HAL Id: jpa-00237493
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Submitted on 1 Jan 1879
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Il nuovo cimento
Duclaux
To cite this version:
Duclaux. Il nuovo cimento. J. Phys. Theor. Appl., 1879, 8 (1), pp.140-144.
�10.1051/jphystap:018790080014001�. �jpa-00237493�
I40
laire de la
naphtaline d’après
la méthode de la distillation dans la vapeur d’eau.49gr,4
d’eau et8gr,9
denaphtaline
ont distillé à98°,2 (corr.)
lapression barométrique
étant de733mm.
Pourt =
98°,2,
la tension de la vapeur d’eau p=712mm, 4 ;
par consé-quent,
la tension de la vapeur denaphtaline
le
poids
moléculaire de l’eau est nL = 18. Si l’on introdui t cesvaleurs dans
l’équation (a),
on a, pour lepoids
moléculaire de lanaphtaline ,
A la formule Cs° H8
correspond
lepoids
moléculaire 128. C’est128,
et non le double de cenombre, qu’il
faut considérer commele
poids
moléculaire de lanaphtaline;
le nombretrouvé, II3,
ne laisse aucun doute à cetégard.
J’ai autrefois déterminé directement la tension de vapeur de lanaphtaline (1);
elle est de 2olnin en-viron pour la
température précédente ;
elle donnerait donc le même résultat que la tension20mm, 6
déduite de l’essai par distillation dontje
viens deparler.
A latempérature
del’expérience ( ioo°
environ)
la détermination de la densité de vapeur de lanaphtaline
par le
procédé
de Hofiiiaiin serait absolumentinexécutable,
carc’est à
peine si,
dans les conditions lesplus favorables,
on pour- raitemployer quelques
dixièmes demillibramme
de substance.IL NUOVO CIMENTO.
Tomes III et IV. - Année I878.
A. ROITI. - La viscosité et l’élasticité subséquente des liquides, t. III, p. 5-49.
C. MARANGONI. 2013 Défense de la théorie de l’élasticité superficielle des liquides, plasticité superficielle, p. 5o-68, 97-II5, 102-212.
On a mentionné dans ce Journal
(t. 11, p.77) O
lesexpériences
(1 ) Berichte der dezitsclieit chemischen Gesellscltaft, t. lV, p. 647.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018790080014001
I4I
desquelles
M. Plateau avait crupouvoir
conclure que la surface d’unliquide possède
une viscosité propre,plus grande
ouplus petite
que celle de l’Intérieur. Onpeut
les résumer en disant que le mouvement queprend
sous l’action de la Terre uneaiguille
ai-mantée écartée de sa
position d’équilibre
etplacée
sur la surfaced’un
liquide
est tantôtplus lent,
tantôtplus rapide
quelorsqu’elle
est
complètement immergée
et rencontre des résistances sur sesdeux faces.
M.
Marangoni, rejetant après
M. Luvinil’explication
deM.
Plateau,
attribuait l’effetobservée
d’abord à des déformations dans lesménisques
à l’avant et à l’arrière del’aiguille,
et surtout à cette circonstance quel’aiguille
laisse à nu, sur lespoints qu’elle quitte,
des surfaces fraîches deliquide,
douées comme on sait, engénérale
d’une tensionplus
forte que cellesqui
ontséjourné quelque temps
à l’air. Il y a donc à l’arrière une résistance élas-tidue,
et cela suffit pourexpliquer
le cas où le mouvement estplus
lent à la surfacequ’à l’intérieur,
car, pourl’autre,
il s’ex-plique
de lui-même.Cette
interprétation
a été contredite par M.Plateau,
maisM.
Marangoni
y revient et ladéfend,
selon nous, victorieusement.Il donne de nouvelles preuves de cette sorte d’élasticité
superfi-
cielle que le mouvement d’un corps solide détermine dans un li-
quide,
etqu’il
considère commereprésentant
la différence des tensionssuperficielles
à l’arrière et à l’avant. Il la mesure mêmeà l’aide d’une
petite
balanceappropriée
à cet usage. Il trouve que pour leplomb
fondu et recouvert d’une couched’oxyde,
pour le mercureamalgamé
avec du zinc ou traité par le sublimécorrosif,
cette élasticité
superficielle
a une valeur voisine de la tension su-perficielle
duliquide,
cequi signifie
que dans ces cas la tensionsuperficielle
à l’avant sur lesportions
recouvertes d’un voiled’oxyde
est très-faible ou nulle. Si par un moyenquelconque
onfait
disparaître
le voiled’oxyde, l’égalité
des tensions se rétablitet l’élasticité
superficielle
devient à son tournégligeable.
