Facult´e des Sciences [email protected] D´epartement de Math´ematiques http://lesfari.com El Jadida
Calcul diff´erentiel et Equations diff´erentielles
Exercice 1. (Rappel) Etudier la continuit´e et la diff´erentiabilit´e des fonc- tions d´efinies surR2 par
f(x, y) =
xsin1
y, y 6= 0 0, y = 0
, f(x, y) =
x2y
x4+y2,(x, y)6= (0,0) 0,(x, y) = (0,0)
f(x, y) =
(x2+y2)2sin 1
px2 +y2,(x, y)6= (0,0) 0,(x, y) = (0,0)
f(x, y) =
x4y
x6+y4,(x, y)6= (0,0) 0,(x, y) = (0,0)
, f(x, y) =
xy3
x4+y2,(x, y)6= (0,0) 0,(x, y) = (0,0)
f(x, y) =
xyx4−y4
x4+y4,(x, y)6= (0,0) 0,(x, y) = (0,0)
, f(x, y) =
sinxsinysin1 xsin1
y, xy 6= 0 0, xy = 0 Exercice 2. Mˆeme question pour la fonction d´efinie sur R3 par
f(x, y, z) =
xy3z3
x4+y6+z8, (x, y, z)6= (0,0,0) 0, (x, y, z) = (0,0,0) Exercice 3. Pour quelles valeurs de (x, y) l’int´egrale
f(x, y) = Z ∞
−∞
etdt
(xet+ 1)(yet+ 1), est-elle convergente ? Etudier la continuit´e def.
Exercice 4. Montrer que si f est diff´erentiable au pointa, alors f est con- tinue ena. R´eciproque?
Exercice 5. Soit f une fonction de classe C1 deR dans R. On pose g(x, y) =
f(x)−f(y)
x−y , x6=y f0(x), x=y a) Etudier la continuit´e deg sur R2.
b) Sif00(a) existe, g est-elle diff´erentiable en (a, a)?
Exercice 6. Montrer que siEetF sont deux espaces vectoriels norm´es quel- conques et sif :E −→F est une application lin´eaire, alors on a ´equivalence entre les trois propositions suivantes:
(i)f continue en 0.
(ii)∃C > 0 :kf(x)kF≤C kxkE . (iii)funiform´ement continue.
Exercice 7. Montrer que si f est diff´erentiable en a, alors f est d´erivable suivant tout vecteur ude Rn et
∂f
∂u(a) =df(a)u, pour chaque ude Rn.
Exercice 8. Montrer que sif est diff´erentiable au point a, alors les d´eriv´ees partielles ∂x∂f
i(a) existent et on a df =
Xn
i=1
∂f
∂xidxi. R´eciproque ?
Exercice 9. Quelle est la valeur approch´ee de (1,02)3,01?
Exercice 10. Montrer que si les d´eriv´ees partielles ∂x∂fi (1 ≤ i ≤ n) de f existent dans un voisinage deaet sont continues ena, alorsfest diff´erentiable ena. R´eciproque ?
Exercice 11. Montrer que si ∂f∂x et ∂f∂y existent au point (a, b) et que l’une est continue au point (a, b), alorsf est diff´erentiable en (a, b).
Exercice 12. On consid`ere une fonction f de R3 dans R appartenant `a C1(R3). On pose,
∀(x, y)∈R2, F(x, y) =f(cosx2, xy, f(y, y, y)).
Calculer les d´eriv´ees partielles d’ordre 1 de F par rapport `a x et `a y en un point (a, b) ∈ R2. On exprimera les d´eriv´ees partielles de F en fonction de celles de f.
Exercice 13. Soienta ∈E (evn de dim n), Ω un voisinage dea etf : Ω−→
F (evn de dim p). Posonsb=f(a) et soit ∆ un voisinage debetg :4 −→G (evn de dim q). On suppoe quef est diff´erentiable en aetg est diff´erentiable enb. Montrer que g◦f est diff´erentiable en a et
d(g◦f)(a) =dg(b)◦df(a).
Exercice 14. Montrer qu’exprim´e en terme de matrice jacobienne, l’exercice pr´ec´edent fournit le r´esultat suivant:
Jg◦f(a) = Jg(f(a)).Jf(a)
Exercice 15. Soit E un R-evn et Φ l’applicationx7→k xk. L’objet de cet exercice est d’´etudier la diff´erentiabilit´e de l’application Φ.
a) Montrer que Φ n’est pas diff´erentiable en 0.
b) On munit Rp de sa structure euclidienne usuelle et on note k x k=
pPp
i=1x2i.Montrer que Φ est C1 surRp\ {0Rp} et pr´eciser sa diff´erentielle.
c) On munitR2 de k.k∞. L’application Φ est-elle diff´erentiable?
d) On consid`ere l’espace {a = (an) ∈ RN : P∞
n=0anest abs. conv.} muni de la norme kxk=P∞
n=0 |xn|. L’application Φ est-elle diff´erentiable?
Exercice 16. Calculer la d´eriv´ee de g(x) =
Z b(x)
a(x)
f(x, t)dt,
en supposanta, b, f de classe convenable l`a o`u il faut.
Exercice 17. Soit Mn(n,K) l’ensemble des matrices n × n. Montrer que l’application:
Mn(n,K)−→Mn(n,K), M 7−→Mp, p∈N∗, est diff´erentiable en tout point. Quelle est sa diff´erentielle?
