• Aucun résultat trouvé

Automorphismes orthogonaux

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Automorphismes orthogonaux"

Copied!
2
0
0

Texte intégral

(1)

Stanislas

T.D. 19

Automorphismes orthogonaux

Polynômes de Legendre MPSI 1

2015/2016

Dans tout cet exercice, n désigne un entier naturel, R[X] l'espace vectoriel des polynômes à coecients réels et Rn[X] l'ensemble des polynômes réels de degré inférieur ou égal à n. On identiera polynômes et fonctions polynomiales associées. Pour tout k ∈ N, on note P(k) la dérivéek-ème du polynôme P.

Pour tout n∈N, on considère les polynômes dénis par Un= (X2−1)n etLn= 1

2nn!Un(n). La famille(Ln) est appelée la famille des polynômes de Legendre.

Pour tout polynôme P, on noteL(P) le polynôme L(P) =

(X2−1)P00

.

Partie I : Préliminaires 1 . a)Calculer L0, L1, L2 etL3.

b)Pour tout n∈N, déterminer le degré et le coecient dominant deLn. c)En déduire que la famille (L0, . . . , Ln) est une base deRn[X].

2. Montrer queL2n(resp. L2n+1) est une fonction paire (resp. impaire).

3 . a)Montrer que pour tout n∈N,Ln= 21n

n

P

k=0 n k

2

(X−1)k(X+ 1)n−k. b)En déduire les valeurs de Ln(−1)et de Ln(1).

4 . a)Montrer que pour tout n∈N,

Un+10 −2(n+ 1)X·Un= 0 (1)

(X2−1)Un0 −2nX ·Un= 0 (2)

b)En dérivant les équations précédentes, montrer que la suite(Ln) vérie

L0n+1=X·L0n+ (n+ 1)Ln (3)

L(Ln) =n(n+ 1)Ln (4)

c)En déduire que la restriction de L à Rn[X]est un endomorphisme que nous noterons Ln. Exprimer la matrice deLn dans la base(L0, . . . , Ln).

Partie II : Étude d’un produit scalaire et d’une base orthogonale Pour tout P, Q∈R[X], on pose hP, Qi=

Z 1

−1

P(x)Q(x)dx.

5.Montrer queh·,·iest un produit scalaire surR[X]. On noterak·kla norme euclidienne associée.

6.Montrer que pour tousP, Q∈R[X],hL(P), Qi=hP,L(Q)i. On dit queL est un endomor- phisme autoadjoint.

7 . a)Montrer que pour tout m∈N, la famille (Ln)n∈

J0,mK est une famille de polynômes ortho- gonaux.

Stanislas A. Camanes

(2)

T.D. 19. Automorphismes orthogonaux MPSI 1

b)Montrer que pour toutn∈N,Ln+1∈Rn[X]. 8. Montrer quekLnk2 = 2n+12 .

Partie III : Deux propriétés supplémentaires 9. En considérant un polynôme Q =

n

Q

i=1

(X−ai) de Rn[X], montrer que Ln+1 possède n+ 1 racines réelles distinctes, toutes dans l'intervalle ]−1,1[.

Cette propriété est vériée par toutes les familles de polynômes orthogonaux.

10. Calculer la distance deXn+1 au sous-espace vectoriel Rn[X].

Stanislas A. Camanes

Références

Documents relatifs

Dans tout l’exercice, n désigne un entier naturel supérieur ou égal à 2.. On désigne par E un espace vectoriel de dimension n et on rappelle qu’un hyperplan de E est un

Lorsque P et Q sont deux polynômes à coecients réels, on notera P b (Q) le polynôme obtenu en substituant dans l'expression de P chaque occurrence de X par Q.. Soit n un

Lorsque P et Q sont deux polynômes à coecients réels, on notera P b (Q) le polynôme obtenu en substituant dans l'expression de P chaque occurrence de X par Q.. Soit n un

Pour n ∈ N, on désigne par R n [X] le R-espace vectoriel des polynômes à coecients réels de degré plus petit que n.. On rappelle que cet ensemble, muni des opérations usuelles sur

On désigne par

Dans tout ce problème n est un entier naturel supérieur ou égal à 2 et E est un espace vectoriel de dimension finie n sur le corps R des nombres réels. L (E) désigne l’algèbre

On désigne par R [X] l’espace vectoriel des polynômes à coefficients réels.. Déterminer ce

Elle est donc vraie pour tout entier naturel inférieur ou égal