FRIBOURG - ILLUSTRÉ La vie musicale
Magazine bimensuel paraissant le premier et le troisième mercredi de chaque mois.
Organe officiel des Fribourgeois
«hors les murs» depuis 1957 Depuis le 1er octobre 1975, organe de liaison de:
— Société cantonale des Musiques fribourgeoises
— Société cantonale des chanteurs fribourgeois
— Céciliennes
— Fédération fribourgeoise du cos¬
tume et des coutumes
— Fédération fribourgeoise des ac¬
cordéonistes
— Association des organistes
— Conservatoire de musique.
Depuis le 1er novembre 1976 Organe d'information des Majorettes Edition, impression, administration:
Imprimerie Fragnière SA 35, route de la Glâne
1700 Fribourg Tél. 037 24 75 75 Rédaction:
Case postale 331 1701 Fribourg Tél. 037 24 75 75 Télex: 36 157
Rédacteur en chef responsable et photographe:
Gérard Bourquenoud Bureau: 037 24 75 75 Privé: 037 46 45 27
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«La Vie musicale» ne peuvent être vendus séparément.
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ments d'annonces.
SOMMAIRE Que la Suisse est belle
Interwiew d'un conseiller d'Etat Salon de l'auto
Fribourgeois du dehors Elle chez elle
Souvenirs du temps passé Art-science-culture-littérature Pour le plaisir de votre palais Société cantonale des musiques La maison paternelle
Les sports
Conseils du pépiniériste Carnaval de Châtel-St-Oenis Programme TV
Fromagerie de Semsales Entre l'église et la pinte Feuilleton FI
Concours Les défunts
Notre prochain numéro paraîtra
Pris sur le vif
le mercredi 15 mars
Notre couverture C'est dans le charmant décor hivernal de «La Riedera» que Marie-Thérèse a présenté la nouvelle Renault A5. Son sourire séduisant vous invite à une promenade jusqu'au Salon de l'auto.
Au marché-concours de taureaux de Bulle, les conversations vont bon train
ETES-VOUS NOTRE GAGNANT? Courrier des lecteurs
A la rédaction du FI
Depuis des années, je suis abonnée à Fribourg-lllustré. J'ai toujours du plaisir à lire votre journal. Je suis restée Fribourgeoise avec honneur. Si je vous envoie ce petit mot, c'est pour vous demander pourquoi votre magazine n'a pas encore publié de reportage sur le voyage récent des Fribourgeois au Brésil. J'ai le livre de M. Martin Nicoulin sur l'exode de nos braves Fribourgeois à Nova Friburgo, mais j'aurais aimé découvrir le récit du voyage effectué en 1977. Peut-on le trouver quelque part.
Marie-Thérèse Lugrin Rue des Boulangers 13 1255 Veyrier Comme le rédacteur de Fribourg-lllustré n'était pas du voyage l'an passé, il ne faut pas trop espérer sur un reportage dans notre magazine. Nous le regrettons vivement pour vous. Il nous est d'autre part impossible de vous renseigner où vous pourriez trouver le compte-rendu de ce voyage à Nova Friburgo.
La personne dont le visage est entouré d'un cercle, est invité à se présenter à notre bureau jusq'au 10 mars 1978 ou de nous faire parvenir une photo récente.
Le gagnant touchera un abonnement de trois mois à «Fribourg-lllustré - La vie musicale»:
Monsieur le rédacteur,
Comme je suis abonnée à votre journal, je me permets de vous demander s'il serait possible de reproduire cette photo qui est très ancienne. Je saisis cette occasion pour vous féliciter et vous remercier de votre magazine que j'ai beaucoup de plaisir à lire.
Mme Louis Chassot-Pittet Rue du Midi 28 1000 Vevey
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Par monts et vaux dans le canton de Schwyz (VIII)
La journée passée à Einsiedeln a été un enrichissement culturel et spirituel pour chacun de nous. En effet, dans ce magnifique pays, nous avons découvert une quantité de belles choses, une abbaye, des maisons caractéristiques de cette région ainsi que des gens très sympathiques au contact facile. De ce coin de terre merveilleux, nous sommes allés jusque dans le canton de Schwyz qui ressemble aussi à un paradis de verdure. Par monts et vaux, nous avons appris à connaître tout ce qui fait le bonheur de la population, une population très attachée à sa terre. Nous allons vous donner une image vivante de ce beau canton où la lutte suisse se marie au dialecte et au folklore.
Entré dans la Confédération en 1291, le canton de Schwyz a une superficie de 908,1 km2. Sa population est de 92 000 habitants dont 12 200 pour le chef-lieu: Schwyz. Sa densité est de 101 habitants par km2. Le 90,1 % parle l'allemand. Il est à relever que le 91,3%
de la population est de confession catholique et le 7,9 % seulement est protestant. Le revenu annuel par habi¬
tant est de 13 385 francs. L'agriculture, l'économie laitière et l'élevage occu¬
pent le 13% de la population; les textiles, les machines, le bois, les métaux et l'industrie 53%; les services et le tourisme 34%;
Schwyz: une cité pittoresque
et accueillante Schwytz, capitale du canton du même nom, nichée dans une région char¬
mante aux pieds des Mythen, a joué un rôle déterminant dans l'ancienne Con¬
fédération suisse.
La commune de Schwyz compte au¬
jourd'hui environ 12 000 habitants.
Autour du centre administratif propo- rement dit de Schwyz se groupent les communes florissantes d'Ibach, See- wen et Rickenbach. L'industrie, peu nombreuse, s'est établie surtout dans les deux premières de ces communes.
La fabrique de couteaux d'Ibach, avec ses 500 employés, ainsi que l'arsenal
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fédéral de Seewen, comptent parmi les plus grandes entreprises du canton.
Le bourg de Schwyz en revanche a conservé son caractère de centre ad¬
ministratif puisque les deux tiers envi¬
ron des quelque 600 fonctionnaires cantonaux habitent le chef-lieu. Le secteur tertiaire y est d'ailleurs fort bien représenté même en dehors des fonctionnaires cantonaux puisque Schwyz est encore le chef-lieu du district et le siège de la plus grande corporation de la Suisse, l'«Oberall- meind»; Ces deux institutions prennent encore leurs décisions dans le «ring»
d'Iberg réservé aux Landsgemeinde, à main levée. L'agriculture est encore assez fortement représentée. Elle se compose presque exclusivement de petites exploitations paysannes de montagne.
Bâtiment des archives
Une maison magnifiquement décorée au centre de Schwyz Schwyz offre d'importantes possibili¬
tés de formation. Le collège cantonal, repris en 1972 de mains privées, et l'école normale de Rickenbach sont fréquentés dans une large mesure aussi par des élèves d'autres cantons.
C'est ainsi que l'école normale est le centre de formation officiel de la Prin¬
cipauté du Liechtenstein. Le collège cantonal, avec internat, permet d'ob¬
tenir les types de maturité A, B, C et E ainsi que le diplôme de commerce.
Nombreuses sont les reliques du passé. Eglises et maisons patriciennes
par des officiers ayant fait fortune au service de l'étranger. Le plus beau témoin de l'éveil du sens artistique est sans doute la maison Ital de Reding, sur la route de Rickenbach, construite en 1632. Ses pièces reflètent toute la splendeur de la Renaissance. Parmi les bâtiments modernes, on citera celui des archives fédérales, avec la fresque de Heinrich Danioth, et le siège princi¬
pal de la Banque cantonale de Schwyz.
Les archives fédérales présentent aux visiteurs les témoins les plus anciens de notre histoire nationale.
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Qu'il fait bon vivre dans ce merveilleux décor!
sont marquées de la splendeur de l'art baroque. Le spécialiste Linus Birchler considère que l'église paroissiale de Saint-Martin est la plus solennelle du pays. Le cloître des capucins et le couvent de femmes de Saint-Pierre sur le ruisseau témoignent de la ferveur religieuse des générations anciennes.