Exercice 18. Soit GLn(n,K) l’ensemble des matrices n×n inversibles.
a) Montrer que l’application:
f :GLn(n,K)−→GLn(n,K), M 7−→M−1, est diff´erentiable en tout point et que
∀(A, H)∈GLn(n,K)2 :df(A)(H) =−A−1HA−1. b)Montrer que l’application:
g :GLn(n,K)−→K, M 7−→detM, est de classeC1 en tout point et que
∀(A, H)∈GLn(n,K)2 :dg(A)(H) = detA.Tr(A−1H).
Exercice 19. Montrer que pour tout op´erateur lin´eaire A:Rn −→Rn, ona det(I+tA) = 1 +ttrA+o(t2), t →0
o`uI est la matrice unit´e et trA =Pn
i=1aiiest la trace de la matrice associ´ee
`a l’op´erateurA par rapport `a une base quelconque. En d´eduire que la trace ne d´epend pas de la base.
Exercice 20. Soit Ω un ouvert de E, f : Ω−→ R une application, a ∈ Ω, h∈ E tels que le segment [a, a+h] = {a+th : 0 ≤t ≤ 1} soit inclus dans Ω. On suppose que f est diff´erentiable sur Ω. Montrer qu’il existe un r´eel θ∈]0,1[ tel que:
f(a+h)−f(a) = Xn
i=1
hi ∂f
∂xi
(a+θh), avech= (h1, ..., hn)∈E.
Exercice 21. Soit Ω un ouvert de E, f : Ω −→ F une application, a ∈ Ω, h∈E tels que le segment [a, a+h] soit inclus dans Ω. On suppose que f est continue sur [a, a+h], diff´erentiable sur ]a, a+h[ et que :
∃M,∀x∈]a, a+h[,kdf(x)k≤M.
Montrer que :
kf(a+h)−f(a)k≤M khk.
Exercice 22. Montrer que le syst`eme dansR2:
x= 1
2sin(x+y) y= 1
2cos(x−y) admet une solution unique.
Exercice 23. Soit Ω un ouvert convexe de E, f : Ω −→F une application diff´erentiable dans Ω. Supposons qu’il existe
M = sup{kdf(x)k; x∈intΩ}<+∞, tel que :
∀x∈Ω, kdf(x)k≤M.
Montrer quef est lipschitzienne sur Ω.
Exercice 24. Soit Ω ⊂ E, un ouvert et soit (fn) une suite de fonctions d´efinies sur Ω `a valeurs dans F, de classe C1. On suppose qu’il existe f : Ω−→F etg : Ω−→ L(E, F) telles que :
i) (fn) converge simplement vers f sur Ω.
ii) (fn0) converge uniform´ement vers g sur tout compact de Ω.
1) Montrer quef ∈ C1(Ω, F) et f0 =g.
2) Montrer que si Ω est connexe, alors on peut remplacer i) par
∃a∈Ω, lim
n→+∞fn(a) =f(a).
Exercice 25. Soit f : Ω ⊂ E −→ R et a ∈ intΩ. Soient i 6=j ∈ {1, ..., n}.
Supposons que ∂2f
∂xi∂xj
et ∂2f
∂xj∂xi
existent en tous les points d’un voisinage U de a et que ces deux fonctions sont continues en a.
1) Montrer que :
∂2f
∂xi∂xj(a) = ∂2f
∂xj∂xi(a).
2) Plus g´en´eralement, Montrer que si f; Ω ⊂ E −→ R est de classe Ck sur l’ouvert Ω et si σ est une permutation de {1,2, ..., k}, alors
∂kf
∂xik...∂xi2∂xi1 = ∂kf
∂xiσ(k)...∂xiσ(2)∂xiσ(1).
Exercice 26. Soit a ∈E, Ω un voisinage de a et f : Ω −→R. Soit h ∈E, tel que le segment [a, a+h], soit contenu dans Ω. On suppose que f ∈ Cr+1
sur Ω.Montrer qu’il existe θ ∈]0,1[ tel que : f(a+h) = f(a) +
Xn
i=1
∂f
∂xi(a)hi+1 2
Xn
i1,i2=1
∂2f
∂xi2∂xi1(a)hi1hi2 +...
+1 r!
Xn
i1,...,ir=1
∂rf
∂xir...∂xi1(a)hi1...hir
+ 1
(r+ 1)!
Xn
i1,...,ir+1=1
∂r+1f
∂xir+1...∂xi1(a+θh)hi1...hir+1. Exercice 27. Quelle est la valeur approch´ee de (0,95)2,01?
Exercice 28. Soit Ω un ouvert de E etf : Ω−→E, une fonction de classe C1. Soit x0 ∈Ω,b0 =f(x0). Supposons que df(x0) soit inversible.
1) Montrer qu’il existe un voisinage U(x0) de x0 et un voisinage V(b0) de b0 tels que la restriction def `aU(x0) soit une bijection de U(x0) sur V(b0).
2) Montrer que la r´eciproquef−1 :V(b0)−→U(x0), est de classe C1.
Exercice 29. Soit Ω ⊂ E, un ouvert et f : Ω −→ E, une fonction de classe C1. Soit x0 ∈ Ω, b0 = f(x0). Supposons que : ∀x ∈ Ω, df(x) est un isomorphisme. Montrer que :
a) ∆⊂Ω, ouvert=⇒ f(4)⊂E, ouvert.
b)f injective au voisinage de chaque point de Ω.
c)f peut ne pas ˆetre injective sur Ω tout entier mˆeme si Ω est connexe.
