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Une extension d'un théorème de Poncelet

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Academic year: 2022

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N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

F. G ONSETH

Une extension d’un théorème de Poncelet

Nouvelles annales de mathématiques 4

e

série, tome 16

(1916), p. 384-385

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1916_4_16__384_0>

© Nouvelles annales de mathématiques, 1916, tous droits réservés.

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[L

!

17d]

UNE EXTENSION D'UN THÉORÈME DE PONGELET;

PAR M. F . GONSRTH,

Assistant à l'École Polytechnique fédérale de Zurich.

Ce théorème, bien connu, s'énonce ainsi :

S'il existe un polygone inscrit dans une co- nique C2, et circonscrit à une autre conique F2, il existe une infinité de pareils polygones inscrits dans C2 et circonscrits à F2.

H est susceptible d'une extension dans l'espace.

Supposons qu'une conique C2, d'un plan TT, et une cubique gauche C3 soient rapportées projectivement;

soit M'le point de C2 correspondant au point M de G3. Transformons C3 dans une corrélation focale arbi- traire. A tout point M, de C3, va correspondre un plan [A, passant par M; l'enveloppe des plans JJL est une seconde cubique gauche F3. Un plan JJI coupe C3 en deux points Mt et M2 différents de M. Soient M', Mj et M'2 les correspondants sur G2. Joignons M' à M', e t M2; les droites M'M', et M'M'2, lorsque M décrit la cubique C3, enveloppent une même conique F2. En effet : les seuls plans JJL passant par M sont le plan focal de M et ceux de M, et de M2; ces plans ne contiennent que les deux cordes MM, et MM2 de C3, passant par M ; l'enveloppe des droites M'Mj et M'M2 est donc bien une conique.

Toute corrélation focale détermine, comme on sait,

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un complexe linéaire de droites, L. Les droites telles que MM| et MM2 appartiennent au complexe L déter- miné par la corrélation introduite plus haut. L est d'ailleurs déterminé par cinq de ces droites, et la conique F2 par les cinq droites de it qui leur cor- respondent.

Ainsi, à tout système focal correspond une conique F2

et réciproquement.

Supposons maintenant qu'il existe un polygone de n côtés inscrit à C2 et circonscrit à F2. On voit immé- diatement qu'en pareil cas il existe un polygone gauche fermé, de n côtés, dont les sommets sont sur C3, et dont les plans (joignant deux côtés consécutifs) sont osculateurs à F3 ; et le théorème de Poncelet se trans- forme dans le suivant :

S'il existe un polygone gauche dont les sommets sont sur une cubique gauche, C3, et dont les plans (joignant deux côtés consécutifs) sont osculateurs à une seconde cubique gauche F3, si de plus C3 et F3

sont réciproques dans un système focal arbitraire, il existe une simple infinité de pareils polygones inscrits dans C3 et circonscrits à F3.

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