Fonctions transcendantes
(T. G. 6)
Solution proposée.
1. (a) On commence par tout mettre sous forme exponentielle : 2 2i = 2 (1 i) = 2p
2e i4, 5p
3 5i = 10 p3
2 i 2
!
= 10e 6i, e54i = e ie 34i =e4i,
d’où les logarithmes principaux
Ln (2 2i) = ln 2p
2 i
4 = 3 2ln 2 i
4, Ln 5p
3 5i = ln 10 i 6, Ln e54i =
4i
(les arguments principaux se lisent comme les parties imaginaires).
(b) Soit 2C. On a les équivalences
e2 lnp2= 2 2i () e 2ln 2 =e32ln 2 i4 () ln 2
2 = 3
2ln 2 i 4 [2 i]
() = 4 ln 2 i
2 [4 i], on a les équivalences
5p
3 5i=e3 +ln 5 () p
3 i=e3 () eln 2 i6 =e3 () ln 2 i
6 = 3 [2 i]
() = ln 2
3 i
18 2
3 i , on a les équivalences
e54 i= 18e () e 34i=eln 18+
() 3
4 i= ln 18 + [2 i]
() = ln 18 3
4 i [2 i]. (a) Les racines carrées de 2 = 2ei sont p
2e12i = ip 2.
Les racines carrées de169i= 169ei2 sont p
169e12i2 = 13ei4. Les racines carrées de 1 ip
3 = 2e 23i sont p
2e12( 23i) = p 2e 3i. (b) Une racine cubique de 2 2i= 2p
2e 34iestp3 2p
2e13( 34i) =p
2e 4i, les deux autres racines cubiques d’obtiennent en multipliant cette dernière parj etj2,i. e.pare 23i. Les racines cubiques
de 2 2isont donc p
2e 4i, p
2e512i etp
2e 1112i.
Une racine cubique de8est p3
8 = 2, les deux autres racines cubiques d’obtiennent en multipliant cette dernière pare 23i, d’où les trois racines cubiques de8 :
2,2e23i et 2e 23i. Une racine cubique de 2 2i= 2p
2e 4i est p3 2p
2e13( 4i) =p
2e 12i, les deux autres racines cubiques d’obtiennent en ajoutant 23 à l’argument de cette dernière, d’où les racines cubiques de
2 2i: p
2e 12i,p
2e712i etp 2e 34i.
On véri…era dans les trois cas que les racines cubiques trouvées forment un triangle équilatéral centré en0.
(c) Une racine quatrième de 16 = 24ei est p4
24e14i = 21+ip 2 =p
2 (1 +i), les autres s’obtiennent à partir de celle-ci en multipliant pare2i4 =i, ce qui donne successivementp
2 (i 1), p
2 ( 1 i) etp
2 (1 i).
Une racine quatrième de i p
3 = 2 2i p23 = 2e56i est p4
2e1456i = p4
2e524i, les autres s’obtennant en ajoutant à son argument des multiples entiers de24 =1224, ce qui donne les arguments
17
24, 2924 = 1924 , 4124 = 724.
Une racine quatrième de64i= 26ei2 estp4
26e14i2 = 2p
2ei8, les autres s’obtennant en ajoutant à son argument des multiples entiers de 24 = 48, ce qui donne les arguments 58, 98 = 78,
13
8 = 38 .
On véri…era dans les trois cas que les racines quatrièmes trouvées forment un carré centré en 0.
(d) 16i 16p
3, 25,4 + 4i.
Une racine cinquième de 16i 16p
3 = 32 2i p23 = 25e56i est p5
25e1556i = 2ei6, les autres s’obtenant en ajoutant à son argument des multiples entiers de 25, ce qui donne les arguments
17
30; 2930, 4130 = 1930 et 5330 = 730.
Une racine cinquième de 25 = 52ei est p5
52e15i = 552ei5, les autres s’obtenant en ajoutant à son argument des multiples entiers de 25, ce qui donne les arguments 35; , 75 = 35 et 95 = 5.