La place centrale est dans une large mesure caractérisée par l'Hôtel de Ville, fort bien restauré ces dernières années, dont les fresques datant de 1891 estompaient quelque peu les formes claires. Mais ce qui est tout à fait particulier à Schwyz, ce sont ses maisons patriciennes. Aucune d'entre elles n'est sise dans le village; toutes sont à la périphérie ou dans les prés avoisinants. Elles ont été construites
Schwyz est situé à l'écart du grand trafic. La ligne du Gothard, la route vers le sud et l'autoroute n'en touchent que les bords. Le tourisme se déverse donc de préférence vers Brunnen ou les hauteurs avoisinantes du Rigi, du Stoos ou de la Rothenfluh, accessibles par chemin de fer. Il n'est donc pas étonnant que Schwyz ait conservé un riche folklore, amoureusement entre¬
tenu de nos jours encore. Les amateurs de carnaval célèbrent la danse des
«Nüssler»; le «Chlefelen» du carême a repris vie; même les «Japonais» font revivre tous les cinq ans un spectacle sur l'ancien Empire du soleil levant.
(A suivre)
BA TON SA fAVEC.../
ROMPUSa Monsieur Hans Bächler,
conseiller d'Etat, chef de la Direction de la Santé publique
et des Affaires sociales
Né le 27 septembre 1924, marié, père de 2 enfants, M. Hans Bächler est domicilié à Morat.
Ses études classiques au Collège Saint-Michel à Fribourg l'ont conduit à l'Ecole polytechnique de Zurich où il a obtenu son diplôme d'ingénieur- agronome en 1949.
Après un stage pratique d'un an aux Etats-Unis, il a été assistant à l'Institut fédéral d'essais agricoles à Liebefeld. Il a ensuite fait des études de sciences économiques à l'Université de Fribourg.
Professeur à l'Institut agricole de Grangeneuve et à l'Ecole des femmes- paysannes à Uttewil, il a enseigné de 1967 à 1976 au Technicum agricole suisse.
En plus de ses occupations professionnelles, il a dirigé une exploitation agricole familiale qu'il a repris à son compte en 1960. Il est depuis huit ans, le dynamique président de l'Association suisse pour l'équipement technique dans l'agriculture. Depuis quatre ans, il est membre du comité central de l'Union suisse des paysans.
En 1954, il était élu conseiller général de Morat. En 1961, il entre comme député au Grand Conseil. De 1963 à 1972, il a été président du parti radical du district du Lac.
Elu conseiller d'Etat le 5 décembre 1976.
- l'exécution de toute la législation fédérale et cantonale dans le domaine sanitaire (maladies transmissibles, ser¬
vice sanitaire coordonné, organisation des vaccinations sur le plan cantonal);
- le contrôle des denrées alimentaires et l'inspectorat des toxiques:
- l'exécution notamment par l'Institut d'Hygiène et de bactériologie de dizai¬
nes de milliers de contrôles et de recherches pour détecter la tubercu¬
lose, les salmonelloses, la scarlatine, les maladies vénériennes, en somme les principales maladies transmissibles de l'homme.
Organisation de la direction qui comprend deux départements et personnel y relatif.
Le département des affaires socia¬
les groupe l'Office cantonal des assu¬
rances sociales, la commission canto¬
nale de recours en matière d'assuran¬
ces sociales, le service d'assistance publique, l'Office des mineurs et la Mutualité scolaire.
L'Office cantonal des assurances so¬
ciales comprend la caisse cantonale de compensation AVS, le service des prestations complémentaires, la com¬
mission cantonale de l'assurance inva¬
lidité et la caisse d'allocations familia¬
les. Ces services répartissent environ 30 mio de francs annuellement, avec une participation nette du canton de l'ordre de 12 mio. Ce secteur occupe environ 70 personnes, dont 3 tempo¬
raires.
L'Office des mineurs dispose d'un budget de 5,6 mio. Actuellement une de ses tâches est de mettre sur pied les structures qui lui permettront de s'oc¬
cuper des avances pour l'entretien des enfants et du recouvrement des créan¬
ces d'entretien.
Le département de la santé pu¬
blique est, du point de vue des moyens et du personnel, beaucoup plus vaste. Il dispose d'un personnel d'environ 1200 unités, dont 800 envi¬
ron à l'hôpital cantonal, 325 à l'hôpital psychiatrique de Marsens et au sana¬
torium d'Humilimont. Le solde de l'ef- Que représente pour vous une telle
responsabilité sur le plan cantonal?
Tout d'abord, il faut relever que la Direction de la Santé publique et des Affaires sociales dispose d'un budget de quelques 123 mio de francs en 1978, dont 50 mio à la charge du canton, ceci notamment dans le do¬
maine des hôpitaux, des affaires so¬
ciales, de l'Office des mineurs, de la Protection des eaux et de l'assistance.
Pour montrer l'importance de notre activité, il suffit de relever quelques phénomènes auxquels la santé pu¬
blique est directement confrontée:
- explosion des frais dans le secteur de la médecine qui, en 1975, absorbait presque 10 milliards de notre produit national brut.
- vieillissement de la population qui nous place dans des situations nouvel¬
les quant à l'hébergement des person¬
nes âgées;
- extension toujours plus inquiétante de l'abus de la drogue qui pose des problèmes quasiment insolubles;
- aide à apporter aux enfants, aux jeunes et aux familles en difficultés.
- planning familial, etc.
L'activité de la direction s'étend égale¬
ment aux secteurs de la salubrité pu¬
blique qui comprennent:
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L'hôpital cantonal est l'une des plus belles réalisations fectif est réparti entre le secrétariat, le
service du médecin cantonal, l'Office de la protection des eaux, l'Institut d'hygiène et de bactériologie, le Labo¬
ratoire de chimie, le Centre psycho¬
social, le Centre de planning familial et l'Ecole d'Infirmières, non compris les élèves.
Etre responsable du département de la Santé publique, qu'est-ce que cela veut dire?
Cette responsabilité réside dans:
- l'application et le contrôle de la législation fédérale et cantonale dans le domaine sanitaire mentionné sous point 1;
- la surveillance des personnes exerçant une activité médicale et para¬
médicale (délivrance des patentes et autorisations de pratiquer la méde¬
cine, ouverture de cabinets médicaux, de cabinets dentaires, de pharmacies et de drogueries);
- l'étude des problèmes infirmiers;
- la gestion et l'exploitation des hôpi¬
taux cantonaux notamment en ce qui concerne les exigences de la médecine moderne et l'adaptation constante des structures et de l'équipement à l'évo¬
lution de la médecine;
- la surveillance générale de l'activité médicale hospitalière qui s'est déve¬
loppée principalement dans le do¬
maine de l'étude de la situation des hôpitaux quant à leur gestion et à leur exploitation, ce, en vertu de la loi sur les établissements hospitaliers;
- l'établissement et la surveillance des tarifs médicaux;
- le subventionnement des caisses- maladies ainsi que diverses institu¬
tions;
- la lutte contre l'alcoolisme et la toxicomanie;
- la poursuite des travaux d'épuration des eaux en vertu d'une meilleure qualité de la vie. Dans ce secteur, le canton a dépensé à ce jour 22 mio. En y incluant la participation des commu¬
nes et de la Confédération, la dépense s'élève à plus de 60 mio. Les eaux usées d'un tiers de la population sont actuellement déversées dans une sta¬
tion d'épuration. Le 20% de la popula¬
tion sera rattaché prochainement à une station en construction;
- L'étude de la modernisation de l'équipement dans le domaine psy¬
chiatrique, sur la base d'un concept actuellement en élaboration. L'Hôpital psychiatrique de Marsens poursuit l'adaptation de son équipement par la construction des services généraux;
- l'étude d'un avant-projet pour la construction d'un nouveau bâtiment pour l'Institut d'hygiène et de bacté¬
riologie. La réalisation de cette cons¬
truction est prévue dans le plan finan¬
cier de 1977-1981;
- l'étude, la préparation et la revision des lois et arrêtés régissant le domaine de la santé publique. Ce travail démon¬
tre l'ampleur du travail â accomplir, la responsabilité du législateur et l'inten¬
sité de l'évolution dans le domaine L'institution «L es Buissonnets» est subventionnée par la Santé publique dans le cadre des subventionnements des institutions d'éducation spécialisées
5
social. Les grandes lignes de la poli¬
tique gouvernementale et du plan fi¬
nancier pour la période législative 1977-1981 disent à ce sujet: «Un projet de loi sur les hôpitaux portera notam¬
ment sur les relations entre l'Etat et les hôpitaux de district et sur la répartition des charges que représentent, pour l'ensemble de la population, les éta¬
blissements hospitaliers du canton et ceux des districts».
