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Article pp.11-17 du Vol.40 n°245 (2014)

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Texte intégral

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Cnam

PHILIPPE VERY Edhec Business School

DOI:10.3166/RFG.245.11-17 © 2014 Lavoisier

Que peuvent apporter les sciences de gestion au politique ?

Q

ue peuvent apporter les sciences de gestion aux décideurs politiques ? Cette interrogation est générale- ment absente des préoccupations du cher- cheur en gestion. Sa visée première est de faire progresser le corpus de connaissances de la discipline et de produire des résultats susceptibles d’aider le gestionnaire-prati- cien à décider, structurer son raisonnement, ou exercer ses responsabilités. Son activité de recherche se déploie donc avant tout dans le monde des organisations, qu’elles soient publiques ou privées, petites ou grandes, locales ou multinationales, à but lucratif ou non lucratif. De ce fait, le décideur poli- tique et ses problématiques ne s’imposent

pas spontanément à son champ de réflexion.

Le moment nous semble cependant venu de poser notre question. En effet, si comme nous en avertit Montaigne, « le monde n’est qu’une branloire pérenne » (Les Essais, III, 2), force est de reconnaître que le 21e siècle commençant nous plonge dans une société en métamorphose où il devient de plus en plus difficile de distinguer ce qui relève du politique ou du gestionnaire. D’ailleurs, l’entreprise peut elle-même être considé- rée comme un acteur politique contribuant à dessiner les évolutions sociétales (Drucker, 1981 ; Gomez et Korine, 2009 ; Basso, 2015 ; Capron et Quairel-Lanoizelée, 2015). Dirigeants d’entreprise et hommes

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politiques s’efforcent, séparément ou de façon conjointe, de façonner un monde de l’action collective parfois perçu comme volatile, ambigu, incertain, complexe, ou encore équivoque.

Plusieurs faits majeurs récents mettent en évidence l’interpénétration des deux plans, gestionnaire et politique, et en soulignent les fragilités.

Ainsi la faillite de grandes institutions financières (banques, assurances) transna- tionales a menacé l’économie mondiale et requis l’intervention des pouvoirs publics, aux niveaux national et supranational, qui ont réaffirmé leur rôle de régulateur pour tenter de limiter les impacts socio-écono- miques de cette crise. Et pourtant, de nom- breux États n’ont plus les moyens financiers pour soutenir leur économie et maintenir leur niveau de prestation sociale. Et pour- tant, la puissance politique des États tend à se construire/déconstruire, notamment sous l’effet des entreprises et des chaînes de valeur qui traversent les frontières et des mul- tinationales qui raisonnent à une échelle géo- graphique « supra-politique » (Weinstein, 2010 ; Roger et Favereau, 2012). Par ces rapports de forces ago-antagonistes, capi- talisme et États souverains restent irrémé- diablement liés (Durand et Vergne, 2010).

Cet enchevêtrement des problématiques managériales et politiques est également renforcé avec l’évolution des technologies numériques : ainsi, aux promesses de l’éco- nomie collaborative font échos les menaces potentielles du Big Data et de la connectivité (écoutes de la NSA) ; la multiplication des objets intelligents accroît les opportunités d’achat et de mise en contact, mais enserre aussi le consommateur citoyen dans des interactions non nécessairement désirées ; la dynamique des communautés numériques

interpelle le marketing des réseaux sociaux et renouvelle également les modalités d’ac- tion politique (Wikileaks, Anonymous, mou- vements des Printemps arabes).

En un mot, des formes inédites d’action collective surgissent et percutent le monde ancien en donnant le vertige à l’individu, à la fois consommateur, travailleur et citoyen, qui peut s’interroger sur l’avenir de la pla- nète et ses modes de régulation.

