• Aucun résultat trouvé

M´ethodes Formelles Approche Probabiliste

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "M´ethodes Formelles Approche Probabiliste"

Copied!
17
0
0

Texte intégral

(1)

M´ethodes Formelles Approche Probabiliste

Arnaud Sangnier IRIF - Universit´e de Paris

Cours 6

(2)

V´erification de syst`emes probabilistes)

Introduction de probabilit´es dans les mod`eles Pourquoi ?

• Algorithme ’randomis´e’

• Mod´elisation de comportements non fiables et partiellement pr´edictibles

• ´Evaluation de performances de syst`emes

(3)

Nouveaux mod`eles et propri´et´es

Mod`eles

1 Chaˆınes de Markov `a temps discret (chaˆınes de Markov)

• Tous les choix sont probabilistes

• Syst`eme de transitions o`u le choix du sucesseur est une distribution probabiliste

2 Processus de d´ecision markovien

• Choix probabilistes et non d´eterministes

• Choix entre plusieurs distributions probabilistes pour le sucesseur Propri´et´es

1 qualitatives

• Permettent de dire que des ´ev´en´ement arrivent presque sˆurement (avec probabilit´e 1) ou presque jamais (avec probabilit´e 0)

2 quantitatives

• Permettent de pr´eciser les probabilit´es des ´ev´en´ements avec des

valeurs autres que 0 ou 1

(4)

Chaˆınes de Markov `a temps discret

On les appelera chaˆınes de Markov (CM)

D´efinition

Une chaˆıne de Markov M est un n-uplet (S, P, s in , PA, L) o`u :

• S est l’ensemble des ´etats

• P : S ⇥ S 7! [0; 1] est la fonction de transitions probabiliste telle que ⌃ s

0

2S P(s, s 0 ) = 1 pour tout s 2 S

• s in 2 S est l’´etat initial

• PA est l’ensemble des propositions atomiques

• L : S 7! 2 PA est la fonction d’´etiquetage

• [ 0 ; 1 ] correspond aux r´eels compris entre 0 et 1

• La fonction P d´efinit pour chaque ´etat s la probabilit´e P(s, s 0 ) dans l’´etat s 0

• Dans le cours, nous supposerons que S est fini et P(s, s 0 ) est

rationnel.

(5)

Exemple - I chained narkovpomlanoadepiice

0 Silvius

.

.su }

I face ) ⑦

C

pile ) Phin .hr/iPlsinrhk1 On PCs

,

.si/-Pfsz.szle1LCsinl--o/LsakIfaulLCh/-Lpile

)

.

(6)

Exemple - II

chain dedukoopomsimulaundicibfaasavecunepv.ee

.

&

or a

sJ or " In :÷÷ E.

. '=

.

no na 9% 0

.

Da

-

la) 14 133 43 43 163

Est

. a -

que limited ? oui

.

AAH

-.

I. Katt .tt#t---I-nlin.zi?.GHie1

(7)

Exemple - III

Envoi oh menages

en

boules

.

si

an

message est perdu

,

on he rien ai

.

Probability

a' an

menage

re

pack

:

Ko

d

%m÷m⑨ t

(8)

Chaˆınes de Markov vs. Syst`emes de transitions

BUT : V´erifier des propri´et´es sur des chaˆınes de Markov

Approche na¨ıve : On transforme une chaˆıne de Markov M = (S, P, s in , PA, L) en un syst`eme de transitions ST M = (S, ! , s in , PA, L) avec s ! s 0 ssi P(s, s 0 ) > 0

• Dans ST M la propri´et´e Fface n’est pas v´erifi´ee, mais dans M la probabilit´e d’avoir Fface est ´egale `a 1

• Dans M , on verra presque sˆurement un jour face

• On va donc vouloir raisonner sur un espace de probabilit´e

: o .