Une racine cinquième de4 + 4i= 4p
2ei4 est 5 qp
24p
2e15 4 =p
2e20, les autres s’obtenant en ajoutant à son argument des multiples entiers de 25 = 820, ce qui donne les arguments 920; 1720,
25
20 = 34 et 3320 = 720.
On véri…era dans les trois cas que les racines cinquièmes trouvées forment un pentagone régulier centré en0.
2. Soitg un réel.
(a) L’égalité ln g2 4 + ln 9 = ln (4g+ 1)fait sens ssi les deux arguments de ln appartient à son ensembleR+ de dé…nition,i. e.ssi g2>4
4g+ 1>0 ,i. e.ssi g < 2oug >2
g > 14 ,i. e.ssig < 2ou g > 14. Pour un telg, on a alors les équivalences
gest solution () ln g2 4 + ln 9 = ln (4g+ 1) () ln g2 4 9 = ln (4g+ 1)
ln est
bijective() g2 4 9 = 4g+ 1 () 9g2 4g 35 = 0 () 3g 2
3
2
= 35 +4 9 () 3g 2
3 =
r315 + 4 9 () g=2 p
319
9 .
Vu les valeurs approchées 2+p9319 ' 2;2 et 2 p9319 ' 1;8, il faut exclure la valeur négative qui tombe dans 2; 14 . En d’autres termes, l’ensemble des solutions est
(2 p 319
9 ;2 p
319 9
)
2; 1 4 =
(2 +p 319 9
) .
(b) L’égalité lnjg 1j+ lnjg+ 2j= ln 4g2+ 3g 7 fait sens si les trois arguments deln ne s’an- nulent pas,i. e.si
8<
:
g 16= 0 g+ 26= 0 4g2+ 3g 76= 0
,i. e.ssi g6= 1etg6= 2
(4g+ 7) (g 1)6= 0 ,i. e.ssi g6= 1et g6= 2 g6= 74 etg6= 1 , i. e.ssig =2 74;1;2 . Pour un telg, on a alors les équivalences
g est solution () lnjg 1j+ lnjg+ 2j= ln 4g2+ 3g 7 () ln (jg 1j jg+ 2j) = lnj(4g+ 7) (g 1)j
ln est
bijective() jg 1j jg+ 2j=j4g+ 7j jg 1j () jg+ 2j=j4g+ 7j
() ou 4g+ 7 =g+ 2 4g+ 7 = g 2 () ou g= 53
g= 95 () g2 9
5; 5 3 . On en déduit l’ensemble des solutions :
9 5; 5
3
7
4;1;2 = 9 5; 5
3 .
(c) L’égalité18g18 = 42g42 fait sens ssig18 etg42 font sens,i. e.ssig 0. Pour un telg, on a alors les équivalences
gest solution () 18g18= 42g42 ln()est
bijectiveg18ln 18 =g42ln 42 () ln 18
ln 42 =g24()g 0 g= 24 rln 18
ln 42 = 24
r ln 2 + 2 ln 3 ln 2 + ln 3 + ln 7.
(d) L’égalitégp3g=p3gg fait sens si les basesget p3g font sens et sont positives (et si les exposant p3get gfont sens),i. e.ssig 0. Observer que l’égalité est véri…ée pourg= 0. Pour ung >0, on a alors les équivalences
g est solution () gp3g=p3gg ln()est
bijective
p3glng=glnp3g()g6=0 lng=g23lng 3 () 3 lng=g23lng et ou g= 1
g6= 1
distributivité deet()surou
3 lng=g23lng
g6= 1 ou 3 lng=g23lng g= 1 () 3 =g23
g6= 1 ou 0 = 0 g= 1 () 332 =g
g6= 1 oug= 1 () g= 3p
3 oug= 1.
On en déduit l’ensemble des solutions :
n0;1;3p 3o
.