Exercice 30. Soitf : Ω⊂E −→E,une fonction de classeC1 sur l’ouvert Ω et supposons que df(x) est un isomorphisme pour tout x ∈ Ω. Montrer que f(∆) est ouvert dans E pour chaque ouvert ∆⊂Ω.
Exercice 31. Sous les hypoth`eses de l’exercice pr´ec´edent, montrer que a)f est injective au voisinage de chaque point de Ω.
b)f peut ne pas ˆetre injective sur Ω tout entier (mˆeme lorsque Ω est connexe).
Exercice 32. Pla¸cons nous dans la situation du th´eor`eme d’inversion locale dont nous utilisons les notations (voir cours) : Ω, f, x0, U, V et f1. Montrer que pour tout voisinage ouvert W ⊂U dex0, f(W) est un voisinage ouvert def(x0), et f est bijective deW surf(W) avec une r´eciproque de classe C1 (Ck si f l’est).
Exercice 33. Soit Ω un ouvert de Rn×Rp et g : Ω−→Rp une fonction de classeC1. Soit (a, b)∈Ω. Supposons que :
(i)g(a, b) = 0.
(ii) la matrice µ∂gi
∂yj(a, b)
¶
1≤i,j≤p
est inversible.
Montrer qu’il existe un voisinage U(a) de a dans Rn et un voisinage V(b) de b dans Rp, avec U(a)×V(b) ⊂ Ω, tels qu’il existe une fonction unique f :U(a)−→V(b),avec
(i)’ b=f(a).
(ii)’ g(x, f(x)) = 0, ∀x∈U(a).
Cette fonctionf est de classe C1. De plus, si g est de classe Ck (k ≥1), f est de classeCk.
Exercice 34. On consid`ere la relation :
g(x1, ..., xn, y) = 0,
o`ug :Rn×R−→Rest de classeC1 et soit (a, b)∈Rn×Ravecg(a, b) = 0 et
∂g
∂y(a, b)6= 0. Montrer que qu’il existe f d´efinie et de classe C1 au voisinage dea dans Rn avec
∂f
∂xi(a) = −
∂g
∂xi(a, b)
∂g
∂y(a, b) .
Exercice 35. On consid`ere deux surfaces d’´equations : x2(y2+z2) = 2,
et
(x−z)2+y2 = 1.
Peut-on repr´esenter la courbe intersection de ces surfaces par des ´equations de la forme y = f1(x) et z = f2(x) au voisinage du point (1,1,1)? Si oui, calculerf10(1) etf20(1).
Exercice 36. On consid`ere la courbe d’´equation : g(x, y) =y2−2x3 −x2 = 0.
Peut-on repr´esenter cette courbe par une ´equationx=f(y).
a) au voisinage du point (1,√ 3)?
b) au voisinage du point (0,0)?
Si oui, calculer lad´eriv´ee de f au point consid´er´e.
Exercice 37. On suppose que les variables r´eelles x, y, z sont li´ees par la relationf(x, y, z) = 0. Montrer que sous des hypoth`eses `a pr´eciser
∂x
∂y
∂y
∂z
∂z
∂x =−1.
Exercice 38. On consid`ere la surface d’´equation : xy−zlny+ expxz = 1.
Cette surface peut-elle ˆetre repr´esent´ee,
a) par une ´equation de la formez =f(x, y) au voisinage du point (0,1,1)?
b) par une ´equation de la formey=h(x, z) au voisinage du point (0,1,1)?
Si oui, calculer les d´eriv´ees premi`eres def eth au point consid´er´e.
Exercice 39. Soit f l’application de R2 dans R2 d´efinie par (x, y)∈R2 −→f(x, y) = (x2−y2−2xy, y)∈R2.
1) Montrer que f d´efinit une bijection de U = {(x, y) ∈ R2 : x > y} sur V ={(u, v)∈R2 :u+ 2v2 >0}.
2)f est-elle un hom´eomorphisme de U surV?
3)f est-elle un diff´eomorphisme de classe C1 deU surV?
4) Soitg une fonction continument d´erivable deR dans R, eth l’application (x, y)∈R2 −→h(x, y) =g(x2−y2−2xy)∈R.
4.1) Calculer ∂h
∂x et ∂h
∂y. 4.2) Montrer l’´egalit´e
∀(x, y)∈R2, (x+y)∂h
∂x + (x−y)∂h
∂y = 0. (∗)
4.3) On cherche les fonctions de classeC1 deU dans Rv´erifiant l’´egalit´e (*).
(i) Soith1 une fonction de classeC1 v´erifiant l’´egalit´e (*). Montrer que l’applicationg1 :
(u, v)∈V 7−→g1(u, v) =h1◦f(u, v)∈R, est de classeC1 et v´erifie ∂g1
∂v = 0.
(ii) On admet que si une fonction H de classe C1 de V dans R v´erifie
∂H
∂v = 0 alors H ne d´epend pas de la variable u.
En d´eduire la forme g´en´erale des fonctions v´erifiant l’´egalit´e (*) dans U.
Exercice 40. Soient Ω un ouvert de Rn et f : Ω −→ Rn une application diff´erentiable injective. Montrer quef est un diff´eomorphisme de Ω surf(Ω) si et seulement si le rang de f en tout point de Ω est n.
