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Texte intégral

(1)

sssHîi

%. %.

^p X ^

IMAGE EVALUATION

TEST TARGET (MT-3)

/ O

'Ci'

/ 5r

/^.y.

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^it~

1.0

M

1.25

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1.4 1.8

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Sciences Corporation

23 Wl'STMAINSTREET WEBSTER,NY 14580

(716) 872-4503

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J

CIHM/ICMH

Microfiche

Séries.

CIHIVI/ICMH

Collection de

microfiches.

Canadian

Instituts for Historical Microreproductions/ Institut canadien de microreproductionshistoriques

(3)

Technical

and

Bibliographie

Notes/Notes

techniques etbibliographiques

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10X 14X 18X 22X 26X 30X

y

12X 16X 20X 24X 28X 32X

(4)

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page

witha printed orillustrated impres- sion,

and

ending

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thelast

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witha printed or illustrated impression.

Lesexemplairesoriginaux dontla couverture en papier est

imprimée

sontfilmés en

commençant

parle premierplat eten terminant soitparla

dernière

page

qui

comporte une

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ou

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second

plat,selon lecas.

Tous

lesautresexemplaires originauxsontfilmésen

commençant

parla

première

page

qui

comporte une

empreinte d'impression

ou

d'illustration et en terminantpar

la dernière

page

qui

comporte une

telle

empreinte.

The

lastrecorded

frame on

each microfiche shall containthe

symbol — - (meaning "CON- TINUED"),

orthe

symbol V (meaning "END

"),

whichever

applies.

Un

des

symboles

suivants apparaîtra surla

dernière

image

de

chaque

microfiche, selonle cas: le

symbole —^

signifie

"A SUIVRE",

le

symbole V

signifie"FIN".

Maps,

plates,charts, etc.,

may

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Those

toolargetobe entirelyincludedin

one

exposureare filmed beginning in theupperleft

hand

corner, leftto right

and

top tobottom, as

many

framesas required.

The

followingdiagramsillustratethe

method:

Les cartes, planches, tableaux,etc., peuventêtre filmésà des taux deréduction différents.

Lorsquele

document

est trop grand pourêtre reproduiten

un

seulcliché, ilest filméà partir del'anglesupérieurgauche,de

gauche

àdroite, et de haut en bas, en prenantle

nombre

d'imagesnécessaire. Les

diagrammes

suivants illustrentla

méthode.

1 2 3

32X

1 2 3

4 5 6

(5)

mmm

(6)

DISCOURS SUR LE BUDGET

PllUNONCÉ

9^

M.JOS.SHEHYN,A/[.P.P.

POUR QUÈBEC-EST,

A

la

séance de l'Assemblée

Législative.

de

la

Province de Québec,

le

6 mai 1884.

Monsieurl'Orateur,

En

venantaujourd'hui faire quelques observations sur l'état desfinances de la Province, je regrette presque de m'être laissé persuader qu'il étaitde

mon

devoir d'exposer

mes

vues sur cetteimportante question.

Je comprends lagravité delatâcho queje

me

suis imi)0«ée,envenantàla suite des honorables députés qui ont déjà,dansbien des circonstances,traité cettequestionà fond.

Depuisquenous

sommes

entrésdans

lavoiedesemprunts, detousceuxqui s'occupent de la chose publique, les

uns y ont vu un grand dang-«r pour l'avenirde notre province, les autres ont voulu en vaincombattre cette idée.

L'importante question denotreétat financier a été si souventle sujetde gravée débatsetdans cette

chambre

et dan?la piesse, qu'il estbien dilBcile pour moi de nepassuivrelesentierqui aété tracépar

mes

devanciers.

J'éprouvecertainementun sentiment decraintebienlégitime àlapenséeque

jeneréussirai peutêtre pasà

commu-

niquer àcette

Chambre

d'unemanière claireet lucide

ma

véritable apprécia- tionsur l'administrationdenosatfdiros publiques depuis quelques années.

Je sais fort bienaussi que le sujet quej'aiàtraiter n'estpas,parsanature

même,

faitpourintéresser

un

auditoire quelconque, car ily a peu

d'hommes

quiaimentà écouter

un

discoursdont labaseprmcipales'appuie surles chif- fres.

Ilfaut avouercependant que,si c«s discours

manquent

au pointdevue

de

laformeetde l'attrait, ilsonttoutde

même

leur nécessité.

J'oseespérer,monsieui'1Orateur,que ceite

Chambre

aJratonte l'indidgence pourmoi,non passonsleprétexte que

leschiffresresont pasde

ma

spécialité, car jonepuis alléguer cette cause,mais surcequej'aipe' l'habituded'occuper sonattention. Pourcette raison,j'aime à croire qu'elle

me

pardonne»ti facile-

ment

l'ennuiquejepourraisloi oftUser.

Pourmoi,monsieurl'Orateur, jeTon- draisqu'ilfût

en mon

pouvoir d'éloi- gnerde ladiscussion de cette impor- taitequestion tous sentiments et pr5- jug spolitiquesquis'yrattachantpour ne l'envisager qu'à

un

point de vue politique.

Dans tous les cas, c'est

mon

désir bienarrêté d'éviterautantquepossible de

mo

servird'un langage qui pourrait blos-er lessusceptibilités de ceux qui nepensentpas

comme

moi, etjeferai de

mon

mieux pour

me

placer sur

un

terrainquin'estpas entièrementce'ai delapolitique.

Je veuxautant que possible exami- nerlaquestion au

même

pointde vue que celui que j'adopteraissi j'avaisà examiner le bilan d'un <léblteur qui s'adresseraitàmoi pourmettre ordreà sesaffairesun

peu

embarrassées.

Je

me

rendrais compte desa véri- table position financière etjeverraissi lalignede conduitequ'il asuiviedans

lagestion deses affairesétait enrap- port aveclesrègles delaprudence et

(7)

^

t

-

delasagesseou- comportetoutebanne administration. Jt- tâcheraisde décou- vrirsurtouts'il M !:'vertudol'économie quicetunl'oirtf.>.seiîtiel pourasaurer

le8UCCC8detonte entreprise.

C'estlà la ligu>' <ieconduita quej'ai l'intention de suivre dans l'ézflfmen quejevais fairehur notreétat financier.

S'il ni'arrive de comraettre quelque erreur(?ai:Hnie?approbationsCela sera

I,plutôt

aux)Tr<seigneraent«,que.j'au- raipris,qu'àl'intentiond'induire cette

Chambre

enerreur.

HTAT GENERAI,bi;i.KSITUATIONWWANClf;KB

1)K I.A PûOVXNOK

Personne n»» peut hier que depuis 1875 nous

sommes

engagé* dansune voieexcebsivcment diftioilo ot dange- reuseaupnint(JevuedenoBrosi-eurces.

