DEVOIR A LA MAISON N°15. TS2.
Pour le mercredi 30 mars 2016.
I. On appelle f la fonction définie sur [0 [ par f (x) 1 4 xe
x
2
. On appelle C sa courbe représentative dans un repère orthogonal.
1. Déterminer la limite de f en . En déduire une conséquence graphique pour C.
2. Etudier les variations de f puis dresser son tableau de variations sur [0 [.
3. On considère la fonction F définie sur [0 [ par F( x)
0
x
f( t)dt.
a. A l aide du cours, donner la dérivée F de f sur [0 [. En déduire le sens de variation de F
sur [0 [
b. Soit G la fonction définie sur [0 [ par G( x) e
x
2
x
2 e
x
2
. Montrer que G est une primitive de f sur [0 [.
c. En déduire que, pour tout x de [0 [, F( x) e
x
2
x
2 e
x 2
1.
d. Calculer la limite de F en + .
e. Justifier l’existence d’un unique réel tel que F( ) 0,5. A l’aide de la calculatrice, déterminer une valeur approchée de à 10
−2près par excès.
f. Soit n un entier naturel non nul. On note A
nl’aire en unités d’aire de la partie du plan située entre l’axe des abscisses, la courbe C et les droites d’équations x 0 et x n. Déterminer le plus petit entier naturel n tel que A
n0,5.
II. Pour aller vers le supérieur. Ne pas hésiter à poser des questions si nécessaire.
( ) u
nest la suite définie sur
*par u
n1
n 1 + 1
n 2 + … + 1 2n 1. Déterminer le sens de variation de la suite ( ) u
n.
2.
a. Montrer que pour tout réel x strictement positif, 1 1
x ln(x) x 1.
b. En déduire que pour tout entier naturel p non nul, 1
p 1 ln
p 1p
1 p . 3.
a. n est un entier naturel non nul. Ecrire l’encadrement précédent pour les valeurs n, n 1, … , 2n 1 de p.
b. En déduire que u
nln(2) u
n+ 1 2 n
4. Montrer que la suite ( ) u
nconverge puis déterminer sa limite.
CORRECTION DUDEVOIR A LA MAISON N°15. TS2
I. On appelle f la fonction définie sur [0 [ par f (x) 1 4 xe
x
2
. On appelle C sa courbe représentative dans un repère orthogonal.
1. Pour tout x 0, f( x) 1
4 2
x 2
e
x 2
1 2
x 2
e
x 2
. On pose X x
2 . lim
x
X et lim
X
X
eX
0 donc lim
x
f( x) 0. L axe des abscisses est une asymptote à C en + .
2. f est dérivable sur +. Pour tout x 0, f ( x) 1 4 e
x
2
1
4 x
1 2e
x 2
= 1
4 e
x 2
1
12
x . On peut construire le tableau de signes et variations :
x 0 2 + 1
4 e
x
2
+ +
1 1
2 x +
f ( x) +
f 1
2e
0 0 3. On considère la fonction F définie sur [0 [ par F (x )
0
x
f (t )dt . a. D après le cours, F est dérivable sur + et F ( x) f (x) 1
4 xe
x 2
. Pour tout x de +, 1
4 xe
x
2
0 donc F est croissante sur +.
b. G est dérivable sur +. Pour tout x de + : G (x) 1
2 e
x 2
12
e
x
2 x
2 1 2
e
x
2
1
4 xe
x
2
f( x) donc G est une primitive de f sur +.
c. F est une autre primitive de f sur + donc il existe un réel k tel que, pour tout x de +, F( x) G( x) k.
D autre part, F (0)
0
0
f (t )dt 0 donc 0 G(0) k, c'est-à-dire k G(0) ( 1) 1.
Ainsi, pour tout x de [0 [, F( x) e
x
2
x
2 e
x 2
1.
d. lim
x
e
x
2
0 et lim
x
x 2
e
x
2
0 (voir 1) donc lim
x
F( x) 1.
e. La fonction F est continue et strictement croissante sur + ; F(0) 0 ; lim
x
F( x) 1 et 0,5 est compris entre 0 et 1. Alors l équation F (x ) 0,5 admet une unique solution dans +.
D après la calculatrice, 3,36.
f. Soit n un entier naturel non nul. f étant positive sur +, A
n
0
n
f( t)dt F (n ).
D après la question précédente, F étant croissante, le plus plus petit entier naturel n tel que
A
n0,5 est n 4.
II. Pour aller vers le supérieur.
( ) u
nest la suite définie sur
*par u
n1
n 1 + 1
n 2 + … + 1 2n 1. Pour tout n de * :
u
n 1u
n1 n 2
1
n 3 … 1
2n
1 2n 1
1 2 n 2
1 n 1
1
n 2 … 1
2 n 1
2 n 1 1 2n 2
1 n 1
(2n 2) (2n 1) 2(2 n 1) (2n 1)(2n 2)
1
(2n 1)(2n 2) 0 donc la suite ( ) u
nest croissante.
2.
a. Soit x un réel strictement positif.
Posons f(x ) 1 1
x ln(x ) et g( x) ln(x ) x 1. Montrons que f( x) 0 et g( x) 0.
f et g sont dérivables sur +*.
f (x) 1 x²
1 x
1 x
x² et g (x ) 1
x 1 1 x
x . f ( x) et g (x )sont du signe de 1 x sur +*.
On peut donc construire le tableau suivant :
x 0 1 +
1 x +
f 0
g 0
f et g ont pour maximum 0 sur +* donc : pour tout x 0, f (x ) 0 et g (x ) 0.
Ainsi, pour tout réel x strictement positif, 1 1
x ln(x ) x 1.
b. Soit p un entier naturel non nul. On applique le résultat précédent à x p 1
p 0 :
1 p
p 1 ln
p 1p
p 1
p 1, c'est-à-dire 1
p 1 ln
p 1p
1 p . 3.
a. Soit n un entier naturel non nul.
D après la question précédente, on a : 1
n 1 ln
n 1n
1 n 1
n 2 ln
n 2 n 11 n 1 …
1
2n 1 ln
2n 1 2n 21 2n 2 1
2 n ln
2n 2n 11 2n 1
b. En ajoutant les inégalités précédentes, et en utilisant le fait que ln
ab
ln( a) ln( b), on obtient :
1 n 1
1
n 2 … 1
2n ln(2 n) ln( n) 1 n
1
n 1 … 1
2n 1 c'est-à-dire u
nln(2) u
n1 n
1
2n , c'est-à-dire u
nln(2) u
n+ 1 2 n
4. La suite ( ) u
nest croissante et majorée par ln(2) donc elle converge vers un réel L.
D après la question précédente, on a L ln(2) L 0 (car lim
n
1
2n