(e) On a les équivalences
gest solution () 3g+1+ 9g= 7 4 () 3 3g+ (3g)2=7
4
() 3g est racine deX2+ 3X 7
4 = X+3 2
2
4 = X 1
2 X+7 2 () 3g= 1
2 ou|{z}3g
>0
= 7
|{z}2
<0
| {z }
im p ossible ln est
bijective() gln 3 = ln 2 () g= ln 2
ln 3. (f) On a les équivalences
gest solution () 4g 3g 12 = 3g+12 22g 1 () 22g+ 22g 1= 3g+12 + 3g 12 () 22g 1(2 + 1) = 3g 12(3 + 1) () 3 22g 1= 4 3g 12
() 22g 3= 3g 32
ln est
bijective() (2g 3) ln 2 = g 3 2 ln 3 () g=3 ln 2 32ln 3
2 ln 2 + ln 3 .
(g) L’égalitélg42g = lgg42fait sens ssi la baseg est dans R+nf1g et si l’argumentg appartient à l’ensemble de dé…nition deln,i. e.ssi g >0
g6= 1 . Pour un telg, on a les équivalences g est solution () lg42g= lgg42() lng
ln 42= ln 42
lng ()(lng)2= (ln 42)42()lng= ln 42 () lng= ln 42ou lng= ln 1
42
ln est
bijective() g= 42oug= 1 42.
L’ensemble des solutions est donc 421;42 \R+nf1g = 421;42 . (h) La fonction 18p
+ 42p
croît strictement comme somme d’applications strictement croissantes, donc est injective, ce qui montre qu’il n’y a au plus qu’une solution à l’équation demandée. Puisque 1est manifestement solution (on a bien 18p
1 + 42p
1 = 1 + 1 = 2), c’est la seule.
3. Soient'etkdeux réels.
(a) On a les équivalences 8'= 10k
2'= 5k () 23 '= 2 5k
2'= 5k () 23'= 2 2'
2'= 5k () 23'= 2'+1 k= 25'
lg2 est bijective()
3'='+ 1
k= 25' () '= 12
k=25' () '= 12 k=p52 .
(b) On a les équivalences '+k= 9 lg18'+ lg18k= 1
18Idest bijective()
'+k= 9
18lg18'+lg18k = 181 () '+k= 9 18lg18' 18lg18k= 18 () '+k= 9
' k= 18 ()'et ksont les racines deX2 9X+ 18 = (X 3) (X 2) () f'; kg=f2;3g () '
k 2 2
3 ; 3
2 .
(c) On a les équivalences '2+k2= 13 2 lg42'+ 2 lg42k= 1
45Idest bijective()
'2+k2= 13
422 lg42'+2 lg42k = 421 () '2+k2= 13 422 lg42' 422 lg42k = 42 () '2+k2= 13
'2 k2= 42 ()'2et k2 sont les racines deX2 13X+ 42 = (X 6) (X 7) () '2; k2 =f6;7g
() '
k 2
( p p6
7 ; p6 p7 ;
p6 p7 ;
p6 p7 ;
p7 p6 ;
p7 p6 ;
p7 p6 ;
p7 p6
) . (a) Soita 0.
On observera au passage la simpli…cation 1 a
1 +a =2 (1 +a) 1 +a = 2
1 +a 1.
Le réelarctanpafait sens ssi l’argumentpafait sens et appartient à l’ensembleRde dé…nition dearctan,i. e.ssia 0, ce qui est vrai. De même, le réel dad arctanpafait sens ssia >0.
Le réel arccos11+aa fait sens ssi l’argument 11+aa fait sens et appartient à l’ensemble [ 1;1] de dé…nition de arccos, i. e. ssi a 6= 1 et si 11+aa 2 1, i. e. ssi (1 a)2 (1 +a)2, i. e. ssi 1 2a+a2 1 + 2a+a2, i. e. 0 4a, ce qui est vrai. De même, le réel dad arccos11+aa fait sens ssi 11+aa appartient à l’ensemble] 1;1[de dérivation dearccos,i. e. (en suivant le même calcul que ci-dessus) ssia >0.