Les sciences de gestion sont a priori for- midablement bien placées pour contribuer à penser le nouvel état de la matière éco- nomique et sociale et les nouvelles façons de la travailler. Penser signifie ici conjoin- tement l’affirmation d’une capacité à ana- lyser les organisations de l’agir humain et l’affirmation d’une capacité à créer, ima- giner des mondes différents en identifiant et en proposant de nouvelles expérimenta- tions, de nouveaux modes d’action collec- tive. Car l’action collective est le champ par excellence du management. Quand elle s’applique aux questions qu’ont à traiter les politiques, s’ouvre alors un terrain passion- nant pour le chercheur en gestion.

L’objectif de ce numéro spécial de la Revue française de gestion est précisément de mettre en lumière la richesse analytique et la force propositionnelle des perspectives développées par les sciences de gestion, au service tant des décideurs que des régu- lateurs publics. Sont aussi discutées les limites de ces apports. Ce numéro spécial a été élaboré suite à la tenue du Séminaire d’hiver 2014 de la Société française de management (SFM) qui fut consacré à ce thème. Les auteurs des articles ont été soit invités, soit sélectionnés après appel à sou- mission. Le choix des auteurs invités a été effectué parmi les meilleures contributions présentées au séminaire d’hiver SFM.

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Les articles retenus explorent les dif- férentes modalités que peuvent prendre les relations de production qui se forment entre les mondes de l’entreprise et de l’action publique : transferts, interactions public- privé et évolutions conjointes constituent autant d’axes structurants qui dessinent un espace dynamique mixte.

I – DU PRIVÉ AU PUBLIC

Le chapitre « du privé au public » com- prend quatre contributions concernant les méthodes et théories du management qui sont ou pourraient être mobilisées au ser- vice du politique.

L’article de Nicolas Praquin, Stéphane Lefrancq, Isabelle Chambost, « Quand l’État s’empare de la comptabilité privée.

Quels rôles pour les sciences de gestion ? », étudie ainsi la transposition de dispositifs comptables dans la sphère publique avec l’introduction de la consolidation pour les collectivités territoriales et la nouvelle comptabilité d’État dérivée de la Loi orga- nique relative aux lois de finances (LOLF).

Il montre les difficultés rencontrées dans chaque cas : la consolidation ne satisfait pas les besoins des collectivités ; le nou- veau bilan comptable, notamment par la sous-estimation des actifs possédés, est susceptible d’influencer l’exercice de la puissance publique. Ces constats l’incitent à discuter les conditions dans lesquelles les sciences de gestion peuvent apporter une participation active aux collectivités publiques et décideurs politiques.

L’État influence l’évolution socio-écono- mique d’un pays par sa politique d’inves- tissement dans l’industrie et l’innovation technologique. Carole Donada, dans sa contribution intitulée « Les sciences de

gestion, boussole du politique. Étude sur l’émergence d’une nouvelle industrie de l’électromobilité », s’intéresse aux dis- positifs de gestion qui pourraient guider ces choix d’investissement. Elle analyse l’émergence de « l’électromobilité 2.0 », industrie dédiée à la mobilité individuelle et collective, par l’intermédiaire des véhi- cules électriques et de nombreux services associés. Elle met notamment en lumière la nécessité de structurer de nouveaux écosystèmes industriels avec de multiples parties prenantes et des nouveaux entrants très hétérogènes. Le décideur politique reçoit alors des injonctions contradictoires émanant des divers acteurs économiques et sociaux qui réclament des aides à l’offre ou la demande. Comment alors décider où investir ? L’auteur propose des dispositifs théoriques et méthodologiques développés par les chercheurs en sciences de gestion, qui seraient susceptibles d’éclairer le poli- tique pour sa prise de décision.

Les propos de Muriel Michel-Clupot et Serge Rouot, « Communication financière des collectivités locales. L’apport de la théorie de l’agence au politique », s’inté- ressent à l’élu local. Les contraintes sur les budgets locaux imposent au politique élu d’être efficient dans sa gestion publique, mais également dans la justification des politiques menées et des arbitrages opérés.

Les auteurs analysent dans quelle mesure la théorie de l’agence, initialement for- mulée pour cerner les rapports entre le dirigeant d’entreprise et ses actionnaires, peut constituer un cadre d’intelligibilité pour la relation élue local-administrés.

