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LA FEDERATION HORLOGERE SUISSE

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Les Consulats suisses à l'étranger reçoivent le journal. pa

Quinzième Année.— N° 1.

P r i x d u n u m é r o 1 0 c e n t i m e s

Jeudi 4 Janvier 1900.

B u r e a u x : R u e d e l a S e r r e , 5 8 .

ABONNEMENTS

Un an: Si» mois:

Suisse . . . . Fr.6»— Fr. 3»—

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On s'abonne a tous les bureaux de poste. Paraissant le Jeudi et le Dimanche a ia Cham-de-Fonds

ANNONGES Provenant de la Suisse 20 et.

» de l'étranger 25 » » Minimum d'une annonce 50 cent.

Les annonces se paient d'avance.

Orgrane d e l a Société I n t e r c a n t o i i a l e clés Industrie)!! d u J u r a , d e s C h a m b r e s d e c o m m e r c e , d e s B u r e a u x d e c o n t r ô l e e t d e s S y n d i c a t s p r o f e s s i o n n e l s .

A V I S

N o u s p r i o n s n o s a b o n n é s de bien v o u l o i r r é s e r v e r b o n accueil a u r e m b o u r s e m e n t q u e n o u s allons p r e n d r e p a r la p o s t e d a n s l e s c o n - ditions h a b i t u e l l e s , de l ' a b o n n e m e n t p o u r l'année 1900.

L ' a d m i n i s t r a t i o n d u j o u r n a l .

L'année 1899

P e r s p e c t i v e s

L'année qui vient de s'écouler a été b o n n e pour l'industrie et le commerce de l'horlogerie. C'est ce que nous diront avec précision les statistiques fédérales des différentes branches de notre expor- tation horlogère.

Mais les prix ne se sont guère relevés.

A part les genres spéciaux brevetés, p r o - duits sans trop d e concurrence directe, et qui se vendent à des prix rémunéra- teurs, la grande masse de notre horlo- gerie n e d o n n e pas, à nos fabricants et exportateurs, d e s bénélices proportion- nés à sa valeur et aux risques commer- ciaux d û s à l'exagération des crédits et à la longueur des termes de crédit.

O n en peut conclure que nos moyens de fabrication se développent dans une proportion égale sinon supérieure à l'é- coulement de nos produits et que nous pouvons répondre sans beaucoup d'effort à la demande de notre clientèle univer- selle, quelque grande qu'elle soit. Nous ne risquons donc pas d e m a n q u e r d e s affaires faute de pouvoir produire.

Les prix de main-d'œuvre se main- tiennent, et les gains moyens paraissent plutôt en hausse. Nous le devons à la lutte constante et le plus souvent victo- rieuse des organisations ouvrières pour le maintien des salaires et, quand faire

se peut, pour leur régularisation, qui met un frein aux entreprises de certains pro- ducteurs, placés en général au b a s de l'échelle et à la limite qui sépare le fa- bricant de l'ouvrier et dont le principal souci — nous allions dire le seul talent

— est de produire à meilleur compte que leurs concurrents, a u détriment d e la qualité, cela va sans dire, pour pou- voir vendre à plus bas prix.

Notre fabrication et p o t r e commerce d'horlogerie se développent donc d'une façon normale et réjouissante ; mais la concurrence étrangère a bénéficié aussi, dans u n e certaine mesure, de la b o n n e marche générale des affaires. Les Amé- ricains, p e u gênés p a r des lois protec- trices d u travail et des travailleurs, abso- lument maîtres de leurs procédés de fabrication, tant au point de vue de l'em- ploi des machines qu'à celui d e la divi- sion d u travail, demeurent nos concur- rents les plus à surveiller.

L'année 1900 verra la fin d e l'enquête ordonnée par le Département fédéral du commerce, p o u r servir de base aux né- gociations concernant le renouvellement d'un certain n o m b r e de n o s traités d e commerce. L'horlogerie, très intéressée dans cette importante question a besoin, d'un côté qu'on ne renchérisse p a s le prix de la vie d e n o s populations ou- vrières, de l'autre q u e ses débouchés actuels lui soient maintenus, sans que de nouvelles entraves viennent s'ajouter à celles qui nous gênent de certains côtés et dont l'équité commanderait la sup- pression.

Le problème est donc délicat, car de nouvelles grosses dépenses sont prévues dans nos budgets futurs, sans q u e l'on puisse sûrement prédire que le produit normal des douanes les pourra couvrir.

