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Annalen der PhysikT. XX, n° 10
M. Lamotte
To cite this version:
M. Lamotte. Annalen der PhysikT. XX, n° 10. J. Phys. Theor. Appl., 1907, 6 (1), pp.460-498.
�10.1051/jphystap:019070060046001�. �jpa-00241228�
460
chercher les fils assurant à un pendule de torsion une durée d’os- cillation indépendante de la température.
D’ailleurs, chacune des deux régions présente des avantages et
des inconvénients. Dans la première, la variation, pour un alliage donné, est une fonction de la température affectée d’un terme qua-
dratique important; de plus, la position du maximum est une fonc- tion rapide de la teneur, et de petits écarts de dosage de l’alliage éloignent de l’élasticité constante. Dans la deuxième région, où ces
deux défauts existent à un bien moindre degré, la limite élastique
des alliages est assez basse, et les suspensions qui en sont faites exigent quelques précautions dans leur maniement.
Quant à l’invar proprement dit, il occupe sensiblement le maximum de l’anomalie, pour la flexion comme pour la torsion. Ses variations,
positives à température ascendante, sont à peu près les 3/2 des varia-
tions négatives de l’acier, comme l’ont déjà indiqué MM. Ch.-Eug.
Guye et Fornaro.
On ne sera donc pas surpris que M. Pagnini n’ait obtenu, en l’employant, que d’assez médiocres résultats.
ANNALEN DER PHYSIK ;
T. XX, n° 10.
E. TAKE. - Niagnetische und dilatometrische Untersuchung der Umwandlungen
Heuslerscher ferromagnetisierbarer Manganlegierungen (Etude magnétique et dilator2létrique des transformations des alliages de manganèse paramagné- tiques de Heusler).
-P. 849-900.
MÉTHODE EXPÉRIMENTALE. - Les mesures magnétiques sont effec-
tuées à l’aide de l’appareil d’Hopkinson (méthode du joug).
Dans ce dispositif, comme on le sait, la force magnétomotrice est
constante, mais l’intensité du champ magnétisant ne l’est pas, à
cause des variations de la réluctance du circuit magnétique. Mais, à
la température critique, la réluctance de l’échantillon est pratique-
ment infinie et, par suite, on peut obtenir cette température sans
effectuer de correction. Il n’en est plus de même quand on veut
mesurer les variations de la perméabilité.
Pour- réaliser les mesures à des températures variables, le joug et
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019070060046001
461 les bobines magnétisantes sont enfermés dans une étuve à doubles
parois, dont l’intervalle est rempli d’huile de paraffine. La tempéra-
ture ne peut être portée au-(tssus de 210°, parce que les g uipages de
soie des bobines commencent à se carboniser. Pendant la chauffe et
pendant le refroidissement, on fait des observations au galvanomètre balistique de 10° en 1(l°.
Les mesures ont été aussi effectuées à des températures inférieures à la température ordinaire, entre + ‘~0° et
-189°.
Tous les échantillons sont tournés en cylindres longs de sur
un diamètre de soitunesectiondeOcm2,396; pourles essais dila-
tométriques, leurs extrémités sont tournées en cône de 80° d’ouverture.
La force magnétomotrice est la même dans toutes les expériences
i i- et égale à cm 2 ger2 sec-’ .
L’intensité moyenne du champ (en supposant la perméabilité de
l’échantillon égale à 1) est 8,6 gauss.
Le dilatomètre est formé d’un socle de cuivre horizontal sur lequel
repose l’échantillon par son extrémité inférieure, tandis que sur l’extrémité supérieure s’appuie le petit bras d’un levier : la rotation de la grande branche de ce levier est observée à l’aide d’une lunette et d’une échelle divisée. Le dispositif permet d’apprécier encore une
variation de longueur de ’1/~~~0 de millimètre. Il faut tenir compte
de la dilatation du support et du levïer ; cette correction ne présente
pas de difficulté, la dilatation de ces pièces de cuivre étant tout à
fait régulière.
Relativement à la marche de la température, les expériences peuvent être conduites de deux manières.
Ou bien on attend, pour faire une observation, que la température
soit devenue stationnaire, ou bien, ce qui paraît préférable quand on
veut déterminer les températures d’inversion, on fait varier lente- ment la température, suivant une loi uniforme autant que possible,
sans attendre l’état stationnaire. Ce dernier procédé a le léger incon- vénient, que la marche du thermomètre est toujours en retard sur
celle de la température; mais, par contre, il permet de déceler les
plus faibles irrégularités dans la dilatation.
ALLIAGES DE PRÉPARA’I’IQN RÉCEME.
-Sur sept alliages étudiés,
quatre ne renferment que de l’aluminium et du manganèse avec des
traces de fer, les trois autres contiennent de plus une certaine pro-
portion de plomb.
