Licence Math. Appliqu´ees 2004-05 G´eom´etrie
Feuille 6
Dans la suite E d´esigne un plan affine euclidien, on note ~u .~v le produit scalaire de deux vecteurs deE. Si~ a, bsont deux points de E on note ableur distance euclidienne c’est `a dire le nombre
q h−→
ab ,−→ abi.
Exercice 1. Projections orthogonales.
Soit D une droite de E. On note p⊥D la projection orthogonale sur D.
1) Soitm ∈E etp=p⊥D(m) le projet´e orthogonal dem surD. Pour n∈D, exprimer mnen fonction de mp etpn. En d´eduire que le projet´e orthogonal dem surD est l’unique point deD r´ealisant le minimum de la distance `am.
2) On suppose donn´e un point ω surD, un vecteur unitaire~udans D, et un~ vecteur unitaire~v dansD. Pour tout point~ m deE exprimerωp−→en fonction deωm−−→et de u. Calculer aussi la distance dem `aDen fonction deωm−−→et~v.
Exercice 2. Sym´etries orthogonales, m´ediatrices.
Soit D une droite de E. On note σ⊥D la sym´etrie orthogonale par rapport `a D.
1) Soient m, m0 deux points distincts de E. Montrer que l’ensemble des points de E ´equidistants de m et m0 est la droite perpendiculaire `a (mm0) passant par le milieu de m et m0 (droite appel´ee la m´ediatrice de m, m0).
Montrer que m0 =σD⊥(m) ⇐⇒ D est la m´ediatrice de m, m0.
2) Montrer queσD⊥ conserve les distances et que les images de deux droites perpendiculaires par σD⊥ sont deux droites perpendiculaires.
3) Soit ∆ une droite, m un point, puis ∆0, m0 leurs images par σD⊥. On note p le projet´e orthogonal de m sur ∆ et p0 celui de m0 sur ∆0. Montrer que σD⊥(p) = p0.
4) Montrer que deux sym´etries orthogonales distinctes commutent ⇐⇒
leurs axes sont perpendiculaires. Montrer que toute sym´etrie centrale est le
produit de deux sym´etries orthogonales. Montrer que toute translation est produit de deux sym´etries orthogonales.
Exercice 3. Compos´ees d’isom´etries: pentagone r´egulier.
Soit a0, a1, a2, a3, a4 cinq points (num´erot´es dans 5Z
Z). On suppose que toutes les longueurs aiai+1 sont ´egales et non nulles. On note alorsri la rotation de centre ai envoyantai−1 surai+1. On fait l’hypoth`ese que toutes les rotations ri ont le mˆeme angle θ.
1) Montrer que pour tout i il existe une r´eflexion si fixant ai et ´echangeant ai−1 avecai+1. Montrer quesi envoie ai−2 surai+2.
2)Montrer que les axes dessi sont concourants `a l’isobarycentreωdes points ai. Montrer que les ai sont ´equidistants de ω.
3) On suppose que a00, a01, a02, a03, a04 est une autre configuration comme ci- dessus, telle que a0ia0i+1 = aiai+1. On suppose dans que θ = θ0 ; montrer qu’il existe une unique isom´etrie positive f telle que a0i = f(ai). Montrer maintenant que l’hypoth`eseθ =θ0 est automatiquement v´erifi´ee.
Exercice 4. Affixes et applications.
A tout (x, y) de E on associe son affixe z =x+iy∈C.
1) Soient z~u, z~v les affixes de deux vecteurs ~u, ~v. Montrer que h~u, ~vi =
<e(z~uz~v). Montrer quezmn−−→=zn−zm puis quemn=|zm−zn|.
2) Soit abcd un parall´elogramme de E. V´erifier que les triangles abc, bcd, cda, dab sont tous de mˆeme sens. On consid`ere alors les points p, q, r, s tels que les triangles apb, bqc, crd, dsasont isoc`eles rectangle en p, q, r, set tous de mˆeme sens que abc. Trouverzp, zq, zr, zs en fonction deza, zb, zc, zd (pour les calculs on pourra supposer abc direct).
En d´eduire que pqrs est un carr´e de mˆeme sens que abcd.
Exercice 5. Introduction d’isom´etries (ou d’autres applications affines) pour r´esoudre des probl`emes de g´eom´etrie.
1) Etant donn´e trois droites concourantes D, D0, D00, construire un triangle dont les cˆot´es ont pour m´ediatrices les droites D, D0, D00. Indication : car- act´eriser les sommets des triangles qui sont solution du probl`eme `a l’aide des sym´etries orthogonales d’axes D, D0, D00.
montrer que chaque sommet introduire les sym´etries orthogonales par rapport aux trois droites
Mˆeme question avec “bissectrices”.
2) Etant donn´e deux droites s´ecantes D et D0 et un point a ext´erieur `a ces droites, construire deux points b et c tels que b ∈ D, c ∈ D0 et tels que le triangle abc est ´equilat´eral.
3) Etant donn´´ e un triangle abc, montrer qu’il existe un unique triangle pqr tel que p ∈ (ab), q ∈ (bc), r ∈ (ac), et tel que (pq) ⊥ (bc), (qr) ⊥ (ac), (pr)⊥(ab).