Et puis, l'équité entre p e u en ligne de compte dans ces questions d e gros sous que sont les traités de commerce. L e s

concessions s'obtiennent contre des avan- tages q u ' u n petit pays comme le nôtre n'est pas toujours en mesure d'offrir.

Nous pouvons heureusement compter sur la vigilance et l'habileté d e nos au- torités fédérales.

L'Exposition de Paris sera ouverte dans trois mois. L'horlogerie suisse va s'y mesuser avec ses concurrentes d'A- mérique et du Continent. Le m o n d e hor- loger suivra avec le plus grand intérêt, mais aussi avec la plus grande confiance, ceux q u i o n t consenti à l'honneur d e porter le drapeau d e l'horlogerie suisse.

Nous n e voulons pas terminer ces quelques réflexions, sans exprimer à n o s fidèles abonnés tous nos remerciements p o u r l'appui précieux qu'ils nous don- nent dans l'accomplissement de notre lâche.

Au début de sa quinzième année d'existence la Fédération horlogère Suisse peut envisager l'avenir avec con- fiance, assurée qu'elle est d e la sympa- thie de ses abonnés et de ses lecteurs.

La marée socialiste

Le Monde économique publie sous ce titre l'article suivant qui, sous une forme semi- plaisante semi-sérieuse, ne contient pas mal de vérités. Nos lecteurs le liront sans doute avec intérêt :

Il est incontestable que lentement mais sù- rementla marée socialiste monte dans presque tous les pays en Europe. Le socialisme d'Etat ouvre la voie au socialisme révolutionnaire.

Les impôts augmentent d'une manière verti- gineuse : l'Angleterre a un impôt progressif sur les héritages, ce même impôt se retrouve dans quelques cantons de la Suisse, accompagné d'un impôt progressif sur le revenu, impôt que n'a pas encore l'Angleterre, mais qu'on finira probablement par établir en France.

Une fois le principe admis, la force même des choses pousse à en exagérer l'application, et bien des personnes ne dissimulent nullement le but auquel elles tendent de la sorte ; ce but est tout simplement la spoliation complète des

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LA FEDERATION HORLOGERE SUISSE

riches, ou pour mieux dire, de toute personne aisée.

Les empiétements sur la liberté individuelle ne se comptent plus. Une législation dite so- ciale soumet tous les actes de notre vie aux tracasseries d'une bureaucratie, dont les pou- voirs augmentent toujours, ainsi que le nom- bre de ses membres et la somme dont elle émarge au budget. Chacun s'ingénie à trouver quelque nouvelle fonction pour l'Etat; heu- reux s'il peut ainsi augmenter un peu le nom- bre des parasites que nourrit la société.

De braves gens, qui feraient peut-être mieux de s'occuper de leurs affaires, veulent régenter notre boire et notre manger. Nous n'aurons bientôt plus la liberté de boire un verre de vin, ni de manger un morceau de viande, ni de fumer une cigarette. Si vons croyez que j'exa- gère, lisez les comptes rendus des congrès antialcooliques, des associations contre l'abus du tabac, voyez les expériences de certains docteurs qui font mourrir dans des convulsions de malheureux cobayes, en leur injectant du vin et des liqueurs, entendez ces autres sages qui vous disent que nous mangeons beaucoup trop, qu'une même surface de terre peut nour- rir une population plus considérable si celle-ci mange du pain au lieu de viande, et que man- ger de la viande est un luxe antipatriotique et antisocial dont nous devons nous abstenir.

On nous permet encore le pain, mais vous verrez que bientôt on voudra nous réduire à l'usage des pommes de terre.

L'Etat ne doit pas seulement régler notre nourriture, il doit aussi régenter notre repro- duction. A l'amende, l'individu qui ne se ma- rie pas ; à l'amende, celui qui n'a pas le nom- bre d'enfants fixé par la loi ! En vérité, c'est comique : décrètera-t-on chaque année le nom- bre d'enfants qui doivent être procréés, comme on vote annuellement le budget? La condam- nation au mariage prendra-t-elle place parmi les peines qu'inflige le Gode pénal ? Il serait injuste de mettre à l'amende, parce qu'elles ne se marient pas, les jeunes filles qui n'ont d'autre désir que de convoler en justes noces mais qui ne trouvent pas d'époux. Il faut au moins lâcher de leur en procurer. D'autre part, il serait dur d'obliger un honnête homme d'épouser une fille publique qui se retire après fortune faite, ou quelque honnête laideron d'humeur accariàtre. Une semblable peine doit être réservée aux délinquants.

