, σ) epar convention conante ´egale `am).

Pour l’implication, supposons queYn converge en loi vers Y. Le th´eor`eme de L´evy garantit que exp(imntσnt/) converge pour tout r´eel t lorsque n → ∞, et donc que exp(−σnt/) converge (en prenant le module). Il s’ensuit que σn converge vers σ ∈ R∪ {∞}. Or |E[exp(itYn)]| converge vers

|E[exp(itY)]|qui eune fonion continue ent, ce qui exclut le casσ=∞(car alors|E[exp(itYn)]| → 1t=).

Il s’ensuit que exp(imnt) converge pour tout r´eeltlorsquen→ ∞. Montrons que cela entraˆıne la convergence de la suite (mn). Si on sait a priori que la suite (mn) eborn´ee, c’efacile : simetm0 sont deux valeurs d’adh´erence on a exp(imt) = exp(im0t) pour toutt∈R, ce qui entraˆınem=m0. Supposons la suite (mn) non born´ee et montrons qu’on arrive `a une contradiion. On extrait une sous-suite (mnk) qui converge vers +∞(on fait le mˆeme raisonnement pour−∞). Alors pour toutA >, d’apr`es le th´eor`eme de Portmanteau :

P(Y ≥A)≥lim sup

k→∞

P(YnkA)≥/

puisque pour k suffisamment grand on aP(YnkA) ≥P(Ynkmnk) =/. La contradiion souhait´ee

arrive en faisant tendreA→ ∞.

E

xercice 14. ( ) Soitλ > fix´e et soit (Xt)t une famille de variables al´eatoires telle que, pour tout t≥,Xt suit une loi g´eom´etrique de param`etre−et, c’e-`a-dire que

P[Xt=k] =et(−et)k, k≥.

Soit (Un)nune suite de variables al´eatoires telle que λUn−ln(n) converge en probabilit´e vers−ln(E) lorsquen→ ∞, o `uEeune variable al´eatoire exponentielle de param`etre. On suppose de plus que les deux familles (Xt)tet (Un)nsont ind´ependantes.

Montrer que, lorsquen→ ∞,XUn/n/λconverge en loi vers une variable al´eatoire exponentielle, dont le param`etre eal´eatoire et vautE/λ.

Corrig´e :

On va utiliser les fonions cara´eriiques. Pour cela, calculons d’abord la fonion cara´eriique deXt :

E heiuXti

= 

−et(−eiu), u∈R.



(11)

Par ind´ependence de (Xt)tetUn, on a donc E

eiuXUn/n/λ

=E





−eUn(−eiu/n/λ)





. En faisant un d´eveloppant limit´e, on voit que, presque s ˆurment,

−eUn(−eiu/n/λ)

−→

n→∞

E/λ E/λiu. Or

s≥, ∀t∈R,

−es(−eit)

≤.

D’apr`es le th´eor`eme de convergence domin´e, on en d´eduit que E

eiuXUn/n/λ

−→

n→∞

E

"

E/λ E/λiu

# . Le r´esultat en d´ecoule car, on ax/(xiu) =E

heiuExp(x)i

, o `uExp(x) eune variable al´eatoire exponentielle

de param`etrex.

Fin



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