• Aucun résultat trouvé

Spectres de vibration du KDP dans les phases para- et ferroélectriques

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Spectres de vibration du KDP dans les phases para- et ferroélectriques"

Copied!
7
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00207124

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00207124

Submitted on 1 Jan 1971

HAL

is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire

HAL, est

destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

Spectres de vibration du KDP dans les phases para- et ferroélectriques

J.P. Coignac, H. Poulet

To cite this version:

J.P. Coignac, H. Poulet. Spectres de vibration du KDP dans les phases para- et ferroélectriques. Jour-

nal de Physique, 1971, 32 (8-9), pp.679-684. �10.1051/jphys:01971003208-9067900�. �jpa-00207124�

(2)

679

SPECTRES DE VIBRATION DU KDP

DANS LES PHASES PARA- ET FERROÉLECTRIQUES

J. P. COIGNAC et H. POULET

Département

des Recherches

Physiques (*)

Université Paris

6, 9, quai Saint-Bernard,

Paris 5e

(Reçu

le 18 mars

1971)

Résumé. 2014 Les spectres de diffusion Raman de monocristaux orientés sont étudiés dans les deux phases. Outre le mode ferroélectrique étudié en premier par Kaminov et Damen [1], on observe

dans la phase

ferroélectrique

une raie fine de diffusion à 515 cm-1 liée au déplacement de l’atome

de phosphore.

L’étude est complétée par celle de l’absorption infrarouge d’une lame monocristalline où de forts effets anharmoniques interviennent.

Abstract. 2014 Raman laser Spectra of oriented single crystals of KDP are obtained in the two

phases. Apart from the ferroelectric mode first observed by Kaminov and Damen [1], a sharp

Raman line seen at 515 cm-1 seems to be characteristic of the ferroelectric phase and related to

the phosphorous atom displacement.

Infrared absorption in the range 40-1200 cm-1 of thin plates (~ 10 03BCm) are recorded. Strong anharmonic effects are observed.

LE JOURNAL PHYSIQUE TOME 32, AOUT-SEPTEMBRE 1971,

Classification Physics Abstracts :

18.00, 18.30

1. Introduction. - L’étude par des méthodes

opti-

ques de la transition de

phase

du

phosphate

diacide

de

potassium KH2PO4 (KDP)

et autres cristaux

isomorphes

s’est

développée

récemment. Le spectre de Raman de la

phase paraélectrique

du KDP a été

étudié par

Popova

et Stekhanov

[2]

mais sans ana-

lyse

du rayonnement diffusé. Les études

d’absorption infrarouge

dans les deux

phases [3], [4]

ont été faites

sur des

poudres dispersées

dans des

pastilles

de

KBr,

à

l’exception

de celle

d’infrarouge

lointain de Bréhat

et Hadni

[5]

faite sur des lames cristallines.

Nous avons

procédé

à l’étude

comparative

des

spectres

de diffusion Raman de monocristaux orientés et des spectres

d’absorption infrarouge

de lames

monocristallines orientées dans les

phases

para- et

ferroélectriques.

Cela permet d’effectuer des attri- butions

plus

sûres des

symétries

des modes de vibra-

tion, principalement

en ce

qui

concerne

l’absorption.

Dans la

région spectrale étudiée,

de 1 200

cm - 1

à 40

cm-1

en

absorption

et

jusqu’à quelques cm-1

en

diffusion,

les vibrations des groupements OH

n’apparaissent

pas nettement en diffusion et sont difficilement discernables en

absorption.

II. Dénombrement et

symétrie

des modes normaux.

- Dans la

phase

non

polaire tétragonale,

la structure

cristalline du KDP est décrite par le groupe

d’espace

D2d -142d [6]

abstraction faite de la

position

des

atomes

d’hydrogène.

Dans la

phase polaire

orthorhom-

bique,

la structure

appartient

au groupe

d’espace C2v

-Fdd 2

[6].

Dans chacune de ces structures, la maille

primitive

contient deux unités formulaires.