Dans lessolutions de
saponine,
l’élasticitésuperficielle augmente lorsque
la surface reste
exposée
à l’air et devient très-faibleaprès
des fil-trations
répétées.
Quelques
motsd’explication
sont ici nécessaires. Il est clair que leplomb
fondu et recouvert d’une couched’oxyde
nepeut
êtreI42
considéré comme
présentant
une surface douée detension,
au sens que l’on donne à ce mot dans lesliquides.
On a affaire à unecouche
plus
ou moinssolide,
c’est-à-dire danslaquelle
deux sur-faces élémentaires en contact
peuvent
rester enéquilibre
sans que la résultante des forcesqui
s’exercent sur elles leur soit nécessai-rement normale. Il suffit que les
composantes
suivant la facecommune des forces
agissantes
soient insuffisantes à faireglisser
les deux surfaces l’une contre l’autre.
Lorsque
l’on fait mouvoir un corps solide à la surface duplomb fondu,
une adhérence s’établit entre ce corps et la couche solidesuperficielle, qui,
à son tour, se rattache directement auliquide
par une série de transitions insensibles. Si
donc,
en faisant mou-voir le corps
solide,
on tire cettecouche,
la résistance que l’onrencontre aussitût
qu’elle
estbrisée,
l’élasticitésuperficielle
miseen
jeu,
n’est autre chose que la tensionsuperficielle
des couchesliquides
fraichement mises à nu.Pour le mercure recouvert d’une couche
d’oxyde
de zinc ou decalomel,
il en est à peuprès
de même. Mais ce àquoi
on n’avaitpas le droit de
s’attendre,
c’est quevi ng t-quatre
heures de repos à l’air suffisent à douer la surface du mercure d’une forte élasticitésuperficielle.
Au-dessous du mercure viennent se
placer
les solutions de sa-ponine,
à la surfacedesquelles
existe une couche que l’on n’a vrai-ment pas non
plus
le droitd’appeler liquide.
C’est ce que M. Ma-rangoni
prouveparfaitement.
Il superpose, parexemple,
les unesau-dessus des autres et en forme de tour, des séries de bulles de solution de
saponine.
Il est évident que dans cetassemblage
irré-gulier
il doit y avoir enquelque point
une tendance auglissement
que rien
n’empêcherait
de se satisfaire si les surfaces surlesquelles
elle sc
produit
étaient de vraies surfacesliquides.
Demême,
unebulle de
saponine qui
sedégonfle
ne reste passphérique
commeune bulle d’eau de slavon, mais
prend
peu à peul’aspect plissé
d’une bourse vide. Pour la
sapomine
comme pour le mercure, l’élasticitésuperficielle
croît avec letemps ;
mais cequ’il
y a decurieux,
c’est que la solidification ne résulte pas seulement d’unlong séjour
àl’air,
maispeut
aumoins,
dans les lamesmincesr
être assez
rapide
pourqu’on
ait le droit de la considérer commeprovenant
d’unsimple arrangement
moléculaire.Ainsi,
une bulleI43 de dissolution de
saponine,
surlaquelle
on souffle latéralementpendant qu’on
lagonfle,
tourne avec laplus grande
facilité autourde l’axe du tube
qui
laporte.
Si l’on cesse degonfÏer,
elle devient subitement immobile sous lesouffle,
et, pour la faire tourner, il faut faire tourner letube, auquel
elle semble alors soudée.Pour les dissolutions de savon, il
peut
intervenir desphéno-
mènes de
décomposition
par l’acidecarbonique
de l’airqui
n’existent pour aucun des
liquides
étudiésjusqu’ici
etqui jouent
certainement un rôle dans les
phénoménes présentés
par les lamesou les bulles de savon. Mais il y a, en outre,
quoique
à undegré moindre, quelques-unes
despropriétés
des solutions desaponine.