On ne s'occupe pas seulement de notre santé physique, d'autres braves gens sont pleins de soucis pour notre santé intellectuelle.

Défense au père de famille de faire instruire ses enfants par des maîtres de son choix. Il parait même que c'est là une mesure éminem- ment libérale. Ne me demandez pas pourquoi, car je serais incapable de vous l'expliquer.

Défense d'exprimer une opinion sous peine d'être destitué, si l'on appartient à une admi- nistration d'Etat. Gomme bientôt tout le monde sera fonctionnaire, il ne restera plus que les gens sans aveu pour former l'opinion publi- que.

La mort même ne met pas un terme à cet état de sujétion. L'exagération du taux des impôts a obligé plusieurs pays d'établir l'in- ventaire obligatoire après décès, et cette me- sure devra tôt ou tard être adoptée par d'autres pays où les impôts deviennent plus pesants d'année en année.

A peine un malheureux a fermé les yeux, sa maison est envahie et l'on estime ses har- des et ses effets. C'est ce consolant spectacle qu'à ses derniers moments il peut avoir devant les yeux.

C'est ainsi que, depuis la naissance jusqu'à la mort, une main de fer s'appesantit sur nous et tâche de briser en nous tout ressort d'éner- gie individuelle. Quand on a de la sorte fa- çonné au joug notre race, comme les jésuites avaient élevé pour la servitude les Indiens du

Paraguay, la poire sera mure et les socialistes pourront la cueillir.

Pour ma part, j'estime fort les socialistes, parce qu'ils savent ce qu'ils veulent et qu'ils le disent clairement. Si les bourgeois ne sa- vent pas qu'on veut les exproprier, il faut vraiment qu'ils n'aient ni yeux pour lire, ni oreilles pour entendre. Les socialistes acceptent toutes les concessions des bourgeois, mais n'en font aucune ; ils disent et répètent loyale- ment à qui veut les entendre, qu'ils ne céde- ront jamais rien. Ces bons bourgeois, ils veu- lent à tout prix payer les verges dont on les frappe. Ils entretiennent de leurs deniers des institutions où l'on enseigne que le bourgeois est l'ennemi public et qu'il faut l'exterminer.

C'est avec leurs ressources que l'on fonde des universités populaires, dont les socialistes s'emparent aussitôt dans un but de propa- gande.

J'avoue qu'il est difficile d'avoir beaucoup d'estime pour ces gens mous, veules, niaise- ment sentimentaux, qui ne savent pas se dé- fendre. Ils me rappellent les assiégés de Jéru- salem qui, le samedi, demeuraient dans l'inac- tion, tandis que le bélier romain ébranlait leurs remparts. Est-il possible qu'il y ait des gens ayant assez peu de sang dans les veines pour chanter des hymnes à la solidarité so- ciale, quand au nom de cette solidarité, on veut les dépouiller de leurs bien et réduire à la misère leurs enfants ?

Qu'est-ce que cette solidarité sociale dont on nous rebat incessamment les oreilles ? On l'invoque fort souvent pour prendre, mais bien rarement pour donner. L'individu qui a dix francs par jour se sent solidaire avec celui qui en a vingt, mais ne l'est nullement avec celui qui en a deux. Le membre d'un syndicat n'est pas solidaire avec le malheureux auquel il fait payer les aliments le double du prix qu'établirait la libre concurrence, il n'invoque les sentiments dé solidarité que lorsqu'il veut dépouiller plus riche que soi.

Ces invocations à la solidarité sociale, au progrès social, ne sont, le plus souvent, que

pure hypocrisie, et il faudrait un Pascal pour mettre à nu les fort vilaines choses qui se ca- chent sous ces termes redoutants. Mais telle est la puissance des mots que personne n'ose exprimer franchement son avis là-dessus. Au moyen âge, on craignait d'être hérétique, au temps de la révolution française on craignait d'être aristocrate, maintenant on craint d'être soupçonné de tiédeur envers les sacro-saints principes de la solidarité sociale, de la Jus- tice sociale et d'autres belles choses sociales.

