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Montrer que Q(z1, z2

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Academic year: 2022

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(1)

Université Bordeaux 1 Algèbre 4 – Licence 3

Mathématiques Année 2013–2014

FEUILLE D’EXERCICES no7 Polynômes symétriques

Exercice 1 – Soient A un anneau intègre et K son corps des fractions. Soit P(X) ∈ A[X] unitaire de degré n > 1 admettant n racines z1, z2, . . . , zn dans K (ou dans une extension de K). Soit Q(X1, X2, . . . , Xn) ∈ A[X1, X2, . . . , Xn] symétrique. Montrer que

Q(z1, z2, . . . , zn)∈A.

Exercice 2 –

1) soit A un anneau commutatif. Exprimer en fonctions de Σ123, les poly- nômes de A[X1, X2, X3] suivants :

(1) (X1+X2)(X1+X3)(X2+X3);

(2) (X1−X2)4+ (X1−X3)4+ (X2−X3)4;

(3) X13X22+X13X32+X23X12+X23X32+X33X12 +X33X22.

2) Soient trois complexes x, y, z vérifiant x+y+z = 0. Montrer que x5+y5+z5

5 = x2+y2 +z2

2 × x3+y3+z3

3 .

3) Déterminer x, y, z ∈ (Z/17Z)× tels que x+y+z = 1, x−1+y−1 +z−1 = 1, x−2+y−2+z−2 =−1.

4) On note a, b, c, d les racines complexes de X4 −X3 + 3X−4. Calculer a3 + b3+c3+d3.

5) Soient a, b, c∈C les racines de X3+X2−2X+ 1. Déterminer un polynôme de Z[X] de degré 3 ayant comme racines a2−bc, b2−ac, c2−ab.

Exercice 3 –

1) Soient M un réel > 0 et n > 0 un entier. On note En,M l’ensemble des polynômes P(X)∈Z[X]unitaires de degré ndont toutes les racines dans Csont de module< M. Montrer que En,M est un ensemble fini.

2) Quel est le cardinal de En,1?

3)On note Enl’ensemble des polynômesP(X)∈Z[X] unitaires de degrén dont toutes les racines dans Csont de module 61, qui est donc fini, car par exemple inclus dansEn,2. Montrer que siP(X)∈En, ses racines non nulles dansC (s’il y en a) sont de module 1.

4)Donner des exemples de polynômes deEnn’ayant pas0comme racine. Donner un exemple de polynôme de En ayant n racines complexes non nulles distinctes.

5) Montrer que l’ensemble des racines complexes des éléments de En est fini.

(2)

6) Soit m un entier > 1. Si P(X) = Qn

i=1(X−xi) ∈ En, montrer que Q(X) = Qn

i=1(X−xmi )∈En.

7) En déduire que quel que soit P(X) ∈ En, ses racines dans C, si elles ne sont pas nulles, sont des racines de l’unité, i.e. si α ∈ C vérifie P(α) = 0, soit α = 0, soit il existe un entier k >1tel que αk= 1 (théorème de Kronecker).

Exercice 4 – Soient K un corps de caractéristique différente de 2. Si P ∈ K[X1, . . . , Xn] et σ∈Sn on note σ·P le ploynômeP(Xσ(1), Xσ(2), . . . , Xσ(n)).

1) Soit P ∈ K[X1, . . . , Xn]. Montrer que les assertions suivantes sont équiva- lentes :

(i) Pour tout i6=j, si on échange Xi et Xj dans P on obtient −P. (ii) Pour tout σ ∈Sn, on a σ·P =ε(σ)P oùε(σ) est la signature deσ.

Un polynôme vérifiant (i) ou (ii) est dit antisymétrique.

2) Montrer que ∆ =Q

i<j(Xj −Xi) est antisymétrique.

3) Montrer qu’un polynôme ∈K[X1, . . . , Xn] est antisymétrique si et seulement s’il est le produit de ∆et d’un polynôme symétrique de K[X1, . . . , Xn].

4) Soit P ∈ K[X1, . . . , Xn] tel que σ·P = P pour toute permutation σ paire.

Montrer que σ·P prend au plus deux valeurs lorsque σ parcourt Sn.

5) Sous les mêmes hypothèses montrer qu’il existe un unique couple (A, B) de polynômes symétriques de K[X1, . . . , Xn] tel que P = A+B∆. Étudier la réci- proque.

Exercice 5 – Soient A un anneau (commutatif) et n > 2. Pour tout k > 0 on pose Sk=Pn

i=1Xik ∈A[X1, . . . , Xn], avec la conventionS0 =n.

1) Déterminer les coefficients de G = Qn

i=1(X − Xi) ∈ A[X1, . . . , Xn][X] en fonction des Σi (16i6n).

2) Soit B un anneau (commutatif), b ∈ B, H = Xn +Pn−1

i=0 aiXi ∈ B[X].

Expliciter le quotient et le reste de la division euclidienne de H par X−b.

3) Exprimer G/(X−Xj) = Q

i6=j(X−Xi)en fonction des Σi.

4) En exprimant de deux façons différentes G0 le polynôme dérivé de G par rapport à X, démontrer que

Sk+

k−1

X

i=1

(−1)iΣiSk−i+ (−1)kk = 0 (16k 6n).

5) Supposonsk >n. En évaluantXk−nG enXi montrer que Sk+

n

X

i=1

(−1)iΣiSk−i = 0 (k >n).

Ces formules sont appelées les identités de Newton ou encore les formules de Newton-Girard.

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