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Soit a, b, c et d quatre complexes vérifiant : a c b d a ib c id

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

PanaMaths

[1 - 4]

Octobre 2014

Soit a, b, c et d quatre complexes vérifiant : a c b d a ib c id

⎧⎪⎨

⎪⎩

+ = + + = +

Montrer qu’il existe un complexe z tel que :

( z a )

4

= − ( ) z b

4

= − ( z c )

4

= − ( z d )

4

Analyse

On peut aborder le problème sous divers angles … Les deux égalités fournies sur a, b, c et d se prêtent à des interprétations géométriques simples et fructueuses.

Résolution

Soit A, B, C et D les points du plan complexe d’affixes respectives a, b, c et d.

L’égalité a+ = +c b d est équivalente à

2 2

a+c=b+d . Ainsi, les segments

[ ]

AC et

[ ]

BD

admettent le même milieu.

On peut commencer par distinguer le cas particulier où les points A et C sont confondus.

On a donc a=c. Dans ce cas, la deuxième égalité nous donne immédiatement b=d. Mais alors la première égalité se récrit : 2a=2b et il vient finalement : a= = =b c d. Les points A, B, C et D sont confondus.

L’égalité

(

za

) (

4 = z b

) (

4= zc

) (

4 = zd

)

4 est alors vérifiée pour tout complexe z.

On note qu’en partant de « l’autre » situation particulière, à savoir les points B et D sont confondus, on est ramené à la situation que l’on vient de traiter.

On suppose donc désormais que les segments

[ ]

AC et

[ ]

BD sont tous les deux de longueur non nulle.

Supposons alors que les points A et B (ou A et D) soient confondus.

On a donc a=b. La première égalité se récrit alors : c=d et la deuxième égalité nous donne a=c. En définitive : a= = =b c d . On est ramené aux cas précédents.

(2)

PanaMaths

[2 - 4]

Octobre 2014

Les deux égalités correspondent donc à deux situations :

• Soit les points A, B, C et D sont confondus. Dans ce cas tout complexe z vérifie l’égalité

(

za

) (

4 = z b

) (

4 = zc

) (

4 = zd

)

4.

• Soit les points A, B, C et D sont deux à deux distincts.

Traitons maintenant cette deuxième situation.

Les segments

[ ]

AC et

[ ]

BD admettant le même milieu, on en déduit immédiatement que le quadrilatère ABCD est un parallélogramme.

La deuxième égalité se récrit : a c− =i d

(

b

)

=eiπ2×

(

db

)

.

En d’autres termes, le vecteur CAJJJG

est l’image du vecteur BDJJJG

par la rotation vectorielle d’angle de mesure

2 π .

Comme CAJJJG = BDJJJG

, les diagonales du parallélogramme sont de même longueur. Nous avons donc affaire à un rectangle.

Enfin, comme les droites

( )

AC et

( )

BD sont perpendiculaires, le rectangle ABCD est en fait un carré.

Notons alors Ω le centre du carré ABCD, c'est-à-dire le milieu des segments

[ ]

AC et

[ ]

BD .

Notons ω son affixe.

On a bien sûr :

2 2

a c b d

ω= + = + et donc : ω− = −a

(

ωc

)

et ω− = −b

(

ωd

)

(ces égalités correspondent simplement aux égalités vectorielles AJJJGΩ = − ΩCJJJG

et BJJJGΩ = − ΩDJJJG ).

On a aussi : a c− =i d

(

b

)

2

(

ωc

)

=2i d

(

ω

)

⇔ − = −ω c i

(

ωd

)

(ce qui revient simplement à dire que le vecteur CΩJJJG

est l’image du vecteur DΩJJJG par la rotation vectorielle d’angle de mesure

2 π ).

Des égalités ω− = −a

(

ωc

)

, ω− = −b

(

ωd

)

et ω− = −c i

(

ωd

)

, on tire facilement :

( ) ( ) ( )

a i b c i d

ω− = − ω− = − ω− = ω−

On en tire alors immédiatement :

(

ω−a

) (

4 = ω−b

) (

4= ω−c

) (

4 = ω−d

)

4.

Il s’agit de la seule solution !

En effet, de l’égalité

(

za

) (

4 = z b

) (

4= zc

) (

4 = zd

)

4, on tire facilement : z− = − = − = −a z b z c z d

(3)

PanaMaths

[3 - 4]

Octobre 2014

Ainsi, le point M d’affixe z est-il équidistant des points A, B, C et D. En d’autres termes, le point M est le point d’intersection des médiatrices des côtés du carré ABCD. Il s’agit donc du centre du carré.

Bien sûr, on peut adopter une approche plus algébrique …

La multi-égalité

(

za

) (

4= z b

) (

4 = zc

) (

4 = zd

)

4 conduit à exploiter plusieurs égalités.

Considérons par exemple la première :

(

za

) (

4 = z b

)

4.

On a facilement :

( ) ( )

( ) ( )

( ) ( ) ( ) ( )

( ) ( ) ( ) ( )

( ) ( )

( ) ( ) ( )

4 4

4 4

2 2 2 2

2 2

2 2 2

0

0

2 0

2 2 0

2

2 2 2 0

z a z b

z a z b

z a z b z a z b

b a z a b z a z b

b a z a b z a b z a b

a b i a b a b i a b

b a z a b z z

− = −

⇔ − − − =

⎡ ⎤ ⎡ ⎤

⇔⎣ − − − ⎦ ⎣× − + − ⎦=

⎡ ⎤

⇔ − × − − ×⎣ − + − ⎦=

⎛ + ⎞ ⎡ ⎤

⇔ − ×⎜⎝ − ⎟ ⎣⎠× − + + + ⎦=

+ + − + − −

⎛ ⎞ ⎛ ⎞

⎛ + ⎞

⇔ − ×⎜⎝ − ⎟⎠ ⎝×⎜ − ⎟ ⎜⎠ ⎝× − ⎟⎠=

Une telle équation fournie ainsi plusieurs possibilités :

• Les affixes a et b sont égales (points A et B confondus).

• Le point M d’affixe z est le milieu I des points A et B ( 2 z= a b+ ).

• Le point M d’affixe z est tel que le vecteur IMJJJG est l’image du vecteur 1 2BA

JJJG par la rotation vectorielle d’angle

2

π (respectivement 2

−π ) car

( )

2 0 a b i a b

z + + −

− =

équivaut à : 1

( )

2 2

za b+ = ×i a b− .

On aboutira mais … l’interprétation géométrique des deux relations vérifiées par les quatre complexes me semble être une approche plus … efficace et élégante. Non ?

(4)

PanaMaths

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Octobre 2014

Résultat final

Si a, b, c et d sont quatre complexes vérifiant : a c b d

a ib c id + = +

⎧⎨ + = +

alors il existe un complexe z vérifiant :

(

za

) (

4= z b

) (

4 = zc

) (

4= zd

)

4

Si les quatre complexes sont deux à deux distincts, alors le complexe z est unique, comme affixe du centre du carré de sommets A, B, C et D, d’affixes a, b, c et d.

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