Cette relation s’appuie, entre autres, sur la communication financière ; outil utilisé pour rendre des comptes aux citoyens élec- teurs. Les auteurs montrent, à travers une

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analyse empirique textuelle, comment la communication des comptes peut devenir un instrument de gestion que l’élu local peut s’approprier, lui qui poursuit ses propres objectifs politiques tout en servant ses administrés.

Par contraste, Jean-Pierre Nioche retrace, dans son article « L’évaluation des poli- tiques publiques et la gestion en France.

Un rendez-vous manqué ? », l’évolution des apports des sciences de gestion à l’éva- luation des politiques publiques, et de ce fait leur contribution au débat public et à la régulation citoyenne. Après avoir esquissé une typologie tripartite des approches d’évaluation des politiques publiques (par les preuves, par la délibération ou par des normes de pilotage), il montre comment en France l’engagement initial de la pensée gestionnaire, promotrice d’un ancrage plus opérationnel, s’est progressivement affaibli, avec notamment un retrait des institutions académiques de sciences de gestion. L’en- jeu est pourtant considérable avec un retard de l’État français dans la mise en cohérence (principes et organisation) de ses dispositifs réflexifs.

II – INTERACTIONS PUBLIC-PRIVÉ Ce chapitre, composé de deux textes, traite des interactions public-privé. Le premier article est consacré aux structures formelles de coopération entre acteurs publics et pri- vés. Le second article pose un regard sur un autre type d’interaction : les stratégies d’influence des acteurs privés sur la déci- sion publique.

Le papier rédigé par Aurélien François et Antoine Marsac, intitulé « Les risques des partenariats privé-public dans le cas des stades. L’exemple du MMArena », pose

la question de l’efficience des partenariats privé-public pour les parties prenantes. Leur analyse des risques appliquée à un cas par- ticulier, la réalisation et l’exploitation d’un stade de football, souligne le déséquilibre dans les préjudices subis lorsque le club de football résident perd son rang dans l’élite sportive professionnelle. La municipalité, et donc la collectivité, supporte la plupart des coûts inhérents à cet événement. Les auteurs proposent de réfléchir à un modèle de partenariat permettant d’éviter de tels préjudices.

« Les politiques publiques sous l’influence des entreprises : un regard gestionnaire », élaboré par Mourad Attarça et Hervé Chomienne, s’intéresse quant à lui au lob- bying pratiqué pour influencer la décision publique. À partir d’une revue de littérature suivie par l’examen approfondi de deux cas, les auteurs montrent l’existence de stratégies d’influence planifiées et coor- données au sein des entreprises. Le déci- deur ayant besoin d’expertise, doit com- poser avec cette action organisée qui peut éclairer sa décision tout en servant l’intérêt des entreprises. Les auteurs soulignent la nécessité, pour les acteurs publics, d’adop- ter un regard et des pratiques de gestion- naire pour faciliter la prise de décision et limiter les risques de manipulation ou d’intimidation.

III – ÉVOLUTIONS CONJOINTES Le troisième chapitre, intitulé « évolutions conjointes », rassemble trois contributions autour d’une même question : quelle entre- prise pour quelle société future ? Les trois textes sont suivis d’un entretien avec un grand témoin de ces évolutions.

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Avec leur article intitulé « La contribution de la RSE aux objectifs d’un développe- ment durable de l’ONU », Marielle Audrey Payaud, Alain Charles Martinet et Fulbert Géro Amoussouga se demandent comment la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) peut contribuer à atteindre les objec- tifs d’un développement durable énoncés par l’ONU. Précisément, ils examinent comment, dans les pays les plus pauvres, l’action des pouvoirs publics sur le levier micro de la responsabilité sociale pourrait servir à lutter contre le problème macro de pauvreté. Partant d’une conception de l’en- treprise « en société », les auteurs montrent les liens entre types de RSE et contribution aux objectifs d’un développement durable.

Ils émettent ensuite des propositions sur la façon dont l’État stratège peut inciter les entreprises à déployer des pratiques RSE favorisant le développement socio-écono- mique du pays émergent.