Un discours n'est pas complet si on ne leur rend hommage, il faut absolument les nom- mer, il y a d'ailleurs, pour cela, des clichés tout faits. Par exemple, en proposant une me- sure, n'importe laquelle, fût-ce même une simple prime pour les porcs gras, on conclue- ra en disant que cela t< cela contribuera un peu à augmenter la somme de la justice so- ciale». Quand, dans un siècle, on relira ce qui s'écrit aujourd'hui là-dessus, on sera étonné de voir que des hommes, d'ailleurs intelligents, aient pu enfiler les uns à la suite des autres des mots qui ne signifient rien du tout.

La bourgeoisie, qui n'a pas le courage de combattre les socialistes, a maintenant pris pour mot d'ordre de nier leur puissance. Elle ferme volontairement les yeux et tâche de se persuader et de persuader les autres que les socialistes ne sont nullement dangereux. Tels étaient ses ancêtres avant 1789. Taine décrit fort bien cet état des esprits : « Les grands mots... sont si beaux et en outre si vagues ! Quel cœur peut s'empêcher de les aimer et quelle intelligence peut en prévoir toutes les applications? D'autant plus que jusqu'au der- nier moment, la théorie ne descend pas des hauteurs, qu'elle reste confinée dans ses abs- tractions, qu'elle ressemble à une dissertation

académique, qu'il s'agit toujours de l'homme en soit, du contract social, de la cité imagi- naire et parfaite ». Mais est-il encore permis de citer Taine ? Le jour n'est peut être pas loin où ses œuvres seront brûlées avec celles d'Adam Smith... au nom de la liberté.

C'est un signe d'imminente décadence pour une société quand elle ferme volontairement les yeux sur les dangers qui la menacent et compte, pour se sauver, non sur sa propre énergie, mais uniquement sur les dissensions de ses adversaires. Les socialistes bavarois ne s'entendent guère avec les socialistes prus- siens, c'est vrai, mais les Girondains se cha- maillaient aussi avec les Montagnards et cela n'a nullement retardé la victoire qu'ils ont remportée ensemble sur leurs communs ad- versaires. Nos socialistes peuvent bien se dis- puter entre eux, pourtant ils seront toujours d'accord pour donner l'assaut à la société bourgeoisie, et ce n'est que sur ses propres forces que celle-ci peut compter pour se défen- dre. Mais bien quelle le puisse encore, elle ne le sait ni ne le veut, et elle est en train de se suicider. L'avenir dira si elle sera remplacée par une société meilleure ou si la crise qui se prépare n'aboutira qu'à faire rétrograder la civilisation. Vilfredo Pareto.

Au Japon

La colonie étrangère au Japon est en voie de décroissance, principalement dans les vil- les de Yokohama et de Kobé. A ce sujet, on ne saurait trop s'élever contre l'opinion de ceux qui voient la source de cet état de choses dans l'abolition des tribunaux consulaires.

Ce n'est pas par crainte pour leur vie ou pour leurs biens que les étrangers se retirent des affaires, mais par suite de la cherté des objets de consommation dont le prix a triplé dans ces dernières années.

Il résulte d'une statistique entreprise l'hiver dernier, et qui vient d'être publiée, que le nombre des étrangers au Japon est de 10.015 personnes (7238 hommes et 2785 femmes) par conséquent moins de 1,40 % du chiffre de la population. Plus de la moitié de ces étrangers appartient à la race jaune : la race blanche ne compte que 4500 individus, soit environ 1,100 °/o de la population. Les Anglais tien- nent le premier rang avec 1763 nationaux, puis viennent les Américains (1140), en troi- sième lieu les Allemand (481). Il y a 420 Fran- çais et 214 Russes. Les Italiens, nombreux ordinairement dans les pays d'outre-mer, ne sont que 46 au Japon. Enfin on compte 66 Autrichiens.

Le nouveau siècle

Il y a encore, parait-il, un certain nombre de personnes qui sont de l'avis du Conseil fé- déral allemand et qui soutiennent mordicus que le siècle se termine avec l'année 1899.

On écrit à ce sujet au Journal de Genève plusieurs lettres qui soutiennent cette thèse.