Noun

avons contr;u.te, à diflVTentes reprisée, des emprunta consiaérables pour lacouBlruQtion de notrecbeir.in

de

1er pioMi}i inl^eti-^ourdes subven- tionsiiccord»«'8ad'autreslignesdoche- mins de t'fr. CVs emprunts ontnatu- relien;eni, entrninè une augmentation dans nos iViiiç cVadmim.strationetont créé unp 6cu.me d'intérêt annuel (jui

nousont poussédansla voiedes deti- citsau-defadecequenosrevenusordi- naires, ttls qu'administrés, pouvaient combler.

11ef'pbien vraique toutes ces ontre- prisesqui, en ^l'ande partie, ontétéla cause dola po.-ition lâcheuse dans la-

quellenouanouritrouvo:i3,ont été faites

dansl'intért'^x ^aiblic, niiiis d'un autre côté, toutenh lUJettant l'utilicede ces opérations, avuiisnous pris lesnK'jens defiiivefaceauxobligations quieuont étéla suite.

Il est bien vrai que tout le

monde admet

quev.'Oire[ms-ilion esttondueet criticjU',Ihoiioiable tiésorii'i' l'aù.net- tait liuraêmelorsdetoi exposé surle budget. 11étaitobligé de d-clarerque lamoindieperturbationdarsnoshnan- ces nous \longeraitdansun;d)imed'où

ilserait difficile des'en tiier. Cepen- dauljusqu'àce jourri>'ndes-riouxn'a été lait peur lemédiet à c«t étatde cbOKCS.

La Chaubre'

ne

m'accusera pas, d'exagéiiitiou. je l'espère, en parlant ainsi, «ai lesconsewaleuis

euxmêmeg

sontolligesdel'admettre.

D'à1eurs, jen'aiqu'àm'oppuyersur le*témoignages pubdos, pour démon- trerquecequej'ayanoeportelecao'iet

delavéracité.

En

dehors

du

sentiment généraloui s'est tantdefois manifesté, j'aipourmoiletémoignage irrécusable de M, l'ex-ti"ésorier ilans son discours del'annéedernière surlebudget;l'ho- norable chefde l'opposition s'est ex- primé dola

même

manière dansson admirable discours surlesfinances lors do ladernière session. L'honorat)leM.

RobertHonquivenaitde laisserlaposi- tion de trésorior jetait le

même

cri d'alarme.

Tout

récemment

encore,nous avons entendul'admissiondo M.ledéputéde Yamaska,qui faisaitconnaître sesvues parle

moyen

d'une circulaire adressée à ses électeurs, et(juiest devenue pu- bliqueparsapublication dans lesjour- naux. L'honorable

M.

Robertson lui-

même,lors desondiscoursàSherbrooke devantses électeurs, faisait une pein- tureassez sérieuse donotreétatfinan- cier.

Ce

quiconfirme davantage l'opinion émiseparmoi quelasituation estcriti-

que, ce sontles démarchesqui ontété faitesauprès

du

gouvernement fédéral par nos ministrespourobtenirdesbctter tenus. La presse cons-rvatrice elle-

même,

enappuyantla

demande

denos ministres, ad^nontréassez clairement quesa.isunaideextérif'ur,ilnousétait impossibleavec nos seuls revenusde

fairefaceàtoutesnosobligations.

11faut,l'avouéfranchement, notrepo- sitionest tendue.

In'ousn'avons plus notre

chemin

de

ferf-urlequelnous comptionspourdé- grever notre detteetdont laventede- vait fiiiio cesser les déHoits. Depuis cette\eiite,nous avons lait

un

nouvel

emprunt

de $3,500,000 sur lequelil ne nous reste plus que quelquesmilliers do piastr.'a. (et emprunt, quidevait éteiiidienoti-é dette ilottante, nesera pas suffisant et nous serons obligés d'avoirrecours à un nouvel

emprunt

pourl'airelace à de nouvellesobliga- tions,àmoinsqu'ilnonousarrive quel- quesnouvelles recettes. Les subsides accordés par le gouvernement fétléral

ne seront pas suliisants pour combler notredéficit.

Voild,

M

l'Orate'ir, quelle estd'une manièregénérale notrepositiondansle

moment,

maispour rendre

ma

pensée plus intelligible à cette chambre, on voudra bien

me

permettredel'établir pardes états etdes chiSres quile dé- montreront bien plus clairement que

lesparoles.

(8)

lue sera lobligés jnpi'ant obliga- requel- ibsides fédéral loinbler d'une lansle Ipenaée

>re, on fétâblir lie dé- il que

Lo'montant deladette fondéedela provinceau31 décemb''e 1883,d'après l'étatfourniparl'hono-

rable trésorier estde

m

$1S,250,0i)5.00

Ce

qui estune augmentation de , $ 323,4"2ô.0O au-ilessus de l'état fourni par l'honorable

M.

Wurtele, 31décembre 1H82.

OBLIGATIONSACTLiSLLB.S.

Voyons

ce qui restedes $3,500,000 qui d'après l'houoiablo il. Wurtele devait couvrir toutes nos obligations.

AVOIR.

Ilnousresteenbanque endépôt 1,500,000.00

Argent enban((ue 151,201.00

KéclamatioilB

du

gouvernement dont unepartie est

douteuse 2t)0,5t»7.00

$1,917,S28.00 FASSIK.

Nous

devons poursubsidesaux chemins dofer 1,005,075.01)

Emprunts

temporaires '15:^,1)13.5.00

Dillérence entrelesappropriations etlesrecettes... 357,258.00 Coûtestimé desbâtisses

du

parlement 150,OitO,()()

Balancededettesur terrain N.IL 0. »t

U

111,936.00 2,G7(VJo4.00

Balance

du

Passif , $75',t.lurj.0t)

Nous

avons,quoutre,estimes supplémentaires 317,719.00

Non»

avons payé

comme

primo sur notre

emprunt

$20,207 qui est déduite du montant deîem- pruntet payé.

Balancedue au QuébecCentral 300,000.00

Ameublement du

Palais Législatif 150,000.00

Dépensescontingentes,procès 71,053.00

i»—

Nouvellesobligations $1,.598,478.00

Découvert danslessubsidesaux chemins defer 105,075.00 Montant dû au

Gouvernement

Fédéral en suspens

$819,070.00.