Ces véri…cations étant e¤ectuées, on peut se lancer dans le calcul des dérivées en supposant de plusa6= 0:
d
dt arccos1 a
1 +a = arccos0 1 a 1 +a
d da
2 1 +a 1
= 1
r
1 11+aa 2 2 (1 +a)2
= 2
q
(1 +a)2 (1 a)2 1 j1 +aj
= 1
pa 1 1 +a et
d
da arctanp
a = arctan0 p
a d
da pa
= 1
1 +p a2
1 2p a
= 1
1 +a 1 2p
a.
Ceci tenant pour touta >0, on en déduit que la fonction arccos1 Id1+Id 2 arctanp
Idest de dérivée nulle sur l’intervalleR+, donc y est constante. Elle y vaut par conséquent sa valeur en1, à savoir
arccos1 1
1 + 1 2 arctanp
1 = arccos 0 2 arctan 1 = 2 2
4 = 0,
ce qui permet de conclure après véri…cation de l’identité voulue en0 : arccos1 0
1 + 0
= arctan? p
0()arccos 1= arctan 0? ()0= 0, ce qui est vrai.? Soit t 0. Pour montrer d’une autre façon l’égalité arccos11+tt = 2 arctanp
t, posons :=
arctanp
t(qui appartient à 0; 2 ) (d’où l’on tire t= tan2 ) et calculons arccos1 t
1 +t = arccos1 tan2 1 + tan2
= arccos1 cossin22
1 +cossin22
= arccoscos2 sin2 cos2 + sin2
= arccos cos 2
= 2 car2 2[0; ]
= 2 arctanp
t,c. q. f. d..
(b) Soita2R.
Le réelargch
qcha+1
2 fait sens ssi l’argument
qcha+1
2 fait sens et appartient à l’ensemble[1;1[ de dé…nition deargch,i. e.ssi cha+12 0et si
qcha+1
2 1, ce qui est vrai puisque cha+12 1+12 = 1.
De même, le réel dad argch
qcha+1
2 fait sens ssi
qcha+1
2 > 1, i. e. (d’après ce qui précède) ssi a6= 0.
En supposant a6= 0, on a alors d
da argch
rcha+ 1 2
!
= argch0
rcha+ 1 2
! d da
rcha+ 1 2
= 1
rqcha+1 2
2
1
1 2q
cha+1 2
d da
cha+ 1 2
= 1
qcha+1
2 1
1 2q
cha+1 2
sha 2
= 1
qcha 1 2
q 1
cha+1 2
sha 4
= 1
pch2a 1 sha
2
= 1
jshaj sha
2
= 1
2signe (sha)
= 1
2signe (a) car sh est impaire
= 1 2
d dajaj. Il en résulte que la fonctionargchq
ch +1
2 ?jIdjest de dérivée nulle sur chacun des intervallesR+ et R , donc est constante sur chacun de ces intervalles ; puisqu’elle est par ailleurs continue, elle vaut surR+ sa limite en 0+ et elle vaut surR sa limite en 0 , donc vaut sur toutRsa valeur en 0, à savoir
argch
rch 0 + 1
2 ?j0j= argch 1 = 0,c. q. f. d..
On pouvait utiliser directement la formule de duplication duch: argch
rcha+ 1
2 = argchp
ch22a
= argchjch 2aj
= argch ch 2a car ch 1
= argch chj2aj car ch est paire
= j2aj car2a 0.
(c) Soitt2R.
Le réelarcsinpt
1+t2 fait sens ssi l’argument pt
1+t2 fait sens et appartient à l’ensemble[ 1;1]de dé…nition dearcsin,i. e.ssi
( 1 +t2>0
p t 1+t2
2
1 ,i. e.ssit2 1 +t2,i. e.ssi0 1, ce qui est vrai. De même, le réel dtd arcsinpt
1+t2 fait sens ssi pt
1+t2 appartient à l’ensemble ] 1;1[de dérivabilité de arcsin,i. e.(d’après le calcul ci-dessus) ssi0<1, ce qui est vrai.