Le tableau 1 donne la corrélation des modes internes.

v1(A1), V2(E),

V3 et

V4(F2)

des ions

P04 (groupe

fini

Td

à l’état

libre),

ainsi que le classement des modes.

externes, de manière à mettre en évidence les relia- tions de

compatibilité (en pointillé)

entre les

repré-

sentations irréductibles du groupe

D2d

et celles de-

son sous-groupe

C2,-

Dans le tableau I, une flèche double

indique

quel la

représentation correspondante apparaît

deux fois.

TABLEAU 1.

(*) Laboratoire associé au C. N. R. S., 71.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01971003208-9067900

(3)

680

dans le dénombrement. Les

représentations

irréduc-

tibles attachées aux modes externes de translation s’obtiennent en retranchant des translations des ions K + et

po3-

celles de la maille

rigide.

III. Conditions

expérimentales.

- Les

cristaux, qui

s’obtiennent à

température ambiante,

par

évaporation

des solutions aqueuses, ont une forme

allongée

dans

la direction de l’axe

principal Z,

avec des faces

(100)

et

(101)

bien

développées.

Les lames cristallines utilisées en

absorption infrarouge

ont été taillées

parallèlement

à l’axe Z. Leur

épaisseur,

mesurée

par leur

biréfringence,

est inférieure à 10 ym ; elles sont collées à l’aide de

paraffine

sur un support de bromure de césium

(étude

entre 1 200 et 300

cm- 1)

ou sur un

support

de TPX

(polymère

du

méthylpen- tène)

pour une étude entre 300 et 40

cm - 1.

Les

parallélépipèdes

monocristallins utilisés en diffusion Raman ont deux faces

perpendiculaires

à l’axe Z, les quatre faces latérales étant

parallèles

aux faces

naturelles de croissance

(phase D2d)

ou taillées à

45

degrés

de celles-ci

(phase C2v).

Les spectres ont été

obtenus,

- en

absorption infrarouge,

à l’aide du spectro-

graphe

Perkin Elmer 225

(région

1200-300

cm - 1),

et de l’interféromètre Grubb Parsons IS 3

(région

300-40

cm-1) ;

- en diffusion Raman, à l’aide du

spectrographe Coderg

PH

1 ;

la source étant un laser à argon ionisé

= 5 145

À).

Le rotateur de

polarisation

est une

lame demi-onde et

l’analyseur

une lame

polaroïde,

ce

qui

permet de déterminer

séparément

les carrés

de chacune des composantes du tenseur de

polari-

sabilité dérivée.

L’incertitude sur le

pointé

des raies de diffusion peut atteindre 2

cm - 1 ;

celle sur les bandes

d’absorp-

tion peut être

plus grande

comme on le verra, pour certaines bandes

larges.

Pour les études aux basses

températures,

nous avons

utilisé un cryostat Sulfrian ou un cryostat

Coderg ;

le

liquide cryogénique

est de l’azote

liquide (T

=

77,4 °K).

Les mesures de

température

ont été

faites avec une résistance de

platine

ou une diode

d’arséniure de

gallium,

introduites dans la tête du cryostat servant de support aux lames sur

lesquelles

sont collés les cristaux.

IV. Données

expérimentales.

- Les spectres de diffusion ont été

enregistrés

à la

température

de

295 OK dans la

phase paraélectrique.

Deux

géométries

de diffusion ont été

étudiées ;

l’une notée 1

s’explicite

par la notation courante

[7] : X( )

Y,

l’autre,

notée III

s’explicite

par

X( ) Z,

X et Y étant les directions des axes binaires de la maille. Il leur

correspond

deux orientations différentes du vecteur d’onde q £i 0 des ondes

élastiques responsable

de la diffusion par

rapport

à l’axe

optique

Z : en

1, (q, Z)

=

90° ;

en

III,

0)

= 45°.

Dans la

phase ferroélectrique (Tc

= 123

°K),

les spectres de Raman ont été

pris

à 90 °K dans les

géo-

métries II :

X’( )

Y’ et IV :

X’( )

Z ; X’ et Y’ étant

parallèles

aux

plans

de

symétrie

du groupe

C2,.

