SUPPLÉMENT AU N° 615 10 FÉVRIER 2005 L ’ U N I V E R S I T E S Y N D I C A L I S T E C L A S S I Q U E M O D E R N E T E C H N I Q U E SNES (FSU)
S Y N D I C A T N A T I O N A L D E S ENSEIGNEMENTS DE SECOND DEGREPour l’abandon de
la loi Fillon, pour une autre rentrée 2005
La loi d’orientation pour l’école sera très probablement adoptée le 2 mars par l’Assemblée. La mobilisation des enseignants puis des lycéens aura permis quelques bougés :
• sur la classe de Seconde, l’introduction de la LV2 dans le tronc commun sauve- garde la possibilité de choisir les sciences économiques en enseignement de détermination pour la majorité des élèves des séries générales.
• le report de la réforme du bac, même si elle n’offre aucune garantie quant à l’introduction du contrôle continu permet de rouvrir des discussions dans un contexte nouveau ;
• l’introduction de l’évaluation obligatoire de l’EPS dans le brevet répond à la demande forte des enseignants.
Mais la philosophie générale de la loi, l’essentiel des mesures négatives qu’elle contient demeurent. Plusieurs amendements adoptés aggravent même certaines dispositions. Et les déclarations du ministre ou des élus UMP sur les mesures budgétaires qui accompagneraient la mise en place de la loi, très ambiguës sèment le trouble. Vous trouverez dans ce numéro les principales modifications apportées par le débat à l’Assemblée Nationale et un point sur les financements pour vous permettre d’informer l’ensemble des collègues.
La suite c’est bien sûr dans le cadre de la procédure d’urgence déclarée par François Fillon un examen à la hussarde au Sénat dès le 15 mars.
Le tout dans un contexte de préparation de la rentrée 2005 dont chacun dans son établissement voit les conséquences avec les suppressions de postes, les resserrements de structure, les suppressions d’options.
Mais le contexte c’est aussi une mobilisation qui ne cesse de monter chez les enseignants, les lycéens, les parents d’élèves, un ministre particulièrement fragi- lisé sur 2 fronts : l’éducation bien sûr, mais aussi la recherche avec la montée de la contestation sur la loi d’orientation et de programmation qui fait suite au mouvement de 2004.
La réussite de la nouvelle journée nationale de grève le jeudi 10 mars de la mater- nelle à l’Université, à l’appel de toutes les fédérations de l’éducation, des lycéens, avec l’appel de la FCPE à une journée école morte, avant le débat au sénat, va être essentielle pour la suite.
Tract à diffuser aux parents, adresse aux collègues, affiches, lettre aux sénateurs, nous vous proposons dans ce numéro du matériel pour mobiliser massivement.
Cette journée d’action dans l’éducation s’inscrit dans le cadre d’une mobilisation très large de toute la fonction publique pour les salaires, l’emploi et les services publics, et des salariés du privé pour : l’emploi, le temps de travail et le pouvoir d’achat. C’est un atout essentiel pour peser au maximum. Tous ensemble nous pouvons réussir.
L’Université Syndicaliste, hebdomadaire du Syndicat national des enseignements de second degré (FSU),
46, avenue d’Ivry, 75647 Paris Cedex 13 Directeur de la publication : Gérard Anthéaume
Compogravure : CAG, Paris Imprimerie : RPN, 93 Livry-Gargan N° CP 0108 S 06386 - ISSN n° 0751-5839