HAL Id: jpa-00242429
https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00242429
Submitted on 1 Jan 1910
HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.
L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.
Léon Kolowrat
To cite this version:
Léon Kolowrat. Sur les rayons β du radium à son minimum d’activité. Radium (Paris), 1910, 7 (9),
pp.269-275. �10.1051/radium:0191000709026901�. �jpa-00242429�
dégage de moins en moins son émanation; le sel mo- difié devient insoluble, il ne peut plus être enlevé de
la lame par des lavages1.
Il n’en est pas de même pour un sel de baryum
1. Les cliauffes à 1320° ayant été faites dans un tube de quartz fermé, j’ai pu en même temps mesurer directement la
quantité d’émanation dégagée par la lame; je me suis assuré
ainsi que l’émanation accumulée dans le sel ne se dégageait
que très graduellement pendant la chauffe. Ainsi, dans la der- niére expérience, après avoir enlevé l’émanation disponible, lorsque le sel avait déjà été chauffé pendant une demi-heure, j’ai, une lieure après, recueilli ce qui s’était dégagé dans l’in- tervalle, et j’ai trouvé 1265 unités ; après une heure encore, la la même opération a donné 479 unités; or, le dégagement
normal ne devait pas être supérieur à 180 unités. Ce sont là exactement les mêmes effets que ceux qu’on observe pour un chlorure de baryum radifère à des températures inférieures à la fusion.
(chlorure ou bromure) ou le radium n’entre qu’en
faible proportion, 1 pour 100 par exemple; comme il
a une masse plus grande, il n’est pas attaqué aussi ënergiquement par la chaleur, et en répétant la même expérience avec une lame recouverte d’un sel sem-
blable et chauffée jusqu’à la fusion du sel, la quantité
d’émanation calculée pour le moment qui suit la
chautfe a pu être ramenée sensiblement à zéro, si dans le calcul on tient compte du rayonnement propre du radiuln déémané ; ceci est en accord avec mes ex- périences sur le dégagement, car j’avais toujours
troué que les sels fondus dégageaient assez exacte
ment la totalité de leur émanation.
ptanuscnt reçu le 2 août 1910.1
Sur les rayons 03B2 du radium à son minimum d’activité.
Par Léon KOLOWRAT.
[Faculté des Sciences de Paris.
-Laboratoire de Mme CURIE].
M. 0. Hahn et Mlle L. Meitner ont trouvé récem- ment (Pj2ys. Zeitschr.; 10 (1909) 741) qu’une matière
contenant du radium et débarrassée, par la chauffe ou par voie chimique, de l’émanation et du dépôt actif,
émet un rayonnement B qui doit par conséquent être
attribué au radium lui-même; jusque-lit, on avait
admis que les rayons B d’une substance radifère ne venaient que des produits RaB, RaC et RaE. D’après
ces auteurs, le nouveau rayonnement est très absor- bable (fil = 512 cm-1) ; il constituait, dans leurs ex-
périences, une fraction notable du rayonnement 8 émis
par lu matière lorsque le radium est en équilibre avec
ses produits. En effet, l’intensité du rayonnement attribuable au radium lui-mêmeétaits dansla chambre
d’ionisation, égale à 1,2 pour 100 de l’activité B d’équilibre; mais comme les rayons avaicnt à tra-
verser plusieurs cm. d’air et 0,00:54 cm. d’aluminium avant de pénétrer dans la chambre d’ionisation, et
que les rayons du Ra subissaient de ce fait un alllai- blissement beaucoup plus considérable que ceux du RaB et du llaC, on’peut calculer que l’intensité due au Ra était en réalité de 7 pour 100 environ par rapport
à celle qui correspond à l’équilibre 1.
1. En admettant que la distance franchie dans l’air était de 3 cm. l’épaisseur totale d’Aï équivalente est 0,0018+0,0034
==0,0072 cm. Le coefficient d’absorption 11- du groupe principal
des rayons B du RaB est de 80 cm-’ environ, d*après
)1. H. ii. Schmidt; pour le RaC, la valeur la plus grande de u
est 55 : cumme pour les épaisseurs d’écrau dont il s’agit. lïoni-
sation due au RaB est du même ordre de grandeur que celle du RaC, on peut prendre la moyenne des deux nombres, soit G6 cm-1, comme valeur approchée de u pour le rayonnement
Vu l’intérêt de la question (qui en particulier est peut-être liée à celle de l’existence d’un corps inter- médiaire entre le radium et l’érnanation, corps qui a
sa place tout indiquée dans le système périodique des éléments), j’ai essayé de reprendre les mêmes expé-
riences avec un dispositif différent, et je suis arrivé à des conclusions qui confirment l’existence d’un
rayonnement j3 très absorbable, propre au Ra ; toute- fois l’intensité en a été, avec mon dispositif, environ 5 1/2 fois plus faible que celle qu’indiquent M. Hahn
et Mlle Meitner.
Les expériences ont consisté à chauffer une lame de platine contenant un peu de sel de radium, puis à en
mesurer l’activité à différentes époques après la chauffe, en interposant chaque fois des écrans d’alu- minium d’épaisseur variable. Les mesures se faisaient dans un condensateur à plateaux circulaires (diam.
8 centimètres, parallèles et distants de 4 centimètres, l’un des plateaux étant chargé à 800 volts et l’autre réuni à un électromètre et un quartz piézo-électrique.
La lame était logée au centre d’une plaque de plomb façonnée convenablement ; elle était recouverte d’un écran d’Al de 0,005 centimètre, retenu tout autour par du mastic, de manière à former une fernleture d équilibre (dans mes expériences, ai obtenu 60 cm-1. Après
0.0072 cm d’Al, les rayons B du UaE + ItaC sont réduits à la fraction e -66.0,0072=0.622 de l’activité sans écran, et ceux du Ra à la fraction e-312.0.072=0.105; en désignant par k le rapport des activités sans écran,
,on a k 0,103 / 0,622 = 0.012, d’où
0,622
-