Intel

Ifans Intl stn Ifan )

(9)

Rappels math´ematiques - I

D´efinition

Soit ⌦ un ensemble appel´e l’univers. Une tribu sur ⌦ est un ensemble A ✓ 2 tel que :

1 A 6 = ;

2 Pour tout B 2 A , on a ⌦ \ B 2 A (stable par compl´ement)

3 Soit (B n ) n2N un famille d’´el´ements de A, alors S

n2N B n 2 A (stable par union d´enombrable)

• Un couple (⌦, A ) o`u A est une tribu sur ⌦ est appel´e un espace mesurable.

Remarque :

• Par d´efinition ⌦ 2 A et A est stable par intersection d´enombrable

(10)

Rappels math´ematiques - II

D´efinition

Soit (⌦, A ) un espace mesurable. Une mesure de probabilit´e sur (⌦, A ) est une fonction P : A 7! [0; 1] telle que :

1 P (⌦) = 1

2 SI (B n ) n2M est une famille d’´el´ements de A telle que pour tout i , j 2 N , i 6 = j implique B i \ B j = ; alors P ( S

n2N B n ) = ⌃ n2N P (B n ).

• Un espace probabiliste est un triplet (⌦, A , P ) o`u (⌦, A ) est un espace mesurable et P est une mesure de probabilit´e sur (⌦, A )

• Dans ce contexte, on dit que les ´el´ements de A sont mesurables Quelques r`egles utiles :

• Pour tout B 2 A, on a P (⌦ \ B) = 1 P (B)

• Pour tout B, B 0 2 A , si B ✓ B 0 alors

P (B 0 ) = P (B) + P (B 0 \ B) P (B)

(11)

Exemple

• Pi`ece pour faire pile ou face

• L’univers est ⌦ = { pile, face }

• On prend comme tribu A = {; , { pile } , { face } , { pile, face } , }

• Et comme mesure de probabilit´e :

• P ( ; ) = 0

• P ( { pile } ) =

12

• P ( {face} ) =

12

• P ( { pile, face } ) = 1

(12)

Quelques d´efinitions

Soit M = (S, P, s in , PA, L) une chaˆıne de Markov.

• Un chemin fini est une s´equence finie d’´etats s 0 s 1 . . . s n telle que pour tout i 2 0, . . . , n 1, on a P(s i , s i+1 ) > 0

• On note ChemFin(M , s) l’ensemble des chemins finis de M commenc¸ant en s

• Un chemin infini est une s´equence infinie d’´etats s 0 s 1 s 2 . . . telle que pour tout i 2 N, on a P(s i , s i+1 ) > 0

• Une ex´ecution est un chemin infini s 0 s 1 s 2 . . . tel que s 0 = s in

• On note Exec(M ) l’ensemble des ex´ecutions de M

(13)

Espace probabiliste associ´e

`a une chaˆıne de Markov

Soit M = (S, P, s in , PA, L) une chaˆıne de Markov.

• Soit ⇡ ˆ 2 ChemFin(M , s in ), le cylindre associ´e `a ⇡ ˆ est d´efini par Cyl(ˆ ⇡) = { ⇡ 2 Exec(M ) | ⇡ ˆ est pr´efixe de ⇡ }

• On prend comme univers Exec(M ) et comme tribu sur Exec(M ), la plus petite tribu qui contient tous les Cyl(ˆ ⇡) pour tout

ˆ

⇡ 2 ChemFin(M , s in ), on note T Cyl,M cette tribu

On d´efinit ensuite P M : T Cyl,M 7! [ 0 ; 1 ] pour chaque cylindre Cyl(s 0 s 1 . . . s n ) (avec s 0 s 1 . . . s n 2 ChemFin(M, s in ) ), on a :

• P M (Cyl(s 0 s 1 . . . s n )) = ⇧ n i=0 1 P(s i , s i +1 ), et,

• P M (Cyl(s in )) = 1.

Parfois, on aura besoin de changer l’´etat initial de M, ainsi pour

s 2 S, on note M s = (S, P, s, PA, L) et on alors :

(14)

Exemple

d

%mm⑨ ←

¥

-

.

sin envoi avi

.

perdu perdu

off hill

=

1

.

%

.

'

.

