• Aucun résultat trouvé

Note sur le recul radioactif

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Note sur le recul radioactif"

Copied!
5
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00242403

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00242403

Submitted on 1 Jan 1910

HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

S. Russ

To cite this version:

S. Russ. Note sur le recul radioactif. Radium (Paris), 1910, 7 (3), pp.93-96. �10.1051/ra-

dium:019100070309301�. �jpa-00242403�

(2)

disperseur étaient à une distance de i7 mm. de la plaque de verre. Le ceindre du récipient de re-

cherche avait 70 mm. de profondeur.

Les métaux expérimentés ont été le laiton, le cuivre,

le zinc, le fer, l’aluminium. Le petit morceau de

Avec la même lumière.

Avec le même métal.

pechblende employé comme source des rayons 03B2 pe- sait 2,76 gr.

La dispersion naturelle de l’électromètre en iiii- nutes. intervalle de temps entre deux observations successives, était sensiblement nulle.

Les valeurs moyennes qu*on obtient de ces mesures sont reproduites dans les tableaux ci-contre.

Les conclusions qui découlent des valeurs sus-

rapportées sont les suivantes :

1° Le courant de saturatioii déterminé par les

rayons 3 provenant de la pechblende, se comporte à

peu près identiquemeiit pour les charges des deux signes à lumière et métal disperseur égau; ;

2° A métal disperseur égal, le courant de satura-

tion est plus intense dans le cas de la lumière colorée que dans le cas de la lumière blanche ;

5° A métal disperseur égal, dans les lumières rouge et bleue, le courant est un peu plus intense

dans la lumière rouge que dans la bleue ;

4° A lumière égale, la dispersion des métaux est

différente sous l’action des rayons ê; en particulier,

pour les métaux expérimentés (laiton, cuivre, zinc, fer, aluminium), l’ionisation atteint son minimum pour le l’er et son maximum pour le cuivre et le laiton.

[Manuscrit reçu le 20 Mars 1910.]

Note sur le recul radioactif

Par S. RUSS

[Laboratoire de Physique de l’Université de Manchester.]

Lorsquon condense de lémanationdu radium dans le fond d’un tube et qu’un fait le Nide, au-dessus, on

constate une projection de dépôt actif vers le haut du tube. On attribue ce phénomène au recul de l’atome

quand il émet une particule Y.

Si l’émanation est maintenue condensée un temps

suffisant pour obtenir 1 équilibre radioactif, un doit

s attendre a ce que le radium A et le radium B soient

projetés daii, le tube en quantités égales, comme con- séquence de l’émission de particules x pari l’émanation elle radium A. La transformation tltt radium B en

radium C est accompagnée seulement de l’émission de particules 03B2, pour lesquelles l’effet ilu recul est

beaucoup moins énergique que dans les cas précédents.

Dans certaines conditions, cependant, on t mis en évi-

denrc le recul du radium C, mais dans les expériences

actuelles, on a constaté que ce phénomène était à peine appréciable. Ln disque suspendu au-dessus de l’éma- nation condensée peut constituer le collecteur dl-

particules de dépôt actif qui N adhèrent. Après un exposition pendant un temps convenable, ni) peut

retirer le disque et déterminer la courbe de décrois-

sance de son activité au moyen d’un eleetrometre, en utilisant le rayonnement x émis par ce disque. Les

recherches présentes ont été entreprises dans te but de déterminer lt’· quantité, relatives de radium A, radium B et radium C projetées à partir de l’émana-

tion condensée; on a analysé à cet effet les courbes de

decroissance du dépôt actif recueilli sur le disque pour différentes durées d’exposition.

Ou condensait dans le fond d’un tube de verre, au

moyen de lair liquide, l’émanation provenant de quel-

ques milligrammes de radium. (hl attendait trois heures, afin d obtenir l’équilibre de 1 émanation avec ses produits successifs, Ra A, Ra B, Ra C; on suspen- dait alors un disque à environ 7 centimètre au-

dessus de l’émanation vide

dans l’appareil jusqu’à obtenu 1 100 de millimètre. Après une d’exposition

on retirait le disque et on étudiait la dé- de son activité à l’aide d’un électromètre.

Les temps d’exposition du disque à l’émanation ont

été dans ces dtB minutes, quarante

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/radium:019100070309301

(3)

minutes et trois heures, mais pour l’analyse du phé-

iioiiiène actuel, on a examiné particulièrement les

cas d’exposition de dix minutes et de trois heures, à

cause de la simplicité relative des expressions analy- tiques dans ces conditions, sans préjudice de détail

essentiel du phénomène.

La courhe de décroissance pour une exposition de

dix minutes est représentée par la courbe 1 de la

figure 1 et on put voir, en la comparant à la courbe

Fig. l.

1 a qui est la courbe bien connue d’activité induite pour une exposition de dix minutes, qu’une quantité importante de radium B était projetée sur le disque

en même temps que lc radium A, résultat qui pouvait

être prévu.

