Feuille 23
Exercice23.1 Solution p. 3
Décomposer X2
X2+ien éléments simples dansC(X).
Exercice23.2 Solution p. 3
Montrer qu’il n’existe pas de fraction rationnelleF ∈K(X)telle queF2 =X.
Exercice23.3 Solution p. 3
SoitP un polynôme à coefficients complexes de degrén≥2et dont les racines, notéesx1, . . . , xn, sont suppo- sées simples.
1. Donner la décomposition en éléments simples de 1 P(X). 2. Montrer que
n
X
i=1
1
P0(xi) = 0.
Exercice23.4 Solution p. 3
SoitP un polynôme de degrénadmettantnracines distinctes notéesx1, . . . , xn. 1. Décomposer la fraction rationnelle P0
P en éléments simples.
2. Calculer
n
X
i=1
1
(x−xi)2 et X
1≤i<j≤n
1
(x−xi)(x−xj) en fonction dePet de ses dérivées.
Exercice23.5 Solution p. 3
SoitP ∈ R[X]un polynôme non constant. Montrer qu’il n’existe pas de fraction rationnelleF ∈ R(X)telle queF
Å X2 1 +X
ã
=P(X).
Exercice23.6 Solution p. 4
SoitF une fraction rationnelle surK, oùKest un corps de caractéristique nulle.
1. Démontrer que siαest une racine deF de multiplicitém ∈N∗, alorsαest une racine deF0de multiplicité m−1.
2. Démontrer que siβ est un pôle deF de multiplicitép∈N∗, alorsβest un pôle deF0de multiplicitép+ 1.
Exercice23.7 Solution p. 4
SoitP ∈C[X]. Quelle est la décomposition en éléments simples deF(X) = P0(X) P(X) ? Déterminer tous les polynômesP ∈C[X]tels queP0diviseP.
Exercice23.8 Solution p. 5
Décomposer en éléments simples dansR(X)la fraction X2n (X2+ 1)n.
Exercice23.9 Solution p. 5 Calcul de
Z
dt t7−1.Exercice23.10 Solution p. 6
SoitN un entier supérieur ou égal à 2. Calculer
N
X
n=2
3n2−1 (n−1)2n2(n+ 1)2.
Exercice23.11 Solution p. 7
Calcul de
Z
t4+t2+ 1 (t2+t+ 1)3 dt.Exercice23.12 Solution p. 8
Calcul de
Z
sintdt cos2t+ tan2t.Exercice23.13 Solution p. 8
SoitP, Q∈C[X]tels queQ6= 0etP∧Q= 1. Trouver une condition nécessaire et suffisante sur la parité de P et deQpour que la fraction rationnelleF = PQ soit paire. Même question pourF impaire.
Exercice23.14 Solution p. 9
On noteUnl’ensemble des racinesn-ièmes de l’unité dansC, oùndésigne un entier strictement positif.
1. SiC ∈C[X]avecdeg(C)< n, donner la décomposition en éléments simples de C(X) Xn−1. 2. Trouver deux polynômes (aussi simples que possible)AetBdeC[X]tels que X
ω∈Un
ω
(X−ω) = A B.
3. Trouver deux polynômes (aussi simples que possible)AetBdeC[X]tels que X
ω∈Un
ω
(X−ω)2 = A B.
Exercice23.15 Solution p. 10
Décomposer 3
(X3−1)2 en éléments simples dansC(X), à l’aide d’un développement limité au voisinage de 1.
Exercice23.16 Solution p. 10
SoitP un polynôme non constant à coefficients complexes.
1. Donner la décomposition de P0
P à l’aide des racines dePet de leurs multiplicités.
2. En déduire le théorème de Lucas : les racines deP0sont dans l’enveloppe convexe des racines deP, c’est-à-dire que les racines deP0 sont des barycentres à coefficients positifs des racines deP.
Exercice23.17 Solution p. 11
On poseK0(X) ={F ∈K(X)/ deg(F)≤0}. 1. Montrer queK0(X)est un anneau.