Sandrine Blanc, Anne-Laure Boncori et Éric Braune se penchent, avec leur article

« Démocratiser l’entreprise ? Réflexion critique sur la contribution des sciences de gestion à un argument rawlsien », sur la démocratisation de l’entreprise, envisagée dans le cadre de la philosophie politique libérale égalitaire ; philosophie qui veut privilégier la justice sociale à l’utilitarisme au sein de la société. L’entreprise est en effet l’acteur oublié dans cette philoso- phie. Les auteurs identifient les hypothèses sous-tendant cette conception du monde et tentent de les éprouver au regard des sciences de gestion, en centrant leur atten- tion sur la participation des salariés aux décisions de l’entreprise. Soulignant la dif- ficulté de l’exercice, les auteurs appellent les sciences de gestion à développer de

nouvelles représentations du lien entre entreprise et société.

Ce sont aussi les finalités de l’entreprise qui préoccupent Kevin Levillain, Blanche Segrestin et Armand Hatchuel à travers leur contribution, « Repenser les finalités de l’entreprise. La contribution des sciences de gestion dans un monde post-hégélien. » En s’appuyant sur des exemples anciens et récents, ils présentent la théorie des

« sociétés à mission » en reliant leur propos à une modélisation de l’entreprise, définie par sa vocation de création collective. Ils montrent que l’entreprise crée des « com- muns » : biens, normes, visions, cultures...

En concevant ainsi l’entreprise, les sciences de gestion invitent à repenser le droit des sociétés et questionnent en retour la philo- sophie politique dominante, fondée sur le système politique proposé par Hegel. Les auteurs proposent des pistes pour faire évo- luer les représentations du système et clari- fier la place de l’entreprise dans la société contemporaine.

Cette thématique est au cœur de l’entretien réalisé avec Frédéric Monlouis-Félicité, délégué général de l’Institut de l’entreprise.

Celui-ci met en avant la voix de l’entreprise et ses problématiques de positionnement au sein de la société. Il présente sa vision des influences réciproques et des interactions entre mondes politiques et économiques.

Il explique l’alternance des effets d’har- monie et de divergence qui naissent de ces rapports d’interpénétration. États, collec- tivités publiques ou représentants élus ne se confondent pas par définition, et c’est leur bonne articulation, tant au niveau de leurs activités propres que de leur gestion des talents, qui se révèle problématique au regard du bien commun.

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IV – QUELQUES ENSEIGNEMENTS De la lecture de ces articles, de l’analyse de leur contenu respectif peuvent être tirés quelques enseignements sur l’apport des sciences de gestion au politique.

À un niveau macro, les questions sur l’évolution de la société qui agitent le monde politique ne peuvent se passer d’une réflexion sur l’entreprise, sur sa place, sur son rôle, sur sa finalité, sur sa contribu- tion au projet de société souhaité. L’entre- prise peut servir les Objectifs de déve- loppement durable de l’ONU déclinés au niveau national ; l’entreprise peut s’inscrire dans une vision philosophique libérale et égalitaire ; l’entreprise peut participer à la politique nationale d’investissement tech- nologique ; l’entreprise peut même jouer un rôle moteur dans l’évolution sociétale ; bref, l’entreprise, parce qu’elle constitue un espace de création collective, doit trouver sa place et co-évoluer « en société ». Dans la même perspective, le passage, à la fin du 20e siècle, de l’idéal d’une fédération des États à la pratique de la « gouvernance mondiale » marque à notre sens la consé- cration politique des grandes entreprises, dont la puissance et la nature transnationale remettent en cause le seul jeu des souverai- netés territoriales : les entreprises, comme d’ailleurs les ONG, sont devenues de facto des acteurs de la construction de l’ordre mondial. Ce pouvoir de nature extra-écono- mique trouve une faible légitimation dans la seule doctrine de la souveraineté de l’ac- tionnaire et appelle à un examen spécifique.

Il est donc fort regrettable, comme nous l’avons signalé en introduction, que les cher- cheurs en gestion soient si rarement concer- nés par la contribution de leurs travaux à la société et à ses décideurs politiques.

