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Partie 1 : relations trigonométriques Complexes (trigonométrie et forme exponentielle)

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

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Chap.5 :

Complexes (trigonométrie et forme exponentielle)

Partie 1 : relations trigonométriques

Propriété : formules d’addition Pour tous réels 𝑎 et 𝑏 :

(1) 𝑐𝑜𝑠 (𝑎 − 𝑏) = cos(𝑎) cos(𝑏) + sin(𝑎) sin(𝑏) (2) 𝑐𝑜𝑠 (𝑎 + 𝑏) = cos(𝑎) cos(𝑏) − sin(𝑎) sin(𝑏) (3) 𝑠𝑖𝑛 (𝑎 − 𝑏) = sin(𝑎) cos(𝑏) − cos(𝑎) sin(𝑏) (4) 𝑠𝑖𝑛 (𝑎 + 𝑏) = sin(𝑎) cos(𝑏) + cos(𝑎) sin(𝑏) Démonstration :

(1) Soient 𝑤5555⃗ et 𝑤4 55555⃗ deux vecteurs de norme 1 tels que 𝑤7 5555⃗ 94 cos(𝑎)

sin(𝑎): et 𝑤55555⃗ 97 cos(𝑏) sin(𝑏):. D’une part : 𝑤5555⃗. 𝑤4 55555⃗ = cos(𝑎) cos(𝑏) + sin(𝑎) sin(𝑏) 7

D’autre part : 𝑤5555⃗. 𝑤4 55555⃗ = ‖𝑤7 5555⃗‖ × ‖𝑤4 55555⃗‖ × cos(𝑤7 5555⃗; 𝑤4 55555⃗) = 1 × 1 × cos(𝑏 − 𝑎) = cos(𝑎 − 𝑏). 7 En effet cos(𝑡) = cos(−𝑡) pour tout réel 𝑡.

Donc cos(𝑎 − 𝑏) = cos(𝑎) cos(𝑏) + sin(𝑎) sin(𝑏).

(2) On remplace 𝑏 par −𝑏 dans (1).

(3) On utilise le fait que 𝑠𝑖𝑛(𝑡) = cos @A7− 𝑡B pour tout réel 𝑡.

Ainsi sin(𝑎 − 𝑏) = cos @A7− (𝑎 − 𝑏)B = cos @A7− 𝑎 + 𝑏B.

On utilise ensuite (2).

(4) On remplace 𝑏 par −𝑏 dans (3).

Exemples : cos @CA47B = cos @AD+AEB = cos @ADB cos @AEB − sin @ADB sin @AEB =√77 ×47√77 ×√E7 =√7G√HD sin @CA47B = sin @AD+AEB = sin @ADB cos @AEB + cos @ADB sin @AEB =√77 ×47+√77 ×√E7 =√7I√HD

Propriété : formules de duplication Pour tout réel 𝑎 :

cos(2𝑎) = cos7(𝑎) − sin7(𝑎) et sin(2𝑎) = 2 sin(𝑎) cos(𝑎) cos(2𝑎) = 1 − 2sin7(𝑎) = 2 cos7(𝑎) − 1

cos7(𝑎) =4IKLM(7N)7 et sin7(𝑎) =4GKLM(7N)7 Démonstration : on utilise les formules d’addition avec 𝑏 = 𝑎.

cos(2𝑎) = cos7(𝑎) − sin7(𝑎) = cos7(𝑎) − (1 − cos7(𝑎)) = 2 cos7(𝑎) − 1 cos(2𝑎) = cos7(𝑎) − sin7(𝑎) = (1 − sin7(𝑎)) − sin7(𝑎) = 1 − 2 sin7(𝑎) cos(2𝑎) = 2 cos7(𝑎) − 1 ⟺ cos(2𝑎) + 1 = 2 cos7(𝑎) ⟺ cos7(𝑎) =4IKLM(7N)7 cos(2𝑎) = 1 − 2 sin7(𝑎) ⟺ 1 − cos(2𝑎) = 2 sin7(𝑎) ⟺ sin7(𝑎) =4GKLM(7N)7

Exemple : cos7@A

PB =4IKLM@7×

Q RB

7 = 4IKLM@

Q SB

7 = 4I√TT

7 =7I√7

D

Comme 0 < AP < A7, alors cos @APB > 0 donc cos @APB = X7I√7D .

(2)

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Partie 2 : forme exponentielle

a) Une nouvelle écriture

Ayant observé que les arguments d’un nombre complexes avaient des propriétés opératoires identiques à celles des puissances, on convient de poser :

Définition : notation 𝒆𝒊𝝑

Pour tout réel 𝜗 : 𝑒^_ = cos 𝜗 + 𝑖 sin 𝜗

Remarque : 𝑒^_se lit « 𝑒 puissance 𝑖𝜗 » ou « exponentielle 𝑖𝜗 » : c’est le complexe de module 1 et d’argument 𝜗.