Dans

nosrecettespour1S84,nous avions évalué sur

lefondsde l'emprunt Municipal 100,000.00

TaxessurlesCorporations 125,000.00

225,000.00

Nous

allons retireren moins 175,000.00

Cequilaisse lePassif ci-dessus $1,878,553.00

Notre

emprunt

de $3,500,000est donc absorbé, et nous avons des oblijiia- tionsadditionnelles certiiines pour $1,878,553et d'autres ensuspens. Ilnous faudradoncavoirrecours à

un

nouvel

emprunt

pourcouvrircette dette.

^i

(9)

4

Ilajipertparl'état ci-'lessusquenotre Ï)Oeitionfinancière s'est erapiréedepnis dernierexercice etque pourl'exer- cicecourant

mus

aurons

un

découvert considérable,sil'onenjugeparles cré- dits Hupplémentaires

demandés

et le

peud'eppoirqueletrésorierent etient surune recette prorenant do lataxe commerciale et

du

fonds d'emprunt moDicipal.

Nous

avons donc une dettedeprès de 20 millions de piastres, montant énorme, ilne lautpas oublierquela

grandepartiede cette

somme

estdue

sur des emprunts quine seront rem- boursables (jue dans 20 et quelques années». Surce

montant

il nousestdû 7,600,000 piastres, le produit de la ventedenotreligne de chemin de fer Provincial,etqui,parlaloi,seraappro- priédansunevingtaine il'années, lors-

que nousl'aurons reçu,au rachatd'un pareilmontant de nos emprunts; en attendantle rembourseinent de cette

somme,

nosobligations pourlesl'Omil- lions restentles

mêmes.

<Jrs'ilnousarrivaitquelquemalheur ausujetdela remise du montantqui nousestdûsurleproduitdenotreche-

min

de1er,nousresterionsenfaced'une dettede20 millions.

Avec

ime dette seml'lablenotreavenirestperdu,carsi

nouscontinuons à accumuler desdc-li- citsannuels lorsque avec nosrecettes actuelles il nous est impossible de faire faceànoâ obligations, etsinous nouslançonsdans lavoiedenouvelles entreprises,nousne pouvons qu'aggra- ver notreposition déjàsitendue.

A

l'heure qu'il est, nos ressources sont rendues à leur

maximum

etla

moindre dépression des affaires peut d'unmomei.tà l'autre atiecter d'une màn'ère sensible (ce qui est déjà arrivé) les recettes sur lesquelsnous comptons pour subvenir à nos frais d'administration.

îs'ous voyons

de

suite dans quelle position critiquenous noustrouveiions.

Je

demande

donc

aux

honorables

mem-

bresde cette

chambre

de bien graver dansleur

mémoire

le véritableétatde nosfinances.

Ledernier

emprunt

que nou« avons contracté, il faut se le rappeler, est absorbépar des obligations existantes et

même

au-delà.

iS'ousserons doncobligés d'augmen- ternotre dette publique dans

un

ave- nir asBézrapproché.

Nos dépenses annuelles depuisquel-

ques années ont été en augmentant, maismalheureusementnos recettes

no

sont guère susceptibles de suivre la

même

proportion.

INTERETS.

Voyons

quelle est la

marche du compte

des intérêts avec celle

du

fondsd'amortissement.

Fonds d'amortissement nonplacé.

1874-75 1875-76 lS7t)-77 1877-78 1878-79 1879-80 1880-81 1881-82 1883

117,853 31,584 117,853 117,853

Intérêta.

154,066 254,461 407,106 4S2,661 727,097 570,754 837,753 828,426 889,794 Total

du

fonds

^

d'amortisse- I

ment non

2>la-

|

cô et déposé }$385,143 pour les tins

ordinaires du service public.

En

1882, le service d'ititérêts

avec le fonds d'amortisse-

ment

se

montant

à $935,280 Moins recettes _3tte8

du

che-

min

de fer Q.

M.

0.

&

O., exploitéparlegouvernomeut$27l,676 Laissant à couvrir pour le

service

du compte

d'intérêt.$663,204

En

1883, intérêt avec fonds d'amortissement 999,325 Intérêt reçu sur le produitde

lavente

du chemin

defer Q.

M.

O.

&

259,384 Balanceàêtre soldée par les

recettes ordinaires $739,947 Pour1884, l'kon. M. Wurtele

estimait l'intérêt sur notre

dette à 927,883

En

ajoutant 1 pour cent au fonds d'amortissement sur lesempruntsreprésentantle montant d«laventedenotre chemin deferetquiestcensé éteindreàl'échéance

du

pro- duitdecettevente unepar- tieéquivalentsdenotre dette 76,000

$1,003,893

(10)

a

entant, sttesno ivro la

che

du

elle

du

[ntérêta.

154,066 254,461 407,106 4S2,661 727,097 576,754 897,753 828,426 889,794

$935,280

t$271,676

$063,204

999,325

259,384

$739,947

927,883

Moinsintérêt provenant dela vente

du chemin

defer 374,532 Balanceà ôtre oldée par les

recetlea ordinaires $029,351 Pour1885, l'intérêt sur notre

detteest,d'aprèsl'estimation

du

trésorier, de $991,787

Si nous ajoutons le fonds d'amortissement 76,000

1,067,787 Moinsintérêt,

chemin

defer. . 3SU,000

$087,787 Moinssubside addi-

tionnel accordé par lo gouverne-

ment

fédéral $127,400 Intérêt sur subven-

tion accordéeàla dernière session pourlechemin de ferQ.

M.O. &0..

119,700

247,100

76,000 1,003,8»8

$440,687 Pour ce

montant

de subside,nous n'avonsque la simple affirmation du

trésoritn', ce quin'estpas suffisant;il

nous faut des documents et

un

état officielpour noussatisfaire.

Bciucoup de gens sont sous l'im- pressionsquelavente denotrechemin deferaeupouretFetde dégrever notre

compte

d'intérêtde $3S0,ÔO(), mais il

neiautpas oublierque notre chemin nous donnait des recettes et l'hono- rableM. Chapleau lui

même

comptait sur $300,000. Et eu 1882 nous avons reçu271,075.

11est bienvrai que dansles années précéUenieH les revenus nets avaient été insignifiants, mais ilest facilede s'enrendrecompte.

Une

grandepartie des revenus,

comme

il aétéadmis à l'enquête au comité des comptes pu- blics,on lesa appropriés pourcompte deconstruction.

D'ailleursilestfacile decomprendre quelegérnut

du

chemin,qui avaiten vue des'en empareràvil prix, faisait toutenson pouvoirpour encacherla valeurré' lie.

Ilestbien certain que les recettes devaient être plus considérables que

les comptes publics montraient, car

comment

aurait-ondonné$200,000pour

un

bout de la ligne et 180,000 pour

l'autre,

comme

représentantle revenu annuel

du

chemin?