Les

figures

1 et 2 sont des

reproductions

des

enregistre-

ments des spectres. Les

spectres

relatifs aux éléments

de tenseur XX, YY, ZZ et

X’ X’,

Y’

Y’, plus intenses,

sont réduits d’environ 5 fois.

FIG. 1. - Spectres de diffusion du KDP dans la phase para-

électrique.

(4)

FIG. 2. 2013 Spectres de diffusion du KDP dans la phase ferro- électrique.

Les

spectres

de transmission

infrarouge

de lames

(100)

sont

présentés

sur la

figure

3. Dans

l’infrarouge lointain,

au-dessous de la

température

de

transition,

l’accroissement

important

de la transmission a

imposé l’emploi

de lames

plus épaisses ( N 15 lim).

Les fré-

quences des raies de Raman et des bandes

d’absorp-

tion attribuées aux modes de vibration fondamentaux sont rassemblées dans le tableau II. Les attributions

FIG. 3. - Spectres de transmission infrarouge du KDP.

(P : raies de la paraflîne).

sont facilitées dans une certaine mesure à l’aide des relations de

compatibilité

du tableau I. On a

pris garde

à l’effet de

biréfringence [8] qui

introduit des

polarisations

anormales des raies de Raman

princi- palement

dans les

géométries

III et IV.

V. Discussion. - A. RÉGION DES BASSES

FRÉQUENCES.

-

a)

Phase

paraélectrique.

- La

région

des basses

fréquences

est des

plus

intéressantes du

point

de vue

des théories récentes

[9], [10] qui

attribuent la cause

de la transition de

phase

à l’existence d’un mode

mou (1)- de basse

fréquence

à l’effet tunnel des protons

couplé

avec la vibration d’antitranslation des ions

P04-

et K+ le

long

de l’axe Z. Ce mode forte- ment

amorti,

de

symétrie B2

a été observé par Kaminov et Damen

[1]

et Kaminov

[11]

et nos spectres de diffusion obtenus à 300 OK dans la

géométrie Y(XY) X

sont en

parfait

accord avec les leurs. L’observation de deux modes

B2

dans cette

région spectrale,

alors

que le dénombrement des modes externes n’en

prévoit qu’un

est un argument

simple

en faveur de cette

interprétation.

Le spectre de diffusion obtenu dans la

géométrie X(YX)

Z

présente

un

rapprochement

du mode mou de la raie excitatrice. On

s’attendrait, d’après [10],

à voir la

fréquence

de ce mode

polaire augmenter, puisque

dans ce cas le vecteur d’onde q fait un

angle

de 450 avec l’axe Z.

L’interprétation

correcte de cette apparente anomalie est

probablement

due à ce que le mode mou

longitudinal

doit avoir

(5)

682

TABLEAU II

(a)

Voir le texte.

(’)

Observé dans la

géométrie

III.

(C)

480

cm-1

en III.

(d)

560

cm-’ (épaulement)

en III.

(e)

1100

cm-1

en III.

(f,g)

Voir le texte.

(h)

158

cm-1

en IV.

(‘)

352

cm-’

en IV.

(k)

530

cm’ 1

en IV.

(’)

557

cm’ 1

en IV. (m) 1155 cm-1

en IV.

une intensité

très faible [11]. Lorsqu’on

passe de

(q, Z)

= 900 à

(q, Z)

=

450,

ce mode

acquiert

une

composante longitudinale importante

et l’intensité de la diffusion

diminue,

ce

qui

semble le

rapprocher

de la raie excitatrice.

La maille

primitive

contient quatre

pseudo-spins [12],

la transition de l’état fondamental à l’état excité du

système

à deux niveaux formé par un

proton

dans

un double

puits

de

potentiel

est

antisymétrique

par

rapport

à l’axe binaire

qui

passe par le milieu de la liaison

hydrogène (symétrie

B dans le groupe de site

C2).

