• Aucun résultat trouvé

LE DISPOSITIF DE RECHERCHE

DEUXIEME PARTIE : ASPECTS METHODOLOGIQUES

I. LE CADRE DE LA RECHERCHE

I.3. LE DISPOSITIF DE RECHERCHE

I.3.1. Choix des entretiens

Nous avons choisi de réaliser trois entretiens pour chaque couple, un premier entretien collectif dans lequel nous tentons d’explorer le désir d’adoption dans la dynamique du couple puis un second à une semaine d’intervalle, avec chaque membre de ce couple où nous approchons la singularité de ce désir. Le but de cet intervalle étant de permettre un espace temporel pour la réalisation d’un travail psychique entre les rencontres, tant pour les participants que pour le chercheur (Gilbert, 2007) et de revenir sur la rencontre précédente, d’affiner des inférences et d’apporter des précisions ou un approfondissement sur certains

thèmes pertinents. La raison qui a présidé à ce choix méthodologique est de mettre en lumière l’ « oscillation » entre le désir d’adoption « commun » et le désir d’adoption « privé », en offrant la possibilité d’endroits de parole différents.

« L’adoption est un choix de couple » nous diront certains adoptants. Partant de cette énonciation, il nous a paru cohérent de questionner au préalable l’objet de cette recherche à partir du discours du couple. Rencontrer prioritairement le couple c’est accorder symboliquement la même importance au désir d’adoption de chaque membre du couple. D’autre part, la relation intervieweur/interviewé étant dissymétrique compte tenu du savoir du chercheur qui est fantasmé, il s’agissait pour nous de rééquilibrer en quelque sorte la situation d’entretien, en leur offrant la possibilité d’être deux face à l’intervieweur et de leur permettre ainsi de « s’effacer » derrière le discours de l’autre en cas de difficulté ou de résistance, et/ou de faciliter la progression du discours.

Dans la situation de recherche, la demande, du moins celle qui est explicite, à l’origine de la rencontre, n’est pas du côté de celui qui est écouté mais de celui qui écoute. La poursuite de nos entretiens dépend donc de la qualité du transfert couple / chercheur, lors de cette première rencontre. L’entretien collectif va donc nous permettre d’instaurer une relation de confiance avec les deux membres de ce couple, simultanément. Comme le prônent Haas et Masson (2006) il faut que l’enquêteur réussisse à établir une relation de confiance avec les personnes interrogées, que « ses interventions facilitent leur expression sans l’infléchir, et que ce soit les enquêtés qui détiennent l’initiative de l’exploration de la thématique » (Mayer, 1995, p. 363). Dès lors, le problème principal de l’enquêteur est bien de créer les conditions nécessaires à l’établissement d’une relation de confiance dans le cadre de laquelle le sujet se sentira libre de se dévoiler, de se révéler.

En 1912 dans Totem et Tabou Freud décrivait les états amoureux comme les prototypes normaux des psychoses : « L’homme, dans une certaine mesure, reste narcissique, même après avoir trouvé des objets externes pour sa libido ; les investissements d’objets auxquels il procède sont en quelque sorte des émanations de la libido qui reste attachée au moi et ils peuvent de nouveau être réintégrés en elle. Les états amoureux, psychologiquement si curieux, qui sont les prototypes normaux des psychoses, correspondent au niveau le plus élevé de ces émanations par rapport au niveau de l’amour de soi. » (1947, p. 209). Cette remarque est à prendre dans le sens où la relation de couple tend à générer une confusion identitaire où l’individu s’aliénant à cet autre individu formant le couple, semble ne plus faire

qu’un avec lui. En 1921 dans Massenpsychologie und Ich-Analyse, Freud mettait l’accent dans l’état amoureux sur la « formation de masse à deux » (Massenbildung) caractérisée par les phénomènes d’indifférenciation psychique des relations d’objet narcissique. C’est donc à partir de Totem et Tabou et de Psychologie des foules et analyse du moi qu’une idée essentielle émerge : les phénomènes d’indifférenciation. Ainsi les phénomènes de masse sont à l’origine d’un corps commun imaginaire du couple, du groupe ou de la famille et d’une psyché commune imaginaire.

