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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

Universit´e Claude Bernard–Lyon I CAPES de Math´ematiques : Analyse Ann´ee 2004–2005

Devoir n

1 Suites r´ ecurrentes

I Premi`ere partie

Dans chacun des exercices suivants, on fixe un intervalle I de R et une fonction continue f :I → I. On consid`ere les suites (un)n∈N d´efinies par la donn´ee de u0 ∈ I et la relation de r´ecurrence

un+1 =f(un) (n∈N).

On veut, fort classiquement, d´eterminer le comportement de la suite en fonction de son premier terme. La droite qu’on voit sur chaque graphe a toujours pour ´equation y=x.

1 Ici, I = [−1,+∞[. On fixe un r´eel a >0.

4

3

2

1

0

-1

4 3 2 1 0 -1

x variations

de f

−1 a +∞

0

+∞

: a

+ 0 −

signef(x)−x

(a) On suppose u0 ∈ [−1, a]. Montrer soigneusement que la suite (un)n∈N prend toutes ses valeurs dans [−1, a] et qu’elle est croissante. En d´eduire qu’elle converge, puis sa limite.

(b) Mener une ´etude analogue siu0∈[a,+∞[.

(c) Proposer une fonction f qui a le graphe et le tableau ci-dessus.

2 Ici, I = ]−1,+∞[. On fixe un r´eel a >0.

2,5

2

1,5

1

0,5

0

-0,5

-1

2,5 2 1,5 1 0,5 0 -0,5 -1

x variations

de f

−1 a +∞

+∞

0 XX

XXX XX

XX XXz a

+ 0 −

signef◦f(x)−x

(a) On suppose de plus−1 < u0 ≤a. Montrer que la suite (u2n)n∈N prend ses valeurs dans ]−1, a].

(b) On suppose toujours que −1< u0 ≤a. Montrer que la suite (u2n)n∈N est croissante. En d´eduire qu’elle est convergente et sa limite.

(c) On suppose toujours que−1< u0 ≤a. Montrer de mˆeme que la suite (u2n+1)n∈Nconverge.

(d) On suppose toujours que −1 < u0 ≤a. D´eduire de ce qui pr´ec`ede que la suite (un)n∈N

converge et calculer sa limite.

(e) Que se passe-t-il siu0 ≥a?

(f ) Proposer une fonctionf qui a le graphe et le tableau ci-dessus.

1

(2)

3 On suppose qu’il existe un intervalle ferm´e I ⊂I, satisfaisant les propri´et´es suivantes :

• u0∈I,

• I est stable parf,

• l’´equation f(x) =x poss`ede une solutionr dansI,

• f est d´erivable sur I et il existe k∈]0,1[ tel que pourx∈I,|f(x)| ≤k.

Puisque f(r) =r, on dit que r est un point fixe de f. Puisque|f(r)|<1, on dit quer est un point fixe attractif de f.

(a) Avec l’in´egalit´e des accroissements finis,1 montrer que (un)n∈Nconverge vers r.

(b) Montrer quer est l’unique solution de l’´equation f(x) =x sur I. (c) Donner un exemple de tel intervalleI dans votre r´eponse `a 1(c).

(d) Montrer l’existence d’un tel intervalleI si on suppose quef est de classeC1 surI et qu’il existe r∈I tel quef(r) =r et|f(r)|<1. Que peut-on dire si |f(r)|= 1 ?

4 Ici, I = [0,2]. La fonction f d´ecroˆıt strictement sur I, f(0)<2,f(2) = 0. Il existe trois r´eels r,r1 etr2 tels que :

0< r1 < r < r2 <2, f(r) =r, f◦f(r1) =r1, f ◦f(r2) =r2. De plus, les r´eels r1 etr2 sont les seules solutions de f◦f(x) =x.

(a) D´emontrer que l’on af(r1) =r2. Que vautf(r2) ? On donne de plus le graphe de f et le tableau suivant :

0 r1 r r2 2

Partie ]0, r1[ r1 ]r1, r[ r ]r, r2[ r2 ]r2,2[

Signe de

f◦f(x)−x + 0 − 0 + 0 −

Image par

f dans ]r2,2[ r2 ]r, r2[ r ]r1, r[ r1 ]0, r1[ Image par

f◦f dans ]0, r1[ r1 ]r1, r[ r ]r, r2[ r2 ]r2,2[

(b) En distinguant plusieurs (7) cas selon les valeurs de u0, ´etudier le comportement de (u2n)n∈N.

(c) En d´eduire le comportement suivant de la suite (un)n∈N :

• si u0 =r, la suite stationne ;

• si u0 6=r, les suites extraites (u2n)n∈N et (u2n+1)n∈N convergent vers r1 etr2.

Il se trouve que l’on a|(f ◦f)(ri)|<1 (i= 1,2). On dit que {r1, r2} est un cycle attractif.

II Deuxi`eme partie (on pourra sauter 7)

Soit aun r´eel strictement positif fix´e. On notef : [0,1]→Rla fonction d´efinie par :

∀x∈[0,1], f(x) =ax(1−x).

On fixe x0∈[0,1] et on consid`ere la suite (xn)n∈N d´efinie par : ∀n∈N, xn+1=f(xn).

1 Restrictions sur a

(a) Tracer le tableau de variations def.

(b) Montrer que les conditions suivantes sont ´equivalentes :

• pour toute valeur de x0 ∈[0,1], tous les termes de la suite (xn)n∈N appartiennent `a [0,1] ;

• pour tout x∈[0,1], on af(x)∈[0,1] ;

• a∈]0,4].

D´esormais, on supposera que a∈]0,4].