Noub avons une [)reuvebien con- cluante dans le fait (|uetant que le gérantn'apas eule contrôlepour son proprecompte,les revenus ont été à pou près nuls, tandisque ladernière année lorsqu'il était certain d"e!ide- venir lo possesseur, le cliomn don- nait un revenu net de $271,07), ce quine fait après tout une ditlérence quede $108,325 de dégrèvement par année.

Maissid'un côténousavons fait

un

dégrèvement decemontant,nousavons depuis

augmenté

notre dette ùrt$3,- 500,000, ce qui fait une somu:e de

$175,000 parannée desurcroit.

FO.VDSn'/.MOKTISSEMKKT Jusqu'en 1880r.ouaavions

un

fonda d'amortissementdeplacé en bonspro- vinciaux deschemins de fer s'élevant àla

somme

de$320,132.

Depuis1880 ce fondsne sembleplus avoir d'existenc*', et j'ai tâchô de dé- couvrir quelleavait été sa destir.ition, mais je n'ai aucun

document

[«ublic

pour

me

rendre

compte

de ce qu'il étaitdevenu.

jj'honorable trésorier sans doutase fera

un

devoir de nous renseij^ner là- ùessus. 11est vrai qu'iln'a pu re|)on- dre,

U

y a quelquesjours,à

un membre

decettechambre,d'unemanière satis- faisante, et semblait ignorer entière-

ment

laquestion. 11se contentait de promettrequ'ilnous donneraitlesren- seignements nécessaires.

Voicilesmontants

du

fonds d'amortis- sement omis:

1880 omis 117,853

1S81 " 31,534

1882 '•' 117,853

1S83 " 117,853

<!».

$385,143

En

examinantlescomptespublics, je vois, M.l'Orateur, que depuis 1880on a cessé de placer $385,143 au fonds d'amortissement, tel qu'exig-i par la loi, qui dit expressément que

un

par centseraréservéetdéposé engarantie doladette publique, et ona employé cesdenierspou»"desfinsordinaires.

Ilnefautpa?oublierquelesporteun^

de bonsont raison de comptersurce fondsd'amortissement, etquelavento de notre

chemin

de fer ne saurait

(11)

— 6 —

exempter au gouvernement la néoes- Bit»* decontinuer à placer cefonds.

Un

a px-étendu que par lavente

du

cLemindo fer du nord, iln'étaitpluo nécessairedo verser $7G.0IH) de fonds d'ainortiBsement, ropreHontant le piix decette vente?. Ceci est une erreur, CiiT luventede notre clu-niinn'enlève ima l'obligationimposéeparlaloi.

D'ailleurs, montant du pournotre

chemin

no jjourra être j>ayéquedans 20ans, et00n'est qu'une simple dette qui,

comme

toute autre, e«t exposée au-, risques qui sont inhérentsà tout crédit. i\ous avons

un

exempledans lefaitquele gouvernement a placéla

Kiumiede cent mill'î piastresdansla li'.nq e«l'Echange. Ce dépôt est une

]fiii;edes tlUOmille piastresreçuesdes

t',ii'iicatsenpaiement dela

somme

qui étaitduesur notrechemin defer. Sur cedépôtilestplusque probablequela

grandepartieva êtreuneperteirrévo- cable.

Cecie-1 une preuve de la nécessit''

docontnii.Tà mettredecôté

un

fonds d'amorti- ^m^nt.

Ilne1.11.1/j)aBoublierque20 ans est

unelonj-:i'o période, et qu'il peut sur- venir bii-M des Incidents pendant ce temps. .1 pourrait fort bien arriver que nousserions déçus dansnos espé- rkaoes.

Ilnefaut pas oublier que les deux Rvndicatsontle pouvoirde rembourser

lemontant dû au gouvernement dans aucun temps en donnant

un

avis préa- ]at:eàceteffet.

Le tableauNo.3,page12, des comp- tespublics1882-83,indique la date de l'échéfincedesdifférentsempruntscon- trActés.

Lorsque dans20 ansnousrecevronsla balanceduprix denotrechemin defer, ilfaudra placercesfondssoit $7,000,0(X) à 5 par cent d'intérêt, en attendant l'échéance de nos emprunts qui ne seront dus que (jnelques années plus tard.

trouverons-nousà placer une

somme

semblableà 5par cent?

A

l'heurequ'il est, la

somme

de$500,- 000esten dépôtspécialetcourt le ris-

que d'être absorbée par lesdépenses ordinaires.

Le

trésoriernesaitpla- cerc« montant.

D'ailleurs,quinousditquellesseront lesdispositionsde ceuxquinous auront succédé pour la plupart dans 20 ans ausujetdecettesomme, nonobstant la loiqui la réeerve pour l'échéance de notredette?

A

cette objection qui a été soulevée lorsdelavente,onarépondu que l'on pourraitfaire

un

placement enoons

du

gouvernement fédéral portant .5 par cent.

Un

noubliédodirecependant que cesbons

commamient une

primede 10 pourcent,ce quiréduitcetintérêtà4.J pourcent.

.leconsidèrequecetteomis8ion,qu*dle soitvolontaireou involontaire,estune violatioadela loiet

un

empiétement surlesdroits

du

peuple,encesonsque

stu- toutequestion qui affecte ladesti- nâtondes denierspublics,aucunchan- gf«n.ontne devrait être faitsans avoir obtan'ipréalablement l'assentiment de cettechambre.

D'après moi,c'estunactetrèsropré- hfnsible,ence sensquec'estuneviola- tion directede^ droits decette

Cham-

breetquelegouvernementqui serend coupable d'un tel empiétement s'en- gage dansunevoie dangereuseetqu'il estdu devoir des

membres

de cette chfimbrederéprimer.C'esttieplusune violationdele foi publique engagéeà l'égarddenoscréanciers «juiont prêté envertud'uneloiimposantl'obligation dece fondsd'amortissement.

MANDATSSI'ÉCIAUX PENDANT I,'eXEK 1883

L'année dernière, il s'est élevé

un

débatasseavif surcet acte

du

gouver- nement,qui pondant la vacance avait r-gléau

moyen

demandatsspéciaux

un montantde

près d'un

demi

million.Ilest inutilepour moi depasserenrevueles discoursqui ontété prononcés àcette occasion, maisjecroisqu'ilestde

mon

devoir d'attirer l'attention de cette

Chambre

surle danger qu'il y apour ungouvernementderégler,sanslecon- sentementdeschambres,etsansprévi- sions budgétaires, une

somme

aussi considérable pour des réclamations, surtout après les déclarations del'ho- norableM. Chapleau lorsde la vente

du

chemin defer

du

Nord, qui disait qu'iln'y aurait aucunes réclamations autres quecelles mentionnées.