Le calcul est cependant aisé à faire : la somme de cent francs n'est complète que quand le dernier centime du dernier francs est aligné, sans cela on n'aurait que 99 fr. 99 cent. De même un siècle ne prend fin qu'à la fin du 365e jour de la centième année révolue. Les gens qui veulent faire finir le siècle à la fin de la 99e année vont encore plus loin ; leur mode de calculer aboutirait à accepter 99 fr.

ou lieu de 100 fr. et à perdre une année entière depuis la naissance de Jésus-Christ, qui doit être né la première seconde de la première minute de la première heure du premier jour de l'an 1.

Du reste, nos ancêtres l'avaient parfaite- ment compris. Il y aura bientôt deux siècles

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LA FEDERATION HORLOGERE SUISSE :i

que le calendrier grégorien fut introduit à Genève. On lit dans une pièce du temps :

« Commencement du. i8a siècle. Du mer- credy, jour auquel commence le 18e siècle, compté pour le 12 janvier 1701... Dudit jour 12e de janvier ijoi M1' le premier syndic ayant dit au conseil que lui ayant été fait sa- voir par la Vénérable Compagnie des pasteurs

€t professeurs qu'elle avoit député les quatre premiers ministres pour venir ce matin en Conseil faire de sa part des vœux et des sou- haits en faveur de Messeigneurs dans ce com- mencement de nouveau siècle... Ledit Sphc

Tronchin, portant la parole, auroit fait un discours très judicieux s u r les principaux événements du siècle, qui fut achevé hier, etc.

Nouvelles diverses

L ' a c t i v i t é d e s i n d u s t r i e s m é t a l l u r g i - q u e s et leur développement, l'intensité du mouvement des voies ferrées, les transports maritimes, les approvisionnements de houille par l'amirauté anglaise en vue des difficultés politiques à craindre, ont amené une hausse chaque jour plus élevée de prix de ce combus- tible. A Londres, la situation devient particu- lièrement grave : les mines sont impuissantes é alimenter la grande ville, leur personnel s'étant réduit pour grossir la milice anglaise;

les chemins de fer ne peuvent suffirent a u x demandent de transport pour la même raison et l'obligation où elles se trouvent de donner satisfaction a u x exigences du W a r Office.

On parle du prix de 50 francs la tonne de houille pour un temps très rapproché.

Il n'existe plus maintenant au Guate- mala de nation privilégiée au point de vue commercial, mais les Etats-Unis d'A-

mériqne ont joui pendant de longues années d'un tarif de faveur, principalement pour leurs machines agricoles qui étaient libres de tout droit d'entrée, et c'est ce qui explique la diffi- culté qu'ont les nations européennes à entrer en relations avec e u x .

Les principales machines employées au Guatemala et dans tout le Centre d'Amérique en général sont :

Les moteurs, les roues d'eaux, les turbines, les machines à café, à canne à sucre, les a p - pareils pour sucreries.

En ce qui concerne les moteurs, chaudières, roues à eaux, turbines, etc., la France ne devrait pas se laisser supplanter par les Etats- Unis et l'Angleterre.

P o u r l'exploitation du café, les machines généralement employées sont celles de Smouht, Engelbert et Mason. Les premières sont la propriété exclusive de la maison Gor- don de Londres : les autres sont de fabrication américaines.

A s s u r a n c e s . — D i m a n c h e a eu lieu à St- Gall l'assemblée des délègues des caisses de secours en cas de maladies du concordat de St-Gall et d'Appenzell. Ces caisses comptent 20,000 membres. — P a r 39 voix contre 17, il a été décidé de ne pas appuyer le referendum contre la loi sur les assurances et p a r 30 voix contre 10 l'assemblée s'est prononcée en faveur du projet.

— A l'appui de la demande de referendum relative à la loi sur les assurances, il a été fait mardi matin à la chancellerie fédérale u n deuxième dépôt de 13,593 signatures. N e u - chàtel y figure pour 1950 ; Berne pour 5395.

Le total des signatures actuellement recueil- lies monte à 25,79(3.

AVIS

Nous prions les personnes qui nous t r a n s m e t t e n t des offres ou des de- mandes de renseignements se rappor- tant à des annonces de bien vouloir répéter exactement le numéro de l'an- nonce et de joindre un t i m b r e de IO cts ou une carte postale pour la réponse.

C o t e d e l ' a r g e n t

du 3 Janvier igoo

Argent fin en grenailles . fr. 104.— le kilo.

A r g e n t fin l a m i n é , devant servir de base pour le calcul des titres de l'argent des boites de montres . . . fr. 106.— le kilo.

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