On peut par conséquent calculer d
dt arcsin t
p1 +t2 = arcsin0 t p1 +t2
d dt
p t 1 +t2
= 1
r
1 pt
1+t2 2
1 p
1 +t2 t 2t
2p 1+t2
p1 +t22
= s
1 +t2 (1 +t2) t2
1 +t2 t2 (1 +t2)p
1 +t2
= 1
1 +t2
= d
dtarctant.
La fonctionarcsinpId
1+Id2 arctanest par conséquent de dérivée nulle sur l’intervalleR, donc y vaut constamment sa valeur en0, à savoir
arcsin 0
p1 + 02 arctan 0 = 0 0 = 0,c. q. f. d..
On aurait pu également poser := arctant(qui tombe dans 2;2 ) (d’où l’on tiret= tan ) et calculer
arcsin t
p1 +t2 = arcsin tan p1 + tan2
= arcsin
sin
qcos 1 cos2
= arcsin sin jcos j cos
= arcsin (sin ) car j j 2
= car j j 2
= arctant.
(d) Soitc2] 1;1].
On observera au passage que 1 c
1 +c =2 (1 +c) 1 +c = 2
1 +c 1.
Le réel arctanq
1 c
1+c fait sens ssi l’argument q
1 c
1+c fait sens et appartient à l’ensemble R de dé…nition dearctan,i. e. ssi 1 +c6= 0
1 c
1+c 0 ,i. e.(puisque c+ 1>0) ssi1 c 0,i. e. ssic 1, ce qui est vrai.
De même, le réel dtd arctanq
1 c
1+c fait sens ssi l’argument q
1 c
1+c fait sens et appartient à l’ensembleRde dérivabilité de arctanet si l’argument 11+cc fait sens et appartient à l’ensembleR+ de dérivabilité dep
, ce qui équivaut àc2] 1;1[.
En supposant de plusc6= 1, on peut alors calculer d
dc arctan
r1 c 1 +c
!
= arctan0
r1 c 1 +c
! d dt
r1 c 1 +c
= 1
1 +q
1 c 1+c 2
1 2q
1 c 1+c
d dt
2 1 +c 1
= 1 +c
(1 +c) + (1 c) 1 2
r1 +c 1 c
2 (1 +c)2
= 1 2
r1 +c 1 c
1 1 +c
= 1
2 p 1
(1 c) (1 +c)
= 1
2 p 1
1 c2
= d
dt 1
2arccost . Il en résulte que la fonction arctanq
1 Id 1+Id
1
2arccos est de dérivée nulle sur ] 1;1[, donc y vaut constamment sa valeur en0, à savoir
arctan
r1 0 1 + 0
1
2arccos 0 = arctan 1| {z }
=4
1
2 2 = 0,c. q. f. d..
On aurait également pu poser := arccosc (qui tombe dans[0; ]) (d’où l’on tire c= cos ) et calculer
arctan r1 c
1 +c = arctan
r1 cos 1 + cos
= arctan
s2 sin22 2 cos22
= arctan r
tan2 2
= arctan tan
2 car 2 2h
0;2 h
= 2 car
2 2i 2;
2 h
= arccosc 2 . (e) Soitm >0.
Le réelargchm+2m1 fait sens ssi l’argument m+2m1 appartient à l’ensemble[1;1[de dé…nition de argch, ce qui est vrai en vertu de la comparaison m+ m1 2. De même, le réel dmd argchm+2m1 fait sens ssi l’argument m+2m1 appartient à l’ensemble]1;1[ de dérivabilité deargch,i. e.(vu le cas d’égalité de la comparaison précédente) ssim6= 1.
En supposonsm6= 1, on peut alors écrire d
dm argchm+m1
2 = argch0 m+m1 2
d dm
m+m1 2 Il est raisonnable d’évaluer à part
1
2argch0 m+m1
2 = 1
2 r 1
m+m1 2
2
1
= 1
2 q 1
m2+2+m12 4 4
= 1
q
m2 2 +m12
= 1
q
m m1 2
= 1
m m1
= m
jm2 1j carm >0.