2. Quels sont les idéaux deK0(X)?
Exercice23.18 Solution p. 11
Décomposer 1
(X−1)(Xn−1) en éléments simples dansC(X).
Exercice23.19 Solution p. 12
On notez1, . . . , z4les racines du polynômeX4−X3+ 1. CalculerS=
4
X
k=1
zk3+ 2 (z2k−1)2.
Solution de l’exercice 23.1 Énoncé F = X2
X2+i = 1− i
X2+i. OrX2+i=Ä
X−e−iπ4 ä Ä
X+ e−iπ4 ä . Alors i
X2+i = i ÄX−e−iπ4 ä Ä
X+ e−iπ4 ä = a
X−e−iπ4 + b X+ e−iπ4 On multiplie parX−e−iπ4 et on évalue ene−iπ4, on obtienta= i
2 e−iπ4 et de même on obtientb= i
−2 e−iπ4 =−a.
Alors :
F = 1− i 2 e−iπ4 Ä
X−e−iπ4ä+ i 2 e−iπ4 Ä
X+ e−iπ4ä
Solution de l’exercice 23.2 Énoncé
SoitF une telle fraction rationnelle.
On a alors1 = degX= degF2= 2 degF c’est absurde.
Solution de l’exercice 23.3 Énoncé
Lesxisont simples.deg 1
P <0donc la partie entière est nulle. Ainsi 1
P = 1
Qn
i=1(X−xi) =
n
X
i=1
αi X−xi, et d’après le cours, on sait queαi= 1
P0(xi). D’où : 1
P =
n
X
i=1
1 (X−xi)P0(xi) Donc
n
X
i=1
1
P0(xi) = lim
X→+∞
X
P(X) = 0cardegP ≥2et t
t−xi −−−−→
t→+∞ 1.
Solution de l’exercice 23.4 Énoncé
1. D’après le théorème de d’Alembert,P est scindé dansC[X]donc on peut écrireP =λ
k
Y
i=1
(X−ai)mi. AlorsP0 =λ
k
X
i=1
mi(X−ai)mi−1Y
j6=i
(X−aj)mj puis P0 P =
k
X
i=1
mi
X−ai. 2. ÅP0
P ã0
=
n
X
i=1
−1
(X−xi)2 donc
n
X
i=1
1
(X−xi)2 =−P00P −P02 P2 . Or
n
X
i=1
1 X−xi
!2
=
n
X
i=1
1
(X−xi)2 + 2 X
1≤i<j≤n
1
(X−xi)(X−xj).
Donc X
1≤i<j≤n
1
(X−xi)(X−xj) = 1 2
ÅP02
P2 +P00P −P02 P2
ã
= P00P 2P2 = P00
2P.
Solution de l’exercice 23.5 Énoncé
NotonsDle domaine de définition deF. Le nombre de pôles deF étant fini, il exister0 tel queB0(−1, r0)\ {−1} ⊂D. On a alors :
x→−1lim
x∈B0(−1,r0)
X2 1 +X
= +∞
De plusFÄ X2
X+1
äest de degrédegF par composition. DoncdegF = degP (et P non constant). En particulier
|F(X)| −−−−−−→
|X|→+∞ +∞. On en déduit :
x→−1lim
x∈B0(−1,r0)
F Å
X2 1 +X
ã
= +∞
D’autre part, on a évidemment :
x→−1lim
x∈B0(−1,r0)
P(x) =P(−1)
Il faudrait admettre le résultatF‹◦G‹=Ffl◦G, faux dans le cas général, qui est implicitement utilisé ici. Il faut admettre directement le résultat sous peine de se retrouver avec une démonstration longue et imbuvable.
Solution de l’exercice 23.6 Énoncé
SoitF ∈K(X), alors il existeP, Q∈K[X]tels queP∧Q= 1etF = P
Q, ainsiF est irréductible. D’après le cours, on aF0 = P0Q−P Q0
Q2 .
