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PC  – Lundi  mai  – Convergences de variables al´eatoires

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

X  – MAP 

PC  – Lundi  mai  – Convergences de variables al´eatoires

Igor Kortchemski –[email protected]

E xercice 1.

(Petites queions)

() Soitf :R→Rune fonion continue. Soit (Xn)nune suite de variables al´eatoires r´eelles qui converge presque s ˆurement versX. Montrer quef(Xn) converge presque s ˆurement versf(X).

() Soit (Xn)nune suite de variables al´eatoires r´eelles qui converge presque s ˆurement vers Xet (Yn)nune suite de variables al´eatoires r´eelles qui converge presque s ˆurement vers Y. Montrer que (Xn, Yn) converge presque s ˆurement vers (X, Y).

() Soit (Xn)nune suite de variables al´eatoires r´eelles int´egrables qui converge en moyenne vers une variable al´eatoire r´eelle int´egrableX. Montrer queE[Xn]→E[X].

Indication.On pourra utiliser le fait que−|XnX| ≤XnX≤ |XnX|.

 Convergence presque s ˆure

E xercice 2.

Soitλ >et soitXune variable al´eatoire r´eelle telle queP(X≥a) =aλpour tout a≥ . Soit (Xn, n≥ ) une suite de variables al´eatoires ind´ependantes et de mˆeme loi que X, d´efinies sur le mˆeme espace de probabilit´e. On pose

Tn=







n

Y

i=

Xi







/n

.

Montrer queTnconverge presque s ˆurement vers une variable al´eatoire qu’on d´eterminera.

E xercice 3.

Soit (Zn, n) une suite de variables al´eatoires telle que pour tout entier n≥ , Zn eune variable al´eatoire exponentielle de param`etre n. Montrer que Zn converge presque s ˆurement verslorsquen→ ∞.

E xercice 4.

Soit (Xn)nune suite de variables al´eatoires ind´ependantes et de mˆeme loi donn´ee parP(X=) =P(X=−) =. Soitk≥un entier. On poseS=ket pour toutn≥

Sn=k+X+· · ·+Xn.

SoitT = inf{i ≥:Si =ouSi =k}(avec la convention inf∅=∞).

Pour des queions, demande d’explications etc., n’h´esitez pas `a m’envoyer un mail.

(2)

() Montrer queT <∞presque s ˆurement.

() On pose Zn = Smin(n,T). Montrer que Zn converge presque s ˆurement vers une variable al´eatoire dont on identifiera la loi. E-ce queZnconverge en probabilit´e ? En moyenne ?

 Convergence en probabilit´e

E xercice 5.

Soit (Xn)n une suite de variables al´eatoires ind´ependantes de loi exponentielle de param`etreλ >. Montrer que la convergence

ln(n) max

knXk −→

n→∞

λ a lieu en probabilit´e.

 Convergence dans L

(en moyenne)

E xercice 6.

Soitα >, et soit (Zn, n≥) une suite de variables al´eatoires ind´ependantes de loi donn´ee par

P(Zn=) = 

nα et P(Zn=) =−  nα.

Montrer queZn→dansL. E-ce que la suite (Zn)nconverge en probabilit´e ? E-ce que la suite (Zn) converge presque-s ˆurement ?

E xercice 7.

SoitXune variable al´eatoire r´eelle int´egrable. Montrer queE

hX1|X|>n

i→lorsque n→ ∞.

E xercice 8.

Soit f : R R une fonion continue born´ee et α > . Calculer les limites sui- vantes :

nlim→∞

Z

[,]nf

x+· · ·+xn n

dx· · ·dxn et lim

n→∞

X

k

eαn(αn)k k! f k

n

! .

E xercice 9.

(Lemme de Scheff´e)Soient (Xn)ndes variables al´eatoirespositivesqui convergent presque s ˆurement versX. On suppose queE[X]<∞ et queE[Xn]→E[X] lorsquen→ ∞. Le but de cet exercice ede d´emontrer queXnXdansL.

On poseYn= min(Xn, X) etZn= max(Xn, X).

() D´emontrer queE[Yn]→E[X] lorsquen→ ∞. () D´emontrer queE[Zn]→E[X] lorsquen→ ∞.

Indication.On pourra ´ecrire queZn=X+XnYn. () Conclure queE[|XnX|]→lorsquen→ ∞.

Indication.On pourra ´ecrire que|XnX|=ZnYn.