La théorie des groupes

prévoit alors,

par

l’application

du théorème de corrélation

[13],

quatre modes d’effet tunnel de

symétrie B2,

E et

A2 (1).

Mais

procéder

de cette

manière,

c’est

négliger

des

considérations

énergétiques qui

rendent peu

probables

des

configurations

plus

de deux protons sont attachés à un même groupe

P04. Ainsi,

le mode

A2,

d’ailleurs

inactif, implique

la

présence

simultanée de 4

protons

sur un groupe

P04

à un instant donné

(2).

Il

apparaît

que les modes

B2

et E

(qui

ensemble cor-

respondent

aux six

configurations

de

Slater)

sont

antagonistes,

l’un

empêchant

l’autre de se

produire,

et la

compétition

entre ces deux modes introduit un

certain désordre dans la structure. On peut penser que le mode

E, auquel correspondrait

une

tempé-

rature de transition inférieure à celle due au mode

B2,

diminue en

importance

à mesure que la

température

se

rapproche

de

Tc

par en dessus. Nous n’avons pas observé de mode E

qui puisse

être attribué avec

certitude à une transition de cette nature.

Nos résultats

font,

dans

l’infrarouge lointain,

un

double

emploi partiel

avec ceux de Bréhat et Hadni

[5] ; cependant l’emploi

de lames

plus

minces nous a per- mis d’observer les modes de type E. Deux modes

B2

sont

observés,

l’un attribué à w- a une

fréquence qui dépend

fortement de la

température :

81

cm-1

à 315 OK et 50

cm-1

à 140

OK,

l’autre a une

fréquence qui

passe de 180

cm-1

à 190

cm-1

aux mêmes tem-

pératures respectives.

Par contre la

fréquence

des

modes E ne varie pas sensiblement avec la

tempé-

rature. Le fait que la

fréquence

observée du mode mou

n’est pas la même en diffusion

qu’en absorption s’explique

en

partie

par l’effet du facteur de popu- lation

thermique

sur la forme d’une bande

large

et de

basse

fréquence

de diffusion.

b)

Phase

ferroélectrique.

- En dessous de

Tc,

le mode de

fréquence

variable

réapparaît

en

diffusion

avec un élément de tenseur ZZ et

possède

la

symétrie

(1) Et non Bi comme il a été indiqué en [12].

(2) Cf. figure 1 de la référence [12].

(6)

A,.

Il y aurait une certaine

persistance

d’un effet

tunnel résiduel à la

température

de

l’expérience [14].

La transition de

phase

étant très

proche

d’une tran-

sition du second ordre

[15],

la

symétrie

de ce mode

est en accord avec la

règle [16] qui

veut que la

repré-

sentation irréductible du mode

responsable

de la

transition induit la

représentation

totalement

symé- trique

dans le sous-groupe attaché à la

phase

basse

température.

En

absorption,

à

90,OK,

nous attribuons

au mode

ferroélectrique Ai

la bande observée à 137

cm-1,

son intensité est

faible,

et au mode w+

la

bande à 210cm-1.

B. RÉGION DES VIBRATIONS INTERNES DE L’ION

PHOSPHATE. -

a)

Phase

paraélectrique.

- Nous remar-

quons, en accord avec les études antérieures

[2], [17],

que les spectres de diffusion

s’interprètent

correcte-

ment sur la base d’une

symétrie

de site

S4

pour l’ion

po3 -.

Il

n’y

a pas d’effet

appréciable

de

champ

de

corrélation,

sauf

peut-être

pour les deux bandes à 530 et 565

cm-1,

mais il se peut

qu’il s’agisse

d’une

levée de

dégénérescence

du mode E sous l’influence des forces de Coulomb. En

absorption

la forte activité

du mode vi à 910

cm-’

et à un moindre

degré,

celle

du mode

Ai

de v2 à 360 cm-1 n’est pas

compatible

avec une

symétrie S4

de

l’ion ;

il ne peut

s’agir

uni-

quement

d’une activation due à la combinaison avec

des modes de vibration de basse

fréquence,

en

parti-

culier avec le mode

ferroélectrique,

car la bande

d’absorption

vi est

complètement dépolarisée.