1. Supposons queαest racine deFde multiplicitém∈N∗, alorsαest racine dePmais pas deQcarP∧Q= 1. Donc il existeA∈K[X]tel queP(X) = (X−α)mA(X)etA(α)6= 0. De plus, on sait d’après le cours que αest racine de multiplicité m−1deP0, donc il existe B ∈ K[X]tel que P0(X) = (X −α)m−1B(X) et B(α)6= 0.
Et il vient :
F0(X) = (X−α)m−1(
H(X)
z }| {
B(X)Q(X)−(X−α)A(X)Q0(X)) Q2(X)
On a bienH(α)6= 0, doncαest encore racine deF0de multiplicitém−1(il n’est éventuellement plus racine sim= 1).
2. On suppose cette fois queβest un pôle deF de multiplicitép∈N∗, alorsβest, de même, racine deQet pas deP, donc il existeA, B∈K[X]tels que :
• Q(X) = (X−β)pA(X)etA(β)6= 0.
• Q0(X) = (X−β)p−1B(X)etB(β)6= 0. On a alors :
F0(X) = (X−β)p−1(P0(X)(X−β)A(X)−P(X)B(X))
(X−β)2pA2(X) = P0(X)(X−β)A(X)−P(X)B(X) (X−β)p+1A2(X)
ce qui prouve queβest encore pôle de multiplicitép+ 1. (en effet2p−(p−1) =p+ 1).
Autre solution :
On peut aussi écrireF sous la formeF(X) = (X−α)mP(X)
Q(X), avecP etQdes polynômes tels queP(α)6= 0et Q(α)6= 0. On a alors :
F0(X) = (X−α)m−1 Å
mP(X)
Q(X) + (x−α)P0(X)Q(X)−Q0(X)P(X) Q2(X)
ã
Enα, le membre de droite est non-nul, ce qui prouve queαest de multiplicitém−1.
Siαest un pôle de multiplicitém0, le calcul précédent reste valable avecm=−m0.αest alors un pôle de multiplicité
|m−1|=m0+ 1
Solution de l’exercice 23.7 Énoncé
D’après le théorème de d’Alembert,P est scindé dansC[X]donc on peut écrireP =λ
k
Y
i=1
(X−ai)mi. AlorsP0 =λ
k
X
i=1
mi(X−ai)mi−1Y
j6=i
(X−aj)mj puis P0 P =
k
X
i=1
mi
X−ai.
SidegP ≤0, alorsP0= 0, doncP0|P ⇔P = 0. On peut donc maintenant supposer quedegP ≥1.
Supposons queP0diviseP : il existeQ∈C[X]tel queP =QP0. AlorsdegQ= degP−degP0 = 1et en égalant
les coefficients de degrén= degP, on obtient queQest de la forme 1
n(X−α), donc P0
P = n X−α. D’après l’unicité de la décomposition en éléments simples,k= 1, ai =αetmi =n. AinsiP =λ(X−α)n.
La réciproque étant claire, on a montré que l’ensemble des polynômes tels queP0 |Pvaut{λ(X−α)n/ n∈N∗, λ, α∈C} ∪ {0}.
Solution de l’exercice 23.8 Énoncé
F(X) = X2n
(X2+ 1)n =G(X2)avecG(X) = Xn (X+ 1)n.
G(X−1) = (X−1)n Xn =
n
X
k=0
Çn k
å
(−1)kXn−k
Xn =
n
X
k=0
(−1)k Çn
k å
Xk , doncG(X) =
n
X
k=0
(−1)k Çn
k å
(X+ 1)k
Et finalement,F(X) =G(X2) =
n
X
k=0
(−1)k Çn
k å
(X2+ 1)k .
