• Aucun résultat trouvé

Spectres de rotation de 32SF581Br en ondes millimétriques

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Spectres de rotation de 32SF581Br en ondes millimétriques"

Copied!
13
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00209004

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00209004

Submitted on 1 Jan 1981

HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

Spectres de rotation de 32SF581Br en ondes millimétriques

C. Verry, R. Jurek, P. Goulet, B. Lamalle

To cite this version:

C. Verry, R. Jurek, P. Goulet, B. Lamalle. Spectres de rotation de 32SF581Br en ondes millimétriques.

Journal de Physique, 1981, 42 (2), pp.223-234. �10.1051/jphys:01981004202022300�. �jpa-00209004�

(2)

Spectres de rotation de 32SF581Br en ondes millimétriques

C. Verry, R. Jurek, P. Goulet et B. Lamalle

Laboratoire de Spectronomie Moléculaire (*), Groupe de Radioélectricité, Faculté des Sciences MIPC, 6, bd Gabriel, 21100 Dijon, France

(Reçu le 7 juillet 1980, révisé le 1 er octobre, accepté le 24 octobre 1980)

Résumé.

2014

Les spectres rotationnels de 32SF581Br sont étudiés à 70 GHz et à 210 GHz. Le dédoublement des

niveaux | K | = 2 est observé. Le grand nombre de transitions mesurées conduit à la détermination précise des paramètres moléculaires.

Abstract.

2014

Microwave spectra of 32SF581Br are studied at 70 GHz and 210 GHz. The | K |

=

2 splitting is

observed. The great number of measured transitions gives an accurate determination of molecular parameters.

Classification

Physics Abstracts

33.20B

1. Introduction. - Les résultats concernant les molécules appartenant au groupe de symétrie C4V’

du type XFS, sont relativement nombreux tant en

spectroscopie I.R. et Raman qu’en microonde. Il n’en est pas de même pour les molécules du type XYFS pour lesquelles on peut néanmoins citer :

-

OsOF 5 et ReOF 5 [1] étudiées seulement en

spectroscopie I.R. et Raman.

-

WFSCI [2] et TeFSCI [3] étudiées en micro-

onde mais pour lesquelles la structure hyperfine n’a

pu être observée.

-

lOFs [1, 4, 5] dont on connaît la valeur du

paramètre de couplage quadripolaire nucléaire.

-

SFSCI [6, 7, 8], seule molécule de ce type dont

tous les paramètres rotationnels relatifs à des états vibrationnels de base sont déterminés [9, 10].

SFSBr, enfin, pour laquelle on possède des données

1R. et Raman [8, 11], récentes, mais dont la seule étude microonde à notre connaissance [12] a été

effectuée dans un domaine de fréquence tel, que le dédoublement des transitions 1 K

=

2 [13, 14] n’a

pu être mis en évidence.

Nous nous proposons, dans cette étude, de déter-

miner les constantes R6 et D JK liées respectivement,

au dédoublement de type 1 K et à la distorsion cen-

trifuge et de préciser les valeurs de Bo, Dj, et eqQ.

2. Conditions expérimentales et mesures.

-

2 .1 CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES.

-

La structure du spectre d’absorption rotationnelle d’une toupie symétrique pour une transition J --> J + 1 provient

(*) Equipe de recherche associée au C.N.R.S.

des contributions des paramètres de distorsion cen-

trifuge D Jx et de couplage quadripolaire eqQ. La comparaison de ces deux contributions [15] permet alors de choisir des gammes de fréquence adaptées

à l’une ou l’autre détermination. Pour SFSBr, molé-

cule plus lourde donc plus rigide que SFSCI, on peut affirmer à priori que D JK est inférieur à 185 Hz.

D’autre part, à l’expression habituelle donnant les

fréquences des transitions rotationnelles des toupies symétriques, on doit ajouter, pour 1 K

=

2, le terme

si le spectre est tout entier d’un même côté de la raie K

=

0 (prédominance de la distorsion centrifuge sur

l’effet quadripolaire) une des composantes du doublet

sera bien séparée et apparaîtra sans ambiguïté si

elle est située de l’autre côté de la raie K

=

0 ; pour cela il faut que J soit suffisamment élevé (de l’ordre

de 90 ici).

2.2 DISPOSITIF EXPÉRIMENTAL.

-

Le spectromètre

est du type vidéo ; la source est un klystron réflex,

oscillant dans la gamme des 70 GHz, utilisé directe- ment ou couplé à un multiplicateur de fréquence

(70 GHz x 3); les deux cellules utilisées sont des éléments de guide d’onde « bande X » de 12 m (70 GHz)

et 6 m (210 GHz) de longueur, maintenues à - 78 OC.

