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A 2008 MATH. I PC

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

A 2008 MATH. I PC

ÉCOLE NATIONALE DES PONTS ET CHAUSSÉES.

ÉCOLES NATIONALES SUPÉRIEURES DE L’AÉRONAUTIQUE ET DE L’ESPACE,

DE TECHNIQUES AVANCÉES, DES TÉLÉCOMMUNICATIONS,

DES MINES DE PARIS, DES MINES DE SAINT-ÉTIENNE,

DES MINES DE NANCY,

DES TÉLÉCOMMUNICATIONS DE BRETAGNE.

ÉCOLE POLYTECHNIQUE (Filière TSI).

CONCOURS D’ADMISSION 2008

PREMIÈRE ÉPREUVE DE MATHÉMATIQUES

Filière PC

(Durée de l’épreuve : 3 heures)

L’usage d’ordinateur ou de calculette est interdit.

Sujet mis à la disposition des concours :

ENSTIM, TELECOM SudParis (ex TELECOM INT), TPE-EIVP, Cycle international

Les candidats sont priés de mentionner de façon apparente sur la première page de la copie :

MATHÉMATIQUES I - PC

L’énoncé de cette épreuve comporte 4 pages de texte.

Si, au cours de l’épreuve, un candidat repère ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signale sur sa copie et poursuit sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il est amené à prendre.

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Translations dans des espaces de fonctions

La partie III est indépendante des deux premières.

I Préliminaires

Pour n ∈ N, {a0, a1, · · · , an} un ensemble de n + 1 complexes distincts et pour i entier compris entre 0 et n, on définit le polynôme Li par :

Li(X) = Y

06j6n,j6=i

X − aj

ai − aj.

1. Montrer que les polynômes Li forment une base de Cn[X].

2. Écrire la matrice M du système {1, X, X2, · · · , Xn} dans la base {L0, L1, · · · , Ln}.

II Fonctions polynomiales

Dans cette partie, on note k un entier naturel fixé et E l’espace vectoriel des polynômes à coefficients complexes de degré inférieur ou égal à k. Pour a ∈ C, on définit

ta : E −→ E

P 7−→ (X 7→ P (X + a)).

Pour P ∈ E, on note d(P ) le polynôme dérivé : d : E −→ E

P 7−→ P0.

Pour k > 2, on pose dk= dk−1◦ d = d ◦ dk−1. On tiendra pour acquis que ta et d sont des endomorphismes de E. On désignera par B = {e0, e1, · · · , ek} la base de E définie par {1, X, X2, · · · , Xk}.

3. Écrire les matrices, notées respectivement Ta et D, des endomorphismes ta et d dans la base B.

4. En déduire les éléments propres de ces endomorphismes. On donnera les valeurs propres, les espaces propres correspondants ainsi que leurs dimensions.

2

(3)

5. Quels sont les sous-espaces vectoriels de E stables par d ? Donner leur nombre.

Indication : on pourra considérer un polynôme de degré maximal dans F , sous- espace stable.

6. Soit P (X) = Pki=0piXi un polynôme fixé de degré k (pk 6= 0). Montrer que le système

(

P,d(P )

1! ,d2(P )

2! , · · · ,dk(P ) k!

)

constitue une baseB1 de E. Donner la matrice de passage R de B vers B1. 7. Pour a ∈ C, exprimer les coordonnées du système

S = {P (X), P (X + a), P (X + 2a), · · · , P (X + ka)}

dans la base B1. On note U la matrice ainsi obtenue. En déduire que S constitue une base de E qu’on noteraB2.

8. On note Q la matrice de passage de B vers B2. Exprimer Q en fonction de R et U .

9. Pour a fixé dans C, caractériser les sous-espaces vectoriels de E stables par ta.

III Fonctions continues, 2π-périodiques

Dans cette partie, E désigne l’espace vectoriel des fonctions complexes continues sur R et 2π-périodiques. Pour f ∈ E, on désignera par cn(f ) la suite (indexée sur Z) des coefficients de Fourier de f : pour tout entier relatif n,

cn(f ) = 1

Z 0

f (x)e−inx dx.

Pour tout entier relatif k, on notera ek la fonction ek : x 7−→ exp(ikx).

Pour a ∈ R et f ∈ E, on note ta(f ) la fonctions à valeurs dans C définie ta(f ) : x 7−→ f (x + a).

Cela nous permet de définir l’endomorphisme ta de E : ta : E −→ E

f 7−→ ta(f ).

3

(4)

Pour tout réel a, on définit la fonction φa par φa : Z −→ C

n 7−→ exp(ina).

10. Préciser les réels a pour lesquels la fonction φa est injective. Dans le cas contraire, montrer que φa est périodique.

11. Pour f ∈ E, donner les valeurs de la suite cn(ta(f )) en fonction des valeurs prises par la suite cn(f ).

12. Donner les valeurs propres de ta. Caractériser les valeurs de a pour lesquelles les espaces propres de ta sont tous de dimension 1.

13. Soit F un sous-espace vectoriel de E de dimension finie p > 1 et stable par ta. Soit f ∈ F , f non nul, montrer qu’il existe p + 1 scalaires αj non tous nuls tels que pour tout entier relatif n,

p

X

j=0

αjexp(inaj)

cn(f ) = 0.

14. Soit a réel fixé tel que a/π soit irrationnel. Soit f appartenant à F , montrer qu’il existe un entier Nf tel que cn(f ) = 0 pour |n| > Nf.

15. Montrer qu’il existe un entier N tel que pour tout g appartenant à F , cn(g) = 0 pour |n| > N.

16. Soit G le sous-espace vectoriel de E engendré par (ek, k = −N, · · · , N ). Vérifier que F ⊂ G et G stable par ta.

17. L’endomorphisme ta restreint à G est-il diagonalisable ?

18. Montrer qu’on peut trouver un ensemble fini S d’entiers relatifs tel que F soit le sous-espace vectoriel engendré par les ek pour k décrivant S.

Fin du problème

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