Solution de l’exercice 23.9 Énoncé
X7−1 =
6
Y
i=0
(X−ei2kπ7 ) = (X−1) Å
X2−2 cos2π 7 X+ 1
ã Å
X2−2 cos4π 7 X+ 1
ã Å
X2−2 cos6π 7 X+ 1
ã . en regroupant les racines complexes conjuguées. On cherche alors les coefficients réels tels qu’on ait :
1
X7−1 = A
X−1 + A1X+B1
X2−2 cos2π7 X+ 1+ A2X+B2
X2−2 cos4π7 X+ 1+ A3X+B3
X2−2 cos6π7 X+ 1 En multipliant par(X−1), et en substituantX = 1, on obtient queA= 1
7. De plus, pourk∈ {1,2,3}:
X−ei2kπ7
X7−1 = 1
6
X
j=0
Xjei2kπ7 (6−j)
d’après la formule de Bernoulli. Donc, si on multiplie parÄ
X−ei2kπ7 ä
des deux côtés, et si l’on évalue enei2kπ7 , on obtient :
1
6
X
j=0
ei2kπ7 ei2kπ7 (6−j)
= Akei2kπ7 +Bk ei2kπ7 −e−i2kπ7
⇔ 1 7 ei12kπ7
= Akei2kπ7 +Bk 2isin2kπ7
⇔ 1 7
Å
cos2kπ
7 +isin2kπ 7
ã
= Ak
2 −iAkcos2kπ7
2 sin2kπ7 −i Bk
2 sin2kπ7 en multipliant en haut et en bas par ei2kπ7
⇔
Ak = 2
7cos2kπ 7 Bk =−Akcos2kπ
7 −2
7sin2kπ 7 =−2
7 Å
cos2 2kπ
7 + sin2 2kπ 7
ã
=−2 7
Alors vient :
2 7
Z
cosÅ2kπ 7
ã t−1 t2−2 cos
Å2kπ 7
ã t+ 1
dt= 1 7cos
Å2kπ 7
ã
Z
2t−2 cosÅ2kπ 7
ã
t2−2 cos Å2kπ
7 ã
t+ 1 dt+2
7
cos2 Å2kπ
7 ã
−1 t2−2 cos
Å2kπ 7
ã t+ 1
dt
= 1 7cos
Å2kπ 7
ã ln
Å
t2−2 cos Å2kπ
7 ã
t+ 1 ã
−2 7sin2
Å2kπ 7
ã
×
Z
dt Å
t−cos Å2kπ
7 ãã2
+ sin2 Å2kπ
7 ã
= 1 7cos
Å2kπ 7
ã ln
Å
t2−2 cos Å2kπ
7 ã
t+ 1 ã
−2 7sin2
Å2kπ 7
ã
×
arctan Ü
t−cos Å2kπ
7 ã
sin Å2kπ
7 ã
ê
+C
Par conséquent :
Z
dt t7−1 = 17
Z
dt t−1 +3
X
k=1
Z
cosÅ2kπ 7
ã t−1 t2−2 cos
Å2kπ 7
ã t+ 1
dt
= 1
7ln|t−1|+
3
X
k=1
1 7cos
Å2kπ 7
ã ln
Å
t2−2 cos Å2kπ
7 ã
t+ 1 ã
−2 7sin2
Å2kπ 7
ã arctan
Ü t−cos
Å2kπ 7
ã
sin Å2kπ
7 ã
ê
# +C oùC∈R.
Solution de l’exercice 23.10 Énoncé
Réalisons une décomposition en éléments simples deP(X) = 3X2−1
(X−1)2X2(X+ 1)2, on a 3X2−1
(X−1)2X2(X+ 1)2 = a
X−1 + b (X−1)2 En évaluant(X−1)2F(X)enX= 1, on calcule queα0 = 2
4 = 1
2. De même avec les deux autres pôles,β0 = −1 1 etγ0= 2
4 = 1 2.
F est paire, doncγ =−αetβ = 0. De plusF(2) = 11 36 = 2α
3 +1 4 + 1
18 = 2α 3 +11
36, doncα= 0.