Un peu plus tard, dans son Introduction à l’étude des fonctions du moi-peau dans le couple, Anzieu (1986), étayait la thèse de Berenstein et Puget (1984) selon laquelle « l’illusion gémellaire fonde le couple ». Ce couple ajoutait –il est « un couple de jumeaux imaginaires, unisexes et à la limite interchangeables ». Le travail psychanalytique avec des couples en difficulté, rappelle Caillot (1989), fait souvent apparaître que chaque partenaire a été dans son enfance très dépendant, bien que de façon différente, de l’image maternelle et n’a pu se séparer de sa famille d’origine qu’en emportant avec lui la peau imaginaire de cette mère. Un des fantasmes de base du couple souligne Anzieu, est qu’il possède une peau commune, un corps commun et une psyché commune.

«Pourquoi vit-on en couple ? » demandait ce dernier. «... La raison originaire semble être la peur de la solitude, le besoin archaïque d’un étayage des fonctions psychiques sur un objet primordial, la nécessité de parer l’angoisse d’un retour à l’état de détresse lors des frustrations, des échecs, des stress de l’existence. L’objet primordial est celui qui a jadis protégé de cette détresse. L’énamouration apporte la révélation, au sens quasi religieux du terme, que cette personne-ci est une réincarnation de l’objet primordial. Dans l’état d’exaltation amoureuse, qui est généralement l’état fondateur du couple du moins dans la culture occidentale, s’instaure la double croyance que le partenaire est l’objet qui compte par-dessus tout pour moi et qu’il a lui-même le désir d’être cet objet primordial pour quelqu’un, moi en l’occurrence - comme la mère a voulu l’être autrefois pour son tout-petit qui, de son côté, la mettait en place d’être cet objet.»(1986, p.227)

L’auteur part de la description d’une illusion duelle, illusion qui peut se caractériser aussi comme gémellaire et qui prolonge son étude sur l’illusion groupale (1985b). Elle fonde le couple et le caractérise ; elle peut, en cas de difficulté, enfermer le couple dans une enveloppe psychique imaginaire, une enveloppe narcissique idéalisée. Les membres du couple n’ayant pas développé un Moi-peau suffisamment autonome, l’illusion duelle ou gémellaire alimente

la reproduction, la perpétuation de l’expérience spéculaire primitive issue de la relation mère / tout-petit.

« Dans ces couples en difficulté, les fonctions du Moi-peau sont défaillantes. Par conséquent, eu égard à la défaillance de la fonction de maintenance, chaque partenaire devient et reste pour l’autre son objet-support primordial, ce qui les enferme dans une bulle à l’abri de la réalité (avec dysfonctionnement de la fonction de pare-excitation) ; concernant la fonction de contenance, se produit un fantasme de psyché commune où les membres du couple se vivent comme ayant une seule psyché pour deux (Ruffiot, 1981) ; la fonction d’individuation sera elle-même subvertie, et le projet du couple sera de créer un couple idéal / idéalisé intolérant aux différences, ce qui orientera la fonction d’intersensorialité vers la recherche d’une identité des perceptions, des pensées, des sensations et des affects ; une diminution de l’importance accordée à la sexualité est généralement rencontrée dans ces couples . Enfin, l’enveloppe imaginaire du couple a pour tâche d’effacer les traces des histoires individuelles, voire des inscriptions généalogiques, ce qui met en défaut la fonction d’inscription des traces et peut donner lieu à des fantasmes d’auto-engendrement qui laissent le couple dans une temporalité circulaire et fermée » (Sommantico, 2008, p. 202-203).