Exercice 41. Soient Ω un ouvert de E et f : Ω −→ F une application diff´erentiable de rang constantr. Montrer que pour tout a∈Ω, il existe
(i) un voisinage ouvertU(a) de a dans Ω.
(ii) un voisinage ouvertV(b) de b=f(a) dans F, contenant f(U(a)).
(iii) un diff´eomorphisme localg :U(a)−→W deEet un diff´eomorphisme local h:V(b)−→W0 deF.
tels que l’on ait :
(h◦f ◦g−1)(x1, ..., xn) = (x1, ..., xr,0, ...,0), ∀(x1, ..., xn)∈W.
Exercice 42. Montrer qu si f est diff´erentiable en x et homog`ene de degr´e α, alors on a la formule d’Euler :
Xn
k=1
xk ∂f
∂xk(x) =αf(x).
Exercice 43. D´eterminerf : (R∗+)3 −→Rhomog`ene de degr´eα en (y, z), β en (z, x) et γ en (x, y).
Exercice 44. Soit E, F deux espaces vectoriels r´eels norm´es et f :−→ F v´erifiant
f(x+y) =f(x) +f(y), ∀x, y ∈E.
On suppose que f est born´ee sur la boule unit´e de E. Montrer que : a)∀λ∈Q, ∀x∈E, f(λx) =λf(x).
b)f est continue en tout point de E.
c)f est lin´eaire.
Exercice 45. On appelle cˆone (positif) d’un evn E une parte C de E v´erifiant: ∀x∈E,∀λ >0, λx∈C. V´erifier que
C ={(x, y)∈R2 :y−x≥0}, est un cˆone positif et que
f : (x, y)7−→√ y−x, est homog`ene (pr´eciser son degr´e).
Exercice 46. D´eterminer les fonctionsϕ de classeC1 telles que:
ϕ(x
y) = f(x)g(y).
Exercice 47. Montrer que si f est diff´erentiable en a et pr´esente un ex- tremum en a, alors df(a) = 0.
Exercice 48. Soit Ω un ouvert de E, f : Ω−→R une fonction de classe C2 eta∈Ω tel que : df(a) = 0.
1) Montrer que sid2f(a) est une forme quadratique d´efinie positive, alors f poss`ede un minimum local au pointa.
2) Montrer que sid2f(a) est une forme quadratique d´efinie n´egative, alors f poss`ede un maximum local au point a.
3) Montrer que si la forme quadratique d2f(a) est ind´efinie, alorsf n’a pas d’extremum au pointa.
Exercice 49. Montrer que si f poss`ede un minimum local (resp. un max- imum local) au point a, alors d2f(a) est semi-d´efinie positive (resp. semi- d´efinie n´egative).
Exercice 50. Soit Ω un ouvert de E, f : Ω−→R une fonction de classe C2 eta∈Ω tel que : df(a) = 0.
1) Montrer que si les valeurs propres de la matrice hessienne H(f, a) sont strictement positives, alors f poss`ede un minimum local au point a.
2) Montrer que si les valeurs propres de la matrice hessienne H(f, a) sont strictement n´egatives, alors f poss`ede un maximum local au point a.
3) Montrer que s’il existe deux valeurs propres λ1 etλ2 de H(f, a) de signe contraire,f ne poss`ede ni maximim ni minimum local au point a.
Exercice 51. Dans les hypoth`eses de la proposition pr´ec´edente, montrer que:
1) Si f poss`ede un minimum local au point a, toutes les valeurs propres de la matrice hessienne H(f, a) sont positives ou nulles.
2) Si f poss`ede un maximum local au point a, toutes les valeurs propres de la matrice hessienne H(f, a) sont n´egatives ou nulles.
Exercice 52. D´eterminer les extremums de la fonction : f(x, y) =x3+ 3xy2−15x−12y.
Exercice 53. Soit f, g∈ C1(R3,R), S ={(x, y, z)∈R3 :g(x, y, z) = 0}. On suppose que la diff´erentielle de g est non nulle en tout point de S. Montrer que si f admet un extremum sur S en a ∈ S, il existe λ ∈ R, tel que:
df(a) = λdg(a).
Exercice 54. D´eterminer les extremums de la fonction : f(x, y) = sinx.siny.
Exercice 55. Soient f : Ω ⊂ E −→R et g : Ω ⊂ E −→F, deux fonctions de classe C1. Supposons que f poss`ede au point a un extremum sous les
contraintes g(x) = 0 et que la matrice jacobienne Jg(a) de g au point a soit de rangp.Montrer qu’il existe des constantes λ1, ..., λp telles que :
∂f
∂x(a) = Xp
i=1
λi
∂gi
∂x(a).
Exercice 56. Soit A ∈ Mn(R) sym´etrique d´efinie positive et f ∈ Rn. On leur associe l’application
F :Rn−→R, x7−→F(x) = 1
2 < Ax, x >−< f, x > . a) Etudier la diff´erentiabilit´e deF.
b) Calculer gradF.
c) D´eterminer les extremums deF.
Exercice 57. Chercher un extremum de la fonction : f(x, y) =x21+x22,
sous la contrainte :g(x1, x2) =x21−x22−1 = 0.
Exercice 58. Chercher les extremums de la fonction : f(x, y, z) = xlnx+ylny+zlnz, sous la contrainte :x+y+z =a, (a >0).