(3)

 A chercher pour la prochaine fois (lundi `  juin)

E xercice 10.

Soit (Xn)nune suite de variables al´eatoires ind´ependantes de mˆeme loi normale N(m, σ). Trouver la limite presque s ˆure de

ln







n

Xn k=

eXk







et

Pn k=Xk Pn

k=Xk lorsquen→ ∞.

 Plus appliqu´e (hors PC)

E xercice 11.

(Probl`eme du colleionneur) Soit (Xk, k ≥ ) une suite de variables al´eatoires ind´ependantes uniform´ement diribu´ees sur{,, . . . , n}. Soit

Tn= inf{m≥:{X, . . . , Xm}={,, . . . , n}}

le premier temps o `u toutes les valeurs ont ´et´e observ´ees.

() Soit τkn = inf{m ≥ :|{X, . . . , Xm}| =k} pour tout k≥ . Montrer que les variables (τknτkn)knsont ind´ependantes, et d´eterminer leurs lois respeives.

() En d´eduire que la convergence nlognTn →a lieu en probabilit´e.

Indication.On pourra utiliser l’in´egalit´e de Bienaym´e-Tch´ebychev.

E xercice 12.

(Biais par la taille) On consid`ere une population comportant un grand nombre n de foyers. On mod´elise la taille de ces foyers par une suite de variables al´eatoires (Xi)in

ind´ependantes de mˆeme loi surN, de moyennem=E[X] =P

kkpk<∞avecpk =P(X=k).

SoitT la taille du foyer d’un individu pris au hasard dans la population. Montrer que pour tout entierk≥,P(T =k) converge vers mkpk lorsquen→ ∞.

 Pour aller plus loin (hors PC)

E xercice 13.

(Extension du th´eor`eme de convergence domin´ee) Soit (Xn)n une suite de variables al´eatoires r´eelles telle queXnconverge en probabilit´e versX. On suppose qu’il exie une variable al´eatoire positive et int´egrableZ, ind´ependante den, telle que |Xn| ≤Z pour tout n≥. Montrer queXnconverge versX en moyenne.

Indication. On pourra utiliser que si Yn converge en probabilit´e vers Y alors il exie une sous-suite deYnqui converge presque s ˆurement versY.

(4)

E xercice 14.

Soit (Xn)n une suite de variables al´eatoires qui converge en probabilit´e versX et soit (Yn)nune suite de variables al´eatoires qui converge en probabilit´e versY. Montrer que (Xn, Yn) converge en probabilit´e vers (X, Y).

E xercice 15.

SoientXetY deux variables al´eatoires r´eelles born´ees. On suppose queE[Xn] = E[Yn] pour toutn≥. Montrer queXetY ont la mˆeme loi.

Indication.Utiliser le th´eor`eme de Weierrass sur la densit´e des polynˆomes.

E xercice 16.

Soit (Xn)n une suite de variables al´eatoires r´eelles d´efinies sur le mˆeme espace de probabilit´e. Montrer qu’il exie une suite (cn)ntelle queXn/cnconverge presque s ˆurement vers.

E xercice 17.

Soit (Xn, n≥) une suite de variables al´eatoires r´eelles positives, ind´ependantes et de mˆeme loi.

() Montrer que p.s.P

n=Xn=∞, sauf dans un cas `a pr´eciser.

() Montrer queαP

nP(X≥αn)≤E[X]< αP

nP(X≥αn) +α.

Indication. On pourra montrer que X

n

αnP(αn≤X < α(n+))≤E[X]≤X

n

α(n+)P(αn≤X < α(n+)).

() Montrer que pour toutα >on a l’´equivalence suivante :

E[X]<∞ ⇐⇒ X

n

P(X≥αn)<.

() En d´eduire la dichotomie suivante : presque s ˆurement,

la plus grande valeur d’adh´erence de Xn n vaut





 siE[X]<

∞ siE[X] =∞ .

E xercice 18.

(Loi forte des grands nombres, cas non int´egrable) Soit (Xn)n une suite de variables al´eatoires r´eelles ind´ependantes et de mˆeme loi. On pose, pour tout n ≥ , Sn = X+. . .+Xn. Montrer que siX n’epas int´egrable alors la suite (nSn)n diverge p.s.

Indication.On pourra utiliser la queion () de l’exerciceet montrer que siSn/nconverge alorsXn/n→.

E xercice 19.

La convergence de l’exercicea-t-elle lieu presque s ˆurement ? DansL?

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