Granjon (2006) propose elle aussi que le groupe familial a pour fonction de relier, articuler et organiser « les espaces psychiques différents, individuels et communs, dans une « enveloppe psychique », véritable peau du groupe » (p. 44) qui entoure l’espace familial en trouvant sa propre source dans le fondement généalogique du groupe familial. L’appareil psychique familial, cet « appareillage des liens », effectue un travail psychique de production, d’association et de transformation des éléments psychiques que les membres du groupe apportent dans l’« espace psychique commun et partagé » (Kaës, 2007) pour former le berceau psychique de la famille où peut naître et se développer le psychisme de l’enfant, son Moi-peau. Mais l’on peut dire aussi que grâce au travail de contenance et de transformation de l’enveloppe familiale les sujets peuvent progressivement mentaliser et différencier leurs parties moi / non-moi, développer les liens familiaux spécifiques.

Pour Granjon, l’enveloppe familiale entretient un rapport privilégié avec la transmission psychique : « Tenu par son enveloppe, l’espace psychique groupal-familial se construit et s’organise en rapport avec cette spécificité » (2005, p. 76). Elle approfondit cette notion en proposant la description d’une enveloppe généalogique familiale (2005), interface, structure

intermédiaire entre le généalogique et le groupal, et souligne son rôle dans la transmission psychique dans la famille : cet appareil « participe au travail de transformation de ce qui est transmis, permettant que ce qui est reçu et imposé par ceux d’avant puisse être acquis et intégré psychiquement par ceux du groupe actuel » (ibid., p. 77). Reprenant la théorisation d’Anzieu (1985 a) sur les deux feuillets de l’enveloppe psychique, elle fait l’hypothèse que le pare-excitation est un lieu de « stockage du négatif de la transmission », pour protéger le groupe familial de « l’envahissement transgénérationnel », et que sur la pellicule-interface vient s’inscrire « ce qui a du sens ».

I.3.1.1. L’entretien collectif

Nous postulons dans le cadre de cette recherche, que « l’intersubjectivité 4 rend possible l’accès au psychisme des sujets étudiés et que le psychisme du chercheur est son principal instrument » (Revault d’Allonnes, 1989).

L’entretien dit « collectif » va ainsi nous permettre de nous introduire dans le « monde commun du couple » où les idéaux, les fantasmes et les interdits appartiennent à la fois à chacun et au couple, d’accéder à cet espace psychique que Jean-Pierre Caillot appelle « espace inter psychique intermédiaire »5.

A travers cet entretien, nous pensons donc atteindre une zone de mise en commun des fantasmes du couple, une co-construction imaginaire, inter subjectivement admissible pour

l’autrui généralisé (Mead).

Mais si l’espace inter-psychique privé, discret est normalement, certes développé, il n’empêche cependant pas la constitution et la préservation d’un espace individuel, intra -psychique intime et secret (Carel, 1992). Il est vrai que le désir d’enfant relance les enjeux psychiques interpersonnels du couple, et l’enfant est fantasmé différemment pour chaque membre du couple, avec cette part d’indicible appartenant à la libido de chacun et reliée aux vécus de l’enfance.

Comme le formule A. Eiguer (2008), nous pouvons définir le lien intersubjectif comme une relation de réciprocité entre deux sujets, chez qui les inconscients s’influencent mutuellement …. [Il] est largement tributaire du fonctionnement inconscient et finit par configurer une nouvelle spatialité psychique » (p.28)

4

J-P Caillot définit l’espace inter- psychique comme « le lieu psychique de la mise en commun des fantasmes Dans cet espace, le fantasme est partagé ; il est commun. Cette mise en commun des idéaux et des interdits de cet espace psychique intermédiaire appartient, à la fois, à chacun et au couple. »

C’est à partir des données recueillies dans l’entretien collectif et de ce que nous avons pu en comprendre à partir de nos propres mouvements psychiques (puisque c’est par eux que le matériel recueilli est traité), que nous allons tenter d’approfondir dans un second temps certaines thématiques jugées pertinentes pour la compréhension de notre objet de recherche. L’approche clinique postule que le psychisme du chercheur constitue un instrument de connaissance : « son appareil psychique, sa psyché, son fonctionnement mental, sa capacité de ressentir, de comprendre, d’élaborer » (Chiland, 1983). Car si, dans une recherche, « le clinicien n’est pas au service de celui qu’il écoute, mais en quête d’un savoir sur ce dernier, pour lui-même et pour d’autres, dans la mesure où il cherche à approcher des aspects de la vie psychique, il est obligé d’en passer par son propre psychisme » (Yelnick, 2005, p. 142).