Exercice 59. D´eterminer les extremums de la fonctionf d´efinie surR3 par f(x, y, z) = expx+ expy+ expz,
lorsque (x, y, z) est soumis `a la contrainte : x+y+z = 0.
Exercice 60. Soit n∈N∗. Dans ce probl`eme, on consid`ere l’espace vectoriel Rn muni du produit scalaire canonique et on d´esigne par f une fonction de classeC2 surRn. On dit que f est convexe sur Rn si :
∀(x, y)∈(Rn×Rn),∀ ∈[0,1], f(λx+ (1−λ)y)≤λf(x) + (1−λ)f(y).
1) Soitg une fonction de classe C2 et convexe sur R telle que :
∃x0 ∈R, g0(x0) = 0.
Montrer queg admet un minimum en x0.
2) a) Montrer quef est convexe sur Rn si et seulement si pour tout (x, y)∈ (Rn×Rn), la fonction ϕx,y d´efinie sur R par :
∀t∈R, ϕx,y(t) =f(x+yt),
est convexe sur R.
b) Montrer que pour tout (x, y)∈(Rn×Rn), ϕx,y est de classe C2 sur R.
D´eterminer alors, pour tout (x, y)∈ (Rn×Rn), ϕ0x,y et ϕ00x,y en fonction des d´eriv´ees partielles def.
c) Soientx∈Rn etAx ∈ Mn(R), Ax= (aij)1≤i,j≤n,la matrice d´efinie par
∀(i, j)∈[1, n]2, aij = ∂2f
∂xi∂xj(x).
Soit alorsψx l’endomorphisme deRn dont la matrice dans la base canonique deRn estAx. Montrer que les valeurs propres deAx sont positives ou nulles si et seulement si ∀y∈Rn,hψx(y), yi ≥0.
d) En d´eduire que f est convexe sur Rn si et seulement si pour tout x∈Rn, toutes les valeurs propres de Ax sont vpositives ou nulles.
3) Soitx0 ∈Rn.Montrer que sif est convexe surRnet si∀i∈[1, n],∂x∂f
i(x0) = 0, alors f admet un minimum en x0.
Exercice 61. Montrer que toute ´equation diff´erentielle d’ordre n sous forme normale peut se ramener `a un syst`eme de n ´equations du premier ordre sous forme normale.
Exercice 62. Soit Ω un ouvert de R×Rn.Montrer qu’une fonction y:I ⊂ R→Rn,dont le graphe est inclus dans Ω est solution du probl`eme de Cauchy
½ y0 =f(t, y) y(t0) =y0
si et seulement si y est continue et satisfait l’´equation int´egrale y(t) =y0+
Z t
t0
f(τ, y(τ))dτ, ∀t∈I.
Exercice 63. a) Soit (E,d) un espace m´etrique complet et soit T : E →E une application contractante. Montrer que T admet un unique point fixe.
b) En d´eduire que siTp =T ◦T ◦...◦T est contractante, alors T admet un unique point fixe dans E.
c) Montrer que le fait que Tp est une contraction n’implique pas que T en soit une.
Exercice 64. Soitf : Ω→Rn,(t, y)7→f(t, y) o`u Ω est un ouvert deR×Rn. Montrer que :
a) Si f(t,y) est lipschitzienne par rapport `a y, alors elle est uniform´ement continue par rapport `a y.
b) Si f(t,y) est localament lipschitzienne par rapport `a y, alors elle est continue par rapport `a y.
c) Si f(t,y) poss`ede des d´eriv´ees partielles premi`eres continues par rapport `a y, alors elle est localement lipschitzienne dans Ω.
d) Si Ω est connexe et si f(t,y) poss`ede des d´eriv´ees partielles en y continues, alors elle est lipschitzienne si et seulement si ses d´eriv´ees sont born´ees.
e) Si f(t,y) est continue et localement lipschitzienne sur un compact, alors elle est lipschitzienne sur ce compact.
Exercice 65. Soit f : Ω ⊂ R× Rn → Rn,(t, y) 7→ f(t, y) une fonction localement lipschitzienne par rapport `a y. Montrer que pour tout cylindre ferm´eS ⊂Ω, f est lipschitzienne par rapport `a y sur S.
Exercice 66. Soit f : Ω → Rn,(t, y) 7→ f(t, y), o`u Ω est un ouvert de R×Rn et o`u f est continue en (t,y) et localement lipschitzienne par rapport
`a y. Montrer que :
a) Pour toute donn´ee de Cauchy (t0, y0) ∈ Ω, il existe un intervalle ferm´e I centr´e en t0 et une solution locale y : I → Rn de l’´equation diff´erentielle y0 =f(t, y) telle que : y(t0) =y0.
b) Cette solution est de classeC1 et est unique.
Exercice 67. Montrer que le probl`eme de Cauchy y(n) =f(t, y, y0, ..., y(n−1)), y(t0) =y0, ..., y(n−1)(t0) = y0(n−1),
admet localement une solution unique, lorsque f est continue en (t, y, y0, ..., y(n−1)) et localement lipschitzienne en (y, y0, ..., y(n−1)).
Exercice 68. Soit x(t) =y0 et la suite x(t), x1(t), ..., xp(t), ... o`u xp(t) = y0+
Z t
t0
f(τ, xp−1(τ))dτ,
et o`u les hypoth`eses de l’exercice 6 sont satisfaites. Montrer que :
a) La suite (xp(t)) converge uniform´ement sur [t0 −l, t0 +l] vers l’unique solutiony(t) de l’´equation y0 =f(t, y) telle que : y(t0) = y0.
b) Que peut on dire dekxp(t)−y(t)k∞ ?