Il

semble que, selon la

position

des protons par rapport

au tétraèdre

P04,

celui-ci

acquiert

un moment de

dipôle

fluctuant en orientation. De

plus,

à cause

de la forte anharmonicité de la liaison

hydrogène,

il existe une contribution

générale

à

l’absorption provoquée

par des processus à

plusieurs phonons.

Le relâchement de la

règle

de sélection q L-- 0 sous l’effet du désordre contribue

également

à ce conti-

nuum

d’absorption.

La théorie des interactions entre états discrets et un continuum d’excitation a été

développée

par Fano

[18] :

elle

prévoit

une

asymétrie

de la forme des bandes. Nous observons ce

phéno-

mène : le spectre

d’absorption

dans la

région

300-

600 cm-1 d’une lame

(100), lorsque

le

champ électrique

est

perpendiculaire

à l’axe

Z,

est

pratiquement

iden-

tique

à celui observé sur des

poudres

par Blinc et al.

[19] ;

il

présente

une fenêtre de transmission

asymé- trique

à 517 cm-1. Cette fenêtre est nettement

plus transparente lorsque

E est

parallèle

à Z,

indiquant

dans cette

région

une forte

anisotropie

de

l’absorption

dans le continuum des états à

plusieurs phonons.

En outre, pour

E //

Z, il y a une seconde fenêtre à

N 380

cm-1.

Il semble que l’on

puisse interpréter

cette structure de la manière suivante : l’oscillateur discret à - 460

cm-1

interfère constructivement

avec le continuum du côté des basses

fréquences

et

destructivement du côté des hautes

fréquences,

tandis

que l’oscillateur discret à 395 cm-1 interfère cons-

tructivement du côté des hautes

fréquences

et des-

tructivement du côté des basses

fréquences. Quant

à l’oscillateur discret à 530 cm - 1 de

symétrie E,

il interfère constructivement du côté des hautes fré- quences.

b)

Phase

ferroélectrique.

- Les raies de Raman

sont

plus

fines que dans la

phase paraélectrique.

On

observe en

particulier

une raie fine à 515

cm-l, qui

ne

paraît

pas avoir de

correspondante

dans la

phase paraélectrique ;

elle est de type

Ai

et

possède

un

élément de tenseur

(ZZ) important. L’apparition

de cet élément de tenseur, inattendue pour un mode

qui

dérive du mode

V4(F2),

est la

conséquence

du

déplacement

suivant l’axe Z de l’atome de P par rap- port au tétraèdre des

oxygènes qui

se

produit

lors de la

transition de

phase [20].

Il serait intéressant d’étudier l’intensité de la diffusion à cette

fréquence

en fonction

de la

température

au

voisinage

de

7c

Cette

raie,

asso- ciée à la raie à 484

cm-1

de type

A2, présente

le seul

exemple

net d’un effet de

champ

de corrélation dans

ce cristal.

L’existence de domaines de

polarisation parallèle

et

antiparallèle

à

Z,

ce

qui échange

les axes X’ et

Y’,

ne permet pas de

distinguer

les raies de type

B1

de

celles de type

B2

dans le massif des raies

comprises

entre 517 et 588 cm-1.

La forte distorsion des formes des

raies,

due à l’interaction entre un état discret et le

continuum, qui persiste

dans la

phase ferroélectrique

et se mani-

feste surtout dans le spectre

infrarouge,

fait que les

pics

du mode

Ai de v4

ne coïncident pas dans les spectres de diffusion et

d’absorption (515

et 470 cm-1

respectivement).

Remerciements. - Nous remercions : M. le Pro- fesseur J.

Chapelle qui

nous a fourni les

cristaux ;

Mmes N. Lenain et E. Vernazza

qui

ont taillé avec

soin ces

cristaux ;

M. C.

Caray qui

a mis au

point

la mesure des

températures,

le fonctionnement des cryostats et du

laser ;

Mlle M. Le Postollec et Mme A.