On a ainsi
d
dm argchm+m1
2 = 1
2argch0 m+m1 2
d
dm m+ 1 m
= m
jm2 1j 1 1 m2
= m
jm2 1j m2 1
m2
= signe m2 1 1 m
= signe (lnm) d dm(lnm)
= d
dmjlnmj.
Par conséquent, la fonctionargchId +2Id1 lnj jest de dérivée nulle sur chacun des intervalles]0;1[et ]1;1[, donc est constante sur chacun de ces intervalles ; comme cette fonction est par ailleurs continue surR+, elle vaut sur]0;1[sa limite en1 et elle vaut sur]1;1[ sa limite en1+. Finalement, cette fonction vaut constammant sa valeur en1, à savoir
argch1 +11
2 lnj1j= argch 1 ln 1 = 0 0 = 0,c. q. f. d..
On aurait également pu poser l:= lnm (d’où l’on tirem=el) et calculer argchm+m1
2 = argchel+e l 2
= argch chl
= argch chjlj car ch est paire
= jlj car jlj 0
= jlnmj.
(f) Soit t 2 ] 1;1[. Le réel argth1+3t3t+t32 fait sens ssi l’argument 1+3t3t+t32 fait sens et appartient à l’ensemble ] 1;1[ de dé…nition de argth, i. e. ssi le dénominateur 1 + 3t2 est non nul et si 1 <
3t+t3
1+3t2 <1, ce qui équivaut à 1 3t2<3t+t3<1 + 3t2, ou encore à t3 3t2+ 3t 1<0 t3+ 3t2+ 3t+ 1>0 ,i. e.
à (t 1)3<0
(t+ 1)3>0 , ou encore (par stricte croissance deId3) à t 1<0
t+ 1>0 , ce qui est vrai.
Regardons alors la dérivée :
@
@t argth3t+t3
1 + 3t2 = argth0 3t+t3 1 + 3t2
@
@t 3t+t3 1 + 3t2
= 1
1 1+3t3t+t32
2
3 + 3t2 1 + 3t2 3t+t3 6t (1 + 3t2)2
= 3 1 +t2 1 + 3t2 2t2 t2+ 3 (1 + 3t2)2 t2(3 +t2)2
= 3 1 + 4t2+ 3t4 2t4 6t2 1 + 6t2+ 9t4 9t2 6t2 t6
= 3 1 2t2+t4 1 3t2+ 3t4 t6
= 3 1 t2 2 (1 t2)3
= 3
1 t2
= @
@t(3 argtht).
La fonction argth3 Id + Id1+3 Id23 3 argth est par conséquent de dérivée nulle sur ] 1;1[, donc y vaut constamment sa valeur en0, à savoir
argth3 0 + 03
1 + 3 02 3 argth 0 = argth 0 3 argth 0 = 0,c. q. f. d..
On aurait pu également poser a:= argtht(d’où l’on tiret= tha) et calculer argth3t t3
1 + 3t2 = argth3 tha+ th3a 1 + 3 th2a
= argth th (3a)
= 3a
= 3 argtha.
(g) Soits2 12;12 .
Le réel arcsin 3s 4s3 fait sens ssi l’argument 3s 4s3 fait sens et appartient à l’ensemble [ 1;1] de dé…nition de arcsin, i. e. ssi 1 f(s) 1 où l’on a posé f := 3 Id 4 Id3. Puisque f0 = 3 12 Id2 est du signe de 14 Id2 = 12 Id 12+ Id , la fonction f croît sur 12;12 . Au vu des valeursf 12 = 1et f 12 = 1, on peut conclure que fj[ 12;12] prend ses valeurs dans [ 1;1], ce qui montre quearcsin 3s 4s3 fait sens.
De même, le réel @s@ arcsin 3s 4s3 fait sens ssi l’argument 3s 4s3 appartient à l’ensemble ] 1;1[de dérivabilité dearcsin,i. e.ssis2 12;12 .