La refonte de la loi du 6 mars 1919 sur l'assurance en cas de maladie est prévue pour cette législature. Elle en¬
traînera une intervention supplémen¬
taire substantielle des pouvoirs pu¬
blics.
La loi du 17 juillet 1951 sur l'assistance doit être revue à la lumière des nouvel¬
les dispositions du droit fédéral. Tou¬
tefois, seul un avant-projet de loi pourra être préparé au cours de cette législature.
Un projet de loi concernant l'aide aux collectivités publiques à l'héberge¬
ment des personnes âgées sera sou¬
mis au Grand Conseil.
Un avant-projet de loi sur le placement des mineurs et l'aide aux institutions spécialisées, et un avant-projet de loi concernant l'attribution à la Chambre des assurances du Tribunal cantonal, des compétences de la commission de recours en matière d'assurances so¬
ciales, ont été mis à l'étude.
La refonte de la loi sur les allocations familiales sera mise en chantier dès que les partis politiques et les organi¬
sations consultés auront remis leurs observations et propositions.
Est-il plus facile de diriger le dépar¬
tement des affaires sociales? Que pensez-vous de la coordination en¬
tre les différents services?
Les structures de l'Office cantonal des assurances sociales ont été mises en place en décembre 1947, en ce qui concerne l'AVS, puis en 1960 pour l'assurance invalidité, et en 1966 pour les prestations complémentaires. Ces structures ont été constamment adap¬
tées aux exigences nouvelles de la législation fédérale et cantonale en la
matière. Cet office dispose d'une lon¬
gue expérience et profite également de celle des autres cantons et de l'Office fédéral des assurances socia¬
les. Cette grande œuvre de la politique sociale suisse est une institution bien établie.
Actuellement, une des tâches de l'Of¬
fice cantonal des assurances sociales est de rassembler les données d'une consultation entreprise auprès des partenaires sociaux et des partis poli¬
tiques en vue d'une revision éven¬
tuelle, totale ou partielle, de la loi cantonale sur les allocations familiales de 1945. En regard des nombreuses interpellations, motions, questions écrites et postulats et de tous les arrêtés, lois et règlements actuelle¬
ment à l'étude dans le domaine du département de la santé publique, le département des affaires sociales re¬
présente plutôt un élément stable de la direction.
Quant à la coordination entre les diffé¬
rents services ainsi qu'à l'intérieur de ces services, il est à relever que ce
n'est pas un état que l'on acquiert une fois pour toutes, sur la base de struc¬
tures établies, mais c'est une tâche permanente de tous les collabora¬
teurs, plus spécialement de ceux qui se trouvent à la tête d'un service. L'effi¬
cacité de cette coordination est donc proportionnelle à la volonté de cha¬
cune et de chacun de donner le meil¬
leur de lui-même et d'unir leurs efforts afin d'arriver à une solution qui résou¬
dra les problèmes en suspens.
L'organisation actuelle de votre di¬
rection vous donne-t-elle satisfac¬
tion?
Cette question est liée très étroitement aux travaux actuellement en cours en vue de la réorganisation de l'adminis¬
tration cantonale. Ne voulant pas in¬
fluencer les propositions que la com¬
mission ad hoc sera appelée à présen¬
ter au Conseil d'Etat, je m'abstiendrai de répondre à cette question.
Merci Monsieur le conseiller d'Etat.
Interview réalisée par Gérard Bourquenoud - FI M. Hans Bächler Conseiller d'Etat (Suite de la page 4)
La station d'épuration des eaux en construction à Homont
La magnifique station d'épuration de Fribourg
Avez-vous de 4
Dans quelle station cette photo a-t-elle été prise?
Délai de l'envoi des réponses: 10 mars 1978
Tout ce qui arrive après cette date n'est pas pris en considération Notre adresse:
Rédaction de Fribourg-lllustré, 35, rte de la Glâne, 1701 Fribourg
Photo parue dans notre édition du 1er février 1978
Il fallait nous indiquer qu'il s'agissait de la station touristique de Charmey-Les Dents Vertes.
Index des personnes qui nous ont donné une réponse juste:
Mathilde Pache, Villariaz: Monique Meuwly, Barberêche; Patrice Schmoutz, Les Roseyres 444, Romont; Camille Charrière, Les Riaux, Cerniat; Auguste Dupont, Grandvillard; Eliane Stucky, Courtepin; Jeanne Curty, La Tour-de-Trême; Paul Risse, Gorgier; Rachel Bulliard, Corbières; Agnès Galley, Fribourg; Raymonde Cotting, Ependes; Thérèse Rey, La Roche; Jean-Paul Rey, La Roche; Solange Curty, La Roche; Andréa Barbey, Vieux Pont 21, Bulle; Louisa Guillet, Treyvaux;
Christine Geinoz, Villaz-St-Pierre; Thérèse Losio, Porsel; Elisa Maradan, l'Image, Cerniat; Cécile Yerly, Treyvaux; Chantai Perriard, Fiaugères; Marie-Th. Baechler, Lussy; Fabienne Maradan, Pfaffenwil, Marly; Monique Gachet, Le Maupas, Vuadens; Frédéric Gander, Charmey; Marcel Moret, En Champy, Riaz; François Plancherel, Broc; Clovis Gougler, Chandon; Angela Bussard, Les Roseyres, La Tour-de-Trême; Philomène Curty, Lentigny; Yvonne Mettraux, Neyruz; Marie- Pierre Ruffieux, Charmey; Michelle Repond, Gros-Plan, Charmey; Yvonne Chassot, Courroux; Marcel Pignat, Moncor 13, Villars-sur-Glâne; Suzanne Rouiller, Zurich.
Le gagnant au tirage au sort est: M. Marcel Moret, Riaz
Un abonnement de trois mois gratuit è Fribourg-lllustré. (Aucun argent n'est versé au bénéficiaire)
48e Salon international de l'Automobile Genève
2 au 12 mars 1978 h j
produites en série ni commercialisées, soit des modèles destinés à l'usage courant, mais finalement abandonnés, des voitures de rêve ou des projets futuristes n'ayant servi qu'à recher¬
cher ce qu'aurait pu être la voiture de l'avenir, ou des voitures extraordi¬
naires réalisées en un exemplaire unique.
Le Service fédérai des routes et des digues illustrera sur un stand les thè¬
mes suivants: l'état des travaux sur le réseau des routes nationales, la cons¬
truction du tunnel routier du Gothard et celle du tunnel du Seelisberg.
Philatélistes amateurs et collection¬
neurs pourront à nouveau obtenir au bureau des PTT situé dans la halle 4, l'oblitération spéciale apposée sur tous les envois effectués à partir du Salon.
