ECS 1
Lyc´ ee H´ el` ene Boucher
Concours blanc juin 2021
Epreuve de math´ ´ ematiques n o 2
Corrig´ e
Probl`eme 1
Partie 1 : pr´eliminaires (les trois questions sont ind´ependantes) 1. (a) n=input(’entrez une valeur pour n :’)
x=1:n u = 0
for k = 1:n u = u + 1/k end
u = u/n disp(u)
(b) Soit k∈N∗, la fonction ln est de classeC1 sur l’intervalle [k,k+ 1] et
∀t∈[k,k+ 1], 1
k+ 1 6ln0(t)6 1 k L’in´egalit´e des accroissements finis nous assure alors que
1
k 6ln(k+ 1)−ln(k)6 1 k
(c) En sommant les in´egalit´es pr´ec´edentes on obtient
n−1
X
k=1
1 k+ 1 6
n−1
X
k=1
ln(k+ 1)−ln(k)6
n−1
X
k=1
1 k C’est-`a-dire
n
X
k=2
1
k 6ln(n)6
n−1
X
k=1
1 k D’o`u
−16ln(n)−
n
X
k=1
1 k 6−1
n
Et ainsi
06 1
n 6un61 On a donc montr´e que
∀n∈N∗, 06un61 2. (a) Soit n∈N∗ ett∈[0,x], on a
n
X
p=1
tp−1=
n−1
X
p=0
tp = 1−tn 1−t Ainsi
∀n∈N∗, ∀t∈[0,x],
n
X
p=1
tp−1 = 1−tn 1−t (b) D’apr`es la question pr´ec´edente on a
Z x 0
n
X
p=1
tp−1dt= Z x
0
1−tn 1−t dx Or
Z x 0
n
X
p=1
tp−1dt=
n
X
p=1
Z x 0
tp−1dt=
n
X
p=1
xp p
Et Z x
0
1−tn 1−t dx=
Z x 0
1 1−tdx−
Z x 0
tn
1−tdx=−ln(1−x)− Z x
0
tn 1−tdt Finalement, on a bien
n
X
p=1
xp
p =−ln(1−x)− Z x
0
tn 1−tdt (c) On ax∈[0,1[.
Pour toutt∈[0,x[ on a donc 1−x <1−t61 ainsi
∀t∈[0,x[, tn6 tn
1−t 6 tn 1−x On en d´eduit, en int´egrant sur le segment [0,x] que
xn+1 n+ 1 6
Z x 0
tn
1−tdt6 1 1−x
xn+1 n+ 1 Par croissance compar´ee, on a lim
n→+∞
xn+1
n+ 1 = 0 et lim
n→+∞
1 1−x
xn+1 n+ 1 = 0.
Ainsi, d’apr`es le th´eor`eme des gendarmes, on a
n→+∞lim Z x
0
tn
1−tdt= 0
(d) En faisant tendrenvers +∞dans l’´egalit´e de la question 2.(b), on en d´eduit que la s´erie de terme g´en´eral xp
p est convergente et
+∞
X
p=1
xp
p =−ln(1−x)
3. (a) Soit n∈N∗, on a
n
X
k=1
ck=
n
X
k=1 k
X
i=1
aibk−i
=
n
X
i=1 n
X
k=i
aibk−i
=
n
X
i=1
ai
n
X
k=i
bk−i
!
=
n
X
i=1
ai n−i
X
j=0
bj
Comme les suite (ai)i∈N∗ et (bj)j∈N sont `a termes positifs, on a alors
∀i∈J1,nK, ai
n−i
X
j=0
bj 6ai
n
X
j=0
bj
Ainsi
n
X
k=1
ck6
n
X
i=1
ai n
X
j=0
bj 6
n
X
i=1
ai
!
n
X
j=0
bj
De mani`ere similaire on a
2n
X
k=1
ck=
2n
X
i=1
ai
2n−i
X
j=0
bj
L`a encore, comme les suite (ai)i∈N∗ et (bj)j∈N sont `a termes positifs, on a alors
∀i∈J1,nK, ai
2n−i
X
j=0
bj >ai
n
X
j=0
bj (on a 2n−i>n) D’o`u
n
X
k=1
ck>
n
X
i=1
ai
n
X
j=0
bj >
n
X
i=1
ai
!
