ECS 1
Lyc´ ee H´ el` ene Boucher
Concours blanc novembre 2020
Epreuve de math´ ´ ematiques n o 2
Corrig´ e
Probl`eme 1
Pour tout n∈N∗, on d´esigne par fn la fonction d´efinie par fn(x) =xnln(1 +x).
On note Cn sa courbe repr´esentative dans un rep`ere orthonormal.
Etude de fonctions ´
1. x7→xn est d´efinie surR (pourn∈N∗. Par ailleurs la fonction ln est d´efinie surR∗+ etx+ 1∈R∗+ si et seulement six >−1. Donc par composition et produit, fn est d´efinie sur I =]−1,+∞[ .
2. Pour toutn∈N∗, soithn la fonction d´efinie surI par
hn(x) =nln(1 +x) + x 1 +x.
(a) Par composition (comme pourfn) et quotient (car 1 +x6= 0 six >−1), la fonctionhnest d´efinie et d´erivable sur I.
Pour toutx∈I,h0n(x) = n
1 +x + 1
(1 +x)2 = n+ 1 +nx
(1 +x)2 , qui est du signe de n−1 +nx.
Or n+ 1 +nx >0⇔x >−n+ 1
n . Comme−n+ 1
n <−1,h0n est positive sur I.
Donchn est strictement croissante surI.
x= 1 2 ln(2).
Pour toutn, le point d’abscisse x= 1−2 ln(2) sur la droite Tn a pour ordonn´ee : y= 2n+ 1
4 (−2 ln(2)) +nln(2) +1 2 = 1
2(1−ln(2)).
Donc les droitesTn sont concourantes au point
1−2 ln(2),1
2(1−ln(2))
. 3. Comme `a la question 1,fn est d´erivable sur I.
Pour toutx∈I, on afn0(x) =nxn−1ln(1 +x) + xn
1 +x =xn−1hn(x).
Le signe de xn−1 d´epend de la parit´e denet celui de hn est connu.
Par produit, on a lim
x→+∞fn(x) = +∞ et lim
x→−1fn(x) =
(+∞ sinest impair,
−∞ sinest pair. . Finalement pourn pair :
x fn0(x)
fn(x)
−1 0 +∞
+ 0 +
−∞
−∞
+∞
+∞
0
Et pour nimpair :
x fn0(x)
fn(x)
−1 0 +∞
− 0 +
+∞
+∞
0 0
+∞
+∞
4. Les points (0,0) et (1,ln(2)) sont sur toutes les courbesCn.
Ce sont les seuls. En effet pour C1 et C2, on a un point d’intersection (x,y) si et seulement si xln(1 +x) =x2ln(1 +x)⇔x=x2, qui n’a que deux solutions : 0 et 1.
5. (a) Pour toutx >0, fn+1(x)−fn(x) =xnln(1 +x)(x−1).
Finalement :
x fn+1(x)−
fn(x)
0 1 +∞
0 − 0 +
(b) Pour toutx∈]−1,0[, f3(x)−f1(x) = (x2−1)xln(1 +x) <0 . (c) On a toujours fn(x)
x −−−−→
x→+∞ +∞, doncC1,C2etC3admettent une branche parabolique verticale en +∞.
(d) La tangente (commune) `a ces courbes en 0 est la droite d’´equation y= 0.
C3 C2
C1
C3
C2 C1
Suite et fin
6. Pour tout n∈N∗,fn est continue et strictement croissante surR∗+, `a valeurs dans R∗+, qui contient 1.
D’apr`es le th´eor`eme de la bijection, il existe un unique an∈R∗+ tel quefn(an) = 1 .
7. Pour toutn∈N∗,fn(1) = ln(2)<1 =fn(an). Comme f est strictement croissante, an>1 .
8. fn+1 −fn est positive sur ]1,+∞[ donc fn+1(an) > fn(an) = 1 = fn+1(an+1). Comme fn+1 est strictement croissante, on a doncan> an+1, donc (an) est d´ecroissante .
9.
1 + 1
n n
= exp
nln
1 +1 n
. Or ln(1 +x)
x −−−→
x→0 1 (taux d’accroissement) donc ln 1 + n1
1 n
−−−−−→
n→+∞ 1.
Finalement,
1 + 1 n
n
−−−−−→
n→+∞ e.
