Universit´e Pierre et Marie Curie
Examen LM383
Rattrapage 22 Juin 2009 Corrig´e
Exercice 1 : 1.Pour p= (x, y, z)∈[0,1]3, l’´equationf(p) =pdonnex=z6,y =√
xet z=√ y, soit en substituant x=x3/2 d’o`u x= 0 ou x= 1 et y =z =x. Les points A et B sont donc les seuls points fixes.
2. La d´eriv´ee de la fonction x 7→ √
x n’´etant pas d´efinie en x = 0, on en d´eduit que la matrice jacobienne n’est pas d´efinie enA.
3.En composant, on obtient facilementg(x, y, z) = (x3/2, y3/2, z3/2). Sipest un point fixe def on a g(p) =f(f(f(p))) =p. En particulierA et B sont des points fixes deg, mais ce ne sont pas les seuls : tous les points dont les coordon´ees valent 0 ou 1 sont des points fixes deg.
4.L’algorithme du point fixe pour la fonctiongrevient `a appliquer l’algorithme du point fixe pour chaque composante avec la fonction t 7→ h(t) = t3/2 : si pn = (xn, yn, zn) alors pn+1 = g(pn)
´equivaut `a xn+1 = h(xn) et de mˆeme pour yn et zn. Comme 0 est un point fixe attractif de h puisque |h0(0)|= 0<1, on obtient que xn converge vers 0 six0 est suffisament proche de 0. Il en est de mˆeme pouryn etzn ce qui montre quepn converge versAsip0= (x0, y0, z0) est suffisament proche deA.
5.Si pn+1=f(pn), on apn+3 =g(pn). D’apr`es la question pr´ec´edente, on en d´eduite que la sous- suitep3n converge versA sip0 est suffisament proche deA. Par continuit´e def, cela entraine que p3n+1 =f(p3n) converge versf(A) =Aet de mˆeme pourp3n+2=f(p3n+1). On a finalement montr´e quepn converge versA.
6.Comme 1 est un point fixe r´epulsif dehpuisque |h0(1)|= 3/2>1, l’algorithmexn+1=h(xn) ne peut converger vers 1 que six0= 1. Par cons´equent l’algorithmepn+1=g(pn) ne peut pas converger versB si p0 6=B. Comme cet algorithme produit la sous-suitep3n de l’algorithmepn+1 =f(pn), cette sous-suite ne peut pas converger versB tout comme la suite pn.
Exercice 2 : 1.Par le th´eor`eme de Cauchy-Lipschitz on sait que y(t) estC1 sur [0, T]. Comme f est de classe C1 on obtient par composition quey0(t) =f(t, y(t)) est de classeC1 sur [0, T] donc quey(t) est de classeC2sur [0, T]. Commef est de classeC2, on obtient par le mˆeme raisonnement quey(t) est de classeC3 sur [0, T].
2.On peut ´ecrire
cn+1=y(tn+1)−αy(tn−1)−βy(tn)−hγy0(tn−1)−hδy0(tn).
En effectuant les d´eveloppement limit´es de Taylor-Lagrange autour detn `a l’ordre 2 pour y(tn+1) ety(tn−1) et `a l’ordre 1 poury0(tn−1), on trouve
cn+1 = (1−α−β)y(tn)+(1+α−γ−δ)hy0(tn)+(1
2(1−α)+γ)h2y00(tn)+h3(1
6y000(νn)+1
6αy000(µn)−1
2γy0000(ηn)).
On a ainsi la forme recherch´ee avecA0= 1−α−β,A1= 1 +α−γ−δ,A2= 12(1−α) +γ, et
|rn+1|6CM3h3 avecC= 16(1 +|α|) +12|γ|.
3. Les conditions A0 = A1 = A2 = 0 donnent trois ´equations lin´eaires. Avec en plus α = β, on trouve
α=β= 1
2, γ=−1
4, δ=7
4, C= 3 8, et le sch´ema a la forme
yn+1= 1
2(yn−1+yn)−1
4hf(tn−1, yn−1) +7
4hf(tn, yn).
4.On a
|Zn+1−Z˜n+1|= max{|yn−y˜n|,|yn+1−y˜n+1|}.
Il est imm´ediat que |yn −y˜n| 6 |Zn−Z˜n|. On a ensuite en utilisant faisant la diff´erence entre l’´equation du sch´ema et celle qui d´efinitcn+1 :
|yn+1−y˜n+1| 6 12(|yn−1−y˜n−1|+|yn−y˜n|)
+h 14|f(tn−1, yn−1)−f(tn−1, yn−1)|+74|f(tn, yn)−f(tn, yn)|
+|cn+1| 6 12(|yn−1−y˜n−1|+|yn−y˜n|) +hL 14|yn−1−y˜n−1|+74|yn−y˜n|
+|cn+1|, o`uL est la constante de Lipschitz def. On obtient ainsi
|Zn+1−Z˜n+1|6(1 +L1h)|Zn−Z˜n|+|cn+1|,
1
avecL1= 74L.
5. Commey0= ˜y0on a
|Z0−Z˜0|=|y1−y˜1|=|y(0) +hf(0, y(0))−y(h)|=|y(0) +hy0(0)−y(h)|= 1
2h2|y00(µ)|, en utilisant Taylor-Lagrange. On a donc
|Z0−Z˜0|61 2h2M2. 6. On obtient ainsi
|Z1−Z˜1|6 1
2(1 +L1h)h2M2+|c1|, |Z2−Z˜2|6 1
2(1 +L1h)2h2M2+ (1 +L1h)|c1|+|c2|,· · · et par r´ecurrence
|Zn−Z˜n|61
2(1 +L1h)nh2M2+
n
X
i=1
(1 +L1h)n−i|ci|.
Commeh < Tn, on a (1 +L1h)k6eL1T pour toutk6n. On a donc
|Zn−Z˜n|6eL1T[1
2h2M2+nCM3h3]6C(T)h2, avecC(T) =eL1T[12M2+CT M3]. Le sch´ema est donc d’ordre 2.
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