I.3.1.2. L’entretien individuel

L’entretien individuel nous permet d’explorer la dimension transgénérationnelle qui agit au sein de chaque membre du couple et qui inscrit chacun dans une histoire singulière. Il nous semble que c’est à cet endroit que va se déployer toute la complexité du désir d’adoption, ou de cette demande, et que nous allons toucher à l’intime et à l’infantile de chaque sujet.

I.3.2. Relation avec le sujet de recherche

« La subjectivité n’est pas, comme dans les sciences exactes, un bruit, un obstacle à la connaissance », elle est « un moyen, sa prise en compte une méthode » (Revault d’Allonnes) ; elle « fait partie de l’instrumentation de la recherche » (Filloux, 1996) ; l’implication du chercheur, dit encore Barus-Michel (1996), est « accès à l’analyse ». Nous sommes nous-même fille de, sœur de, et mère de. Cette recherche qui réinterroge la filiation, la place de chacun dans « la famille » et le désir d’enfant, nous conduit à revisiter

des éléments de notre histoire familiale personnelle passée et présente. La narration de la configuration de la fratrie de Monsieur B, de ses difficultés à se distancier

de ses parents et à accepter sa place de cadet dans sa fratrie fait écho à une problématique infantile personnelle, comme nous le laissons entendre dans la relance suivante :

que j’aurai pu rester très dépendant […] ma sœur justement je la voyais beaucoup plus indépendante de ce côté-là et c’est elle qui est restée très proche de mes parents

P : ca résonne…je suis moi aussi la cadette

Père : c’est toujours cette position de cadet [….]

D’autre part, cette investigation entre inévitablement en résonnance avec notre propre perception de la parentalité et de la filiation nous imposant ainsi une réflexion sur les projections inconscientes vis-à-vis de notre objet de recherche et sur les affects éprouvés au moment de l’interview et de l’analyse des données.

Nous ne pouvons parler ni de proximité avec ce sujet de recherche, ni véritablement de distance. En effet nous ne connaissons pas dans notre environnement proche, de personnes ayant adopté dans les conditions définies dans cette recherche. L’acte d’adopter ne nous a jamais interrogées avant sa médiatisation outrancière, lorsqu’il est produit par des personnes en manque d’enfant du fait de leur incapacité à procréer. C’est bien l’adoption plénière et internationale, par des couples ayant déjà une filiation biologique qui nous interpelle et

engendre des ressentis de colère et d’incompréhension. L’adoption plénière crée pour l’adopté une nouvelle filiation qui lui confère les mêmes droits

que s’il était né de parents adoptifs. Et conjointement, en situant la filiation adoptive comme unique référence de filiation, elle efface la filiation biologique. Elle apparait ainsi comme la « volonté d’instituer le simulacre d’une filiation naturelle comme une thérapie sociale et juridique », pour reprendre la formulation de Dahoun « elle ne donne donc aucun statut à un lien qui ne s’est pas engagé selon elle, celui de l’enfant avec sa famille biologique ». Or l’enfant adopté a déjà une identité, un passé, un groupe d’appartenance. Et bien souvent les parents, les grands-parents, les oncles, les tantes, les frères et sœurs sont connus. En arrivant en France, il subit un changement radical d’identité, il change toujours de nom, parfois de prénom, de famille, de groupe ethnoculturels et de références et doit ainsi effectuer un travail de deuil dans lequel il élabore sa nostalgie, ses pertes et se déconnectera de ses objets transitionnels. Dans notre système de représentation, l’adoption plénière et internationale constitue une violence inouïe faite à l’enfant.