Et d’ailleurs, à un niveau micro, le déci- deur politique est parfois fortement démuni ou impuissant lorsqu’il interagit avec l’entreprise : il court le risque de subir le préjudice de partenariats mal conçus, il doit résister aux influences exercées par la sphère privée sur sa décision. Les tra- vaux présentés sur ces thèmes illustrent les rapports ago-antagonistes qu’entretiennent les acteurs, partageant des intérêts com- muns, mais tentant de privilégier leur intérêt propre. A contrario, certains politiques ont réussi opportunément à s’approprier des outils et méthodes de gestion, notamment la communication financière, susceptible de servir leur propre intérêt. Les travaux exposés dans ce numéro spécial soulignent aussi le rapport de force qui peut parfois jouer en défaveur du politique. La sphère privée a d’ailleurs réussi à imposer ses dis- positifs de gestion dans le domaine public, même lorsque ceux-ci semblent mal adap- tés, comme c’est le cas pour la comptabilité publique.

Dans un contexte empreint de tensions mêlant des intérêts convergents et diver- gents, fait de positionnements conjoints ou opposés, plusieurs papiers recommandent au politique d’utiliser des dispositifs de gestion spécifiques lorsque ces approches peuvent aider à décrypter une situation, à prendre une décision et piloter la mise en œuvre. Les sciences de gestion peuvent donc fournir une instrumentation utile à la prise de décision politique dans des contextes appropriés à son utilisation.

Au-delà de ces réflexions sur l’évolution de la société ou l’aide au décideur poli- tique, ces travaux invitent aussi à retourner notre question initiale sur l’apport des sciences de gestion au politique. En effet, plusieurs articles interrogent la prise en

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compte des philosophies politiques par les sciences de gestion. Il y a plaidoyer pour une réflexivité, pour un questionnement sur la finalité, la portée, le positionnement épistémologique de nos recherches en ges- tion. En conséquence, nous, gestionnaires, avons encore beaucoup à apprendre de la science politique et de la philosophie politique pour enrichir notre conception du monde socio-économique et participer à son évolution.

Le lecteur tirera lui-même bien d’autres enseignements et pistes de recherche. Nous l’espérons, parce que la finalité qui a guidé l’élaboration de ce numéro spécial consis-

tait à susciter des réflexions sur l’apport des sciences de gestion aux décideurs poli- tiques. Nous avons délibérément accepté certains textes prêtant à débat ou formulant des propositions qui mériteraient d’être corroborées par des études de terrain ou des analyses complémentaires.

Le lecteur interpellé pourra d’ailleurs pro- longer auprès de la Revue française de ges- tion, dans un esprit constructif, les débats initiés dans ce numéro spécial. Ces brefs textes de rebond (3-5 pages), soumis à relec- ture et sélection, pourront être publiés dans la catégorie « Point de vue » de la revue.

Bonne lecture !

BIBLIOGRAPHIE

Basso O. (2015). Politique de la très grande entreprise : leadership et démocratie planétaire, Paris, PUF.

Capron M., Quairel-Lanoizelée F. (2015). L’entreprise dans la société, Paris, La Découverte, coll. « Grands Repères » Manuels.

Durand R., Vergne, J-P. (2010). L’organisation pirate. Essai sur l’évolution du capitalisme, Paris, Le Bord de l’eau, coll. « Mondes Marchands ».

Drucker P. (1981). L’entreprise face à la crise mondiale, Paris, InterEditions.

Gomez P.Y., Korine H. (2009). L’entreprise dans la démocratie. Une théorie politique du gouvernement des entreprises, Paris, De Boeck.

Roger B., Favereau O. (2012) (sous la direction de). L’entreprise, formes de la propriété et responsabilités sociales, Paris, Lethielleux.

Weinstein O. (2010). Pouvoir, finance et connaissance. Les transformations de l’entreprise capitaliste entre XXe et XXIe siècles, Paris, La Découverte, textes à l’appui/économie.

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