Le principe de réglerpar mandats spéciauxaucun compte, lorsqu'iln'ya pas urgence, et dansla plus partdes réclamations qui ontété ainsi réglées,

iln'yenavaitaucune, eit

un

principe fauxdanslequeljevois

un

granddanger.

Lefaitqu'ungouvernement prennesur luide payer une

somme

de plus

de

400,000 piastres sansvote delaobam-

(12)

pour con- prévi- aussi tions.

l'ho'-

vente isait tions idats n'ya des

jlées, icipe iger.

>sur

I

de

lam-

— 7 —

bre, c'est assumer une responsabilité des plus graves d'après notre régime constitutionnel.

Silegouvernement peutprendrede

tels engagements à

même

lesdeniers

de la Province pour une

somme

de 400,000 piastres, qui l'empôolio do prendredos engagements encore plus considérables?

On

voit de suite qu'a- vec un tel système, il n'y a aucune limite.

Jamais

un

gouvernement ne devrait prendresurluiune telleresponsabilité sansle consentement dela Cbambre, carilest facile de voir quec'estuiio voie excessivement dangereuse,etun empiétement sur nos droits de con- trôleque nous devons exercer surles (Mspositionsdes denierspublics.

DEFICITSAVNCKLS.

Ils'agitde démontrer quels ontété et quels sont les déficits annuels.

Cette tâcheestfacile, car nous avoiid pour nous éclairer la dôclarttion offi- cielle de l'ex-trésorier qui, dans un état préparé pourlui, on date

du

4 avril 1882, nous

donne un

tableau quimontre quel est lo cbilireannuel de nosdéficitsjusqu'au 1erjuillet 1883.

Cette déclaration officielle, dela part

du

gouvernement, à cette époque,

met

cettequestion horsde doute,et après une affirmation telle que cellequ'ila faitedanscedocument, il nesaurait y avoirdediscussionsurcepoint. D'ail- leurs,lestableauxqui font partiedela

brochure qui contientlediscourssur le

budget prononcé par l'honorable dé- puté d'Yaraaska, qui était alorsletré- sorierdelaprovince, sont de natuie à confirmer sa déclaration formellti du 30avril 1882.

L'honorable chef del'opposition,dans ta réponse au discours

du

trésorier, l'année dernière, a démontré claire-

ment

quelle étaitla

somme

desdéficits annuels.

De

plus,l'honorabletrésorier actuel, dans son discours de l'année dernière, afaitles

mêmes

déclai'ations.

Ainsi,après cestémoignages dignesde

foi,et avec l'expression de la presse conservatrice, il est établi d'une ma- nièrepéremptoire que nousavons accu- mulé depuis 1875 des déficitsannuels considérables, dont la

moyenne

est au- dessus d'un

demi

million par année.

Voici cequejevois,et cela par

mes

proprescalculs

bas»

surlesétatsoffi-

cielsetpar l'état préparé l'honorable ex-trésorier:

De

1867-186Sà187.% nous avionsencaisseun sur- plus qui était en excé- dant sur nos dépenses

de $1,523,022 00

(Dans cette

somme

sont compris $5')4,llt) pro- venant

du

fonil-» d'om- prunt municipal, règle-

ment

avec la cité do Montréal)

De

|S74-7.'J i\ 18S1-1882, jusqu'au mois de mars, le(féficit pendant cette

périodes'estélevé à $1,^97,738 00 Cessurplusetces déficits

accumuléss'élèventi...$3,421,360 00

Moyenne

par année pon-

dantces huit ans,le d'"'- ficitexcé(iantnos recet-

tes ordinaires $427,670 CO Dans lesrecettes ordinaire sontin- clusesles

sommes

suivantes quoiqu'elles doivent être considérées

comme

des recettes accidentelles-

1878-187y, comprenant $M)0,()00 re- euesdela f'uissanceà

compte

derègle- ment,

1879-1880,$120,000 reçuesdela

môme

source, faisant

un

total de $625,000de recettesaccidentelles qui ont été dé- pensées en sus denos recettes ordi- nair'.^s ot qui auraient auj^menté nos di'^pensesdecette Boram^^ .s-ins laper- ception de ces montants quino sau- raient êtreconsidérési\titro do revenu

fixe.

Kécajiitulationde $3,421.300 00 A aiouter G2.".,0(M) 00 Failantun total de 4,Ult'),3G0 00 Déficitpar année (moyen-

ne8annéos '..,,, 50a,0()3 25 Depuiscetteépoque nousavonsaccu- mulé un million dedéficit en compre- nantl'exercice actuel.

Pour corroborer cet état, voir état préparé par letrésorier, page 9, état No.4, (4avril 1882), la

moyenne

de cinqannées de 1878 à 1882 $2,838,89.5.-

]3, faisant

un

déficit annuel de$ti48,- 559.58.

Nous

avons deplusdépensé pourle service ordinaire en sus de nosrecet- tes ordinaires le fonds d'amortisse-

ment

de$385,143

non

placéet lesre-

(13)

8

ccttcs de notre chemin defer, $338,- 839.

L« fonds d'amortissement auraitdû êtreijlact',mais ilnel'apasété,

i.eB revfnim

du

chemin de fer ont étéaufesiabsorbés parles dépenses.

Etat des recettes et dépenses ordi- naires de laprovince depuis 1808à 1882.

lKfiy-7u 1871.-71 1K71--'J lK72-7;i J87a-71 1H7I-75 1XT">7H 1M7(W7

1.S77-7.S ]h7H-"(>

1K71)-«I»

1««(;-M

I{er*<'tt08*

l,as(i,K;f7 1rt7rt,i.-.u l.<i7.'i,L>;tti l,(l(U,'.!H7 l.T^d.ir.i)

•2,011,17»

2,ym,.».ji

i!,'))'1.ill»7 :;,4!«l,^">77

;!,iai,)i;ii

î.l'-Si'.H l,;t25,:';i!) l,'.HJ,U.j i,5n'i,;to7 i,it;fl»,7iw l,7;Ji,KW l,ii::-i,HK;-,

2,:m;M)

'2,'.V)r>,im 1!,51(,147 2,711.KW 2,SI7,K2l '2,U-'XW4 :{,ij70,irro 2,)a>J,(l53

BnrpiuH.DO«clt.

71MI1II 57,117!!

lltJ,lM)

34(),I«I0(•) (Î7,(MI|I 1 l,Hi»N K1,0;V'>

(i87âll

4(2,lul»

(•)(;<'hiirplnsostciiisf»par

k<luoiitiiiit ilu I'oikIn d'oin.

priait imiiilciiMil, rôgleiin-nt avec Montréal l,523.«?i

Kecettcd extraordinaires ou accidentellesreçues de la Puissanceenrèglement de compte en I87'J

en I8.S0

l,806,7oK

600,000

l'J5,0()(i

Totaldos surplusjusqu'il 1875.