Ainsi, en supposant de plusjsj< 12, on peut calculer la dérivée
@
@sarcsin 3s 4s3 = arcsin0 3s 4s3 @
@s 3s 4s3
= 1
q
1 (3s 4s3)2
3 1 4s2
= 3 1 4s2
p1 (9s2 24s4+ 16s6).
Puisque la somme des coe¢ cient des2 au dénominateur fait1 9 + 24 16 = 0, on peut factoriser pars2 1, ce qui donne
1 9s2+ 24s4 16s6= 1 s2 16s4 8s2+ 1 = 1 s2 4s2 1 2. On peut alors poursuivre le calcul de dérivée :
@
@sarcsin 3s 4s3 = 3 1 4s2 q
(1 s2) (4s2 1)2
= 3
p1 s2
1 4s2 j4s2 1j
= 3
p1 s2 car jsj< 1 2
= @
@s(3 arcsins).
Il en résulte que la fonctionarcsin 3 Id 4 Id3 3 arcsin est de dérivée nulle sur 12;12 , elle y est donc constante et y vaut sa valeur en0, à savoirarcsin 3 0 4 03 3 arcsin 0 = 0, ce qui permet de conclure après véri…cation de l’identité voulue en 12 :
arcsin 312 4 12 3 = 3 arcsin? 12 ()arcsin 1= 3? 6 () 2
=? 2, ce qui est vrai ; arcsin 3 12 4 12 3 = 3 arcsin? 12 ()arcsin ( 1)= 3? 6 () 2
=? 2, ce qui est vrai.
On pourrait également poser a := arcsins (qui appartient à arcsin12;arcsin12 = 6;6 ) (d’où l’on tires= sina) et calculer
arcsin 3s 4s3 = arcsin 3 sina 4 sin3a
= arcsin (sin 3a)
= 3a car3a2h 2;
2 i
= 3 arcsins.
(h) Soitx2R.
Le réelarctan shxfait sens ssi l’argumentshxfait sens et appartient à l’ensembleRde dé…nition dearctan, ce qui est vrai. De même, le réel @x@ (arctan shx)fait sens cararctanet shsont dérivable surR.
Le réel arcsin thx fait sens ssi l’argument thx fait sens et appartient à l’ensemble [ 1;1] de dé…nition dearcsin, ce qui est vrai. De même, le réel @x@ (arcsin thx)fait sens carthest dérivable sur Ret prend ses valeurs dans] 1;1[oùarcsinest dérivable.
On a alors
@
@x(arctan shx) = arctan0(shx) @
@xshx
= 1
1 + sh2x chx
= 1
ch2x chx
= 1
chx et
@
@xarcsin thx = arcsin0(thx) @
@xthx
= 1
p1 th2x 1 ch2x
= 1
q 1 ch2x
1 ch2x
= 1
chx car chx >0,
donc la fonctionarctan sh arcsin thest de dérivée nulle sur toutR; elle y est donc constante égale à sa valeur en0, à savoir
arctan sh (0) arcsin th (0) = 0 0,c. q. f. d..
On aurait également pu poser := arctan shx(qui appartient à 2;2 ) (d’où l’on tiretan = shxpuisx= argsh tan ) et calculer
arcsin thx = arcsin th argsh tan
= arcsin tan p1 + tan2
= arcsin
sin
qcos 1 cos2
= arcsin sin car cos >0
= car j j<
2
= arctan shx.
(i) Soit 2]0;1].
Le réel 2 arctan
q1 + arcsin (2 1) fait sens ssi l’argument 1 fait sens et appartient à l’ensembleR+ de dé…nition dep
et si l’argument2 1appartient à celui[ 1;1]dearcsin, ce qui est vrai. De même, le réel @@ 2 arctan
q1 + arcsin (2 1) fait sens si l’argument 1 fait sens et appartient à l’ensembleR+ de dérivabilité dep
et si l’argument2 1appartient à celui] 1;1[
dearcsin,i. e.ssi 2]0;1[.