N
X
n=2
3n2−1
(n−1)2n2(n+ 1)2 =
N
X
n=2
Å 1
2(n−1)2 − 1
n2 + 1 2(n+ 1)2
ã
= 1 2
N
X
n=2
1 (n−1)2 −
N
X
n=2
1 n2 +1
2
N
X
n=2
1 (n+ 1)2
= 1 2
N
X
n=2
Å 1
(n−1)2 − 1 n2
ã + 1
2
N
X
n=2
Å 1
(n+ 1)2 − 1 n2
ã
= 1 2
Å 1− 1
N2 ã
+1 2
Å 1
(N+ 1)2 −1 4
ã
= 3 8− 1
2N2 + 1 2(N+ 1)2
Solution de l’exercice 23.11 Énoncé
t2+t+ 1 = Å
t+1 2
ã2
+3
4 >0, donc on peut calculer cette primitive surR.
t4+t2+ 1 =t2(t2+t+ 1)−t(t2+t+ 1) +t2+t+ 1 = (t2+t+ 1)(t2−t+ 1) = (t2+t+ 1)(t2+t+ 1−2t). Ainsi t4+t2+ 1
(t2+t+ 1)3 = 1
t2+t+ 1− 2t (t2+t+ 1)2. Donc :
I =
Z
dt t2+t+ 1−Z
2tdt (t2+t+ 1)2=
Z
dt t+122
+34
−
Z
2 t+12
−1 Ä t+ 122
+34ä2 dt
= 2
√3arctan
Å2t+ 1
√3 ã
+ 1
t+122
+34 +
Z
√ 3 2 du9
16(u2+ 1)2 où on a poséu= 2t+ 1
√
3 (changement affine), posons maintenantu= tanθ(possible carC1).
Ainsi,
Z
du (u2+ 1)2 =Z
cos2θdθ
=
Z
1 + cos 2θ2 dθ
= θ
2 +sin 2θ 4 +k
= 1 2
Å
arctanu+1 2
2u 1 +u2
ã +k
= 1 2
Ñ
arctan2t+ 1
√
3 + 2t+ 1
√ 3
1 +Ä2t+1
√3
ä2 é
+k .
DoncI = Å 2
√
3 + 4 3√
3 ã
arctan
Å2t+ 1
√ 3
ã
+ 1
t2+t+ 1+ 1 3√
3
√
3(2t+ 1) t2+t+ 1 +k. Ainsi
I = 10√ 3
9 arctan
Å2t+ 1
√3 ã
+2
3× t+ 2 t2+t+ 1+k
Solution de l’exercice 23.12 Énoncé f est définie surR\ π2 +πZ
Les règles de Bioche nous conseille de poser. u= cost, ce qui est possible carcosest une application de classeC1, on a donc du=−sintdt.
Ainsi
Z
sintdt cos2t+ tan2t =Z
sintu2+u12 −1 · −1
sintdu (car tan2t= 1 cos2t−1)
=−
Z
u2u4−u2+ 1du
=−
Z
u2du(u2+ 1)2−3u2 =−
Z
u2(u2−√
3u+ 1)(u2+√
3 + 1)du On procède ensuite à une décomposition en éléments simples de la fraction rationnelle :
R(X) = −X2
X4−X2+ 1 = α0X+β0
X2+√
3X+ 1+ α1X+β1
X2−√
3X+ 1
OrRest paire, donc d’après l’unicité de la décomposition en éléments simples, on aα0 =−α1etβ0 =β1. R(0) = 0, doncβ0+β1 = 0et doncβ0 =β1 = 0., on aR(1) = −1etR(1) = α0
2 +√
3 − α0 2−√
3 =−2√ 3α0, doncα0= 1
2√
3. Ainsi
Z
sintdtcos2t+ tan2t = 1 2√
3 Ñ
Z
xdx Äx+
√ 3 2
ä2
+14
−
Z
xdx Äx−
√ 3 2
ä2
+14 é
= 1 2√
3 Ñ
1 2
Z
2u+√ 3 (u2+√
3u+ 1)du−1 2
Z
√3 du (u2+√
3u+ 1)−1 2
Z
2u−√ 3 (u2−√
3u+ 1)du
−1 2
Z
√3 du (u2−√
3u+ 1) é
= 1 4√
3 Ñ
Z
2u+√ 3 (u2+√
3u+ 1)du−
Z
2u−√ 3 (u2−√
3u+ 1)du é
−1 4
Ñ
Z
du Äx−
√3 2
ä2
+14
+
Z
du Äx+
√ 3 2
ä2
+14 é
= 1 4√
3ln
Äx+
√3 2
ä2
+ 14 Äx−
√ 3 2
ä2
+ 14
−1 4
1
1 2
Ç
arctan 2 Ç
x−
√ 3 2
å
+ arctan 2 Ç
x+
√ 3 2
åå
= 1 4√
3ln
Ñ Äcost+
√ 3 2
ä2
+14 Äcost−
√ 3 2
ä2
+14 é
−1 2
ÄarctanÄ
2 cost−√ 3ä
+ arctanÄ
2 cost+√ 3ää
+k
Et on oublie pas la constante d’intégration!