La courbe II représente la courl)e de décroissance pour une exposition de trois heures et l’écart de cette courbe à la courbe ordinaire IIa est encore plus marclué que pour une courte exposition.

La première question qui se pose est de déterminer daus quelles proportions le Ha A et le Ra B existent

sur le disque?

Supposons que le Ra B présent sur le disque pro- vient de la désintégration du radium A.

Si n est le nombre des particules de Ra A au lond

du tube, on a :

Qt représente le nombre des particules de Ra L pro- duites au bout d’un temps t - )"1 et 03BB2 désignent res- pectivement les constantes radioactives du Ra A et du Ra B, et on suppose n constant pendant l’exposition.

Le nombre des particules de Ila B qui sont proje-

tées sur le disque sera une fraction de cette quantité

(il, dépendant de l’angle solide sous-tendu par le disque

et qu’on considérera plus loin.

Un temps T quelconque après la suppression de

l’émanation, la quantité Qi devient :

Des que le radium B est arrive sur le disque, il

commence immédiatement à former du Ra C dont la loi de production est la suivante:

expression dans laquelle

Pour une durée d’exposition connue, la quantité en-

tre crochets est déterminée et peut être représentée

par 31 d’où :

Les courbes de décroissance ayant été déterminées par les rayons oc, on a besoin de connaître la quantité

de radium C présente sur le disque à un temps T quel-

conque u partir de l’instant où on a retiré le disque.

Cette quantité de radium C se compose:

1° du Ra C actuellement sur le disque au moment

où on éloigne l’émanation; cette quantité devient

après un temps T

.

2° du Ha C provenant du lla D présent sur le disque

au moment de la suppression.

Soit R’ à un temps T la quantité de Ra C se rap-

portant à 2°; on a par analogie aBec le cas traite par Ru lherford 1 :

un temps ’l’ quelconque, après avoir retiré le dis-

que à l’action de l’émanation, la quantité Rt+R’ de

Ra C provient donc du radium B projeté par le Ra A

présent au fond du tube.

Il y aura aussi une quantités de Ra C provenant du

Ha A projeté par l’émanation elle-mème et cette quan- tité peut être calculée ; la variation de l’activité avec

le temps, due à l’ensemble Ra A et Ra C peut être lue

1. Radioactivity. p. 331.

(4)

sur la courbe ordinaire de décroissance pour la durée

d exposition particulière.

On a adopté dans ce travail des expositions due 10

minutes et 5 heures.

Soit )i le nombre des particules de lia A présenles au

fond du tube. Le nombre de ces particules reçues suer

le disque sera, après un temps t, proportionnel à

n (1-e-03BB1t). Le facteur de proportionnalité dépend

de l’angle solide sous-tendu par le disque et ’Taisenl-

blablement aussi de la nature de la surface sur la-

quelle l’émanation est condensée, puisqu’on a montré qu’il n’y a environ que la onzième partie des particules qui se détruisent par seconde, qui quille la surface.

Puisque le premier facteur dont dépend ce coeffi-

cient de proportionnalité est le même pour le Ha A

ct le Ila B et qu’il en est vraisemblablement de même pour le second facteur, on peut prendre, pour sim-

plilier, ce coefficient égal ti l’unité. Après une expo- sition de 10 minutcs, le nombre des particules de

Ha A présentes sur le disque sera 0,9 n et celui relalil’

au Ra C, 0,13 n. Au moment où l’on retire le disque,

l’activité initiale du rayonnement x scra respective-

ment le produit de chacune de ces quantités par la constante radioactive 03BB1, 03BB3 correspondante, du radium

A et du radium C.

Un a montré précédemment qu’a l’instant de l’éloignement de l’émanation, l’activité due au ra-

dium C provenant directement du Ra B projeté sur le disque est représentée par Il.

L’évaluation numérique de celle expression montre

que le nombre des particules de Ra C présentes sur le disque a l’instant initial, aprés une exposition de

10 lninutes, a pour iiilciir 0,34 n et l’activité x cor-

respondante O,5’i n 03BB3.

On a alors à l’instant ou on retire le disque, après

une exposition de 10 minutes :

1° Une activité de rayonnement x, due a la radia-

tion du Iia .1, donnée par 0,9n 03BB1 particules de lla -1 et 0,13 n 03BB3 particules de Ha C qui se brisent par seconde.

La variation de cette activité aBec le temps peut être

étudiée sur la courbe correspondante :

2° Une activité de rayonnement x due a la radia-

tion du RaB et donnée par 0,34n 03BB3 particules de Ra C qui su brident par seconde. t hl peut calculer la varia-

tion de cette activité avec le temps à l’aide de l’ex- pression 11 + 11’ .

Si le Ha A et le Ra B sont projetée en quantités

égales, (Ill obtiendra la courbe de décroissance du

dépôt actif sur le disque en ajoutant les activités ( 1 et (2) dans leur proportion relatiBc représentée par:

On a fait cette opération; les résultats sont inscrits

dans le tableau 1 et reproduits graphiquement par la

Tableau 1

courbe en trait plein de la figure 2. Un voit que les

points expérimentaux représentes par des petits cercles

ne sc trouvent pas exactement sur la courbe, En ad- mettant qu’il soit possible que le Ha .1 et le Ha B ne

soient pas projetés en quantités égales, on peut trouver

avec quelle approximation l’égalité supposée a lieu; il

suffit de faire varier la proportion suivant laquelle

les quantités (1) et (2) sont ajoutées.