En supposant de plus <1, on peut ainsi dériver
@
@ 2 arctan r1
+ arcsin (2 1)
!
= 2 arctan0
r1 !
@
@ r1
+ arcsin0(2 1) @
@ (2 1)
= 2
1 +q
1 2
1
2
2q
1 + 1
q
1 (2 1)2 2
= 1
1 p1
p1 + 2 p4 4 2
= 1
p (1 )+ 1 p 2
= 0.
La fonction2 arctan q1 Id
Id + arcsin (2 Id 1)est donc constante sur]0;1[et y vaut sa valeur en 12, à savoir
2 arctan
s1 12
1 2
+ arcsin 21
2 1 = 2 arctan 1 + arcsin 0 = 2
4 + 0 = 4, ce qui permet de conclure à condition de véri…er l’égalité voulue en1:
2 arctan
r1 1
1 + arcsin (2 1 1) = 2 arctan 0 + arcsin 1 = 0 + 2 =
2. On aurait également pu poser := arccosp
(qui appartient à 0;2 ) (d’où l’on tire := cos2 )
et calculer 2 arctan
r1
+ arcsin (2 1) = 2 arctan
r1 cos2
cos2 + arcsin 2 cos2 1
= 2 arctan s
sin2
cos2 + arcsin (cos 2 )
= 2 arctan tan + arcsin sin
2 2 car tan 0
= 2 +
2 2 car et
2 2 sont dans i 2;
2 h
= 2. (j) Soit 2] 1;0[.
Le réel arctan 1 arctan +1 + arctan212 fait sens ssi les trois arguments de arctan font sens, i. e. ssi les dénominateurs , + 1 et 2 2 sont non nuls, ce qui est vrai. De même, le réel
@
@ arctan 1 arctan +1 + arctan212 fait sens dès que les trois arguments font sens et appar- tient à l’ensembleRde dérivabilité dearctan, ce qui est vrai. Ce réel dérivé vaut alors
arctan0 1 @
@
1 arctan0
+ 1
@
@ + 1+ arctan0 1 2 2
@
@ 1 2 2
= 1
1 + 1 2 1
2
1 1 + +1 2
+ 1
( + 1)2 + 1 1 + 212
2
2 2 3
= 1
2 2 2 + 1
1 2 2+ 2 + 1
4 4 4+ 1
= 2 2+ 2 + 1 2 2 2 + 1 ((2 2+ 1) 2 ) ((2 2+ 1) + 2 )
4 4 4+ 1
= 4
(2 2+ 1)2 4 2 4 4 4+ 1
= 4
4 4+ 1 4 4 4+ 1
= 0.
La fonctionarctanIdId1 arctanId +1Id + arctan2 Id12 est ainsi de dérivée nulle sur] 1;0[, donc y est constante ; en prenant sa limite en0 , on trouve que cette constante vaut
arctanId 1
| {z }Id
| {z !1}
!2
arctan Id Id +1
| {z }
!0
| {z }
!0
+ arctan 1 2 Id2
| {z }
| {z !1}
!2
! 2 + 0 + 2 = .
On aurait également pu passer par les complexes en se souvenant que Arg (a+ib) = arctanab pour tous réelsa >0 etb :
arctan 1
arctan
+ 1+ arctan 1 2 2
= arctan1
+ arctan
+ 1+ arctan 1 2 2
= Arg ( +i(1 )) + Arg ( + 1 i ) + Arg 2 2+i
= Arg ( +i(1 )) ( + 1 i ) 2 2+i [2 ]
= Arg 4 4 1
= ;
la réponse ne tenant quemodulo 2 , il manque quelque information, par exemple le fait que la somme cherchée, en tant que somme de trois arctangentes positivesarctan1 + arctan +1+ arctan212, est une somme de trois réels de 0;2 , donc doit rester dans 0;32 . Puisque est le seul réel de cette intervalle valant modulo 2 , c’est la somme cherchée.