HAL Id: jpa-00238030
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Submitted on 1 Jan 1882
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Il nuovo cimento. 3e série, tome X; 1881
E. Bouty
To cite this version:
E. Bouty. Il nuovo cimento. 3e série, tome X; 1881. J. Phys. Theor. Appl., 1882, 1 (1), pp.562-572.
�10.1051/jphystap:018820010056202�. �jpa-00238030�
562
Quand
on met en vibration le corps sonore, il oppose, soit par lui-même,
soit par les contactsqui
le rattachent au circuit de lapile,
une résistance variable d’où résulte la
reproduction
dans le télé-phone
du sonproduit
par le corps vibrant. Onpeut,
de la mêmemanière,
essayer dereproduire
la voix par les vibrations d’une membranemétallique d’espèce quelconque,
intercalée par descontacts
imparfaits
dans le circuit d’unepile,
etdisposée
au fondd’un
porte-voix analogue
à celui dutéléphone.
E. BOUTY.CH. MONTIGNY. 2014 Nouvelles observations sur les effets de la foudre sur des arbres placés près d’un fil télégraphique (Bulletin de l’Académie royale de Belgique, 3e série, t. III; 1882.)
Ces observations se
rapportent
à despeupliers
du Canadaplantés
le
long
de la route de Rocllefort à Dinan. Un filtélégraphique longe
la route entre les deux alléesd’arbres,
mais à une distancede
Om, 30
à i- auplus
des arbres de l’un des côtés. Or ceux-làportent
des traces nombreuses de coups defoudre,
engénéral
à lahauteur du
fil,
tandis que les arbres de l’autre côté de la route, à7m
despremiers,
n’ont été que très rarement atteints. Les arbresfoudroyés
sont enproportion
considérable( 25
pourioo)
dansune
partie
du parcours où la route s’élève vers les bois et sur- tout dans la traversée duplateau supérieur
où elle atteint64
pour 100; à la descente elle se réduit de nouveau à 25 pourioo, tandis
qu’elle
nedépasse
pas 2 pour 100 dans laplaine.
L’altitude et le
voisinage
de bois non résineuxparaissent
doncaccroître dans un
rapport
considérable ledanger
de la foudrequi
résulte du
voisinage
d’un filtélégraphique.
E. BOUTY.IL NUOVO CIMENTO.
3e
série,
tome X; 1881.E. VILLARI. - Sur les charges internes des condensateurs électriques, p. 5.
L’auteur résume ainsi son Mémoire :
«
Quand
ondécharge
une batterie fortementchargée,
il se pro-Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018820010056202
563 duit à son intérieur une rumeur
sourde, caractéristique,
et commeun bruit de
chute;
le verre des bouteilles s’illumine vivement sur le bord des armatures, et il y a de la chaleurdéveloppée
dans labatterie;
enfait,
ayant introduit une bouteille deLeyde
convena-blement construite dans un thermomètre à air
approprié, j’ai
observé que celui-ci se dilate au moment de la
décharge.
» Il en résulte que, outre la
décharge
ordinaire externe de labouteille,
il y en a une autre interne et que cette dernière s’effec-tue le
long
desparois
des condensateurs non recouvertes par lesarmatures : elle se révèle par la lumière et la chaleur
développées
dans la bouteille au moment de la
décharge.
Ainsi lescharges opposées
des armatures se recombinent enpartie
àl’intérieur,
cn
partie
à l’extérieur de la bouteille. La nature desdécharges opérées
par le moyens des dilatationsthermométriques
correspon- dantes conduit aux conclusions suivantes :» 1 ° La chaleur
développée
par ladécharge
entière estnégli- geable
ou nulle dans le cas des faiblescharges :
elleapparaît
au delàd’une certaine limite et croît avec une
rapidité
extrêmequand
ladécharge
augmente, bien entendu auxdépens
de la chaleur déve-loppée
dans le circuit extérieur : unpremier
moyend’augmenter
la chaleur
produite
par ladécharge
interne est donc decharger
les bouteilles à un
potentiel
élevé.» 2° La
décharge
interne croît assez sensiblement si ladécharge
externe éclate entre deux boules de 2o à 3o-- de
diamètre,
et dimi-nue
approximativement
de moitiéquand
elle éclate entre une deces boules et une
pointe.