La Radio Suisse Romande occupera le studio aménagé pour elle dans l'en¬
ceinte de l'exposition et des émissions seront diffusées en direct du Salon.
Le visiteur ne manquera pas de décou¬
vrir lui-même de nombreuses nou¬
veautés et d'innombrables autres at¬
tractions dont les exposants lui réser¬
vent la surprise.
Tombola
Comme l'an dernier, il y aura une voiture à gagner chaque jour, et même deux lorsque le Salon est également ouvert en soirée, ce qui représente 13 voitures au total, plus divers lots de consolation pour une valeur totale de plus de Fr. 200 000.-
Chemins de fer
Les visiteurs de Suisse alémanique qui se rendront à Genève par chemin de fer seront dispensés de toute attente aux Le 48e Salon international de l'Auto¬
mobile sera inauguré le 2 mars 1978 par le président de la Confédération, M. Willy Ritschard, et durera jusqu'au 12 mars 1978. La cérémonie d'inaugu¬
ration se déroulera entièrement au Palais des Expositions.
Le Salon comprendra 1110 marques en provenance de 29 pays.
Les demandes de surface ont à nou¬
veau de loin dépassé la place disponi¬
ble et, outre les marques habituelles, 9 nouvelles maisons exposeront au Sa¬
lon des voitures de prestige, de sport ou tout-terrain. Par ailleurs, la halle 4 abritera à nouveau un secteur de cy¬
cles et motos.
Au sous-sol de la halle 6, une exposi¬
tion spéciale de prototypes inédits sera présentée au public. Il s'agira de prototypes de voitures qui, pour une raison ou une autre, n'ont jamais été
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7
caisses du Salon et des transports publics genevois puisque les billets seront mis en vente dans les trains spéciaux en provenance de Bâle et de Zurich.
Les CFF et la plupart des entreprises de transport concessionnaires délivrent aux visiteurs du Salon de l'Automobile de Genève des billets spéciaux à prix réduit du 1er au 12 mars 1978 (prix minimum Fr. 11,80 en 2e classe et Fr.
17,60 en 1ère classe). Ces billets spé¬
ciaux sont valables 2 jours pour le voyage d'aller et dans les 6 jours à compter du jour d'émission pour le voyage de retour, à condition d'être timbrés dans l'enceinte de l'exposi¬
tion. Les facilités de voyage pour familles sont également accordées sur les billets spéciaux. Les porteurs d'abonnements pour demi-billets se munissent de billets ordinaires d'aller et retour à moitié prix.
Emplacements de parking - Pendant le week-end:
Quartier des Banques Quartier des Tranchées Zone industrielle des Acacias Parking couvert, rue David-Dufour, à 5 min. du Salon
- Les jours ouvrables: D'autres empla¬
cements seront indiqués par la gen¬
darmerie.
- Pour les visiteurs arrivant par l'auto¬
route, un parc sera aménagé près de l'aéroport et un bus-navette assurera la liaison avec le Palais des Exposi¬
tions. Sur présentation du billet d'en¬
trée au Salon ou de la carte de trans¬
port du bus-navette, aucune taxe de parking ne sera perçue.
Services à l'intérieur de l'exposi¬
tion
- 3 centres d'information (près des entrées)
- 3 restaurants, un snack et de nom¬
breux bars - bureau de poste
- central téléphonique, télégraphique et télex
- stands de renseignements CFF, Swissair, SNCF
- bureau de change et banque - garderie d'enfants
- vestiaires, etc.
Heures d'ouverture
Journée d'inauguration 2 mars de 10 h. à 19 h.
Les 3,4,6,7,9, 11 mars de 9 h. à 19 h.
Mercredi 8 et vendredi 10 mars de 9 h. à 22 h.
Les dimanches 5 et 12 mars de 8 h. à 19 h.
Prix d'entrée
Adultes (coupon de participation à la tombola compris) Fr. 6.-
Enfants jusqu'à 12 ans et rentiers AVS (tombola comprise) Fr. 4.-
L'état-major responsable de ce 48e Salon, toujours à la disposition des journalistes, se compose comme suit:
Comité d'organisation:
Président: M. F. Peyrot
Commission de presse: M. R. Braun¬
schweig, président Direction:
Directeur: M. Rodolphe Huser Chef du service des relations extérieu¬
res: M. Edward A. Gobits Service de presse: Mme C. Vemaz Chef du service
administratif: M. P. Egger Chef du service
technique: M. N. Tosi
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NOUS RAPPROCHE Le 48e Salon international de l'automobile, qui se déroulera à Genève du 2 au 12 mars 1978, sera placé sous le thème:
«La voiture nous rapproche»
Les organisateurs du Salon entendent ainsi apporter un élément de discussion dans le débat portant sur la place de l'automobile dans notre société.
Quant à la signification de ce thème, elle peut être triple:
a) Sur le plan pratique, la voiture est incontestablement le moyen de transport permettant à son utilisateur d'aller le plus directement de son point de départ à sa destination, sans transbordement et sans perte de temps; en cela, elle nous rapproche de notre but.
b) Sur le plan social, la voiture nous permet de maintenir des liens avec ceux de nos amis et de nos proches qui ont quitté notre voisinage direct et que l'on pourrait être tenté d'abandonner à leur isolement si la voiture précisément ne réduisait les distances et ne rapprochait les êtres.
c) Sur le plan du tourisme, la voiture a permis et permet toujours à un grand nombre de nos contemporains de voyager vers des pays souvent éloignés et de découvrir leur population et leur culture; une meilleure connaissance d'un peuple étant un facteur de rapprochement, on doit reconnaître que, là également, l'automobile a joué un rôle positif.
Ce rôle pratique, social et humain de la voiture méritait d'être souligné au moment où certains milieux, ne prenant en considération que les aspects négatifs de l'automobile, cherchent à en restreindre l'usage de façon excessive et inutile.
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Les recettes douanières sur les carburants en 1977
frs. Le trafic routier motorisé continue à être le «champion toutes catégories des pourvoyeurs de fonds» du fisc fédéral. Les recettes douanières sur les carburants ont atteint, en 1977, une somme de 2 039,1 millions de francs (douane de base et surtaxe douanière), dépassant ainsi pour la première fois la limite des 2 milliards. Ce résultat cons¬
titue un record; il dépasse le chiffre de 1976 de 93,4 millions, et celui de 1975 même de 110 millions de francs. Du montant total, 1765,2 millions ( = 86,5%) ont été fournis par la ben¬
zine tandis que 273,9 millions (=13,5%) proviennent du carburant Diesel. L'augmentation par rapport à 1976 est ainsi de 5,3% pour la benzine et de 1,5% pour le carburant Diesel.
La douane de base sur les carbu¬
rants
La douane de base a rapporté 877,2 millions de francs, soit 39,7 millions de plus que l'année précédente. 750,4 millions ont été fournis par la benzine et 126,8 millions par le carburant Die¬
sel. Aux termes de la Constitution fédérale, 60% des recettes douanières de base sont réservés à la construction routière tandis que 40% soit 350,9 millions alimentent la caisse générale de la Confédération et sont donc af¬
fectés à la couverture des dépenses les plus diverses.
La surtaxe douanière sur les carbu¬
rants
La surtaxe a produit au total 1 161,9 millions de francs, soit 53,7 millions de plus que l'année précédente. Alors que la benzine atteignait un nouveau re¬
cord avec 1 014,8 millions (soit 51,5 millions de plus qu'en 1976), le carbu¬
rant Diesel, avec 147,1 millions, bien qu'en légère augmentation par rapport à 1976, n'atteignait pas tout à fait le résultat record de 1975 (151,5 mil¬
lions).
