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2.1 Fonctions numériques

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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1.5.4 Preuve par récurrence.

Soit k un entier (en général positif) etP une proposition, faire une démonstration par récur- rencede la proposition

nk, P(n) consiste à procéder en deux étapes :

— initialisation : on vérifieP(k) (on démontre queP(k) est vraie),

— hérédité : onfixe nk et on suppose queP(n) est vraie, on démontre alors que P(n+ 1) est aussi vraie.

Ces deux étapes suffisent à démontrer∀nk, P(n).

Exemple 17. Soit a un nombre réel différent de 0 et 1, on considère la suite géométrique (xn) de

raisona :

x0 fixé

n≥0, xn+1=axn alorsxn=anx0 pour toutn≥0.

1.6 Lien avec la théorie des ensembles

On rappelle d’abord quelques définitions classiques.

Notation 6. La proposition “xX” se lit “x est un élément de X”, “x appartient à X” ou “x est dans X”. L’ensemble videest l’ensemble n’ayant aucun élément.

Définition 11. Soit A etB deux ensembles.

Inclusion : Aest inclus dans B, noté AB, si tout élément de Aest aussi un élément de B.

Egalité: A etB sont égaux, noté A=B, s’ils ont les mêmes éléments.

Complémentaire : le complémentaire de A dans B est l’ensemble noté B \A composé des éléments de B qui ne sont pas dans A.

Intersection : l’intersection de A et B est l’ensemble noté AB composé des éléments qui appartiennent à la fois à AetB.

Réunion : la réunion de A et B est l’ensemble noté AB composé des éléments qui appar- tiennent soit à A, soit à B, soit aux deux simultanément.

Notation 7. La notation “AB” se lit aussi “A est une partie de B”. La notation “AB” se lit “A interB”, et la notation “AB” se lit “A union B”.

Notation 8. La notation “B\A” se lit aussi “B moins A”, et est parfois notéeB(A), voireAsi AB et qu’on n’éprouve pas la nécéssité de préciserB.

Exemple 18. On considère les ensembles A = [−1,2[ et B = [0,3]. A-t-on AB ou BA? ExpliciterAB et AB, A\B et B\A.

On peut réécrire ces relations et opérations sur les ensembles de la manière suivante :

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1.5. Propriété– Ensembles et quantificateurs.

SoitA etB deux ensembles, alors on a les équivalences logiques :

AB ≡ ∀aA, aB, A=B ≡ (A⊂B)et(B⊂A), AB ≡ (x∈A) ⇒ (x∈B), A=B ≡ (x∈A) ⇔ (x∈B), xA\B ≡ (x∈A)et(x /∈B) xAB ≡ (x∈A)et(x∈B) xAB ≡ (x∈A)ou(x∈B)

Remarque 14. L’interprétation en termes de quantificateurs des propositions “AB” et “AB”

est à rapprocher de leur lecture en termes d’événements dans le domaine des probabilités, où “AB”

se lit “Aet B” et “AB” se lit “AouB”

Exemple 19. Un exemple classique d’utilisation des équivalences logiques précédentes est la démons- tration des identités suivantes :

E(AB) =EAEB; �E(AB) =EAEB. On peut l’appliquer par exemple pour A= [−1,2[ ,B= [0,3] etE =R.

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2 Fonctions numériques usuelles

2.1 Fonctions numériques

Définition 12 (Fonction numérique). Une fonction numérique f est un procédé qui à tout nombre réel x d’un sous-ensemble Df de R associe un unique nombre réel noté f(x). En général, ce procédé est donné sous la forme suivante :

f: Df →R x�→f(x) L’ensemble Df est appeléensemble de définition de f.

Remarque 15. — Une fonctionf est donc la donnée à la fois du procédé qui permet de calculer sa valeur en un point donné mais aussi de l’ensemble de définitionDf sur lequel ce procédé est défini.

— Ne pas confondre la fonction f et le nombre réel f(x).

Exemple 20. — Pour deux nombres réelsa et b fixés, on peut définir la fonction affinef :x�→

a x+b surDf =R.

— La fonction valeur absolue| · |:x�→|x| est définie surD|·| =R.

— La fonction partie entièreE:x�→E(x) est définie surDE =R.

— La fonction inversef :x�→ 1x est définie surDf =R=R\ {0}.

Définition 13 (Image et antécédent). Soit f une fonction numérique définie sur l’ensemble Df. Si x est un élément de Df alors le nombre réel f(x) est appelé image de x par f. L’ensemble

f(Df) ={f(x) : x∈Df}

qui regroupe toutes les images par f des éléments xde Df est appeléensemble image de f.

Soit y un nombre réel, on appelle antécédent de y par f tout réelx de Df tel que f(x) =y.

Exercice 2. Donner les enseumbles image des fonctions suivantes :

— La fonction valeur absolue| · |:x�→|x| définie surD|·|=R.

— La fonction partie entièreE:x�→E(x) définie surDE =R.

— La fonction inversef :x�→ 1x définie sur Df =R.

Remarque 16. Un réel peut n’avoir aucun antécédent, peut en avoir un seul, ou plusieurs.. voire une infinité.

Exercice 3. Donner des exemples pour chacun des 4 cas de la remarque précédente.

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