L’inverse seproduit pourlachaleur
déve-loppée
par l’étincelle excitatrice externe.» 3° La
décharge interne,
pour unecharge donnée,
croît sil’on diminue l’armature interne de la bouteille et décroît si on
l’augmente jusqu’à
cequ’elle
ait la même étendue que l’armatureexterne : au delà la
décharge
est à peuprès indépendante
de l’éten-due de cette armature. La cause de ces
phénomènes
estcomplexe :
ils
dépendent
enpartie
de la variation dupotentiel
de lacharge produite
par l’extension del’armature,
enpartie
de l’influence exercée par l’étendue des armatures sur le nombre etl’énergie
des étincelles intérieures.
»
!°
Ladécharge
interne décroîtjusqu’à
zéroquand
on aug-mente
beaucoup
la résistance du circuit extérieur.564
» 5° La
décharge
interne estpeut-être plus
forte avec une bou-teille à armature interne de mercure
qu’avec
une bouteille ordi- naire dont l’armature intérieure est enpaillon
d’étain.» Toutes ces
conclusions,
fournies par les dilatations thermo-métriques,
sont confirmées par l’intensité desphénomènes
lumineuxqui
se manifestent dans la bouteille, »Nous renverrons le lecteur au Mémoire
original
pour ladescrip-
tion détaillée des
expériences
et pourl’interprétation proposée
par
l’auteur,
sur le rôle dudiélectrique
dans laproduction
de ladécharge
interne.A. NACCARI et S. PAGLIANI. 2013 Sur la tension maximum des vapeurs de quelques liquides ct sur leur dilatation thermique, p. 40.
Les auteurs se sont
proposé
de déterminer successivement 1adilatation
thermique
et la tension maximum des vapeurs sur les mêmes échantillons de différentsliquides.
Les dilatations étaient mesurées à la manièreordinaire,
à l’aide d’un dilatomètre.Quant
aux tensions de vapeur, la méthode est celle de
Regnault,
consis-tant à déterminer la
température
d’ébullition duliquide
sous despressions
constantes connues ; maisl’appareil
estsimplifié.
Unepompe
aspirante
ou foulante en relation avecl’espace occupé
par la vapeur duliquide
bouillant et unrégulateur
à mercurepermet
de faire varier à volonté lapression
souslaquelle
l’ébullition seproduit
et de la maintenir constante : un manomètre la mesure.Pour s’assurer du
degré
d’exactitude quecomportaient
les dé-terminations de tension de vapeur faites avec cet
appareil simplifié,
MM. Naccari et
Pagliani
ont d’abordopéré
sur l’eau etcomparé
leurs résultats à ceux de
Regnault. Après
s’être convaincusqu’il n’y
avait pas de différenceappréciable
dans les limites restreintes où leurappareil peut
êtreemployé,
ils ont étudié sixliquides
dif-férents : le
toluène,
l’alcoolpropylique primaire,
l’alcoolisobuty- lique,
lepropionate,
l’acétate et le formiated’éthyle.
Voici les ré-sultats
qu’ils
ont obtenus :Toluéf2e. - La force
élastique
maximum F de la vapeur entre 55° et 115° estégalement
bienreprésentée
par les formulesem pi-
riques
565
dans
lesquelles 1 représente
latempérature centigrade,
et cc,b,
w,x,
B, a’
sont des constante déterminées parLa densité entre 0° et 105° est donnée par la formule
empirique
avec
A = o, 88218, 10gB =
4,9584796, logc
= 7,6912505.A lcool propylique prilnaire. - On a,
pour les forcesélastiques
entre 60° et 101°,
et, pour les
densités,
entre o° et94°,
log A =
4,go228,
lob B = 7,66482, log C =B,
i oÀ69,Alcool
isobutylique. -
De7o’
à 113° pour les tensions maxi- mum ; de 0° à 101° pour les densités :log A =
4, 87551, logB
= 7,4391, log C = 9,86857,Propionate d’éthyle.