Les recettes provenant de la surtaxe douanière sont constitutionnellement réservées à la construction des routes nationales. Depuis août 1974, cette surtaxe se monte à 30 cts. par litre de carburant. Chaque centime de surtaxe a donc rapporté à la caisse fédérale une somme de 38,7 millions de francs.
L'effort financier fourni par le trafic routier motorisé durant l'année der¬
nière a donc été à nouveau considéra¬
ble et a contribué grandement à alléger le fardeau financier de la Confédéra¬
tion. Il s'agit là d'un fait qu'il est utile de rappeler à la mémoire des détrac¬
teurs de l'automobile.
A*
Produits nets des droits sur les carbu¬
rants en 1975/1976/1977 (en millions de francs)
Modification
1976 1976 1977 1976/1977 en % Droits de base 822,6 837,5 877,2 + 39,7 + 4,7
Essence 704,3 712,6 750,4 + 37,8 + 5,3
Huile Diesel "118.3 124,9 126,8 + 1,9 + 1,5 Surtaxe douanière 1 106,3 1 108,2 1 161,9 + 53,7 + 4,8
Essence 954,8 963,3 1 014,8 + 51,5 + 5,3
Huile Diesel 151,5 144,9 147,1 + 2,2 + 1,5
Total 1 928,9 1 945,7 2 039,1 + 93,4 + 4,8
Essence 1 659,1 1 675,9 1 765,2 + 89,3 + 5,3 Huile Diesel 269,8 269,8 273,9 + 4,1 + 1,5
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concurrencent-elles les chemins de fer?
frs - On prétend, dans les milieux ferroviaires, que le trafic routier de distribution et à courte distance est fiscalement trop imposé tandis que le trafic autoroutier ne le serait pas as¬
sez, d'où une situation concurrentielle insupportable pour les chemins de fer.
La Fédération Routière Suisse (FRS) s'inscrit en faux contre une telle affir¬
mation.
Premièrement: il est évident que l'acti¬
vité des entreprises de transport arti¬
sanales ne saurait se dérouler ailleurs
pousse donc catégoriquement l'accu¬
sation de fausser, par le biais des routes nationales, le jeu de la concur¬
rence. Le trafic motorisé privé a, en effet, non seulement payé ces routes intégralement (et les paye encore!), mais a, en plus, procuré un bénéfice non négligeable au compte des routes nationales. Il serait donc mieux en droit de prétendre être lui-même la victime d'une concurrence que les chemins de fer faussent grâce aux énormes sub¬
ventions dont ils bénéficient.
Troisièmement: l'affirmation selon la¬
quelle le trafic autoroutier lourd cons¬
titue dans sa totalité une concurrence aux chemins de fer, se doit d'être différenciée. Une partie non-négligea¬
ble de ce trafic résulte, en effet, de besoins nouvellement apparus et ne pourrait pas, ou alors seulement au prix d'énormes frais supplémentaires, être transféré aux chemins de fer. Il englobe en outre également une partie du trafic à courte distance et assure un service de transports dont les chemins de fer affirment qu'ils sont pour eux déficitaires (transport de colis isolés);
Quatrièmement: Si l'on prenait au sé¬
rieux l'exigence des milieux du rail, selon laquelle chaque tronçon du ré¬
seau routier devrait économiquement se suffire à lui-même, il faudrait, en toute logique, en faire de même pour le réseau ferroviaire. On voit d'emblée à quelles conclusions grotesques mène¬
rait la réalisation d'un tel postulat. Ce n'est pas la route, mais bien le rail qui, grâce aux subventions presque intolé¬
rables prélevées sur les deniers pu¬
blics, fait à l'automobile une concur¬
rence qu'il n'est pas exagéré de quali¬
fier de déloyale.
Le trafic routier privé se considère donc en droit d'exiger des chemins de fer, qu'ils se soucient à l'avenir davan-
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que sur la route. Qu'il y ait des auto¬
routes ou non n'y change rien! Celui qui trouve son revenu dans l'exploitation d'un camion ou d'un autocar aussi bien que l'industriel qui utilise un véhicule à moteur comme moyen de livraison le fera, par la force des choses, avec ou sans autoroute. Ils n'ont pas le choix de rouler ou de ne pas rouler!
Deuxièmement: Le trafic routier moto¬
risé a couvert de 1959 à 1974 - ainsi qu'il ressort du compte routier - plus de 110% des frais routiers. Sans con¬
tester les résultats du «compte par catégories de véhicules» (sous- compte du compte routier général), l'industrie privée des transports re-
tage de leurs propres problèmes et s'occupent moins de ceux des autres.
Aucun transporteur routier privé n'au¬
rait pu se lancer dans une politique de personnel et d'investissements aussi peu sensée que les chemins de fer sans aller infailliblement au-devant de la faillite, même durant les années de plus grande euphorie conjoncturelle.
Le 48e Salon de l'automobile de Ge¬
nève est placé sous le thème:
«La voiture nous rapproche»
11
Le Salon:
fenêtre
sur le monde automobile L'affiche du 48e Salon international de l'automobile de Genève, qui aura lieu du 2 au 12 mars 1978, vient de sortir de presse. Elle est l'œuvre de l'agence de publicité lucernoise Edgar Küng, BSR.
Elle présente une image du Salon, vue depuis l'intérieur d'une voiture expo¬
sée et à travers le pare-brise de celle- ci. L'idée exprimée par le graphiste: le Salon de l'automobile de Genève est une «fenêtre sur le monde automo¬
bile».
Il y a cent ans naissait
^ André ' Citroën Il y a cent ans, le 5 février 1878, naissait à Paris André Citroën.
Polytechnicien, André Citroën va tout d'abord créer une usine de taillage d'engrenages à chevrons (on s'en sou¬
viendra plus tard quand l'écusson en forme de double chevron frappera les calandres de ses automobiles), puis remettre sur pied comme ingénieur en chef les usines Mars. Durant la guerre de 1914-1918, Citroën s'intéresse de près à la fabrication des munitions d'artillerie. Pour ce faire, des terrains sont achetés à Javel.
La fin du grand massacre voit se poser le problème de la reconversion des usines. Comme Ford aux Etats-Unis, André Citroën va s'attaquer à la pro¬
duction de voitures en grande série.
Sort une 10 CV qui sera fabriquée à quatre cents exemplaires par jour dix ans plus tard. Et suivent, d'inoubliables véhicules: B2, B12, 5 CV, B14, C4, C6, Rosalie 8, 10, 15, et finalement la
«traction avant» 7 et 11 CV, une tech¬
nique à laquelle beaucoup de marques d'automobiles vont se rallier par la suite.
La «traction», voiture révolutionnaire, entraîna d'immenses et coûteux tra¬
vaux quai de Javel. On abattit l'usine pour en construire une autre sur le même emplacement, l'objectif étant de porter la cadence de fabrication à mille exemplaires par jour. Cette opé¬
ration eut lieu en 1933 en pleine crise économique et si, les plâtres essuyés en 1934, la vente put prendre l'essor qu'on espérait, la société Citroën dut déposer son bilan. Michelin se trouvait être le principal créancier de la société en raison de ses ventes de pneus et, de plus, créancier d'André Citroën per¬
sonnellement, qui avait dû donner en garantie un nombre croissant de titres au fur et à mesure que les cours de la Bourse baissaient. C'est ainsi que Mi¬
chelin se retrouva propriétaire de la totalité des titres possédés par André Citroën, c'est-à-dire de la majorité des actions de la société.
En janvier 1935, exténué par le travail et les soucis, dévoré par le démon du jeu, André Citroën est hospitalisé. Il s'éteint à cinquante-sept ans, le 3 juillet 1935.