Comme ln
1 + 1 + 1 n
−−−−−→
n→+∞ ln(2), on a lim
n→+∞fn
1 + 1 n
=e×ln(2), qui est >1.
Donc `a partir d’un certain rang, fn
1 +1
> fn(an) et donc an <1 + 1
par stricte croissance de
A Premi` ere partie
1. f est bien d´efinie surR. De plus, pour tout x∈R, f(−x) = e−2x−1
e−2x+ 1 = e−2x(1−e2x)
e−2x(1 +e2x) =−e−2x−1
e−2x+ 1 =−f(x).
Donc f est impaire .
2. f est d´erivable sur Ret pour toutx∈R,
f0(x) = 2e2x(e2x+ 1)−2e−2x(e2x−1)
(e2x+ 1)2 = 4e2x (e2x+ 1)2. f0(x)>0 pour tout x∈Rdonc f est strictement croissante surR.
3. lim
x→−∞f(x) =−1.
f(x) = e2x 1−e12x
e2x 1 +e12x
= 1− e2x1
1 +e2x1
. Donc lim
x→+∞f(x) = 1 .
4.
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
−1 1
5. Soit I =]−1,1[. f est strictement croissante sur Ret `a valeurs dansI.
Donc elle r´ealise une bijection deR surI . Pour toutx∈Ret tout y∈]−1,1[, on a y= e2x−1
e2x+ 1 ⇔ y(e2x+ 1) =e2x−1
⇔ e2x(1−y) = 1 +y
⇔ ex=
r1 +y
1−y car 1 +y 1−y >0
⇔ x= ln
r1 +y 1−y
car
r1 +y 1−y >0 Doncf−1 est d´efinie par : ∀x∈]−1,1[, f−1(x) = ln
r1 +x 1−x
! . 6. Pour tousa,b∈R,
∀a,b∈R, f(a) +f(b) 1 +f(a)f(b) =
e2a−1
e2a+1+ee2b2b−1+1
1 +ee2a2a−1+1 e2b−1 e2b+1
=
(e2a−1)(e2b+1)+(e2a−1)(e2b+1) (e2a+1)(e2b+1) (e2a+1)(e2b+1)+(e2a−1)(e2b−1)
(e2a+1)(e2b+1)
= 2(e2(a+b)−1) 2(e2(a+b)+ 1)
= f(a+b).
7. Commef est une bijection, siαetβappartiennent `a l’intervalleI, alors il existeaetbleurs ant´ec´edents respectifs parf, c’est-`a-dire tels queα=f(a) etβ =f(b). Dans ce cas, d’apr`es la question pr´ec´edente,
f(a+b) = f(a) +f(b)
1 +f(a)f(b) = α+β 1 +αβ Ceci montre que α+β
1 +αβ appartient `a f(R) (c’est l’image de a+b) et donc appartient `aI .
B Deuxi` eme partie
2. Pour toutz tel que|z|<1, |αz|<1 d’o`uαz 6= 1 et donc 1−αz6= 1. Donc z α
1−αz est bien d´efini . De plus, la question pr´ec´edente montre que
z−α 1−αz
<1 donc z−α
1−αz ∈D . 3. Pour toutz∈D et tous α, β∈I,
(hα◦hβ)(z) = hβ(z)−α 1−αhβ(z) =
z−β 1−βz −α 1−α1−βzz−β
=
z−β−α+αβz 1−βz 1−βz−αz+αβ
1−βz
= z(1 +αβ)−(α+β) 1 +αβ−(α+β)z
= z−1+αβα+β 1−(α+β)z1+αβ
= hα+β 1+αβ
(z).
On a donc montr´e que hα◦hβ =hα+β 1+αβ
.
4. Pour tousa,b∈R,H(a+b) =hf(a+b) =hf(a)+f(b) 1+f(a)f(b)
=hf(a)◦hf(b).
5. Remarquons tout d’abord que h0 = IdD etf(0) = 0 (utiliser l’expression def−1 pour le d´eterminer).
Pour toutα∈I, il existe a∈R tel queα=f(a).
D’apr`es la question pr´ec´edente, hf(a)◦hf(−a)=H(a+ (−a)) =H(0) =hf(0) =h0= IdD. De mˆemehf(−a)◦hf(a)= IdD.
Notons aussi que f(−a) =−f(a) =−α carf est impaire.
Finalement on a montr´e que hα est une bijection et h−1α =h−α .