Surplus 1.523,022

Déficit deiiuia 1875

à \>S2 1897,738 Recettes acciden-

tolleq 625,000

G25,U0U

Nous

pouvons ajouter

un

ftutre million de déficit

pour ces

deux

dernières années

4,04G,3G0

1,000,000 5,046,300 Ainside 1875à 1884,nousauronsdé- penséensusde nos recette» ordinaires la

somme

ci-dessus.*

ExKECicE1882-83

Ilestdoncétabliparles chiffres que je viensde donner quel aété ledéficit total jus^qu'au 30 juin 1S82, passons maintenant à l'exercice 188283, qui, d'après l'ex-trésorier, ne devait

mon-

trerqu'undécouvertde $28,817.Voyons jusqu'à quel point ses prévisions ont

étévérifiées.

D'HprèBluison eittimation levisée de la dépen*e

pour1882-83 s'élevait à. 2,08^,591.00 Estimation révisée desre-

ceites 'VJ55,777.W

Découvertprévu 2M,H17.yC Lescalculssuivants feront voir jus- qu'àquel point ce» prévisionsso sont réalisées:

Total desdépensesd'après

lescomptespublics 3,O77,fJO6.00

ToUl

desrecettes 2,828,103.00

Déficits 248,843.00

Chemin

d" fer C^.M.O.ic O.,dépensesnonprévue*

dépensespourentretien. 90,021.00 Subvi^uiions aux cli<.'iuins

de fer,non prévues 09,(1.57.00

$ 438,521.OTj Moinsrecettesdo

chemin de fer

pourvieux uia- tériaux vendus..'>4|949.00 Fonds consolidé

deschemins de

fer .50,146,fJ(j

. 111,095.00

$ 327,420.00 Fondsd'amortissement sur

l'emprunt1S74nonplacé. 31,584.00 10/0 d'amoi tissement *ur

7.,0OO,OOO.OO 76,000.00

Obligationscontractéessur

mandatssp' ciaux.... 9.';,0.30.00

$

528,0.'>0.00

Déduisonsancette

somme

pour subventions aux chemins defei', couvert

parl'empiuntde1882.., 99,057.00 428,993.00 Mandats de1882 payéseo

1883 40,632.00

3^8,301.0«

Nous

pouvons déduirestu-les recettes ordi- naires, dépôt spécial 35,272.00 Matériaux ven-

dus 56,146,00

91,418.00 Déficit «... 479,779.00

(14)

En

prenantlemontant total <le« rcs-

'

sourcs pour ISS.'J, y compris l'argent, encaisseau 30juin lH8:i...$.%034,032.74 Moinrt recettOHdeschemins

dofer 370,480.49

Balance 4,004,452.'.'S

Le montant total des «Je- penHc-8 $3,'j09,i'J7.50

Moins (lôpen- sespourche-

minsdefer. 772,579.00

3,137,017.54

En

dehors desdt'pcnsesde chemins de fer, ilreste

unebalancede 1,.527,434.7I

Déduirefondsencaisse30

juin1883 1,12.5,33524'

Déficitentre les dépenses etles receltesordinaires

do 402,099.47

En

prenantjeu

n

cottesoi- dir'iresmoinstoutesre-

cei. dde

chemin

de fer. 2,.568,779.47 Ajoutélesemprunta l,71ô,50<).00 4,28.j,279.47 Déduire dépenses ordi-

naires 3,137,017.54

1,148,261.03 ajout<>rargentencaisseau

30juin1882 379,172.78

Subsides

aux

chemins de fer

Vontantcouvert parl'em- pruntdo 1882

Fonds d'amortissementsur l'emprunt de 1881 tel ou'exigéparlaloi

Fonds d'amortissementsur les 7,()iX),O0U

Nous

avons reçu pour re- cette de chi ; ..I de

fer 54. O.OO

Fonds consolidé de chemin de

fer 56,11^00

09,05700 1,030.000.00

r)4'J,070.0O

$380,U'JO.OO

31,534.00 7f,,oœ.oo

$487,080.00

4

1,005.00

Mandats émis ou 18S3 et non puyAs

570,585.00 03,050.00

Nous

aurions dû avoiren

caisse ],.527,434.71

Déduireargentencaibse... 1,12.'),3.35.24

Déficit 402,090.47

L'année dernière, le déficit étaitde

$596,184-09,d'après la

même

opération faitepar l'honorable trésorier.

Nous

avons réellement dépensé les montant.s suivants pendant l'exercice de iéîSSavec les obligations que nous avons a payer en 1884, comprenant oedéficit.

Déficit pour 1883, d'après

les comptespublics 248,843.00 Montant des mandats de

1882 payés 40,632.00

Payé pourconstructionde

chemin defer .550,913.00 Entretien

du

cheinin da

fernon prévu 90,621.00

$400/^35.00

Nous

avons

;ommencé

l'e.terciced 1883avec une

eommo

encaifa'.e au 30

juin 18S2 de $370,172.28

Nous avons terminé cetex-

ercice par une

somme

do 1,125,335 Maisil.tautdéduire^es $00U,-

000reçae.sà compte dela ventedenotrechemin,(jui

ne peuvent être atloctées auservice public, curelles

forment partie par laloi

du

fonds d'amortissement de $7,600,000 réservées pour éteindre une partie

denosemprunts 600,000 L'encaisseestde $535,335 ijarcette

somme

nous aurons

à payerpour mandatsspé- ciauxén.is dans le cours de l'exercicede

1883 «3,050

Nous

devionsenou- tre pour

compte

dto construction surle

chemin

t^.

M.

0.

&

0.telque voté àla dernière

session 387,750

y

A

déduire 480,800

(15)

ii I

10

n

ne reste réellement de

cetencaisseque $54,535

Montant encaisse30 juin 1882 379,172 Balance réelle de

l'encaissede 1883 telle qu'indiquée

ci-desaus 54,535

Recettes telles que

prévues 324,637

Nous

aurions donc dépensé $324,637 deplusqueceque nousavionsencaisse le30juin1882.

Ainsi de quel(jiUO manière que nous envisagions laquestion, et quels que soient les calculsfaits, on arrive tou- joursà undéHcit de400,000 à 500,000 piastres pourl'année fiscale terminé au30 juin !8S3.