Solution de l’exercice 23.13 Énoncé
Supposons queF = PQ est paire, on aF(X) =F(−X).
DoncP(X)Q(−X) =P(−X)Q(X), alorsP |P(−X)Q(X), doncP |P(−X)d’après le théorème de Gauss car P∧Q= 1. PuisP(X) =±P(−X). (en étudiant le degré et le coefficient dominant)
DoncP etQ(de même) sont impairs ou pairs. maisF est paire, doncP, Qsont tous deux pairs ou impairs. Mais si P, Qsont impairs, alorsX |P etX |QdoncP ∧Q6= 1, doncF paire⇔P, Qpairs.
SiF est impaire, on montre de même queP, Qsont pairs ou impairs. DoncP est pair etQimpair ou l’inverse. La réciproque est évidente.
Autre solution :
Lemme. SoitP ∈C[X]\ {0}.P est pair si et seulement sivX(P)1est pair et, pour toutxracine deP,−xest racine de même multiplicité.
Sens direct. SoitPpair. CommePest pair, on peut remplacertpar−t, donc nécessairement la valuation est paire.
P(t)∼ −tvX(P) ∼tvX(P). Au voisinage de0,P(t)∼λtvX(P)etP(−t)∼λ(−t)vX(P)donc1vX(P) ∼(−1)vX(P) au voisinage de0. Soitk ∈ N.P(k) est soit pair soit impair, doncP(k)(t) = 0si et seulement siP(k)(−t) = 0, ce qui donne la propriété sur les racines.
Sens indirect SoitPvérifiant la condition. AlorsP peut s’écrire : P(X) =λX2k
n
Y
i=1
(X2−x2i)mi
Oùk= vX2(P),x1· · ·xnet−x1· · · −xnsont les racines non nulles dePde multiplicités respectivesm1· · ·mn. AinsiP est bien pair.
Pair. SoitP, Q∈C[X]tels quePQ soit pair et queP∧Q= 1.
AlorsP(X)Q(−X) =P(−X)Q(X), donc le polynômeP(X)Q(−X)est pair.
Soitx0 6= 0une racine de multiplicitém0deP. Ainsix0est racine deP(X)Q(−X)de multiplicitém1 ≥m0. Alors d’après le lemme−x0 est une racine deP(X)Q(−X)de multiplicitém1, orP∧Q= 1donc−x0 n’est pas racine deQ(−x), donc−x0est racine deP de multiplicitém1.
En appliquant le même raisonnement pour la racine−x0, on en déduit quem0 ≥m1, doncx0etx1ont la même multiplicité, c’est vrai pour chaque racine.
De plus,vX(Q(−X)) =vX(Q(X))orP etQsont premiers entre eux, donc soitvX(P) =vX(P(X)Q(−X)) soitvX(P) = 0. AinsivX(P)est pair, donc d’après le lemmeP est pair.
On en déduitQpair. Réciproquement, siP etQsont pairs alors PQest pair.
Impair. SoitP, Q∈C[X]tels quePQ soit impair et queP ∧Q= 1. Si PQ(0)(0) est défini, alors il est nul, donc,0une racine (ou un pôle) de PQ. En appliquant le résultat précédent àP /XQ (respectivement Q/XP ), on montre queP etQ sont de parité opposée. La réciproque est évidente.