Exercice 69. Soitf : Ω→Rn,(t, y)7→f(t, y),une fonction continue en (t,y) et localement lipschitzienne en y sur l’ouvert Ω⊂R×Rn. Soit (t0, y0)∈Ω une donn´ee de Cauchy. Montrer qu’il existe une et un seule solution maximale de l’´equationy0 = f(t, y) passant par (t0, y0). Les bouts droits et gauches (s’ils existent) sont inclus dans le bord de Ω.
Exercice 70. Soit f : Ω → Rn, Ω un ouvert dans R×Rn, f est continue.
Montrer que pour tout (t0, y0)∈Ω, il existe localement une solutiony:I → Rn de l’´equation diff´erentielley0 =f(t, y) telle que : y(t0) =y0.
Exercice 71. On suppose quef(t, y) est continue dans un cylindre et qu’en outre
|t−t0|.kf(t, y2)−f(t, y1)k ≤ ky2−y1k.
Montrer que l’´equation y0 = f(t, y) poss`ede une solution unique pour la donn´ee de Cauchyy(t0) =y0.
Exercice 72. Montrer que le probl`eme de Cauchy y0 = exp(−t2) +y2, y(0) = 0, admet une solution unique pour 0≤t≤ 12.
Exercice 73. D´eterminer toutes les applications f deux fois d´erivables sur Rtelles que :
∀x∈R, f0(x) =f(λ−x).
Exercice 74. Soit l’´equation diff´erentielle ty0+ (1−t)y= texpt
t2+ 1, a) R´esoudre cette ´equation surR∗+ et sur R∗−.
b) Montrer qu’il existe une solution de cette ´equation et une seule d´efinie sur R.
Exercice 75. R´esoudre les ´equations suivantes : a)y0+ 1−tt2y= arcsint+t.
b)ty0 =t+y.
c) (t+ 2y−1)y0+ (2t+y+ 1).
d) (2t+ 2y−1)y0+ (t+y+ 2).
e)y0−2ty =−ty2.
f) 2t+ 3t2y+ (t3−3y2)y0 = 0.
g) 2y+t(2 +y)y0 = 0.
h)y−(t+ 1)y02. i)y−ty0+ expy0 = 0.
j) ty0+y−t3y4 = 0.
k) (t2lny−t)y0−y= 0.
l) (4t−1)2y00−2(4t−1)y0+ 8y = 0.
m) ty00−y0lny0+y0lnt= 0.
n)yy00−y02−1 = 0.
o) (2t+y3)y0−y= 0.
Exercice 76. Montrer que le probl`eme de Cauchy
x00= sinx x(0) = π4 x0(0) = 0 admet une solution unique.
Exercice 77. Soient A = (ajk) et b = (bj), n2 +n fonctions continues de I ⊂ R dans R. Montrer que le syst`eme y0 =A(t)y+b(t) admet pour toute donn´ee de Cauchyy(t0)∈ I×Rn une solution maximale unique d´efinie sur tout I.
Exercice 78. Montrer que l’ensemble des solutions d’un syst`eme homog`ene y0 =A(t)y, o`u la matriceA(t) est form´ee den2fonctions continues surI ⊂R, est un espace vectoriel de dimension n.
Exercice 79. Soit R(t;t0) la matrice r´esolvante du syst`eme d´efini dans l’exercice pr´ec´edent. Montrer que :
a)R(t;t0) = Id.
b)R(t;s) =R(s;r) = R(t;r).
c)La matriceR(t;s) est inversible et R−1(t;s) =R(s;t).
Exercice 80. Montrer qu’un ensemble (v1, ..., vn) de n solutions du syst`eme (exercice 15), est un syst`eme fondamental si et seulement si∀t ∈I, (v1(t), ..., vn(t)) est une base de Rn si et seulement si pour un t0 ∈ I, (v1(t0), ..., vn(t0)) est une base deRn
Exercice 81. Montrer que la matrice r´esolvante R(t;t0) du syst`eme d´efini dans l’exercice 15, est l’unique fonction I → Rn×n solution du syst`eme de n×n´equations diff´erentielles lin´eairesR0(t;t0) = A(t)R(t;t0) pour la donn´ee de Cauchy : R(t0;t0) =Id.
Exercice 82. (Equation de Jacobi-Liouville). Montrer que detR(t;t0) =e
Rt
t0trA(τ)dτ,
o`utrA(τ) d´esigne la matriceA(τ), ou pour toute matrice fondamentaleV(t), detV(t) = detV(t0)e
Rt
t0trA(τ)dτ.
Exercice 83. Supposons que A(t) et A(s) commutent ∀t, s ∈ I. Montrer que
R(t;t0) =e
Rt
t0trA(τ)dτ.
Exercice 84. Montrer que l’espace des solutions du syst`eme : y0 =A(t)y+b(t),
est un sous-espace affine de dimension n de l’espace vectoriel C0(I,Rn), obtenu en faisant la somme de l’ensemble des solutions du syst`eme homog`ene y0 =A(t)y et d’une solution quelconque du syst`eme non homog`ene.