Yo

--

Koo

(15)

Propri´et´es mesurables - I

• ´Etant donn´ee une chaˆıne de Markov M = (S, P, s in , PA, L) , on va supposer que PA = S et pour tout s 2 S, on a L(s) = { s } . On confond les ´etats et leurs propositions atomiques.

• On va utiliser des notations `a la LTL pour caract´eriser des

´ev´enements (ie des sous-ensembles de Exec(M)), Soit A, B ✓ S.

• FB = {s

0

s

1

. . . 2 Exec(M) | 9j.s

j

2 B} (i.e. on voit un jour un

´el´ement de B)

• GB = {s

0

s

1

. . . 2 Exec(M) | 8j.s

j

2 B} (i.e. on voit toujours un

´el´ement de B)

• GFB = {s

0

s

1

. . . 2 Exec(M) | 8i . 9j . i  j and s

j

2 B} (i.e. on voit

infiniment souvent un ´el´ement de B)

• FGB = {s

0

s

1

. . . 2 Exec(M) | 9i . 8j . i < j implies s

j

2 B} (i.e. au bout d’un moment on on voit toujours B)

• A U B = {s

0

s

1

. . . 2 Exec (M) | 9j . s

j

2 B et 8i . i < j implies s

i

2 A}

(i.e. au bout d’un moment on voit B et avant on voit toujours A)

(16)

Propri´et´es mesurables - III

• Pour une telle formule et une ex´ecution ⇡, on notera ⇡ | = ssi

⇡ 2

• ´Etant donn´e s 2 S, on va s’int´eresser `a la probabilit´e suivante : P M (s | = ) = P M

s

(⇡ 2 Exec(M s ) | ⇡ | = )

• Pour que cela soit correct, il faut montrer que

{ ⇡ 2 Exec(M s ) | ⇡ | = } est mesurable !!

(17)

Propri´et´es mesurables - IV

Th´eor`eme

FB, GB, GFB, FGB et AUB sont des ´ev´enements mesurables pour la chaˆıne de Markov M .

Preuve :

• On a GB = Exec(M ) \ (F (S \ B)) et FGB = Exec(M) \ GF(S \ B)

• Il nous reste `a traiter FB GFB et AUB.

FB = [

{s

0

...s

n

2ChemFin(M,s

in

)|s

0

,...,s

n 1

2B / et s

n

2B}

Cyl(s 0 ...s n )

• Donc FB est mesurable, le mˆeme raisonnement vaut pour AUB et :

P M (FB) = X

{s

0

...s

n

2ChemFin(M,s

in

)|s

0

,...,s

n 1

2B / et s

n

2B}

P (Cyl(s 0 ...s n ))

GFB = \ [ [

Cyl(s 0 ...s m )

Références

Documents relatifs

Our system, ProApproX, has the characteristic of not relying on a single algorithm to evaluate the probability of a lineage formula but of deciding on the algorithm to be used based

Avoir au moins deux appartements rentables est l’´ ev´ enement contraire d’en avoir 0 ou 1.. Si elle s’arrˆ ´ ete au deux feux elle perd 2 minutes, elle met donc

Lire graphiquement le coefficient direc- teur ou indiquer s’il n’existe pas la

b) Quelle est la probabilit´e que l’attente entre deux appels soit comprise entre 1 et 2 minutes? soit inf´erieure. `a 10 minutes? soit sup´erieure ` a

Une application du lemme de Borel-Cantelli (semblable `a celle au singe savant) montre que dans la suite (X i ) i ≥  la suite  apparaˆıt k fois de suite une infinit´e de

Soit X une variable al´ eatoire

MASTER 1 GSI- Mentions ACCIE et RIM La Citadelle - ULCO Mesures et analyses statistiques de donn´ ees - Probabilit´ es.. Novembre 2012 - Contrˆ ole Continu, Semestre

On consid` ere le lancer d’un d´ e truqu´ e pour lequel le un le quatre et le cinq sortent deux fois plus souvent que le deux et le trois et trois fois moins souvent que le six..