Solution de l’exercice 23.14 Énoncé
1. Écrivons la décomposition en éléments simples de C(X)
Xn−1 comme : C(X)
Xn−1 = X
ω∈Un
λω
X−ω
cardegC < n. En particulier, on a au voisinage deω: (X−ω) C(X)
Xn−1 =λω+O(X−ω) Par la règle de l’Hôpital, le membre de gauche tend vers :
(Cω)
nωn−1 = C(ω)ω n
Le membre de droite tend versλω. On en déduit queλω = C(ω)ω n .
1. vX(P)désigne la valuation du polynômeP
Ou, d’après le cours, on sait queλω= C(ω)
d
dX(Xn−1) ω
, ce qui donne le résultat.
2. D’après ce qui précède, cette expression correspond à une décomposition en éléments simples avecC(ω) =n pour toutω, orCest de degré au plusn−1, donc nécessairementC=n, d’où
X
ω∈Un
ω
X−ω = n Xn−1 Ou bien : On prendB =Xn−1etAtel que∀ω∈Un, A(ω)
n = 1, on choisit donc A
B = n Xn−1. 3. On dérive l’égalité n
Xn−1 = X
ω∈Un
ω
X−ω. On obtient : X
ω∈Un
ω
(X−ω)2 = n2Xn−1 (Xn−1)2
Solution de l’exercice 23.15 Énoncé
En posantF(X) =, les pôles sont1, j,¯j, de multiplicité 2, donc la décomposition en éléments simples s’écrit F(X) = a
X−1+ b
X−j + c
X−¯j + d
(X−1)2 + e
(X−j)2 + f (X−¯j)2.
D’après les relations entre les racines3-ièmes de l’unité, on aF(jX) =F(X) =F(¯jX), c’est-à-dire : a
jX−1+ b
jX −j+ c
jX−¯j+ d
(jX −1)2+ e
(jX−j)2+ f
(jX−¯j)2 = a¯j
X−¯j+ b¯j
X−1+ c¯j
X−j+ dj (X−¯j)2+ ej
(X−1)2 + f j (X−j)2
Par unicité de la décomposition en éléments simplesb = aj, c = a¯j, e = d¯j et f = dj. Donc il reste à trouver aetd.
F(X+ 1) = 3
((X+ 1)3−1)2 = 3
(3X+ 3X2+o(X2))2 = 1 3X2
Å 1
(1 +X+o(X))2 ã
= 1
3X2(1−2X+o(X)) En multipliant parX2, on obtient, par unicité du développement limitéd= 1
3 eta=−2 3.
Solution de l’exercice 23.16 Énoncé
module au carré, oublie du carré sur le module. C’est bien un barycentre à poids positifs des éléments de l’en- semble.
1. Voir correction de l’exercice 4(solution page 3).
2. Soitzune racine deP0.
1ercas :P(z) = 0, doncz= 1·z+ 0α1+· · · 2ecas :P(z)6= 0, alors d’après le résultat précédent :
n
X
i=1
mi
z−αi
=
i.e.
n
X
i=1
mi z−αi
|z−αi|2 = 0 i.e. z
n
X
i=1
mi
|z−αi|2 =
n
X
i=1
mi
|z−αi|2αi
Posons,∀i∈J1, nK, λi = mi
|z−αi|2 ∈R+, alors par passage au conjugué : z= 1
P
1≤i≤nλi X
1≤i≤n
λiαi
ce qui conclut.
Solution de l’exercice 23.17 Énoncé 1. K(X)est un anneau car c’est un corps. Montrons queK0(X)est un sous-anneau deK(X).
• deg(1K(X)) = deg 1 = 0, donc1∈K0(X)
• SiP, Q∈K0(X), alorsdegP ≤0etdegQ≤0.
Ordeg(P +Q)≤max(degP,degQ)≤0etdeg(P Q) = degP+ degQ≤0 doncP +Q∈K0(X)etP Q∈K0(X)
DoncK0(X)est un anneau en tant que sous-anneau deK(X). 2. SoitIun idéal deK0(X)tel queI 6={0}.
Alors {degF / F ∈I\ {0}} est une partie non-vide deZ majorée par0, donc elle possède un maximum k∈Zet il existeF0 ∈I de degrék.