Exercice 85. Montrer que la solution du syst`eme : y0 =A(t)y+b(t), satisfaisant y(t0) =y0 est donn´ee par
y(t) =R(t;t0)y0+ Z t
t0
R(t;τ)b(τ)dτ,
o`uR(t;τ) est la matrice r´esolvante du syt`eme homog`ene.
Exercice 86. On consid`ere l’´equation lin´eaire d’ordre n,
a0(t)y(n)+a1(t)y(n−1)+...+a(n−1)(t)y0+an(t)y=b(t),
o`u lesa0 6= 0, a1(t), ..., an(t), b(t) sont des fonctions continues d´efinies sur un intervalle ouvert I de R.
a) Montrer que pour chaque t0 ∈ I et chaque point (u0, u1, ..., un−1) ∈ Rn, il existe une solution unique y :I → R, t 7→ y(t), de l’´equation diff´erentielle ci-dessus d´efinie sur I et satisfaisant aux conditions initiales :
y(t0) = u0, y0(t0) = u1, ..., y(n−1)(t0) = u(n−1).
b) Montrer que l’ensemble S des solutions de l’´equation lin´eaire homog`ene : a0(t)y(n)+a1(t)y(n−1)+...+a(n−1)(t)y0+an(t)y= 0,
est un espace vectoriel de dimension n. Pour chaquet0 ∈I, la fonction asso- ciant `a une solution y, le n-uple (y(t0), y0(t0), ..., y(n−1)(t0)) est une bijection lin´eaire de S surRn.
c) Que devient l’´equation de Jacobi-Liouville de l’exercice 82.
Exercice 87. On rappelle que l’exponentielleeAd’une matriceA∈Mn(K),K= Rou C est d´efinie par la s´erie :
eA= X∞
k=0
Ak k!. a) Montrer que cette s´erie converge normalement.
b) Montrer que pour une matrice diagonale
D=
λ1 0 · · · 0 0 λ2 . .. ...
... ... ... 0 0 · · · 0 λn
,
on a
eD =
eλ1 0 · · · 0 0 eλ2 . .. ...
... ... ... 0 0 · · · 0 eλn
.
c) SoitA, B ∈Mn(K.Montrer que si A et B commutent, alors eA.eB =eA+B =eB.eA.
d)Montrer que pour A∈Mn(K etP ∈GLn(K, on a eA =P−1.eP AP−1.P e) Montrer que : (eAt)0 =AeAt.
e) Montrer que : deteA=etrA.
Exercice 88. Montrer que la solution g´en´erale du syst`eme homog`ene `a co- efficients constants : y0 =Ay est donn´ee par
y(t) =e(t−t0)Ay0, ∀y0 ∈Rn,
et que c’est l’unique solution satisfaisant `a la condition initiale : y(t0) =y0. Exercice 89. Reprenons le syst`eme de l’exercice pr´ec´edent.
a) On suppose que la matrice A est diagonalisable. Soit (V1, ..., Vn) une base de vecteurs propres pour A et soit λ1, ..., λn les valeurs propres associ´ees.
Montrer que l’ensemble (eλ1tV1, ..., eλntVn) forme un syst`eme fondamental de solutions.
b) Montrer que si la matrice A est diagonalisable sur C mais pas sur R, il suffit dans la famille g´en´eratrice des solutions de remplacer, pour les valeurs non r´eelles,αeλtV +βeλtV par aRe(eλtV) +bIm(eλtV).
c) Que peut-on dire si la matrice A est triangularisable ou r´eduite sous forme de Jordan ?
Exercice 90. Int´egrer les syst`emes diff´erentiels a)
½ y1
0 =y1+ 5y2
y2
0 =y1−3y2
b)
y10 = 6y1−12y2−y3 y2
0 =y1−3y1−y3
y30 =−4y1+ 12y2 + 3y3
Exercice 91. R´esoudre matriciellement le probl`eme de Cauchy :
½ y10 =y1+y2 y20 =y1−y2 y1(0) = 2, y2(0) = 0.
Exercice 92. Int´egrer les syst`emes diff´erentiels a)
½ y10 = 5y1−y2 y20 =y1+ 3y2
b)
y10 = 2y1 +y2+y3 y20 =−2y1−y3 y30 = 2y1 +y2+ 2y3 Exercice 93. Int´egrer les syst`emes diff´erentiels
a)
½ y10 = 4y1−3y2 y2
0 = 3y1+ 4y2
b)
y10 =y1−y3 y2
0 =y1
y3
0 =y1−y2
Exercice 94. Int´egrer le syst`eme diff´erentiel
½ y10 = 4(y1+y2) y20 =y1+ 4y2
et trouver la solution particuli`ere telle que: y1(0) = 0, y2(0) = 1.
Exercice 95. Int´egrer les syst`emes diff´erentiels a)
½ y10 =y2−5 cost y20 = 2y1+y2 b)
½ y1
0 = 4y1−y2+e3t(t+ sint) y20 =y1+ 2y2+xe3tcost
Exercice 96. D´eterminer deux int´egrales premi`eres du syst`eme
y10 =y3−y2 y20 =y1−y3 y30 =y2−y1
Exercice 97. Mˆeme question pour le syst`eme dx
xy2 = dy
x2y = dz z(x2+y2).