C’est le
liquide qui
seprête
le mieux à la formation de grosses bulles ou delongues
lamesplanes.
M.Marangoni
a obtenu deslames verticales d’une
longueur
de3m ,60,
et il fait remarquer que cela nepeut
avoir lieu sans que la tensionélastique
aille en crois-sant de bas en haut dans une
proportion
notable. Il est difficile de concilier cetteinégalité
évidente avec l’idée de la tensionsuperfl-
cielle dans un vrai
liquide,
tension nécessairement constante entous les
points.
De là résulte la conclusion
suivante, qui peut,
aupremier abord, paraître singulière :
c’est que lesliquides qui
servent leplus
faci-lement et le
plus
communément à mettre en évidence les effets de la tension ne sont pas ceuxqui possèdent
cettequalité
dans touteson essence. De là encore cette conclusion que, par suite de la différence
qui
existe entre eux et les vraisliquides,
ils ne seprêtent
pas
plus
aux moyens de mesureemployés
pour lesliquides
vraisque
ceux-ci,
que l’on nepeut
nigonfler
en brilles ni étirer enlames,
ne seprêtent
aux moyens de mesureemployés
pour les dis- solutionssaponinées
ou savonneuses. C’est dans cette causeplutôt
que dans une variation de
température
résultant del’augmentation
de
l’énergie potentielle
de la masseliquide,
variationqui
nepeut
être
qu’infiniment
faible et infiniment peuactive, qu’il
faut cher-cher
l’explication
des désaccords souvent observés dans la mesuredes tensions par divers
procédés.
Enfin,
l’eau ordinairepeut
devenir à son tour lesiége
dephé-
nomènes
analogues
à ceux que nous venons d’étudier. Couverte d’une couchetrès-légère
depoudre
delycopode,
elleprésente
uneélasticité
superficielle qui,
d’abordfaible,
va en croissant deplus
I44
en
plus,
au fur et à mesure que lesgrains
se mouillent mieux etforment un
feutrage plus
serré.Quand
cette couchesuperficielle
est
formée,
ellerappelle
tout à fait les voilesd’oxyde
formés sur lemercure. Il est évident
qu’il
doit se former une couchepareille
surl’eau
exposée
àl’air,
soit par suite del’évaporation
à la surface etdu résidu
qu’elle
laisse si l’on n’a pasemployé
de l’eaudistillée,
soit par suite de la chute des
poussières
de l’air. C’est à la for-mation de cette couche
qu’il
faut attribuer les résultats observés par M. Roiti dans le Mémoire dont le titre estrappelé plus
haut.M. Roiti prouve avec netteté que la couche
superficielle
de l’eauqui
aséjourné
à l’airpossède
cette sorte d’élasticitéappelée
sub-séquente
queprésentent
certains corpssolides,
et que l’on avoulu,
à tort
je crois, séparer
desphénomènes
d’élasticiténormale,
sitant est
qu’il
y ait unecatégorie
de faitsqu’on
ait le droit deranger exclusivement sous ce nom. Cette élasticité
subséquente
consiste en
ceci,
que certains solides ont lapropriété
de n’obéirà une action déformatrice ou de ne revenir ensuite à leur
position d’équilibre qu’au
bout d’untemps plus
ou moinslong, qui peut
durer des semaines ou même des mois. EnPhysique
aumoins,
letemps
n’est pas une force. DUCLAUX.(A suivre.)
BULLETIN
BIBLIOGRAPHIQUE.
Annales de Chimie et de
Physique.
5e série. - Tome XVI. - Janvier 1879.
ÀNTOINE BRÉGUET. - Recherches sur la théorie cle la i7zachine Gralllnle, sur
la cause de la
position dissy/nétrique
cles ,frotteurs
et,incidemment,
études desécrans
magnétiques,
p. 5.EDLUND. - Recherches sur l’induction
unipolaire,
l’électricitéatmosphérique
et l’aurore boréale, p. 49.
J.-N. LOCKYER. - Recherches sur les rapports cle