Il meurt ruiné, mais Citroën restera lié à l'histoire de la grande aventure auto¬
mobile à travers les différentes voitu¬
res auxquelles il donnera naissance et les expéditions qui, d'Afrique (la «croi¬
sière noire») à l'Asie par l'Himalaya (la
«croisière jaune»), firent connaître au monde entier un nom aujourd'hui tou¬
jours synonyme d'un génie inventif qui ne se dément pas.
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le huitième «Iisi Hol t ri bourgeois Une chronique «hors les murs»
de Gérard Bourquenoud La Société fribourgeoise de Colombier
continue sur sa lancée Samedi 4 février, en fin d'après-midi, la Société fribourgeoise de Colombier et environs, a tenu son assemblée générale annuelle sous la présidence de M. Robert Bourqui, un homme très courtois et fidèle au poste. C'est dans une ambiance très chaleureuse que les membres ont suivi les débats. Bien que la voix du président était à peine
audible au fond de la salle, nous pouvons affirmer que M. Bourqui a présenté un rapport très complet sur l'activité de la section en 1977. Il a fait part de plusieurs admissions, alors qu'une seule démission a été enregis¬
trée l'an passé. Grâce à un noyau bien enraciné, cette société va continuer sur sa lancée.
■ï '
Les membres du comité
Etant donné que nous ne savons pas les noms de
tous nos compatriotes qui font partie de ta Société fribourgeoise
de Colombier, nous laissons à chacun le plaisir de se reconnaître.
Le président réélu
Sur proposition de M. Charles Losey, vice-président, l'assemblée a réélu président de la société pour une année, M. Robert Bourqui. Pris au piège par ses collègues du comité et tous ses compatriotes, notre ami Robert n'avait plus qu'à remercier l'assemblée pour la confiance qui lui était témoignée.ll fut très applaudi. Tous les membres du comité ont également accepté une nouvelle élection. Cette formalité a été accomplie en un clin d'œil par des acclamations. L'an passé, ce comité a tenu cinq séances de travail.
La situation financière de la société a été présentée par Mme Jaquet, la¬
quelle a été félicitée par M. Emile Defferrard, qui s'est prononcé au nom des vérificateurs. Pour le prochain
exercice, la vérification des comptes a été confiée à Mme Ida Sandoz et M.
Pierre Dubey. Le suppléant est M.
Roger Schouwey.
A la découverte du Tessin Le comité a proposé d'organiser la course annuelle 1978 le dimanche 30 avril. Nos compatriotes iront découvrir le Tessin au moyen d'une flèche rouge.
Dans les divers, M. Emile Defferrard, a fait part de quelques histoires savou¬
reuses figurant dans le Fribourg-lllus- tré. Cet homme qui a le sens de l'humour est un fidèle abonné à notre magazine. Sa bonhomie est toujours fort appréciée par les Fribourgeois de Colombier qui sont un magnifique fleuron du pays de Fribourg au canton de Neuchâtel. G. Bd
13
Chronique I I
des Fribourgeois I I
«hors
I les murs»
Dütschfryburger - Abend in Zürich Rund 300 Personen, Vereinsmitglieder, Freunde und Gäste erfreuten sich kürzlich am gelungenen Dütschfryburger-Abend, der ganz unter dem Motto «Familie»
stand.
Eine fröhliche Stimmung herrschte im Vereinshaus «Zur Kaufleuten» an der Pelikanstrasse, als der Präsident des Dütschfryburgervereines, Bernhard Schneu- wly, rund 300 Vereinsmitglieder, Freunde, Bekannte und Gäste begrüssen konnte.
Die Joseph-Bovet-Vereinigung sowie der Deutschfreiburgerverein Basel waren vertreten durch ihre Präsidenten, Raymond Perroud und Peter Corpataux.
Durch das Programm führte als Conferencier in bekannter Manier Roberto aus Tafers und für Stimmung sorgte das bewärhte Orchester «Ricers» aus Schmitten.
Die grosse Beteiligung liess bereits erahnen, dass der Anlass der letzjährigen Jubiläumsveranstaltung (10 Jahre) in nichts nachstehen sollte.
Optisch...
Die sehr angenehme Atmosphäre im Saal wurde geprägt durch die originel¬
len Tischdekorationen. Holzgesch¬
nitzte Schiffchen mit «eingetopften»
Blumen, getauft auf die Namen der verschiedenen Deutschfreiburgerge- meinden, trugen die schwarzweissen Freiburger-Segel durch die Wogen des Abends, um in den Morgenstunden bei ihren neuen «Besitzern» anzulegen. Der aufrichtige Dank des Präsidenten und aller Anwesenden gebührte Familie Suter-Grossrieder und ihren weiteren Helfern.
... und akustisch
Der jeweilige Applaus bewies, wie sehr die Darbietungen des Dütschfry-
Dütschfryburgerchörli mit «Der Jägersmann»
Dütschfryburgerchörli in Wandertracht
burger-Chörlis, dirigiert durch Sepp Vogelsang, von den Zuhörern ge¬
schätzt wurden. So trug die Leiterin dieser Gruppe, Rosemarie Suter- Grossrieder nicht nur optisch, sondern auch akustisch mit viel Einfühlungs¬
vermögen zur Verschönerung des Fes¬
tes bei. Sie wurde denn auch von ihren treuen «Schützlingen» mit einem Gold- vreneli geehrt.
Lotto und Ratespiel
Ernst Fasel trug mit dem Lotto und Ratespiel zur Auflockerung des Abends bei. Erstaunlich viele schätz¬
ten die Länge der Sense (45,8 km) fast auf den Zehntel genau; ob wohl nach¬
haltig wirkender Geographieunterricht oder ausgedehntes Wandern der Grund ist? Obwohl keine Tombola durchgeführt wurde, bereitete der schöne Gabentisch auch heuer wieder viel Freude. Den Spendern aus nah und fern galt herzlicher Dank. Brezeln
schmecken auch im Winter ausge¬
zeichnet!
Gross in Schwung...
war der bewährte Conferencier Ro¬
berto aus Tafers. Er verstand es mit seinem unerschöpflichen Schatz von Anekdoten und Witzen das Programm nahtlos abzuwickeln. Ihm zur Seite stand das Stimmungsorchester «Ri¬
cers» aus Schmitten. Mit seinem ab¬
wechslungsreichen Repertoir ver¬
mochte es - je näher der Morgen rückte - jung und alt zu begeistern. Erst nach 3.00 Uhr - der forgeschrittenen Zeit gehorchend - begannen sich die Reihen zu lockern. An diesem schönen Anlass wurden alte Erinnerungen auf¬
gefrischt und neue Freundschaften geschlossen. Neue Mitglieder sind im Kreise des Dütschfryburger-Vereins Zürich herzlich willkommen und wollen sich an Bernhard Schneuwly Winzer¬
halde 82, 8049 Zürich wenden.
P. Sch.
Du côté de Nyon Le grand Cercle Fribourgeois de cette ville lémanique a tenu ses assises annuelles le samedi 4 février dans son nouveau local de la Colombière. En raison du Carnaval, l'assemblée fut un peu plus restreinte qu'à l'ordinaire;
mais ce fut surtout la maladie, puisque plus de 20 membres furent obligés de s'excuser. Mme Marie Rémy, secré¬
taire, donna lecture du copieux pro¬
cès-verbal de l'assemblée générale du 5 février 1977 qui fut approuvé. Dans un rapport très complet, M. Marcel Grandjean, président, passa en revue les différentes manifestations de l'an¬
née écoulée; il releva la belle participa¬
tion des membres au 20e anniversaire de l'A.J.B. à Bulle; la course du groupe Le Jodel-Club «Echo du Jura»
IS-
patoisant «Le Pekoji» à la Colline Aux Oiseaux sur Chamoson; la prestation du groupe costumé à la Fête de l'Eté à Gland; le pique-nique au Moulin du Creux sous Begnins; la Bénichon à Gland; la première soirée publique du choeur d'enfants «Les Oisillons:» et la fête de la St. Nicolas. Les différents rapports, tels que la caisse et son contrôle, le service social, le groupe des patoisants, le groupe des enfants furent tous acceptés avec remercie¬
ments.