462
Le tableau A et les courbes de la fig. 1 résument les résultats obtenus dans l’étude magnétique de ces alliages. Voici, en outre, quelques détails sur chacun d’eux :
TABLEAU A.
Alliage M,. - Cet alliage n’a pas été vieilli ...
,Quand on le chauffe, la perméabilité décroît immédiatement
(courbe I), jusqu’à la température critique 120°. L’alliage a perdu ses propriétés magnétiques et reste dans cet état quand on élève davan-
tage la température.
Si on le laisse se refroidir à partir de ï30°, il redevient magné- tique vers 115", et la perméabilité croît à mesure que la température
s’abaisse. Mais il se produit un vieillissement, en ce sens que la per- méabilité ne reprend pas sa valeur primitive, mais conserve une
valeur plus grande, quand l’échantillon est revenu à la température
ordinaire. Cet état est instable, car plusieurs mesures successives donnent des valeurs différentes de l’induction :
Un deuxième etun troisième cycle de température (courbes II et III)
fournissent des résultats analogues; mais la température d’inversion
ne reste pas constante, elle s’élève à 140, dans le second cycle et garde cette valeur dans le troisième ; il se manifeste à la fin une légère diminution de la perméabilité.
L’hystérésis de température est peu marquée et ne dépasse pas 5".
Mais l’alliage se comporte tout différemment dans le quatrième cycle (courbe IV).
La perméabilité croît, au début, beaucoup plus lentement que dans
463 les précédents, et la température d’inversion s’élève jusqu’à 205°-2io°~
Après le refroidissement, la perméabilité a beaucoup diminué et
tombe au-dessous de sa valeur initiale.
Un cinquième cycle provoque une nouvelle ascension de la tem-
pérature d’inversion, de 20° ou 30" (courbe V). Cette température
n’a pu être atteinte ; mais, dans l’étude dilatométrique de l’échan-
tillon, elle se révèle par une anomalie de la dilatation aux environs
de 2~0°.
464
Dans le sixième cycle (courbe VI), la perméabilité croît réguliè-
remuent avec la température jusqu’à 160°, où elle atteint 210 0/0 de
sa valeur initiale, puis tombe brusquement à partir de ~90°.
La courbe VII a été obtenue après avoir recuit l’échantillon, pen- dant quarante-huit heures, à 1~4° ; la perméabilité a diminué et la température d’inversion est revenue aux environs de 2tO°.
Il est difficile d’expliquer la brusque élévation de la température
d’inversion de 140° à 210" au cours du quatrième cycle; il faudrait
rapprocher sans doute ce phénomène de ceux que provoque la
présence du plomb.
Alliage
-Cet alliage possède à peu près la même compo- sition que le précédent ; mais il a été chauffé cinquante heures
à 1100. D’après l’allure de la courbe 1 2), l’état de l’alliage
FIG. 2.
paraît très instable, et la température d’inversion serait aux envi-
rons de 2500. Ramené à la température ordinaire, il reste dans un
465 état instable, car chaque expérience donne des valeurs croissantes de l’induction. Une deuxième série de mesures (courbe II) indique
une transformation entre 130° et 150°, ce que confirment les expé-
riences dilatométriques.
Alliage P 6’
-Cet alliage renferme du plomb. Au premier cycle, la température d’inversion est ’1~° (courbe I, fig. 3). L’alliage
étant à 17~5, il est plongé brusquement dans la glace. La per- méabilité reste la même. Si on le refroidit lentement de 20° à 0°,
FIG. 3.
la perméabilité croît (courbes II et III) ; dans ces deux cycles, la température d’inversion devient 95° et 1050. L’étude dilatométrique
décèle une légère anomalie vers ~.~0°, l’étude magnétique (courbe IV)
donne 1200 pour la température d’inversion. La courbe V a été obtenue après avoir chauffé l’échantillon trois fois à 140, : la tem-
pérature critique n’a pas sensiblement varié. Les courbes VI et VII
se rapportent au métal chauffé à 210° : la perméabilité a subi une
diminution notable et la température critique s’élève de 110° ou 120°, atteignant 240°. En chauffant au-dessus de cette température, on
provoque une augmentation de perméabilité et une contraction per- manente ; mais la température critique retombe à ~00°; elle remonte
à 240° à la suite d’une nouvelle chauffe (courbe IX).
466
All£age 2.
-Immédiatement après la coulée, la température cri- tique de cet alliage, qui ne renferme pas de plomb, est de 125°
(courbe 1, fig. 4). Au cours de huit cycles successifs (II à VII), elle
s’élève progressivement à 2040. L’hystérésis de température est
FIG. 4.
plus marquée que dans les alliages précédents ; les variations de la perméabilité sont peu importantes ; elle diminue dans les trois
premières séries, augmente dans les suivantes.
Alliage 36, ne contenant pas de plomb.
-La perméabilité reste
à peu près constante quand la température croît, jusque vers 160°, puis diminue lentement jusqu’à 190° et rapidement entre 190° et 208°
(courbe I, cg. 5); cette dernière température est celle de l’inversion.