n
X
j=0
bj
Finalement on a montr´e que
∀n∈N∗,
n
X
k=1
ck6
n
X
k=1
ak
! n X
k=0
bk
! 6
2n
X
k=1
ck
(b) Les s´eries de terme g´en´eral (an)n∈N et (bn)n∈N sont `a termes positifs et convergent, ainsi on a
∀n∈N, 06
n
X
k=1
ak6A, et 06
n
X
k=0
bk 6B
Ainsi
∀n∈N,
n
X
k=1
ck6AB
La s´erie de terme g´en´eral (cn)n∈N est ainsi un s´erie `a termes positifs dont les sommes partielles sont major´ees, elle converge donc.
On peut alors passer `a la limite dans l’´egalit´e obtenue `a la question pr´ec´edente qui nous donne alors
+∞
X
k=1
ck 6AB6
+∞
X
k=1
ck
En conclusion, la s´erie de terme g´en´eral cn converge et on a :
+∞
X
n=1
cn=
+∞
X
n=1
an
! +∞
X
n=0
bn
!
(c) i. il est clair que, pour x>0, les s´eries de termes g´en´erauxan etbn sont `a termes positifs.
Commex∈[0,1[ la s´erie de terme g´en´eralbn est une s´erie g´eom´etrique de raison appartenant
`
a ]−1,1[, elle converge donc.
On a montr´e `a la question 2.(d) que la s´erie de terme g´en´eral converge et que
+∞
X
k=1
ak =
−ln(1−x).
Finalement les s´eries de termes g´en´erauxan etbn sont `a termes positifs et convergentes.
ii. n=input(’entrez une valeur pour n :’) x=input(’entrez une valeur pour x :’) S = 0
for k=1:n
S = S + (x^k/k)*x^(n-k) end
disp(S)
iii. Pourn∈N∗ on a
cn=
n
X
k=1
xk
k xn−k=xn
n
X
k=1
1 k Ainsi
∀n∈N∗, cn=xn
n
X
k=1
1 k
Partie 2 : ´etude d’une fonction d´efinie comme somme d’une s´erie
4. (a) Pour x∈[0,1[, en prenant les suites d´efinies `a la question 3.(c) on a
+∞
X
n=1 n
X
k=1
1 k
! xn=
+∞
X
n=1
cn
=
+∞
X
n=1
an
! +∞
X
n=0
bn
!
=
+∞
X
n=1
xn n
! +∞
X
n=0
xn
!
Ainsi, on a bien
+∞
X
n=1 n
X
k=1
1 k
! xn=
+∞
X
n=1
xn n
! +∞
X
n=0
xn
!
(b) On sait que
+∞
X
n=1
xn
n =−ln(1−x) et
+∞
X
n=0
xn= 1 1−x D’o`u
+∞
X
n=1 n
X
k=1
1 k
!
xn= −ln(1−x) 1−x
5. (a) La fonctionu7→ln(u) est concave, elle est donc en dessous de toutes ses tangentes.
En particulier elle est en dessous de sa tangente en 1 qui a pour ´equation y=x−1.
En d’autres termes
∀u∈R∗+ ln(u)6u−16u On a donc bien
∀u∈R∗+ ln(u)6u (b) On a
∀n∈N, 06(ln(n))xn6nxn
La s´erie de terme g´en´eral nxn est convergente en tant que s´erie g´eom´etrique d´eriv´ee de raison appartenant `a ]−1,1[.
Ainsi, la s´erie de terme g´en´eral (ln(n))xn (n≥1) est une s´erie `a termes positives dont le terme g´en´eral est major´ee par le terme g´en´eral d’une s´erie convergente.
La s´erie de terme g´en´eral (ln(n))xn (n≥1) est donc convergente.
6. On pose :f(x) =
+∞
X
n=1
(ln(n))xn.