- De 5o, à 105° pour les tensions maxi- ma ; de 0° à92°
pour les densités :Acétate
d’éthyle.
- De 36°à 77°
pour les tensionsmaxima ;
de o° à74°
pour les densités :566
Formiate
d’étltyle.
- De 20° à60° l
-tr es tensions de va-peur ; de 0° à 60° pour les densités :
C. CHISTONI. - Sur les causes de la formation de la rosée, p. 58.
Le Mémoire
original publié
dans les Annali della Jfeteoro-logia pour 1881
contient unhistorique complet
des théories de la rosée.D’après
31.Chistoni,
la cause laplus
efficace de la pro- duction de la rosée serai tl’évaporation
à la surface du sol sur- chauffépendant
lejour
et dont latempérature
se maintiendraitencore
pendant
la nuitsupérieure
à celle de l’air. Celui-ci arrive- rait donc dans untemps plus
ou moinslong
à l’état de saturation.Contrairement
à l’opinion
reçue, l’effetdurayonnement
nocturnen’interviendrait
qu’en
secondeligne
dans laproduction
de larosée.
G. GOVI. - Sur la théorie de l’électrophore, p. 63.
E. VILLARI. - Sur la charge des isolants, sur la théorie de l’électrophore
et son analogie avec les condensateurs, p. 69.
M. Govi
rappelle
la théorie del’électrophore qu’il a proposée
en1869
à l’Académie des Sciences de Turin.D’après lui, quand
onélectrise, négativementpar exemple,
l’une des faces A d’ungâteau
derésine,
la matière dugâteau
est électriséepositivement
et sur laface
opposée
B se trouve unecharge négative.
Le moule de l’élec-trophore
laisseperdre
dans le sol cettedernière,
de telle sortequ’il n’y
aplus qu’à
considérer l’action de lacharge négative
de Aet de la
charge positive
de la matière dugâteau.
On formerait detoutes
pièces
un instrumentanalogue
àl’électrophore
à l’aide dequatre plateaux
conducteursC, B, A,
Dséparés
par des couches minces d’air. Lesystème
ABreprésenterait
legâteau
de l’électro-phore,
C lemoule,
D ledisque
conducteur d’où l’on tire les étin- celles.Si, après
avoirchargé
le condensateurA.B,
on manoeuvre567 le
plateau
D comme celui d’unélectrophore,
on obtient une sérieà peu
près
indéfinie d’étincelles.M.
Villari, après
avoirsignalé
le désaccordqui règne
entre lesphysiciens
sur la vraie théorie del’électrophore
et avoirrappelé
combien sont limités les moyens dont nous
disposons
pour étudier l’état intérieur d’un corpsisolant,
propose d’armer l’une des faces B dudiélectrique
d’undisque métallique communiquant
avec lesol,
comme, par
exemple,
le moule del’électrophore.
Lacharge
de laface B se trouve alors neutralisée par une
charge égale
et designe
contraire
appelée
par influence sur lemétal,
et l’on peut étudier l’état de la face A soit par lemélange
depoudres employé
dansl’expérience
deLichtenberg,
soit à l’aided’un électroscope
àpiles sèches,
ou d’undisque métallique analogue
à celui de l’électro-phore.
Par l’unquelconque
de cesprocédés,
M. Villari trouveque,
quand
on bat avec une peau de chat une lame d’ébonite ou derésine,
celle-ci secharge
d’électriciténégative
sur la face battue etd’électricité
positive
sur la face nonbattue;
maisqu’en général
l’électricité
négative
estprépondérante.