Par définition dek,I ⊂ {F ∈K0(X)/ degF ≤k}. Réciproquement, soitF ∈ {F ∈K0(X)/ degF ≤k}. Alors il existe(P, Q)∈K[X]×K[X]\ {0}tels queF = PQ etdegP−degQ≤k.
OrF =F0
P
QF0 oùdeg P QF0
= degP−degQ−degF0 ≤k−k= 0. Donc P QF0
∈K0(X)puisF ∈I.
DoncI ={F ∈K0(X)/ degF ≤k}.
On vérifie réciproquement que c’est un idéal quelque soit k ∈ K−∞,0K ∪ {−∞} cardeg(F + G) ≤ max(degF,degG)etdeg(F G) = degF ×degG.
Les idéaux deK0(X)sont donc les{F ∈K0/ degF ≤k}pourk∈K−∞,0K ∪ {−∞}
Solution de l’exercice 23.18 Énoncé
Procédons à la décomposition en éléments simples de la fraction rationnelle : pourn≥1:
F = 1
(X−1)(Xn−1)
= 1
(X−1)
n−1
Y
k=0
ÄX−ei2kπn ä
= 1
(X−1)2
n−1
Y
k=1
ÄX−ei2kπn ä
= 1
(X−1)2
n−1
Y
k=1
(X−ωk)
avecωk= ei2kπn
DES=
n−1
X
k=0
αk X−ωk
+ β
(X−1)2 Pourk∈J1, n−1K, ωkest pôle simple donc d’après le cours :
αk= 1
((X−1)(Xn−1))0(ωk) = 1
((Xn−1) +nXn−1(X−1))(ωk) = 1
n(1−ωkn−1) = ωk n(ωk−1) Pour les termes en X-1, on réalise un développement limité en1, et on trouvera les coefficients restants par unicité de la décomposition en éléments simples et du développement limité.
F(1 +X) = 1
X((1 +X)n−1)
= 1
XÄ
nX +n(n−1)2 X2+o(X2)ä
= 1 nX2
Ç 1
1 +n−12 X+o(X) å
= 1
nX2 −n−1 2nX +o
Å1 X
ã
Doncβ = 1
n etα0 =−n−1 2n .
DoncF = 1
n(X−1)2 + 1−n 2n(X−1)+
n−1
X
k=1
1 nÄ
1−e−i2kπn ä
(X−ωk)
Solution de l’exercice 23.19 Énoncé
On commence par faire une décomposition en éléments simples de X3+ 2
(X2−1)2 de la forme : a0
X−1 + b0
(X−1)2 + a1
X+ 1+ b1
(X+ 1)2
On a alorsS =
4
X
k=1
3
4(zk−1)2 + 1
zk+ 1+ 1 4(zk+ 1)2. On trouveb1 = 1
4 etb0 = 3
4 par les techniques usuelles (multiplication par(X±1)2 et évaluation en±1). Puis : a0 +a1 = 1(terme enx3) et−a0 +b0+a1 +b1 = 2(terme constant). Donca1 = 1eta0 = 0. Donc la somme demandée est :
S =
4
X
k=1
3
4(zk−1)2 + 1
zk+ 1+ 1 4(zk+ 1)2 CalculonsP et ses premières dérivées :
P =X4−X3+ 1 P0= 4X3−3X2 P00= 12X2−6X On sait d’aprèsl’exercice 4(correction page 3), que : 1 : P0
P =
4
X
k=1
1
X−zk et 2 : P02−P P00 P2 =
4
X
k=1
1 (X−zk)2. En évaluant 1 en−1, on a :
4
X
k=1
1
1 +zk =−P0(−1)
P(−1) =−−7 3 = 7
3 En évaluant 2 en1, on a :
3 4
4
X
k=1
1
(1−zk)2 = 3 4
P02(1)−P(1)P00(1) P2(1) = 3
4(1−6) = −15 4 Et en évaluant 2 en−1, on a :
1 4
4
X
k=1
1
(−1−zk)2 = 1 4
P02(−1)−P(−1)P00(−1) P2(−1) = 1
4
49−3×18
9 =−5
36
D’où S =−14 9