Colline

qui

ont

participé

aux

enregistrements

inter-

férométriques.

Les calculs nécessaires ont été faits

sur l’ordinateur C II 10070 de la Faculté des Scien-

ces.

Bibliographie [1] KAMINOV (I. P.), DAMEN (T. C.), Phys. Rev. Letters,

1968, 20, 1105.

[2] POPOVA (E. A.), STEKHANOV (A. I.), Sov. Phys. Solid State, 1970, 12, 40.

[3] SATO (Y.), J. Chem. phys., 1970, 53, 887.

[4] WIENER (E.), LEVIN (S.), PELAH (I.), J. Chem. phys., 1970, 52, 2881.

[5] BREHAT (F.), HADNI (A.), C. R. Acad. Sci. Paris, 1970,271,1137.

(7)

684

[6] JONA (F.), SHIRANE (G.), Ferroelectric crystals, Pergamon, 1962.

[7] DAMEN (T. S.), PORTO (S. P. S.), TELL (B.), Phys. Rev., 1966, 142, 570.

[8] PORTO (S. P. S.), GIORDMAINE (J. A.), DAMEN (T. C.), Phys. Rev., 1966, 147, 608.

[9] KOBAYASHI (K. K.), J. Phys. Soc. Japan, 1968, 24, 497.

[10] COCHRAN (W.), Advances in Phys., 1969, 18, 157.

[11] KAMINOV (I. P.), Light scattering spectra of

solids,

WRIGHT (G. B.) éd. Springer N. Y., 1969, 675.

[12] LAVRENCIC (B.), LEVSTEK (I.), ZEKS (B.), BLINC (R.),

HADZI (D.), Chem. Phys. letters, 1970, 5, 441.

[13] POULET (H.), MATHIEU (J. P.), Spectres de vibration

et symétrie des cristaux, Gordon and Breach, Paris, 1970.

[14] AZOULAY

(J.),

GRINBERG (Y.), PELAH (I.), WIENER

(E.),

J. Phys. chem. Solids, 1968, 29, 843.

[15] BRODY (E. M.), CUMMINS (H. Z.), Phys. Rev. Letters, 1968, 21, 1263.

[16] BIRMAN (J.), J. Physique, 1968, 29, suppl. II, 151.

[17] CHAPELLE (J.), Bull. Soc. Française Minéralogie Crist., 1950, 73, 511.

[18] FANO (U.), Phys. Rev., 1961, 124, 1866.

[19] BLINC (R.), FERRARO (J. R.), POSTMUS (C.), J. Chem.

Phys., 1969, 51, 732.

[20] BACON (G. E.), PEASE (R. S.), Proc. R. Soc., 1955,

A 230, 359.

Références

Documents relatifs

Les mêmes observations ont été faites, dans le proche infrarouge, pour les solutions aqueuses d’ammoniac, d’urée, de formamide. et (loi vent vraisemblablement être

Pour nous aider dans nos attribu- tions, nous avons polarisé la lumière incidente. La table de caractère des groupes D2h et C2y

Spectre d’absorption de la thiourée dans l’infrarouge lointain pour les phases para- et ferroélectriques... SPECTRE D’ABSORPTION DE LA THIOURÉE DANS

Dans la phase 1 ferroélectrique, le spectre de diffu- sion Raman confirme le spectre infrarouge pour les bandes de symétrie Ai, B, et Bz et le complète pour

Nous avons 6tudi6 particulierement les spectres infrarouges et de diffusion Raman du second ordre des deux composes LiH et LiD en suivant leur 6vo-.. lution avec la

Comparaison entre spectre expérimental et spectre calculé (courbe en traits pleins) dans l'hypothèse d'une relaxation unique de la chaleur spécifique de

Ils sont interprétés à l’aide d’un modèle dans lequel la diffusion de la lumière est uni- quement due aux changements d’orientation des ions cyanures.. Un modèle de

Les nombres d’onde des vibrations fondamen- tales ont été déterminés, en diffusion [1] et en absorption [4], pour le fluosilicate d’ammonium. cubique, dans lequel