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MPSI B 2009-2010 DS 7 29 juin 2019

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Texte intégral

(1)

MPSI B 2009-2010 DS 7 29 juin 2019

Dans ce DS, la clarté de la présentation et la qualité de la présentation seront prises en compte dans le barême.

Problème 1.

L'objet de ce problème est d'établir certaines propriétés de polynômes particuliers dits polynômes de Tchebychev de première espèce.

On désigne par R [X ] l'espace vectoriel des polynômes à coecients réels et (pour tout entier naturel n ) par R

n

[X] le sous-espace des polynômes de degré inférieur ou égal à n . Pour tout P ∈ R [X] et a ∈ C, on désigne par P e (a) le résultat du remplacement de X par a dans l'expression de P .

Soit (T

n

)

n∈N

la suite de polynômes de R [X ] dénie par :

T

0

= 1, T

1

= X, ∀n ∈ N : T

n+2

= 2XT

n+1

− T

n

Partie I. Propriétés trigonométriques.

1. a. Déterminer les polynômes T

2

et T

3

.

b. Déterminer le degré, la parité et le coecient dominant de T

n

pour n ∈ N.

2. Factoriser cos((n + 2)x) + cos(nx) et ch((n + 2)x) + ch(nx) pour tous n ∈ N et x ∈ R.

Les démonstrations devront obligatoirement utiliser des exponentielles.

3. a. Établir, pour tout nombre réel x et tout entier naturel n :

T f

n

(cos x) = cos(nx), T f

n

(ch x) = ch(nx)

b. Montrer que, pour tout nombre réel u :

|u| ≤ 1 ⇒ T f

n

(u)

≤ 1, |u| > 1 ⇒ T f

n

(u)

> 1

4. a. Pour tout n entier naturel non nul, résoudre dans [0, π] l'équation

T f

n

(cos(x)) = 0

b. Montrer que, pour n entier naturel non nul, T

n

admet n racines. Préciser ces racines, elles seront notées x

1

, · · · , x

n

avec x

1

< x

2

< · · · < x

n

.

Partie II. Sommes et produits de racines.

Dans cette partie, on suppose n pair non nul avec n = 2p . On note σ

1

, σ

2

, · · · , σ

n

les polynômes symétriques élémentaires formés avec les x

1

, · · · , x

n

ainsi que

s

n

= x

21

+ · · · + x

2n

, π

n

= x

1

· · · x

n

1. Montrer que

T

n

= 2

n−1

n

Y

k=1

(X − x

k

) =

p

X

k=0

2p 2k

X

2p−2k

(X

2

− 1)

k

2. a. Préciser les trois coecients σ

1

, σ

2

, σ

n

. En déduire π

n

.

b. Exprimer s

n

en fonction des σ

1

, σ

2

, σ

n

. En déduire une expression simple de s

n

. 3. Proposer une autre méthode pour calculer s

n

. On demande seulement les principes et

les articulations de ce calcul sans le réaliser explicitement.

Partie III. Minimalité.

Dans cette partie n est un entier non nul xé. On note U

n

l'ensemble des polynômes unitaires à coecients réels et de degré n .

1. a. L'ensemble U

n

est-il un sous-espace vectoriel de R [X ] ? b. Pour tout P ∈ R [X ] , on pose

N(P ) = max n P(x) e

, x ∈ [−1, 1] o

Pourquoi peut-on le faire ? Montrer que N (P ) > 0 si P n'est pas le polynôme nul.

c. On considère maintenant

m

n

= inf {N (P), P ∈ U

n

} Pourquoi peut-on le faire ?

2. Montrer que m

n

≤ 2

−n+1

.

3. a. Déterminer les racines des polynômes T

n

− 1 et T

n

+ 1 dans [−1, 1] sous la forme de suites croissantes y

1

, y

2

, · · · et z

1

, z

2

, · · · . Préciser les inégalités entre les y

i

et les z

j

.

Cette création est mise à disposition selon le Contrat

Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/

1

Rémy Nicolai S0907E

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MPSI B 2009-2010 DS 7 29 juin 2019

b. Soit P ∈ R [X ] unitaire de degré n tel que N(P ) < 2

−n+1

.

Montrer que l'on aboutit à une contradiction en étudiant les racines de 2

n−1

P − T

n

c. En déduire :

m

n

= 2

−n+1

= min {N(P ), P ∈ U

n

}

4. a. Soient a et b deux réels avec a < b , dénir une bijection ane (c'est à dire une fonction polynomiale de degré au plus 1) strictement croissante de [−1, 1] dans [a, b] .

b. Soit P ∈ R [X] unitaire de degré p ≥ 1 tel que | P e (x)| ≤ 2 pour tous les x ∈ [a, b] . Montrer que

b − a ≤ 4

Problème 2.

Dans ce problème, α et β sont des entiers naturels non nuls. Lorsque k ∈ N, on désigne par C

k

[X ] l'ensemble formé par le polynôme nul et les polynômes à coecients complexes de degré inférieur ou égal à k .

On considère deux polynômes à coecients complexes A et B respectivement de degré α et β . Le plus grand diviseur commun à A et B est noté A ∧ B .

On dénit une fonction Φ par :

Φ : (

C

β−1

[X ] × C

α−1

[X ] → C

α+β−1

[X ] (P, Q) →P A + QB 1. Préciser les dimensions de C

α+β−1

[X ] et C

β−1

[X ] × C

α−1

[X ] .

2. Soit a ∈ C et N

a

la partie de C

α+β−1

[X] formée par les polynômes admettant a pour racine.

Montrer que N

a

est un hyperplan de C

α+β−1

[X] . Quelle est sa dimension ?

3. Soit Q ∈ C

α+β−1

[X] et M(Q) la partie de C

α+β−1

[X ] formée par les multiples de Q . Montrer que M(Q) est un sous-espace vectoriel de C

α+β−1

[X ] . Quelle est sa dimen- sion ?

4. Montrer que Φ est linéaire.

5. Montrer les implications suivantes puis conclure.

(a) Φ injective ⇒A ∧ B = 1

(b) Φ surjective ⇒A ∧ B = 1

(c) A ∧ B = 1 ⇒Φ injective

(d) A ∧ B = 1 ⇒Φ surjective

Pour chaque implication, vous devrez présenter deux démonstrations diérentes.

6. Montrer que :

deg(A ∧ B) = α + β − rg(Φ)

Cette création est mise à disposition selon le Contrat

Paternité-Partage des Conditions Initiales à l'Identique 2.0 France disponible en ligne http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/fr/

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Rémy Nicolai S0907E

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