Une nouvelle secrétaire
Un cadeau et des fleurs furent remis à Mme Marie Rémy, ancienne secrétaire qui, pour raison de santé, abandonne ce poste. Le nouveau comité issu de ces assises se présente ainsi: Prési-
Monsieur le syndic de Nyon prononce une allocution pour les Fribourgeois dent, Marcel Grandjean; vice-prési-
dent et porte-drapeau, Victor Cottet;
secrétaire, Lise-Marie Koller-Colliard;
caissière, Mme Corty Moura; convoca¬
tions, films et photos, André Bise;
correspondant et responsable du groupe patoisant «Le Pekoji», Robert Perrotti; visite des malades, Léon Jac- quat; matériel, Louis Geinoz et Audéol Folly; membres adjoints, Armand Moullet et Jean-Pierre Musy. La com¬
mission des finances comprend Mme Imhof et MM. Vesin et Gaudard. L'au- monier du Cercle est M. l'abbé Jean- Claude Pilloud. Mme Marie-Rose Bise est la dévouée directrice du choeur d'enfants. Le calendrier pour 1978 s'établit ainsi: 25 février, soirée chou¬
croute; 10 juin, sortie des patoisants;
18 juin, pique-nique à Gingins; 24 septembre, Bénichon à Gland; 3 dé¬
cembre, St. Nicolas. Il reste encore à trouver une date pour la soirée du chœur d'enfants.
C'est autour du verre de l'amitié, tout en savourant un bon sandwich que prit fin cette belle assemblée, aux accents du «Vieux chalet».
R. Perrotti
Manifestations 8 avril - Bulle Loto de l'AJB
21 mai - Enney Pique-nique de l'AJB
Une heure avec Mme Anna Jolidon, quatre-vingt-cinq ans,
collectionneuse
de cartes postales, Fribourg FI - Qui étes-vous Mme Jolidon?
- Née en France, je suis venue en Suisse à l'âge de quatre ans avec mes parents qui avaient élu domicile à Villars-sur-Fontenay où j'ai vécu qua¬
rante ans. C'est en 1937 que je suis arrivée â Fribourg avec mon mari et mes deux fils. Je ne voudrais plus quitter cette belle ville où il y a toujours quelque chose à découvrir.
FI - Votre vie a-t-elle été heu¬
reuse?
- Oui et non. Dans chaque ménage, il y a des hauts et des bas. Je n'ai pas à me plaindre, mais je dois avouer que j'aurais pu être plus heureuse. Quand on pense que l'on ne vit qu'une fois, il est préférable de bien s'entendre et de profiter au maximum de la vie.
Veuve depuis 1945, je suis bien entourée d'affection par mes deux fils dont l'un habite Guin et l'autre Corté- bert. Ils me rendent très souvent visite, viennent me chercher pour passer le dimanche dans leur foyer ou pour une promenade en voiture ou encore pour vivre une agréable soirée quelque part dans le canton. J'ai aussi la chance d'avoir de très gentilles belles-filles qui m'accordent beau¬
coup d'attention. Je n'aime pas dor-
Mme Anna Jolidon lorsqu'elle avait septante-cinq ans
mir ailleurs que chez moi, car pour bénéficier d'un bon sommeil, je dois être dans mon propre lit.
FI - Vous n'aimez pas la solitude, alors comment se passe une jour¬
née?
- Je me lève chaque matin à 7 heures, je prépare mon petit déjeuner, je fais mon ménage, j'écris à mes petits- enfants ou à des amies, je prends un
deuxième repas sur le coup de midi.
Lorsque les chemins sont en bon état, je vais faire mes emplettes en ville ainsi qu'une promenade dans la na¬
ture. A la tombée de la nuit, je prends mon repas du soir, j'écoute la radio ou je regarde la TV, puis je vais me coucher vers 21 h. Quand je ne peux pas sortir, je lis des romans d'amour, car je suis très sentimentale, j'écris des vers et des poèmes.
FI - N'avez-vous jamais pensé d'aller dans un home pour person¬
nes âgées?
- Ecoutez Monsieur, j'aime trop ma liberté, faire mon travail selon mes habitudes, manger quand il me plaît, sortir quand j'en ai envie, profiter de mes loisirs comme je l'entends, pour aller vivre dans un home où le programme de la journée est minuté.
Je suis beaucoup mieux chez moi, car dans mon appartement, je fais ce que je veux. C'est ça la liberté!
FI - Est-il vrai que vous collection¬
nez les cartes postales?
- Qui vous a dit cela? En effet, vous avez raison. Il y a fort longtemps que je pratique ce «hobby» qui m'occupe une grande partie de mon temps. Ma collection compte actuellement 6.000 cartes postales de Suisse et de l'étranger classées dans vingt-six al¬
bums. Les unes datent de la guerre 1914-18, d'autres de la deuxième guerre mondiale, alors que la plupart sont encore récentes. Cette magni¬
fique collection qui représente une certaine richesse est destinée à mes deux fils et leurs enfants.
FI - Qu'est-ce que le troisième âge pour vous Mme Jolidon?
- Dans mon jeune âge, j'ai toujours aimé cuisiner. A une certaine époque,
je réussissais à préparer dix-sept plats différents pour une fête de famille, tandis qu'aujourd'hui, j'ai bien de la peine à faire des repas. Je dois avouer que cela m'ennuie de vieillir, j'aimerais plutôt avoir quarante ans de moins. La vie est si belle lorsque l'on a la santé!
FI - Que pensez-vous du mariage?
- Que faut-il vous répondre? J'ai la conviction profonde que c'est l'idéal d'un couple.
Propos recueillis par Gérard Bourquenoud
Vivre sa vie Dans la vie tout n'est pas rose Mais loin tout ce qui est morose Jouissons de la vie et de l'amitié Qui en ce jour nous lie
Hélas! je ne suis pas poète
Mais aujourd'hui, j'ai des idées en tête Je pense à vous et j'écris
De cette journée c'est mon cri Qui me libère de ma solitude Et qui me reproche mon attitude Sentir en soi que l'on se détend Et s'évader de temps en temps Met dans le cœur un baume Et un oubli qui en somme Nous dit que la vie est belle Et qu'il faut la prendre comme telle Loin de nous tous les soucis Et derrière nous tous les ennuis Vivons au jour le jour
Soyons gais et pour toujours Vive la vie, vive la joie Et que ce soit notre loi.
Anna Jolidon
^oUvenjrs^i^tè^ps^passé^^
Quatre photos de la collection de Mme Jolidon
Un souvenir de la mob 1914/18
<rLa Chaumine», à Crésuz
Fribourg - Gravure du XIXe siècle
Place St-Jean, à Fribourg, à une certaine époque
15 Art - Science.
.Culture - Littérature Qu'est-ce que la
Gemmologie?
Il existe en Suisse, depuis 1942, une Société Suisse de Gemmologie, science qui a pour but l'étude des pierres précieuses, au sein de laquelle les plus éminents bijoutiers-joailliers appliquent les normes qualitatives de leur profession.
Par la qualité et l'étendue des connais¬
sances qu'ils ont acquises, les mem¬
bres de cette société ont réussi les examens leur donnant droit au titre d'«Expert en Diamant de la Société Suisse de Gemmologie». En Suisse romande, ils sont au nombre de 17.
Comment devient-on expert?
La Société Suisse de Gemmologie exige de tous ses membres qu'ils aient passé avec succès des examens.
