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"Hydrogéologie des couches argileuses"

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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Bonjour,

moi aussi j'y vais de ma petite soutenance d'HDR:

Elle se tiendra le 26 novembre a 14h en salle de l'UFR 918 (T56-46, 2ieme étage) et a pour titre

"Hydrogéologie des couches argileuses"

Cordialement, Julio Goncalves

Université Pierre et Marie CURIE - UMR.7619-Sisyphe T.56/55, E.4, case 123

4, place Jussieu 75252 Paris Cedex 05

Tél : 33 (0)1 44 27 84 86 Fax : 33 (0)1 44 27 51 25

email : [email protected]

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Soutenance d’Habilitation `a diriger des recherches

”Hydrog´eologie des couches argileuses”

Les mod`eles num´eriques visant `a quantifier le fonctionnement hydrodynamique des grands syst`emes s´edimentaires utilisent souvent une hypoth`ese simplificatrice pour les flux de drainance traversant ces argilites. En effet, les valeurs de charges hydrauliques des aquif`eres situ´es de part et d’autre de ces argiles et une conductivit´e hydraulique verticale cal´ee permettent de d´efinir un flux de drainance spatialis´e. L’aquitard est alors consid´er´e comme une ”boite noire” dont le champ de pression ou de charge hydraulique ”interne” n’est pas explicitement r´esolu. Ainsi, dans une approche pseudo-3D, l’´ecoulement 2D dans une couche aquif`ere est calcul´e et le flux de drainance est trait´e en 1D par estimation de la vitesse de Darcy (voir e.g. [8,9]). Ces mod`eles int`egrent deux caract´eristiques fondamentales des argilites sur lesquelles je m’arrˆeterai dans ce manuscrit. La premi`ere caract´eristique g´en´erale des argilites est leur anisotropie de conductivit´e hydraulique i.e. une conductivit´e hydraulique dans la direction des strates qui est g´en´eralement sup´erieure `a celle dans la direction perpendiculaire. La seconde caract´eristique g´en´erale des ar- gilites est l’effet d’´echelle qui est souvent assez prononc´e avec des conductivit´es hydrauliques r´egionales qui peuvent ˆetre de trois ordres de grandeurs sup´erieures aux valeurs mesur´ees `a l’´echelle de l’´echantillon. Cet effet a pu ˆetre mis en ´evidence lorsque des simulations num´eriques de grands bassins s´edimentaires ont ´et´e men´ees (voir e.g. les argiles de Pierre Shale [10, 11]).

Cet effet d’´echelle est attribu´e aux h´et´erog´en´eit´es r´egionales de conductivit´e hydraulique mais surtout aux r´eseaux de fractures ou de failles [11]. A l’exception notable du travail de Bredehoft et al. ( [10, 12]) ou de Neuzil ( [11, 13, 14]), le fonctionnement hydrodynamique des argilites n’avait attir´e jusqu’`a ces derni`eres d´ecennies que tr`es peu l’attention des hydrog´eologues. Le regain d’int´erˆet `a la fois th´eorique et exp´erimental est tr`es largement li´e au d´eveloppement au cours de cette mˆeme p´eriode des recherches sur les capacit´es de stockage de d´echets radioactifs dans des couches argileuses. Dans ce contexte, une caract´eristique majeure que je soulignerais en introduction, et qui n’est que tr`es peu prise en compte dans les mod`eles hydrog´eologiques classiques, est une r´e´evaluation de la pertinence de la loi de Darcy dans de tels milieux. Ces milieux sont en effet le si`ege de processus dit coupl´es i.e. d’autres forces motrices que les forces

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dites conjugu´ees (e.g. le gradient de pression pour les flux d’eau) sont impliqu´ees dans les pro- cessus de transport. Toutes les forces motrices classiquement impliqu´ees dans des processus de transport (gradients de potentiel chimique, de potentiel ´electrique ou encore de temp´erature) peuvent provoquer un flux de fluide, de solut´es ou de chaleur par exemple. Le couplage pro- vient alors du fait que l’identification de toutes les forces motrices n´ecessite la r´esolution de l’ensemble des flux (solut´es, fluide, ´eventuellement chaleur) d’ou la notion de couplage. Dans ce manuscrit, j’illustrerai l’origine microscopique de ces flux coupl´es. En effet, la compr´ehension et la pr´ediction de ces ph´enom`enes de couplage n´ecessite un retour `a l’´echelle du pore et aux processus physiques particuliers aux milieux argileux. Nous verrons `a travers divers travaux de la litt´erature que ce retour `a l’´echelle du pore permet d’´etablir des coefficients de couplage multipliant les forces motrices non-conjugu´ees. La cons´equence majeure est la r´e´evaluation de la formulation classiquement utilis´ee dans les calculs de transport dans de tels milieux. Cette r´e´evaluation est fond´ee sur des d´eveloppements th´eoriques concernant les flux coupl´es ainsi que sur de nombreux travaux exp´erimentaux (e.g. [15–30]). Au cours de cette synth`ese, je m’effor- cerai de souligner les travaux que j’ai pu mener sur certains aspects du d´eveloppement propos´e ici. Je m’int´eresserai principalement aux flux de fluide et je ne discuterai que tr`es bri`evement les processus de transport de masse. Mon implication concerne essentiellement l’identification de coefficients de couplage d’un point de vue exp´erimental, et dans une moindre mesure d’un point de vue th´eorique avec des d´eveloppements sur un mod`ele ´electrique indispensable `a la pr´ediction de tels param`etres. J’ai pu ´egalement d´evelopper des outils notamment num´eriques pour l’interpr´etation d’essais de chocs hydrauliques et/ou chimiques sur ´echantillons ou in-situ.

Vous ˆetes cordialement invit´es au pot qui suivra la soutenance et qui aura lieu sur la rotonde de la Tour 56 au 4i`eme ´etage.

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