Exercice 98. Les ´equations du mouvement de rotation d’un corps solide autour d’un point fixe s’´ecrivent, dans le cas d’Euler, sous la forme
m01 = (λ3−λ2)m2m3, m02 = (λ1−λ3)m1m3, m03 = (λ2−λ1)m1m2,
o`um1, m2, m3 sont les composantes du moment angulaire du solide et λi ≡ Ii−1avecI1, I2, I3 les moments d’inertie du solide. Ici le point fixe est le centre de gravit´e du solide.
a) D´eterminer les int´egrales premi`eres du probl`eme.
b) R´esoudre explicitement le syst`eme en question.
Exercice 99. Montrer qu’une fonction est une int´egrale premi`ere d’un syst`eme diff´erentiel si et seulement si elle est solution de l’´equation aux d´eriv´ees par- tielles associ´ee.
Exercice 100. Trouver l’int´egrale g´en´erale de l’´equation x∂f
∂x −x∂f
∂y = 0.
Interpr´etation g´eom´etrique ?
Exercice 101. Int´egrer l’´equation aux d´eriv´ees partielles y∂f
∂x +y∂f
∂y =z.
Exercice 102. Soit Ω l’ouvert deR2 d´efini par : Ω ={(x, y)∈R2, x >0}, C l’ensemble des fonctions de classe C1 sur Ω et
E ={f ∈ C,∀(x, y)∈Ω, x∂f
∂x(x, y) +y∂f
∂y(x, y) = 0}.
1) Soitϕla fonction d´efinie sur Ω par :
∀(x, y)∈Ω, ϕ(x, y) = y x.
a) Montrer queϕ∈E.
b) Soitg une fonction de classe C1 deRdans R.Montrer que (g◦ϕ)∈E.
2) a) Soient f ∈E etg la fonction d´efinie sur Ω par :
∀(x, y)∈Ω, g(x, y) =f(x, xy).
Montrer queg est de classe C1 sur Ω et montrer que ∂x∂g = 0.Que peut-on en conclure ?
b) Soit f une fonction d´efinie sur Ω.Montrer que si f ∈E, alors il existe une fonctionh de classe C1 sur Rtelle que : f =h◦ϕ. Conclure.
Exercice 103. Int´egrer
(x2+y2)∂f
∂x + 2xy∂f
∂y = 0.
Exercice 104. Soit z =f(x, y). D´eterminer la surface v´erifiant l’´equation yz∂z
∂x +xz∂z
∂y =−2xy, et passant par la circonf´erence
½ x2+y2 = 0 z = 3
Exercice 105. D´eterminer la surface g´en´erale de l’´equation xz∂z
∂x +yz∂z
∂y =−xy, et la surface int´egrale passant par la courbe
½ y=x2 z =x3
Exercice 106. D´eterminer la surface v´erifiant l’´equation 1
x
∂z
∂x + 1 y
∂z
∂y = 4, et passant par la parabole ½
y2 =z x= 0
Exercice 107. Montrer que toute solution de classeC2 de l’´equation
∂2z
∂t2 = ∂2z
∂x2, est de la forme
z =g(x−t) +h(x+t), o`u g et h sont des fonctions quelconques de classeC2.
Exercice 108. Etant donn´ees deux fonctions u ∈ C2[a, b] et v ∈ C2[a, b], trouver une solution z(x, t) de l’´equation
∂2z
∂t2 = ∂2z
∂x2, telle que pour t= 0 et x∈[a, b],
( z(x,0) =u(x)
∂z
∂t(x,0) =v(x).
Exercice 109. Int´egrer l’´equation
∂2z
∂x2 =x+y, Exercice 110. D´eterminer les fonctions
f :{(ξ, η)∈R2 :ξ > η} −→R, de classeC2 v´erifiant:
∂
∂ξ(f +η∂f
∂η) = ∂
∂η(f +ξ∂f
∂ξ).
Exercice 111. D´eterminer la solution de l’´equation
∂2z
∂x2 = (1 +y2)z, v´erifiant les conditions initiales suivantes :
z(0, y) = y
∂z
∂y(0, y) = 0.
Exercice 112. On consid`ere l’´equation aux d´eriv´ees partielles de fonction inconnuez(x, y) :
x4∂2z
∂x2 − ∂2z
∂y2 = 0.
a) D´eterminer ses caract´eristiques.
b) Former l’int´egrale g´en´erale de cette ´equation.
c) D´eterminer des solutions ´el´ementaires de cette ´equation par la m´ethode de s´eparation des variables.
Exercice 113. R´esoudre l’´equation aux d´eriv´ees partielles :
∂3z
∂x2∂y + ∂3z
∂x∂y2 −6∂3z
∂y3 = 0.
Exercice 114. D´eterminer la solutionz(x, t) de l’´equation aux d´eriv´ees par- tielles :
∂2z
∂x2 − 1 k2
∂2z
∂t2 = sin(αx−ωt), qui satisfait aux conditions :
( z(x,0) = 0)
∂z
∂t(x,0) = 0.
Exercice 115. Etant donn´e un domaine D dont le bord∂Dest une courbe et ϕ:∂D→Rune fonction continuen, chercher une fonctionf ∈ C0(D)∩C2(D)
telle que : ½
∆f = 0 sur D f|∂D =ϕ.
Exercice 116. Sous les mˆemes hypoth`eses (exercice pr´ec´edent) sur D et
´etant donn´ee une fonction continue ψ : ∂D → R, chercher une fonction f ∈ C1(D)∩ C2(D) telle que :
½ ∆f = 0 sur D
∂νf|∂D =ψ.
(∂ν repr´esente la d´erivation suivant le vecteur unitaire normal ext´erieur).