L’influenceproduite
par legâteau
del’électrophore
sur ledisque
est la résultante des in- fluences exercées sur ses deux faces : l’utilité du moule en com-munication avec le sol est
évidente,
et la théorie del’électrophore,
ainsi
présentée,
se réduit à unegrande simplicité.
Quand
oncharge
un condensateur formé deplusieurs
lames deverre
superposées,
chacune d’ellesporte
sur ses deux faces descharges
designe
contraire.Enparticulier,
si les lames de verre sontau nombre de deux seulement et
séparées
par une lame d’air pen- dant lacharge
ducondensateur,
l’airqui sépare
les deux lames estle
siège
d’un courantqui
donne lieu àl’expérience
connue de laplui e
de feu.D’après cela,
onpeut
dire que,pendant
lacharge
d’un conden- sateur, le courantqui
traverse le conducteur se ferme à traversl’isolant.
A. ROITI. - De quelques nouvelles figures électrochimiques, p. 97.
Les
expériences
de 31. Roiti,analogues
à celles de M. Tribe(’ ),
(1) Voie JOlll’nal cle Physique, 1re série, t. X, p. II r.
568
consistent dans la
production
defigures électrochimiques
sur tineélectrode
parasite
de laitonplacée
entre des électrodes de zinc dans une cuvepleine
de sulfate de zinc. Unepartie
de l’électrodese recouvre d’un
dépôt
dezinc,
une autrepartie
d’undépôt
deperoxyde,
et les deux zones sontséparées
par un espacejaune
oiile laiton ne
paraît
pas notablement altéré. 31. Roitiexplique
lesapparences observées par les courants secondaires
qui
s’établissententre le zinc et le laiton et modifient d’une manière
plus
ou moinsprofonde
la direction et l’intensité du courantprincipal.
S. PAGLIANI. - Sur les chaleurs spécifiques des solutions salines, p. 120 et 241.
1. L/auteur cherche à établir les relations
qui
existent entre lachaleur
spécifique
d’une dissolution saline et celle de ses éléments.Il
emploie
à ceteffet,
pour les selsminéraux,
les valeurs des cha- leursspécifiques
des sulfatessolides,
données par 31. C.Pape (’ ),
et des
chlorures,
données par Person( 2 ).
Pour les solutions il sesert des nombres de M1B1. Thomsen
(3), Marignac (’)
et de ceuxqu’il
a trouvés lui-même pour les sulfates demagnésie
et de cuivrepar la méthode que nous
indiquons
ci-dessous.Quant
aux sels àacide
organique,
il détermine par la même méthode les chaleursspécifiques
de dissolutions deformiate, acétate, propionate, buty-
rate et valérate de
soude,
et ilemploie
aussi les nombres fournis par M.Marignac
pour les acétates solides. Voici les conclusions de son travail :io La
quantité
de chaleur nécessaire pour élever d’un certaio nombre dedegrés
latempérature
d’une solution saline minéraleest
égale
à la somme desquantités
de chaleur nécessaires pour élever du même nombre dedegrés
latempérature
de ses compo- sants, en admettant que lescomposants
sont unhydrate
déterminédu sel et un excès d’eau dans
lequel
cethydrate
est dissous.2° Le
degré d’hydratation
du sel dissousdépend
de la nature dusel,
de la concentration de la solution et de latempérature.
Pour(1) Pogg. Ann., t. CXX; 1863.
(2) Ann. de Chirnie et de Physique, 3e série, t. XXN-11; 1849.
C’) Pogge Ann., t. CXLII; 1871.
(4 ) Archives de Genève; 1876.