1Certes, on ne l’a pas encore revue, mais c’est l’exercice typique de... Terminale !

2

(3)

2 Cas 0< a≤1

Montrer que la suite (xn)n∈N est d´ecroissante et qu’elle converge. Quelle est sa limite2 ? 3 Formule explicite dans le cas a= 2

(a) Montrer que sia= 2, on a3 :

∀n∈N, xn= 1 2

1−(1−2x0)2n .

(b) Quelle est la limite de (xn)n∈N ? 4 Pr´eparatifs (1< a≤4)

(a) V´erifier que poura6= 1, f poss`ede un unique point fixe non nulya. D´eterminer sa valeur, ainsi que f(ya).

On pose y1= 0. On donne les variations des fonctions a7→ya eta7→f(ya) : a

:

−∞

0

0 1

1 2

2

2 3

3

3 4

4

variations de ya

XX XX

XX XXX

XX XX

XX XX

XX XX

XXXz 2

−2 1

−1 variations

de f(ya)

(b) Pour quelles valeurs deaa-t-on : |f(ya)|<1 ? Compte-tenu de I3, `a quel comportement s’attend-on pour la suite (xn)n∈N pour ces valeurs dea?

(c) V´erifier que ya poss`ede exactement deux ant´ec´edents ya et ya. Comparer ya, ya et 1/2 (discuter selon la valeur dea).

5 Cas 1< a <2

On donne le tableau suivant :

1< a <2

x 0 1

0 0

1/2 a/4

ya ya

1 P PP

PP PP

PP PP

PP PPPq

ya ya

variations de f

0 +

signe 0 f(x)−x

(a) On suppose que x0 ∈ ]0, ya[. Montrer que la suite (xn)n∈N est strictement croissante et d´eterminer sa limite.

(b) Etudier de mˆeme les casx0∈]ya,1/2] (facile) et x0 >1/2 (attention).

2On pourra chercher dans la fiche “Majorer” un ´equivalent dexn, au moins lorsquea <1.

3NB: les seules valeurs deapour lesquelles on dispose d’une telle formule sont2, 2 et 4.

3

(4)

6 Cas 2< a <3

(a) Factoriser le polynˆomef◦f(x)−x. (On remarquera que 0 etyasont racines de ce polynˆome, donc ax−a+ 1 divise f◦f(x)−x.)

(b) D´eterminer, selon la valeur dea∈]1,3[, le signe def◦f(x)−x en fonction de x∈[0,1].

(c) Etablir un tableau analogue `a celui de 5. On y fera figurer ´egalement le signe def◦f(x)−x.

Les graphes suivants pourront servir de garde-fous...

0 0.2 0.4 0.6 0.8

0.2 0.4 0.6 0.8 1 0

0.2 0.4 0.6 0.8

0.2 0.4 0.6 0.8 1

2< a <3 : graphe de f 2< a <3 : graphe de f etf ◦f ya attractif f ◦f(x) =x⇒f(x) =x (d) V´erifier que l’intervalle [1/2, a/4] est stable par f et qu’il contientya.

(e) On suppose quex0 ∈[1/2, a/4]. Montrer que les suites (x2p)p∈N et (x2p+1)p∈N sont mono- tones et convergent vers ya. Qu’en d´eduit-on ?

(f ) Montrer que pour tout x0 ∈ {0,/ 1}, il existe n0 tel que xn0 ∈ [1/2, a/4]. En d´eduire la limite de (xn)n∈N.

7 Cas 3≤a≤4

(a) On utilise le vocabulaire du CAPES 1998 et, autant que possible, les calculs de 4. D´eterminer, selon les valeurs de a:

• si ya est attractif ou r´epulsif ;

• s’il existe un cycle de longueur 2 (i.e. deux points z et ˜z tels quef(z) = ˜z,f(˜z) =z) ;

• si ce cycle est attractif ou r´epulsif (i.e. si|(f ◦f)(z)|<1 et |(f◦f)(˜z)|<1).

Quel est, selon vous, le comportement de la suite (xn)n∈N ?

(b) Lire la suite de l’histoire sur http://mathworld.wolfram.com/LogisticMap.html.

III Troisi`eme partie : CAPES 1998, I et II (oublier I.5)

Voici quelques indications `a tout hasard. Dans les premi`eres questions de I, on cherche `a savoir o`u l’on peut prendrex0 pour que la suite (xn)n∈N soit bien d´efinie.

L’id´ee, c’est que

• x∈I1 SSI f(x) est bien d´efini ;

• x∈Ip+1 SSIx∈I et f(x)∈Ip ;

• x∈I2 SSI f(x) est bien d´efini et sif(f(x)) est bien d´efini ;

• (v´erifier par r´ecurrence) x∈Ip SSI f(x),f(f(x)),. . . ,f(f(. . .(f(x). . .) sont bien d´efinies.

Mais ceci ne doit pas ˆetre utilis´e comme argument de preuve.

La partieIp est donc la plus grande partie deI sur laquelle on peut it´ererpfoisf. Ceci devrait aider `a donner un sens `a I.1.1 et I.1.2.

Dans I.3, constater que fp n’est pas la compos´ee de f avec elle-mˆeme, p fois, pour cause d’ensemble de d´efinition. En particulier, les ensembles de d´efinitions defp◦f et def◦fp sont a priori diff´erents, on ne saurait donc utiliser la relation fp◦f =f◦fp. Pour la suite, la seule r´ecurrence raisonnable porte sur n...

On soignera particuli`erement I.2, en s´eparant condition n´ecessaire et condition suffisante pour chaque partie de la question.

4

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