La gemmologie, comme toute science, ne cesse d'évoluer. Les normes de¬
viennent de plus en plus précises.
Aussi, cette Société exige-t-elle que ses experts participent chaque année à des séminaires et qu'ils améliorent constamment leur équipement de la¬
boratoire et leurs connaissances sur les techniques d'investigation du dia¬
mant.
Le canton de Fribourg a deux experts en diamant de la Société Suisse de Gemmologie sur dix-sept que compte la Suisse romande. Ce sont Mme Doris Grauwiller et M. Pierre Liechti de Fri¬
bourg.
Le diamant: un placement tout dif¬
férent des autres.
Voici quelques années, certains fonds d'investissement formaient du jour au lendemain des courtiers en titres. Ces courtiers firent du porte à porte en proposant au public des actions cen¬
sées assurer un profit sûr. Chacun connaît aujourd'hui l'issue de ces opé¬
rations: nombre d'épargnants y perdi¬
rent leurs économies.
Or, le diamant est actuellement, lui aussi, l'objet d'offres analogues. Dési-
Doris Grauwiller 7, Av. de la Gare Fribourg
Pierre Liechti 7, Rue de Lausanne Fribourg
reux d'éviter que ces initiatives ne mènent également à des déceptions, nous - les experts en diamant de la Société Suisse de Gemmologie - affir¬
mons: Certes, le diamant est un place¬
ment, mais un placement à long terme exigeant les conseils et les informa¬
tions d'experts.
L'expérience nous montre une lente mais réelle augmentation de sa valeur.
A moyen et long terme, c'est-à-dire après 5 ou 10 ans, le diamant gagne à coup sûr.
Faut-il dès lors parler de placement de père de famille? Pourquoi pas. Mais à condition que cet achat soit fait auprès de l'homme qui aura votre confiance - l'expert est un spécialiste qui offre une garantie éthique et technique que tous les certificats du monde ne pourraient remplacer.
Les critères techniques de classifica¬
tion du diamant sont:
- le poids - la couleur - la pureté - la taille
La reconnaissance du rhéto-roman comme
langue nationale Il y a tout juste 40 ans, c'est-à-dire le 20 février 1938, la population suisse, par 574 991 voix contre 52 827 et avec l'assentiment de tous les états, a élevé le rhéto-roman au rang de langue nationale. On n'avait encore jamais vu, dans toute l'histoire de la Confédéra¬
tion, un projet de loi accepté avec une majorité de voix si brillante. Cette votation en faveur de la plus petite minorité linguistique de notre pays (environ 44 000 âmes), établie dans le
de renom mondial aient constaté que le rhéto-roman est sans doute une langue néolatine indépendante comme l'italien ou le français.
Cette affirmation devenait bientôt la devise des cercles nationaux et était mise au service de la politique de l'irredentisme. La réponse des Rhéto- romans était la demande pour la re¬
connaissance du rhéto-roman comme langue nationale. Ce n'était pas seule¬
ment pour ça, mais aussi pour des raisons de droit pareil et de co >versa- tion linguistique.
Le premier à défendre l'idée de la quatrième langue nationale, c'est bien le Dr. Otto Gieré, le rédacteur du «Sain Pitschen», une revue pour étudiants rhéto-romans. A la réunion annuelle de l'organisation suprême des Rhéto-ro-
épargner des frais démesurés. Comme langues officielles devraient rester l'al¬
lemand, le français et l'italien, donc sans le rhéto-roman. Le 8 octobre 1936, le conseiller national Dr. G. Con- drau a présenté au Conseil national une interpellation avec le même but, sou¬
tenant ainsi la régence cantonale.
Le Conseil fédéral qui se déclarait d'accord par principe avec la de¬
mande, envoyait un message corres¬
pondant aux deux chambres fédérales le 1er juin 1937. Déjà du 5 au 7 juillet 1937, les deux commissions parle¬
mentaires consultatives faisaient un voyage à travers les Grisons romanes - un voyage qui était plutôt un cortège de triomphel Aux sessions d'automne, le Conseil national comme aussi le
Conseil des Etats acceptaient à l'una¬
nimité le nouveau article 116 de la constitution:
«L'allemand, le français, l'italien et le rhéto-roman sont les langues nationa¬
les de la Suisse.
Comme langues officielles sont décla¬
rées l'allemand, le français et l'italien.»
C'est pour ça qu'on n'était obligé de traduire que quelques lois fédérales fondamentales. Les autres lois et rè¬
glements de la Confédération n'étaient à publier qu'en les trois langues offi¬
cielles, comme jusqu'à présent.
D'ailleurs, on avait prévu différentes mesures de nature financière pour soutenir la langue en péril.
Le point final était mis avec le plébis¬
cite honnête du 20 février 1938.
canton des Grisons, a revêtu la plus haute importance historique. C'est re¬
marquable que la constitution fédé¬
rale, jusqu'à ce moment, ne connais¬
sait que trois langues nationales, c'est-à-dire l'allemand, le français et l'italien. Même la constitution du can¬
ton des Grisons de l'année 1892 conte¬
nait pour la première fois une garantie des trois langues du canton (allemand, italien, rhéto-roman) qui, en appa¬
rence, s'entendait de soi-même jusqu'à ce moment.
Après la première guerre mondiale sont formés chez quelques-uns de nos états voisins des mouvements poli¬
tiques qui demandaient la descen¬
dance ou le sang ou bien le langage commun comme fondement d'une na¬
tion. C'est pour ça qu'on a essayé de présenter le rhéto-roman comme dia¬
lecte italien, bien que des philologues
mans, de la «Lia Rumantscha», de l'année 1933, le dr. Gieré présentait la motion formelle qui était acceptée à l'unanimité.
Plus tard, à la session du Grand Conseil du canton des Grisons, le printemps de l'année 1934, le conseiller Sep Modest Nay, ensemble avec 38 'signés de toutes les vallées et groupes linguis¬
tiques du canton, présentait une mo¬
tion qui chargeait la régence de pré¬
tendre des offices fédéraux ces pas qui devraient mener à la reconnais¬
sance du rhéto-roman comme langue nationale. La régence du canton des Grisons présente le 21 septembre 1935 à Berne cette demande qui se base sur la motion Nay.
Elle se contente, d'intelligence avec les Rhéto-romans, de désirer seulement la reconnaissance comme langue natio¬
nale pour que la Confédération puisse
Rebelles et hors-la-loi en Suisse par Paul Hugger
Juste avant l'Orage par Albert-Louis Chappuis, Vulliens
Fribourg au moyen-âge vu par un Bolze
par le Père Claude Cotting
A u. cL'scti et.
_cCki$£crLte, de,
1) L'exposition rétrospective consacrée à Yoki, peintre et peintre-verrier, a connu un très vif succès.
2) Du 18 mars au 23 avril, nous présenterons l'œuvre gravée de Ugo Cleis ( 1903-1976). Cet artiste originaire de Bâle-Campagne a vécu la majeure partie de sa vie à Ligornetto (Tessin). Il a légué son œuvre gravée complète au Musée d'art et d'histoire de Fribourg par le canal du fonds Xylon (Société internationale des graveurs sur bois, dont il fut un des fondateurs).
3) Du 17 juin au 22 octobre, le Musée abritera la Deuxième Triennale internationale de la Photographie, qui sera doublée d'un hommage à Ansel Adams, grâce à la collaboration des services culturels de l'Ambassade des U.S.A. à Berne.
La presse recevra très prochainement le résultat des délibérations du jury, qui a retenu près de 300 photographies sur quelques 5 000 œuvres soumises à son appréciation.
4) Du 18 novembre au 24 décembre, nous organisons, en collaboration avec la section fribourgeoise de la Société des peintres, sculpteurs et architectes suisses le Salon 78.
Michel Terrapon conservateur