569
les sels
qui
cristallisent à latempérature
ordinaire avec un certainnombre de molécules d’eau
(MgSO4, 7H2O
parexemple,
ouCU Sol 5H2O),
ledegré d’hydratation
du sel dissous est le même que celui descristaux,
au moins pour les solutions étendues(plus
de 35 H20),
et destempératures
voisines de latempérature
ordinaire.
30
Liquidaient
en eau d’une solution digèregénéralement
dupoids
de l’eauqu’elle
contient. Il est, engénéral,
inférieur aupoids
de l’eau unie au sel
anhydre
pour les sels minéraux etsupérieur
pour les sels
organiques.
Mais il esttoujours supérieur
aupoids
de l’eau unie à
l’hydrate,
et la différence croît avec lepoids
molé-culaire.
4° L’équivalent
en eau d’une solution et parconséquent
sachaleur
spécifique rapportée
à l’unité depoids
peuvent engénéral
ètre calculés en
partant
de la chaleur moléculaire d’unhydrate
défini du
sel,
ou del’équivalent
d’une solutionplus
concentrée.II. On connait la méthode de
comparaison employée
parPfaundler
pour la
détermination des chaleursspécifiques.
Pfaundlerfait
observer,
dans son Trcctté dePhysique)
que la méthode n’est pasapplicable
auxliquides
bonsconducteurs,
comme, parexemple,
les solutions de sulfate de
soude,
de sulfate decuivre,
etc., à moins due le fil conducteurqui
échauffe leliquide
ne soit bienisolé,
caralors une
partie
variable du courant se dérive dans leliquidc
ellesquantités
de chaleur versées dans les deux calorimètres cessentd’être
égales.
M.Pagliani emploie
pour vernis une solution dans La benzine de cetteportion
de lagutta-percha
que l’on obtientcomme une substance
blanche,
fusible à 100° etqu’on appelle gutta-percha
pure. Le circuitqu’il emploie
est formépar 1 él
Bunsende
grandeur
moyenne etcomprend
unpetit
rhéostat à mercure;le courant est conduit à l’intérieur du calorimètre par deux gros fils de cuivre verticaux réunis à leur base par un fil de
platine
deom,
04
à om, o5 delong
et deomlll, 5
de diamètre. Les calorimètressont des tubes à essai de
Om, 19
de hauteur et de omm, 025 de dia-mètre,
fixés par des tubes deliège
au sein d’unrécipient métallique
entouré lui-même d’un bain d’eau à double
paroi.
Employée
dans cesconditions,
la méthode decomparaison
afourni,
pour diverses solutions de sulfate desoude,
de sulfate de570
magnésie
et de sulfate decuivre,
des résultatsparfaitement
d’accordavec ceux que MM. Thomsen
(1)
etJB1:arignac (2)
avaient t obtenuspar d’autres méthodes
calorimétriques :
E. FOSSATI. - Galvanomètre pour les expériences de Gours, p. 232.
Ce
galvanomètre
est formé de deux aimants tubulaires courbés suivant un même arc de cercle etsuspendus
par destiges
d’alu-minium à un axe horizontal coïncidant avec leur centre de cour-
bure 0. Le courant passe dans deux
bobines
de mêmelongueur
enroulées sur des tubes de cuivre fendus
longitudinalement, ayant
( i ) Pog.g. Ann., r. CXLII: 18,1.
(2) Archives de Genève; 1 SjG.
571 aussi leur centre de courbure en O. L’action attractive ou
répui-
sive des bobines fait tourner le
système suspendu
autour de l’axeO : une
longue aiguille
mardue sur un cadran les déviations pro- duites."
lYi. FELICE. 2013 Nouvelles expériences pour démontrer l’existence du courant interne dans la pile, p. 257.
L’auteur
emploie
un élément depile
à un seulliquide dontl’auge
transparente est de forme très
allongée,
et ilsuspend
uneaiguille
aimantée à très peu de distance au-dessus du
liquide.