(a) On a vu `a la question 1.(c) que, pour n∈N∗ on a 06
n
X
k=1
1
k −ln(n)61 Ainsi
∀n∈N∗,
n
X
k=1
1
k−16ln(n)6
n
X
k=1
1 k D’o`u
∀n∈N∗, xn
n
X
k=1
1
k−xn6ln(n)xn6xn
n
X
k=1
1 k
On a d´ej`a prouv´e que tous les termes de cette in´egalit´e sont les termes g´en´eraux de s´eries conver- gentes, on peut donc sommer ces in´egalit´es pour nallant de 1 `a +∞. On obtient
+∞
X
n=1
xn
n
X
k=1
1 k
!
−
+∞
X
n=1
xn6f(x)6
+∞
X
n=1
xn
n
X
k=1
1 k
!
C’est-`a-dire, en exploitant le r´esultat de la question 4.(b).
−ln(1−x)
1−x − x
1−x 6f(x)6 −ln(1−x) 1−x (b) Pour x∈[0,1[ on a
1 + x
ln(1−x) 6 f(x)
−ln(1−x) 1−x
61 On sait que lim
x→1−1 + x
ln(1−x) = 1, ainsi, d’apr`es le th´eor`eme de gendarmes
x→1lim− f(x)
−ln(1−x) 1−x
C’est-`a-dire
f(x) ∼
1−
−ln(1−x) 1−x 7. (a) Soit (x,y)∈[0,1[2 avec x6y.
Pour toutn∈N∗ on a ln(n)xn6ln(n)yn, d’o`u, en sommantf(x)6f(y).
Ainsi f est croissante sur [0,1[.
(b) On af(0) =
+∞
X
n=1
ln(n)×0 = 0 et lim
x→1−
−ln(1−x)
1−x = +∞. D’o`u, par ´equivalence lim
x→1−f(x) = +∞.
On obtient le tableau de variations suivant x
g(x)
0 1
0 0
+∞
+∞
8. (a) D’apr`es l’´etude de variations pr´ec´edentes, on a, pour tout x∈[0,1[,f(x)>0.
On a
f(x) =
+∞
X
n=1
(ln(n))xn= ln(1)x+
+∞
X
n=2
(ln(n))xn=
+∞
X
n=2
(ln(n))xn On a vu que, pour toutn∈N∗, ln(n)6n, ainsi
f(x) =
+∞
X
n=2
(ln(n))xn6
+∞
X
n=2
nxn
Or +∞
X
n=2
nxn=x
+∞
X
n=1
nxn−1−x= x
(1−x)2 −x Ainsi
∀x∈[0,1[, 06f(x)6 x
(1−x)2 −x
(b) On a lim
x→0+
x
(1−x)2 −x. Ainsi, d’apr`es le th´eor`eme des gendarmes, on a lim
x→0+f(x) = 0 =f(0) f est donc continue en 0. Pourx6= 0 on a
06 f(x)−f(0)
x 6 1
(1−x)2 −1 Or lim
x→0+
1
(1−x)2 −1 = 0, ainsi d’apr`es le th´eor`eme des gendarmes, on a lim
x→0+
f(x)−f(0) x−0 = 0.
f est donc d´erivable `a droite en 0 et fd0(0) = 0.
(c) f est continue sur [0,1[. L’int´egrale Z 1
0
f(x) dx n’est donc impropre qu’en 1.
On sait ´egalement quef(x) ∼
1−
−ln(1−x) 1−x , que
∀x∈[0,1[, f(x)>0, et −ln(1−x) 1−x 60 et que la fonction x7→ −ln(1−x)
1−x est continue sur [0,1[.
Ainsi, d’apr`es le crit`ere d’´equivalence pour les int´egrales des fonctions continues et positives, les int´egrales
Z 1 0
f(x) dx et Z 1
0
−ln(1−x)
1−x dx ont mˆeme nature Pour a∈]0,1[ on a
Z a 0
−ln(1−x) 1−x dx=
(ln(1−x))2 2
a 0
= (ln(1−a))2 2 Or lim
a→1(ln(1−a))2 = +∞, ainsi l’int´egrale impropre Z 1
0
−ln(1−x)
1−x dxdiverge et donc L’int´egrale
Z 1 0
f(x) dxest divergente.