Ainsi, 𝑒^`= 1, 𝑒^A = −1 et 𝑒aQT = 𝑖 Propriété : relation fonctionnelle

Soient 𝜗 et 𝜗′ deux réels et 𝑛 un entier relatif.

𝑒^_× 𝑒^_c = 𝑒^d_I_ce ffagcag = 𝑒^d_G_ce f4ag= 𝑒G^_

d𝑒^_eh = 𝑒^h_ 𝑒jjjj = 𝑒i_ G^_

Démonstration : en repartant de la définition et des propriétés des arguments.

Exemples : 𝑒aQk × 𝑒aQS = 𝑒^@QkIQSB = 𝑒laQmT 9𝑒aQmS:C = 𝑒naQmS = 𝑒aQT = 𝑖 f

aQ k faQS

= 𝑒^@QkGQSB = 𝑒oaQmT

Définition : forme exponentielle

Soit 𝑧 = 𝑟(cos 𝜗 + 𝑖 sin 𝜗) un nombre complexe non-nul.

Alors 𝑧 a pour forme exponentielle (ou notation exponentielle) : 𝑧 = 𝑟𝑒^_

Remarque : si 𝑟 = 1, 𝑧 = 𝑒^_et 𝑀(𝑧) est sur le cercle trigonométrique (en effet :s𝑒^_s = 1).

Exemples : 𝑧4 = 2 + 2𝑖. Comme |𝑧4| = √2 et arg(𝑧4) =AD[2𝜋], alors la forme exponentielle de 𝑧4 est √2𝑒^QS. Le nombre complexe 𝑧7 = −2𝑒^QS n’est pas sous forme exponentielle car 𝑟 = −2 < 0.

Comme 𝑒^A = −1, alors 𝑧7 = 𝑒^A× 2𝑒^QS = 2𝑒^@AIQSB = 2𝑒laQS : là, 𝑧7 est sous forme exponentielle.

Propriétés : notations exponentielles

En notant 𝑧 = 𝑟𝑒^_ et 𝑧′ = 𝑟′𝑒^_cdeux réels non-nuls, on a :

𝑧 × 𝑧{ = 𝑟𝑟{𝑒^d_I_ce ||c =}}c𝑒^d_G_ce 4|= 4}𝑒G^_ 𝑧h = 𝑟h𝑒^h_ (𝑛 ∈ ℤ)

b) Formules de Moivre et d’Euler

Propriété : formules d’Euler

Pour tout réel 𝜗, on a : cos 𝜗 =fagIf7oag et sin 𝜗 =fagGf7^oag

(3)

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Remarques :

• On retiendra parfois 𝑒^_+ 𝑒G^_ = 2 cos 𝜗 et 𝑒^_− 𝑒G^_ = 2𝑖 sin 𝜗

• En mettant ces deux quantités au carré, on peut retrouver les formules de duplication.

Propriété : formule de Moivre

Pour tout réel 𝜗, et tout entier 𝑛, on a : (cos 𝜗 + 𝑖 sin 𝜗)h = cos(𝑛𝜗) + 𝑖 sin(𝑛𝜗)

Remarques :

• Il s’agit d’une autre manière d’exprimer l’égalité d𝑒^_eh = 𝑒^h_

• Pour 𝑛 = 2, 𝑛 peut retrouver les formules de duplication.

Partie 3 : racines n-ièmes de l’unité

Le plan complexe est muni d’un repère orthonormé direct (𝑂; 𝑢5⃗, 𝑣⃗).

Définition : racine n-ième de l’unité.

Soit 𝑛 un entier non-nul.

On appelle racine n-ième de l’unité tout nombre complexe 𝑧 tel que 𝑧h = 1.

Remarques :

• Pour tout entier 𝑛 non-nul, 1 est solution de l’équation 𝑧h = 1.

• Les racines n-ièmes de l’unité sont les racines du polynôme 𝑧h − 1.

Propriété : racines n-ièmes

Pour tout entier naturel 𝑛 non-nul, 𝑧h = 1 admet exactement 𝑛 racines n-ièmes distinctes.

Ce sont les nombres complexes de la forme 𝑒aT„Q avec 𝑘 entier naturel tel que 0 ≤ 𝑘 ≤ 𝑛 − 1.

Définition : ensemble 𝑼𝒏

On note 𝑈h l’ensemble des racines n-ièmes de l’unité : 𝑈h = ‹𝑒aT„Q , 𝑘 ∈ {0; 1; … ; 𝑛 − 1} •.

Exemple : 𝑈E = ‹1; 𝑒TaQ ; 𝑒SaQ • et 𝑈D = ‹1; 𝑒TaQS ; 𝑒SaQS ; 𝑒kaQS • = {1; 𝑖; −1; −𝑖}.

Remarques :

• Pour tout entier naturel 𝑛 non-nul, les points images des éléments de 𝑈h appartiennent au cercle trigonométrique.

• Pour tout entier naturel 𝑛 ≥ 3, les points images des éléments de 𝑈h sont les sommets d’un polygone régulier à 𝑛 sommets.

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