Cette
disposition
peut ètreemployée
dansl’enseÍgnen1ent
élé-mentaire pour montrer à un nombreux auditoire
qu’à
l’intérieur de lapile
le courant va du zinc au cuivre.A. BARTOLI et G. PAPASOGLI. - Sur la composition et les propriétés du mellogène, nouvelle substance obtenue par voie électrique, p. 266.
Les auteurs ont démontré
précédemment (1) qu’une
électrodede charbon de cornue
employée
comme électrodepositive
dans ladécomposition
de l’eau distillée estdésagrégée
par un courant trèspuissant
en donnant naissance à diverscomposés organi-
ques
parmi lesquels
se trouve une nouvelle substance àlaquelle
MM. Bartoli et
Papasogli
donnent le nom demellogène
ou lnel-litogène.
Pourpréparer
ce corps à l’état depureté,
on filtre surde l’amiante le
liquide
noir et acide du voltamètre et lespremières
eaux de
lavage
dudépôt
noir obtenu au fond du voltamètre : le li-quide
filtré estévaporé
au bain-marie presquejusqu’à siccité;
onlave ensuite à l’eau le
dépôt
obtenu pour enlever les dernièrestraces
d’acide,
enfin onplace
le filtre surlequel
a eu lieu lelavage
dans une étuve à
40°; le mellobène
se réunit en grumeaux noirs brillantsqu’on
dessèche dans une cloche au-dessus de l’acide sulfu-rique.
Le
mellogène
est une substance solide,noire, brillante, fragile,
àcassure
conchoïde,
insoluble dans les alcoolsméthylique, éthy-
(1) Il Nuovo Cimento, t. VIII, p. 278 (voir Journal de Pli Ire série,
t. X, p. 458), et t. X, p. 204 et 298.
Physique, Ire série,
572
lique, amylique,
dansl’éther,
labenzine,
lechloroforme,
le sulfurede
carbone,
l’essence detérébenthine,
soluble dans l’eauqu’elle
colore en
noir,
dans les solutionsd’ammoniaque, d’hydrate
de po-tasse, de carbonate de soude
qu’elle
colore aussi en noir et dans l’acidesulfurique
concentréqu’elle
colore en brun. L’additiond’un peu d’eau à ce dernier
liquide
le rendlimpide
avec formationd’un
précipité
noir. Lemellogène est
infusible etincristallisable;
i brûle difficilement. Il adhère fortement aux fibres
végétales.
Sasolution aqueuse est neutre et
précipite
par laplupart
des acidesminéraux,
par les acidesoxalique
etformique,
et par une multitude de solutionssalines ;
mais elle neprécipite
pas par laplupart
desacides
organiques.
Lapropriété caractéristique
dumellogène,
c’estd’être transformé par l’action des
oxydants
en acidemellique
ac-compagné
dequelques-uns
de ses dérivés.Sa
composition
estreprésentée
par la formule CI H2O4. Ce corps estanalogue
à l’acidegrapliitique
de Brodie C11H4O5. Maisil en diffère essentiellement par la
propriété
de donner de l’acidemellique
sous l’actionoxydante
deshypochlorites.
A. BARTOLI et G. PAPASOGLI. - Sur l’électrolyse de l’acide phosphorique avec
des électrodes de graphite et de charbon de cornue, p. 274.
En
électrolysant
l’eau acidulée par l’acidephosphorique
avecune électrode
positive
degraphite
deCeylan purifiée
par l’action desacides,
on recueille au fond du voltamètre unprécipité
noirqui
ne contient pas d’acide
graphitique,
mais dont lephosphore
est unélément constituant. En
remplaçant
legraphite
deCeylan
par du charbon de cornuepurifié,
on obtientpareillement
undépôt
noirjouissant
depropriétés
différentes duprécédent,
mais contenantaussi du
phosphore.
Les auteursproposent
dedésigner
cette der-nière substance sous le nom de
phosphomellogène)
et renvoientà un Mémoire ultérieur son étude