La pression du gaz dans la cellule est ajustée pour que les raies soient observées en largeur Dôppler

mais l’apparition progressive de raies parasites montre

que SFSBr se décompose dans la cellule, ce qui

nécessite un renouvellement fréquent du gaz entraî- nant des variations de pression donc de largeur des

raies. Signalons, enfin, que les mesures sont faites

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01981004202022300

(3)

avec une précision de l’ordre de 10 kHz rapportée

à 70 GHz, ceci pour des raies bien résolues et d’in- tensité suffisante.

2. 3 INTERPRÉTATION DES MESURES ET RÉSULTATS.

-

Les transitions observées sont données dans le tableau 1 où la fréquence mesurée vo correspond à une compo- sition des raies pour les faibles valeurs de K

(K

=

0, 1, 2, 3, ...).

Tableau I.

-

32SF 581 Br : Transitions mesurées.

[32SF 581 Br : Measured transitions.]

D’autre part l’expression des fréquences des tran-

sitions est :

avec :

-

Dans VK = 0 la contribution à la fréquence du

terme eqQ(h,J,F - h,J+ 1,F+ 1) est faible et prend

deux valeurs opposées si bien qu’on peut confondre

vo et VK = 0 ; le tracé de la droite vo/2( J + 1) en fonc-

tion de (J + 1)2 ou la méthode des moindres carrés permet alors le calcul de Bo et Dj.

-

La détermination de D JK est effectuée en uti-

lisant les transitions correspondant aux valeurs de J élevées ; pour ces transitions, et pour des valeurs

de 1 K 18, Av(eqQ) prend quatre valeurs dont les contributions à la fréquence sont deux à deux

égales et de signes contraires si bien que la courbe

v = f(K2) est une droite d’origine vo et de pente

-

2 D JK(J + 1) (Fig. 1). A partir de ces considéra-

tions et compte tenu des intensités relatives des raies [16] l’identification est aisée et D JK étant la

Fig. 1.

-

Transition J

=

93 -+ 94 de 32SF 581Br. Détermination de DJK et R6 (p raie petite, m moyenne, g grande).

[Transition J

=

93 - 94 of 32SF 581 Br. Détermination of D fK

and R6 (p weak line, m medium, g strong).]

seule inconnue intervenant ici, peut être déterminé

avec une bonne précision.

-

Pour le dédoublements 1 K = 2, la compo- sante notée 1 K

=

2+ (Tableau I) qui correspond au

terme + 4 J ( J + 1) ( J + 2) R6 est bien séparée du

reste du spectre (Fig. 1); elle est donc seule utilisée pour le calcul de R6.

-

Enfin pour ces transitions à valeurs de J éler vées et pour K > 20, la structure quadripolaire apparaît donnant naissance à un doublet pour chaque

valeur de K si bien qu’on a alors deux droites v(K 2) (Fig. 2) dont les pentes ne permettent de définir que des limites pour la valeur de eqQ ; celle-ci est obtenue

en traçant, pour chaque transition J -+ J + 1 dans

Fig. 2.

-

Identification des raies de la transition J

=

90 --+ 91 de

32SFs81Br.

[Identification of lines of the transition J = 90 --+ 91 of 32SF s 81 Br.]

(4)

la gamme des 70 GHz, les quatre droites v(K2) cor- respondant aux quatre valeurs de F (Fig. 3).

Fig. 3.

-

Identification des raies de la transition J

=

28 --+ 29 de

32SF 581 Br. Importance de l’effet quadripolaire.

[Identification of lines of the transition J

=

28 --+ 29 of 32SF 581 Br.

Importance of the quadrupole effect.]

Les constantes moléculaires sont consignées dans

le tableau II ; les précisions indiquées correspondent

à la dispersion des résultats obtenus pour chacun des paramètres au cours des diverses déterminations.

Notons que si nos paramètres permettent de rendre compte des spectres relevés par Neuvar et Jache [12]

l’inverse n’est pas possible.

Tableau II.

-

Paramètres moléculaires de 32SF 581 Br.

[Molecular parameters for 32SF 581 Br.]

Enfin à partir des constantes du tableau II, les fréquences de toutes les transitions observées sont calculées et comparées aux fréquences mesurées.

