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Submitted on 1 Jan 1954
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Spectres infrarouges et Raman de molécules linéaires simples
A. Langseth
To cite this version:
A. Langseth. Spectres infrarouges et Raman de molécules linéaires simples. J. Phys. Radium, 1954, 15 (7-9), pp.614-614. �10.1051/jphysrad:01954001507-9061401�. �jpa-00235015�
614
présente pour le gypse et pour le thiosulfa,te de sodium
au voisinage de 1,9 :1.. Le comportement du spectre
cannelé le confirme.
Puisque l’anomalie dans la biréfringence des deux
sulfates considérés ci-dessus est produite par leurs molécules d’eau de cristallisation, il était logique de
faire une étude semblable pour la glace. Des mono-
cristaux de glace furent donc préparés soigneusement
à partir d’eau distillée, et furent étudiés pour des
épaisseurs allant jusqu’à 4 cm. Les spectres d’inter- férence de certains de ces cristaux sont montrés par la figure 3.
On voit deux régions d’anomalie, à savoir 1,9 et 1,4 ti Les espacements des minima décroissent de façon très marquée quand ces régions sont traversées, comme cela se produit dans la région de 1,9 f-L pour le gypse.
Cependant, la nature des changements diffère dans la glace et dans le gypse. Une étude plus exacte de
ces changements et d’autres aspects de ces recherches
sera contenue dans un rapport plus complet, à paraître
ultérieurement au Journal of Chemical Physics.
La glace est un cristal hexagonal et, par suite,
on ne doit attendre aucune dispersion des axes de symétrie optique. On n’en a observé aucune. On n’a
pas davantage noté d’activité d’optique (c’est-à-dire
de rotation du plan de polarisation) quand la radia-
tion plane polarisée passait suivant l’axe optique,
à travers un cristal de I cm.
Les spectres d’absorptton de plaques de glace de
différentes épaisseurs ont été enregistrés entre le
visible et 2,3 ;a. Les enregistrements, pris avec des plaques taillées parallèlement à l’axe optique et avec
une vibration lumineuse polarisée parallèlement ou perpendiculairement à cet axe, étaient pratiquement identiques. Cette observation est tout à fait contra- dictoire avec les résultats antérieurs de Plyler [5], qui a trouvé un dichroïsme prononcé, à la fois général
et également pour des longueurs d’onde déterminées, dans toute cette région. Pour vérifier ces résultats enregistrés, des observations visuelles ont été faites
en observant la transmission pour une orientation du cristal et, ensuite, après avoir fait effectuer au
cristal un mouvement de rotation de go°. Les écarts
ne différaient jamais de plus de 6 pour 100 pour toute la gamme de longueurs d’onde y compris les régions
des bandes d’absorption; et, pour la plupart des longueurs d’onde, elles différaient de beaucoup moins
que cette valeur. Nous avons noté, cependant, ce
fait intéressant que, dans la glàce, il y a une variation
prononcée de la biréfringence sans grand dichroïsme.
Quoique ce fait semble étrange à première vue, on doit se souvenir que la dispersion est apparentée
essentiellement à la polarisabilité du nuage électro-
nique entourant l’unité absorbante. Nous devons alors conclure que, dans la glace, les polarisabilités électroniques sont différentes pour le vecteur E de la radiation incidente parallèle ou perpendiculaire à
l’axe optique.
On a observé que les cristaux de glace soumis à
une contrainte. modérée passent à la forme biaxe.
Nous nous sommes demandé si les différences marquées
entre les résultats de Plyler et les nôtres sont liées à
ce changement de forme cristalline. Cependant, nous
n’avons pas trouvé de changement appréciable dans
les spectres d’absorption polarisée quand la contrainte était introduite. La contrainte ne semble pas davan- tage introduire de rotation optique, pas plus que de
dispersion des axes de symétrie d’optique.
Une faible bande d’absorption a été trouvée dans
la glace, correspondant à la bande de l’eau liquide
de 1,79 uL, découverte par l’un de nous [6], laquelle
est bien connue comme la combinaison d’une rotation gênée de l’unité H20 avec deux de ses vibrations
fondamentales normales. Par ailleurs, le modèle
de Pauling pour le réseau de la glace nécessite la
rotation occasionnelle des unités H20 par-dessus les
nouvelles positions d’équilibre. Pour que ceci se
produise, nous devons admettre que, occasionnelle- ment, une amplitude suffisante est atteinte dans la rotation limitée pour traverser la barrière de potentiel.
BIBLIOGRAPHIE. ,
[1] LOUISFERT L. - J. Physique Rad., I947, 8, 2I.
[2] BÉREK M. 2014 Z. Physik, I922, 8, 298.
[3] GOENS E. 2014 Z. Physik, I92I, 6, I2.
[4] RUBENS H. 2014 Z, Physik, I920, 1, II.
[5] PLYLER. 2014 J. Opt. Soc. Amer., I924, 9, 545.
[6] ELLIS J. W. 2014 Phys. Rev., I93I, 38, 693.
SPECTRES INFRAROUGES ET RAMAN DE MOLÉCULES LINÉAIRES SIMPLES.
Par A. LANGSETH,
Kobenhavns Universitets Kemiske Laboratorium, Copenhague (Danemark).
LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM. TOME 15, JUILLET-AOUT-SEPTEMBRE 1954, PAGE 614.
Résumé (1). - Les spectres d’absorption infra-
rouges de COz, COS et CS2 ont été étudiés à nouveau
(1) Résumé de la Communication présentée à la réunion de Spectroscopie moléculaire et dont le texte complet ne
nous est pas parvenu.
dans la région 3-25 g, en utilisant un spectrographe d’assez grand pouvoir de résolution. Les fréquences normales, wl, correspondant à des amplitudes infi-
niment petites, ont été calculées sur la base de ces
mesures aussi bien que des spectres Raman observés.
On discute les fonctions potentielles.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:01954001507-9061401