La courbe pointillée de la figure ’2 représente la

courbe de décroissance (lue l’on obtiendrait s’il y aBait deux fois plus de Ra B projeté que de Ha À. L’exa-

men du diagramme montre que les points expérimen-

taux se trouvent dans les limites définies par ces denB courbes. 11 résulte donc de l’analyse relative à une exposition de 10 minutes qu’on est autorisé a penser que le Ha A et le Ra B sont projetés à l’intérieur du tube l’ll quantité presque égales.

l,l’ cas d une exposition de trois heures est d’une

analyse relativement simple, car dans ce cas, Hutlter-

iord a montré qu’il y a 1111 état d’équilibre entre les

différents produits a courte vie obtenus a partir de

l’émanation.

En «’ concerne la projection directe de Ha A. on a,

au moment Oll l’on retire le disque, le même nombre

de particules de Ra C qui se détruisent par seconde que de particules de Ra 1, Si le Ha B L’,;;;t projeté

dans le tube t’ll quantité égale au Ha A. il y a. l’al’

ce t’ait. 1111 même nombre dt, particules de Ha t. qui

se détruisent par seconde sur le disque, au moment

de l’éloignement de l’émanation, de la même manière tIUL’ lorsqu’il s’agit Ilu na B,

Il l’Il résulte l’activité initiale x duc:1 la pre-

mière de u correspon-

dant a la La variation Je l’activité du

(5)

rayonnement x du disque provenant de la projection

du na 1 sur ce disque correspond à la conrbe connue

de décroissance pour une exposition de trois heures.

Fig. 2.

Cette variation estinscrite dans le tableau Il, colonne 2.

La variation de l’activité du rayonnement x relative

au Ra B qui a été projeté sur le disque a été calculée

à l’aide de l’expression Rt+ fa’, dans laquelle,

et

Ces nombres sont inscrits dans la colonne 5, et la

Tableau II

somme des nombres des colonnes 2 et J est repré-

sentée par la courbe en trait plein de la figure 5. On

voit que les points expérimentaux indiqués par de

petits cercles ne se trouvent pas exactement sur la courbe.

En appliquant la même méthode que dans le cas

d’une courte exposition, et en supposant qu’il y a deux fois plus de Ra B projeté que de Ra A, on ob- tient la courbe pointillée de la figure 5.

L’examen de ces courbes montre que les poiiiis expérimentaux se trouvent a l’intérieur de l’espace

que limitent ces deux courbes. Ce résultat confirrne

l’impression déjà obtcnne que les nombres des parti-

cules de Ra A et Ra B projetés dans le tube ne sont

pas très différents.

On n’a pas jugé nécessaire, dans cette analyse, de

Fig.

tenir compte de la dillérencc de l’ionisation produite

par les particules x du Ra A et du Ha C.

Conclusions.

On a montre que les résultats expérimentaux ob-

tenus peuvent être expliqués en supposant que les

particules de Ra A et de Ra B soiit projetés en quan- tités presque égales par l’éiiianaiion du radium,

condensée au fond d’un tube et au-dessus de laquelle

on a fait le vide.

Si le Iia C était projeté dans la même proportion,

les courbes expérimentales de décroissance seraient manifestement différentes. Quelques expériences de

Makower et de l’auteur ont montré que le nombre des

particules de Tia C qui ont effectivement un effet de recul, résultant de l’émission de particules 03B2 par le radium B, est une faible fraction du nombre des par- ticules de Ra A et llafi résultant respectivement de

l’émission de particules x par l’émanation et le Ha A.

[Traduit de l’anglais par Gaston DANNE].

Références

Documents relatifs

Un voit que la chute initiale d’activité due a la décroissance du radium A a encore lieu, mais l’activité tombe il une valeur 1111 peu plus faible, avant.

pour la valeur du parcours normal dans l’hydrogène de la projection

constaté que dans les conditions de la première série d’expériences, la présence d’humidité qui favorise grandement l’action de la pesanteur n’a pas

J’ai fait 2 expériences qui avaient pour but d’étu- dicr l’influence exercée par la quantité d’émanation condensée sur la température du dégagement : ces

J’ai fait 2 expériences qui avaient pour but d’étu- dicr l’influence exercée par la quantité d’émanation condensée sur la température du dégagement : ces

ce point; mais je pense qu’on ne peut raisonnablement douter que le constituant arasons x du polonium soit identique au radiotellure et au radium F.. La présence

Pour bien interpréter cette comparaison, il faut se rappeler que la particule a dépensc exactement la même fraction de son énergie dans tous les gaz. (BRAGG,

Les calculs ont tous été faits dans l’hypothèse que les trois produits A, B et C sont