Dans les tableaux III et IV donnés à titre d’exemple :

-

l’effet quadripolaire au second ordre [17], négli- geable à 210 GHz, a été pris en compte à 70 GHz,

-

quand il y a superposition de raies, la fréquence

calculée !calc. est la moyenne des fréquences des raies

composantes compte tenu des intensités relatives.

3. Conclusion.

-

Ce travail a permis d’atteindre

avec précision les constantes moléculaires de SFSBr,

seconde molécule du type XYFS, après SFSC( étudiée

en microonde sur une large gamme de fréquences.

Il doit être poursuivi afin de calculer les paramètres

relatifs aux autres variétés isotopiques nécessaires à

la détermination de la structure de la molécule.

(5)

Tableau 111-1.

-

Transition J = 28 - 29 de 32SFs81Br.

[Transition J = 28 - 29 of 32SF s 81 Br.]

(6)

Tableau 111-2.

(7)

Tableau 111-3.

(8)

Tableau IV-1.

-

Transition J = 90 - 91 de 32SFS81Br.

[Transition J = 90 - 91 of 32SF 5 81 Br.]

(9)

Tableau IV-2.

(10)

Tableau IV-3.

(11)

Tableau IV-4.

(12)

Tableau IV-5.

(13)

Tableau IV-6.

Bibliographie [1] HOLLOWAY, J. H., SELIG, H. and CLAASSEN, H. H., J. Chem.

Phys. 54-10 (1971) 4305.

[2] LEGON, A. C., Trans. Faraday Soc. 65 (1969) 2595.

[3] LEGON, A. C., J. Chem. Soc. Faraday Trans. II 69-1 (1972) 29.

[4] SMITH, D. F. and BEGUN, G. M., J. Chem. Phys. 43-6 (1965) 2001.

[5] PIERCE, S. B. and CORNWELL, C. D., J. Chem. Phys. 47-5 (1967)

1731.

[6] CROSS, L. H., ROBERTS, H. L., GOGGIN, P. and WOODWARD, L.

A., Trans. Faraday Soc. 56 (1960) 945.

[7] GRIFFITHS, J. E., Spectrochim. Acta 23A (1967) 2145.

[8] SMARDZEWSKI, R. R., NOFTLE, R. E. and Fox, W., J. Mol.

Spectrosc. 62 (1976) 449.

[9] JUREK, R., CHANUSSOT, J. et BELLET, J., C. R. Hebd. Séan.

Acad. Sci. B 277 (1973) 53.

[10] BELLET, J., JUREK, R. and CHANUSSOT, J., J. Mol. Spectrosc.

78 (1979) 16.

[11] CHRISTIE, K. O., CURTIS, E. C. and SCHACK, C. J., Spectrochim.

Acta 33A (1976) 69.

[12] NEUVAR, E. W. and JACHE, A. W., J. Chem. Phys. 39-3 (1963)

596.

[13] AMAT, G. et HENRY, L., J. Physique Radium 21 (1960) 728.

[14] KUPECEK, P., J. Physique 25 (1964) 831.

[15] CHANUSSOT, J., JUREK, R. et BELLET, J., J. Physique 37 (1976)

1129.

[16] PLACZEK, G., TELLER, E., Z. Phys. 81 (1933) 209.

[17] TOWNES, C. H. and SCHAWLOW, A. L., Microwave Spectro-

scopy (McGraw-Hill Book Company, Inc.) 1955, p. 155.

Références

Documents relatifs

To test whether the vesicular pool of Atat1 promotes the acetyl- ation of -tubulin in MTs, we isolated subcellular fractions from newborn mouse cortices and then assessed

Néanmoins, la dualité des acides (Lewis et Bronsted) est un système dispendieux, dont le recyclage est une opération complexe et par conséquent difficilement applicable à

Cette mutation familiale du gène MME est une substitution d’une base guanine par une base adenine sur le chromosome 3q25.2, ce qui induit un remplacement d’un acide aminé cystéine

En ouvrant cette page avec Netscape composer, vous verrez que le cadre prévu pour accueillir le panoramique a une taille déterminée, choisie par les concepteurs des hyperpaysages

Chaque séance durera deux heures, mais dans la seconde, seule la première heure sera consacrée à l'expérimentation décrite ici ; durant la seconde, les élèves travailleront sur

A time-varying respiratory elastance model is developed with a negative elastic component (E demand ), to describe the driving pressure generated during a patient initiated

The aim of this study was to assess, in three experimental fields representative of the various topoclimatological zones of Luxembourg, the impact of timing of fungicide

Attention to a relation ontology [...] refocuses security discourses to better reflect and appreciate three forms of interconnection that are not sufficiently attended to