Je suisd'opinion,Monsieurl'Orateur, que cette Ctiambre aeu tort deper- mettreun

emprunt

pour couvrir une dette flottante doiat

une

grandepartie neserait requise qu'à, une date ulté- rieure. Le grand danger queje pré- vois, c'est q»e cette

somme

ne soit

employée pour d'autresfins quecelles pourlesquelleselleétaitdestinée.

Dansl'étatdenosfinances,ilestexces- sivement dangereuxd'avoirune

somme

en

main

dont l'usage ne doit servir queplus tard. Ilarrive souvent que dansces cas,on est tenté de s'appro- priercetargentpour des exigencesen souflVance, se confiant dans l'avenir pour celles qui sont plus éloignées, c'estcequinousarrivedansle

moment.

Nous

avonsdéjàexcédé cetemijrunt de plusieurs millions do piastres tel qu'indiqué dans l'état sur la dette publique.

Ainsi, Monsieur l'Orateur, quelque soitle montant exact

du

déficitpour l'exercice de 1883, que lesunsdisent qu'ilestdede|$300,000à400,000,ledé-

ficit existe réellement. L'Honorable

M. Wurtele a déclaré publiquement

(lue le déficitétaitde 300,000 à 350,000 etl'HonorableM. Robertson a déclaré aussidans son discours à, Sherbrooke prononcé lors de son élection, après avoiraccepté

un

portefeuille dansl'ad- ministration actuelle,

comme

ilvient del'admettre,queledéficit s'élevaitde

$300,000 à500,000.

11ressori)de ces déclarations quele déficitpourcet exercise s'élève à400 mille piastres.

Passonsmaintenantàl'exercice 1883- 1884«t établissons quelle est la difie-

renée réelle entre les recettes et les dépensespourcette année.

BXEBOicB 1883-1884

Pour cet exercice, jem'attendaisà recevoir des informations précisesde

lapart

du

trésorier, sur lesrecetteset lesdépenses de l'année courante,mais choseétrange,ilneparledecetteannée que d'une manièreincidente, etobserve surce sujet un

mutisme

décourageant pournotre état financier pendantcet exercice.

Que

faut-il conclure de ce silence? faut-il en augurer quel'excé- dantde nos dépenses sur nosrecettes esttellement considérable qu'iln'apas osé aborder le sujet à-anchement et nousdire quelle estnotrevéritable posi- tion pourcetteannée?

Aux

yeux d'un grandnombre,son discours surlebud- getpeut paraître

comme un

modèle de

clarté,maigpour ceux quis'yconnais- sentun peudanscesmatières,ilsseront obligés d'avootef que cet exposafinan- cier est plutôt fait pour mystifier les gensqueles éclairer.

Ilnesauraitalléguerpourexcuseqne l'exerciceactuel n'est pasassezavancé pourluipermettre de diresilesprévi- sionsdel'hoinojftbleex-trésorierdoivent seréaliser, car nous n'avons plusque deux mois pauffinir l'annéefiscale.

A

défaut de Irenseiunemeuts précis, je suis obligé de

me

guider sur

mes

pro- presrenseignementsafindo déterminer quelle estnotre véritablepositionpour l'annéefinissantau30juin prochain.

D'après l'exposédel'ex-trésorier,nos recettes devaient s'élever àla

somme

de $2,9;U,612

L'estimationdu nosdépensesà2,950,.^.'i'2

Montrant

un

surplusde 4,060 11 comptait sur $75,000 de revenu provenant du fonds municipal, mais jusqu'au premier d'avril il n'avait été reçude cette source que la

somme

de

$5,258, ce qui laisse

un

découvertde

$69,742.

Surles corporations commerciales,il

s'attendaità recevoir$125,000, il a été reçuau1er avril $5,757, ce quilaisseà cettedate

un

déficitde$!19,243.

Ces

deux

montants forment untotal

de $188,985

Ajoutons pour intérêt sur la balance de l'emprunt des

$3,500,000 75,000

Crédits supplémentaires 317,719

$581,704

(16)

11

Surplus approximatif déduit. 4,060

Mandats

de 1883 payables

cetteannée 93,050

$670,694 Surces $317,717, il peut yavoir

une

certaine partie pour laquelle ilyaeu approj^fiation. D'un auire côté, ilest probablequenos revenus deaterresde lacouronne ne produiront paslemon- tant prévu, le trésorier semble l'ad- mettre.

11 est inutilepourmoi dechercher davantage ledéficitde cet exercice,le

montant ci-dessus est îissez découra- geantpar lui-même; d'ailleurs, onn'a

?[u'ajetterlavue sur l'étatdeladette burnipar le trésorier, pour découvrir quejeresteendeçàdelavérité.

Malgréles promesses de 1883-1884, danslesdiscours budgétaires, que les recettes étaient suffisantes pour cou- Tiirlesdépenses ordinaires, nous som-

mes

onface d'undéficitdeun million pour cee deuxexercices lS>i2-l883 et 1883-1884, N'avons-nous pas droitde nousrécriercontreceuxquinous trom- raient en disant que nos finances laiontdansun état satisfaisant, mal- gré que nousleu» démontrions lecon- ti-aireetquonous affirmions cequiest enfin arrivé? Le trésorier est obligé d'admettre quenotre position est des plusdifficiles,etque nous

sommes

for- cés d'arrêter danslavoie dangereuse oùnous nous

sommes

Imcés, sinonil

nousarriveramalheur.

Aujourd'hui onne peut plus venir nousdirequenous voulons tromperla cliambrepar nos chiflres exagérés, le trésorieriictuelet l'ex-trésorierontété obligésdedéclarer que nos déficitsde- puisquelquesannées sontde400à500 millepar année et reconnaissentl'im- possibilité d'allerplusloins^ansyappor- terremède-

Pour

ma

part, je dois saisir cette occasionpourdéclarerquejetrouveles trésoiiersdesplusblâmables, leTi'éso rieractuel

comme

tousles autres,en yensCntchaque année prononcerundis- courssurnotieétatfinancier, oùl'habi- leté consistait ànousmystifior.Tousles ans depuis quelques annéeti, n'avons-' nouspas invariablementété informés quenosrecettescouvraient nos dépen- ses, lorstjueceuxquifesaient ces décla- rations étaientparfaitement convaincus qu'ils trompaient le peuple par ces

«zpotésfaitspourlapresse?

Je regrette, M.lepréaident, quele

trésorier actuel,malgré toutes ses pro- testations contre les abus passés, ne puisse se corriger entièrement deses mauvaises habitudesetqu'ilnousdonne encoreun exemple decettetendanceà cacher lavéritable position financière de notre province. Pourquoi, dansses estimationsdes recettes et des dépen- ses, vient-ilnous montrer pourl'exer- cice de 1885

un

surplus de $101,000 lorsqu'il sait le contraire, et lorsque dans

une

partie deson discoursil dé- clare lui-même que les subventions additionnelles

du

gouvernementseront pour couvrirla moitiéde notre déficit

annuel? Pourquoi venirde nouveau nousillusionnerpar ces surplusimagi- naires faitspour amuserles badauds?