Pourquoi infliger de tels deuils à un enfant qui n’a pas demandé à venir, lorsqu’on n’est pas en ‘’manque d’enfant’’, ce que nous supposons au moment du projet de cette recherche ? D’autre part, les circonstances dans lesquelles se font certaines adoptions , le choix de l’enfant

en fonction du pays d’origine , de son âge, de son état physique et/ou mental pourraient laisser penser que l’enfant est d’avantage assimilé à un bien de consommation, un objet dont on dispose et que l’on s’attribue, qu’à un sujet pensant et désirant. Or « l’enfant n’est pas un bien social » contrairement aux clichés actuels, véhiculés par les médias et dans certains discours politiques (Flavigny, 2000). Par ailleurs, certains parents adoptants en laissant entendre leurs fantasmes péjoratifs concernant les hypothétiques géniteurs de leur enfant, visent à valoriser leur acte d’adoption. Tout se passe comme s’il y avait une sur évaluation de leurs compétences parentales, validées par les organismes agréés ; ils construisent le mythe de l’enfant sauveur –sauvé, où ils font figure de parents idéaux, dans une contre identification défensive. Alors que leur relation s’organise dans une économie psychique qui vise avant tout la sauvegarde de leur narcissisme.

Parce que les gens » ah oui, vous êtes formidables » quelqu’un qui vous a jamais vu « vous êtes quelqu’un de formidable »

Tout cela vient récuser la déclaration qui fonde actuellement l’adoption « l’adoption est faite pour donner une famille à un enfant qui n’en a pas ». Compte tenu de tels éprouvés, une question s’impose à nous : dans quelle mesure pouvons-nous encore évoquer la juste distance avec notre sujet de recherche ? Tous les chercheurs s’accordent à dire que « le choix du sujet dans le travail de recherche est rarement neutre ». D’autre part, ce thème qui invite à une réflexion, se transforme par la suite au fil des recherches en objet construit, élaboré et problématisé, et ce processus même entraîne un rapport changeant au sujet choisi à l’origine. C’est ainsi que le chercheur s’écarte d’un jugement pour faire émerger une objectivation de l’objet. (Hamisultane, 2014). En effet, de rencontre en rencontre, notre colère a laissé place à l’empathie, et notre incompréhension vis-à-vis de cette démarche s’est transformée en curiosité. Car derrière ce désir de faire sien, à tout prix, le fils d’autres, se cache des histoires de vie passionnantes et émouvantes où l’on oscille ainsi entre parents « sauveurs » et « enfant réparateur ».

I.3.3. Formulation de la consigne

La consigne de départ « pouvez- vous me parler de votre désir d’adopter » est invariable pour tous les couples, et pour les deux types d’entretiens. La durée des entretiens n’est pas fixée au départ, nous constatons cependant qu’elle est approximativement la même (60

minutes) pour tous.

Dans l’après coup, nous nous sommes interrogées sur la formulation de cette consigne. D’une part elle découle du postulat qu’il y a, chez tous les adoptants de notre étude, un désir

d’adopter. Or, nous le verrons dans l’analyse des entretiens et notamment dans celle de Monsieur B, que ce n’est pas toujours le cas. L’énonciation de ce signifiant a ainsi pu freiner l’émergence du discours de l’un ou l’autre des sujets interviewés. D’autre part, elle fait appel à l’évocation d’un désir appartenant au passé, un désir « comblé » par l’arrivée de l’enfant dans la famille, et dont la présence au moment de la recherche n’est plus actuelle, comme en témoigne l’énoncé suivant de Madame B :

Et heu vous auriez d'mander avant qu'il arrive on était déjà dans un état d'esprit et là deux ans et demi après heu la vie elle a bien repris son cours quoi…

La consigne suivante: « est-ce que vous voulez bien qu’on parle de l’adoption de votre enfant ? » nous parait ainsi plus appropriée.