Cependant, vois avez entendu notre honorableti'ésorier déplorer lesextra- vagances passéesetnousdirequ'ilfaut des réformes radicales dansl'adminis- trationdenosfinances, 'i'outenfaisant cetaveu^ilvientnousdirequ'ilaura

un

surplus a la findel'exercicedeISSô.

Lachose estfacile à constater; les déficits jusqu'àcette annéeontétéen

moyenne

do $50'-),000

Nous allons recevoir

du

gouvernement en subven-

tions 247,100

Cequilaisse

un

déficitap-

parentde $252,900

Ilest vrai«jue letrésorier nousmon- tredegrandes réductions qu'ilse pro- posedefairedansles dépenses

du

ser- vice public, mais est-ilsérieux? a-t-il l'intention

^

mettrecelte politiqueà

eftetquandÎTne nous donne aucundétail etneproposeaucune mesure pourjus- tifierses déclarations?

Et en supposant

même

qu'il soit sérieux dans les réformes qu'il veut établir, n'est-il pas obligé d'admettre que les recettes ordinaires vont lui fairedéfaut et quesi, d'uacôté, ilfait desretranchements, d'un autrecôté ses revenus sontdiminués à proportion.

Nousrestons toujours en face d'un découvert do $20L),UUl) à $300,000 par année. Voilàd'uoe manière générale quelle estnotreposition. 11 n'estdonc pas étonnant que l'ex-trésorier et le trésorieraient été forcés à jeter

un

cri d'alarme. Ils ontété obligés devenir déclarerpubliquement que laposition financièreétaitdars unétat alarmant, etqueleseulremèdeà yapporterétait lataxe directe; après avoir nié pen- dant des annéesqu'ily eut desdéficits, quoiqu'ilsenfussentavertis.

(17)

mm

12 —

if)

1'

SURPLUS

Telque mentionné dansle Chronîcle,

$151,470, mais que le tréBOrier

admet

êtreque de$101,000.

Dans ses recettes il

met

la

somme

de $150,000

produit des débenl.ures pour la construction

du

palaisde justice. Dansles dépenses il

estimeladépense pour cette finà

Différenceen moins

Il estime les recettes

du

fondsd'emprunt municipalà 100,000, lorsque cette année nousn'avons reçuque5mille etquelques centspiastres,on peutdoncévaluercemontant pourl'année 1885à10,000,ce qui laisse à déduire sur les recettesgénérales

80,000 70,000

90,000

Déficit.

160,000 59,000 Voilà desuite

un

surplusde$100,000 réduità

un

déficitde£59,000.Tousses calculssontproblématiquesetn'ontau- cune valeur réelle, c'est tellement le cas qu'il

admet

lui-même que les sub- sides additionnels

du

gouvernement fédéralne couvriront pas pins que la moitié

du

déficit.

Donc

il reconnaît que ledéficit sera de200,000à300,000.

Ilfaut aussi considérerqu'ilestfacile

defairedesretranchements àdroiteou àgauche,maisilestplusdiflBicilédeles réaliser, à la findb l'année fiscale on s'aperoevi'a probablement que lemon- tant

du

retranchement ne sera pas ce qu'il en attend.

De

plus lesrecettes peuvenc ne pas réaliser le montant prévu par lui. D'ailleurs, sur unedé- pense deplusieurs millions,lout

homme

d'expérience connaîtqu'ilfauttoujours calculer sur

un

certain montant de dépensesimprévues, ce quiarrivetous lesans; on peut ainsidépenserfacile-

ment

une

somme

de $100,000, ce qui faitl-'à par cent à peu près de la dé- pensetotale.

Ceporuentagen'est pas exagéré. Je suis certainquesur ce point, je serais supporte partout

homme

d'îflaires. La dépenseest toujours au-delà desprévi- sions.

Comme

conclusion, j'arriveà

un

déficitpourl'exercice de 1885 de $200 à $800mille piastres.

En

étudiantlesestimationspour1885 del'honorabletrésorier, je suiscertain qu'iln'est ias sérieuxdans ses prévi- sions budgétaires, et tous ses calcula pour cet exercice sont plutôt problé- matiquesqueréels. 11le saitfortbien.

Sonexposé, d'après moi,n'estfaitque pour endormirlachambreetlepublic, nonpasqueje veuille direqu'il le fasse sciemment, mais une grande partie desescalculs ne sont que trèsmoer- tains,carillui est impossible dedire dans le

moment,

quel sera le résul- tatdes opérationsfinancièrespour1885.

Cequiest certain, c'estqu'il y aura

un

défiet, illuiafalluadmettrecette triste vente.

UKSCJIK DE LA SITUATION.

Ilest inutilepour moi desuivrel'ho- norabletrésorierdans son discours sur lebudget,car ceseraitoccuperletemps delachambreinutilement. D'ailleurs, noussavonsparfaitement à quoinous entenirsurl'étatfinancier jusqu'au30 juin1884,ilnenousresteplusquel'an-

née 1885que nous pouvons apprécier d'aprèsl'expérience du passé etdont nouspouvonsjuger d'une manière ap- proximative.

Ilestclair par tout ce qui aété dit dosdeuxcôtésdela

chambre

quenotre positionfinancière esttendue otilest admisqu'ilvafalloirunepo'itiquevigou- reuseetfermepour rétablir l'équilibre dansnos revenus. Letrésorier actuel est-il

l'homme

de la^circonstance?j'en doute,maisl'avenirnousledira*

L'honorable trésorier dans son dis- coursàSherbrooke, après sonélection, déclarait que le déficit pour l'année fiscaleexpirée au 30juin 1SS3 seraitde

$300,000 à 400,000. L'Honorable dé- puté pour

Yamaska

faisait le

môme

aveu.

L'tlonorablo Tr-soi'ier déclarait que

ledéficit ])our l'année couranteserait de $400,000 à500,000,jecrainsqu'ilne

soit ledouble>iecemontantd'aprèsles

renseignementsqueje possède.

Il

admet

que nos déficits annuels depuisquelques années sontde $400,- 000il50U,000

Le même

Trésoriernousprêchel'éco-

nomie et les retranchements

comme

unenécessité, sinon nous allons à la banqueroute, ou bien il fautavoirre- cours àla taxe. Cependant le

même

honorable député aété trésorier pen- dant le règne de Monsieur Chaple^u

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