Après refroidissement, la perméabilité est devenue presque doable :
l’hystérésis de température, très prononcée, atteint 28".
Un deuxième cycle (courbe II) fait monter la température d’inver-
sion à 2160 et provoque une diminution de la susceptibilité. Deux
467
FiG. 6.
468
expériences dilatométriques, poussées jusqu’à 250" (courbe V, fige 6),
relèvent la perméabilité. Deux recuits, l’un de cinquante heures
à 1840, l’autre de quarante-huit heures à 110°, font diminuer de nou- veau la perméabilité et amènent l’alliage dans un état très instable.
- Au bout de quelques jours, après avoir parcouru deux ou trois
cycles de températures jusqu’à ~10°, l’alliage a repris sa perméabi-
lité initiale : la température d’inversion semble comprise entre 210
et 230, (courbes III et IV).
1.
-Le premier cycle (courbe III, fig. 2) n’a pu être étendu qu’à ~10° ; l’alliage était encore faiblement magnétique; la température d’inversion semble être aux environs de 2101. L’échan- tillon porté à 285°, dans une expérience dilatométrique, perd une partie de sa perméabilité : la dilatation présente une anomalie
vers 2600, et un nouveau cycle de température (courbe IV) montre
que la température d’inversion est encore bien au-dessus de 2001.
Alliage ~~1.
-Les courbes V et VI de la fige 2 se rapportent à l’alliage étudié aussitôt après la coulée : la perméabilité augmente jusqu’aux températures les plus élevées. Porté dans le dilatomètre
jusqu’à 3C~0°, l’alliage subit une contraction permanente et une per- méabilité de 69 0/0.
Te1npératures très bccsses.
-Quand les alliages ont été amenés à la température de l’air liquide et sont revenus à la température or- dinaire, ils se trouvent dans un état plus stable.
TABLEAU B.
469 EXPÉRIENCES DILATO,-vlÉTRIQUFS. - L’alliage NI, éprouve une légère
’ contraction entre 1 ~0° et ~ ~0°, et vers 1400 : la dilatation est, à part cela, régulière jusqu’à 520°. Après refroidissement, il subsiste une
contraction de volume permanente (0,07 0/0 environ) et un accrois-
sement de perméabilité (369 0/0) .
L’alliage subit une contraction permanente (0,32 0/0) et une
diminution de perméabilité (28,3 0/0). Pg présente une dilatation à peu près régulière jusque vers 4000 ; puis, de 400 à 4800, une dilatation
anormale. Après refroidissement, l’alliage est fort peu magnétique
et a subi une dilatation permanente de 0,15 0/0 (courbe 4, fig. 6).
Une seconde chauffe à 5200 a des effets différents : contraction per- manente de 0,21 0/0 et accroissement de perméabilité de 869 0/0 : :
contraction anormale à partir de 420° (courbe 5).
Alliage 2.
-Contraction de 320 à 3900, dilatation anormale de 430 à 520° ; pendant le refroidissement, dilatation anormale entre
,
480 et 4400 : l’alliage refroidi n’est presque plus magnétique et
asubi une dilatation permanente de 0,20 0/0 (courbe 6).
36.
-Contraction anormale de 330 à 4200, dilatation anormale notable jusqu’à 470° : après refroidissement, l’alliage n’est plus magnétique et a subi une dilatation permanente de 0,41 0/0
(courbe 7).
,Alliage 1.
-Contraction permanente de 0,04 0/0, diminution de
perméabilité : légère contraction vers 260° et contraction plus mar- quée entre 4400 et 4801.
AlLiage 71.
-Contraction très faible entre 250° et 280° ; puis, à partir de 4300, contraction anormale : refroidi, l’alliage n’est presque
plus magnétique et a subi une contraction permanente de 0,35 0/0 (courbe 8).
EXPÉRIENCES AUX BASSES TERIPERATURES. - Les alliages, refroidis lentementjusqu’à la température d’ébullition de l’air, n’éprouvent pas
en général de modification importante, même quand l’action du
champ magnétique est maintenue pendant toute la durée du refroi- dissement.
ALLIAGES DE PRÉPARATION ANCIENNE.
-Deux de ces alliages (34 et 45) présentent une dilatation tout à fait régulière.
L’alliage 33, chauffé une première fois jusqu’à 4100 (courbe 7 à une flèche, 7), subit entre 290° et 315° une contraction anormale no-
table et, au delà, une faible contraction ; pendant le refroidissement, il
,se contracte entre 350° et 310°. Dans un deuxième cycle (courbe j à
470
deux flèches), étendu jusqu’à 3150, la dilatation est régulière jus-
qu’à 3750, une légère contraction se poursuit de 375 à 515’.
471
TABLEAU C.
Te et Ta désignent les températures auxquelles se produit la dilatation anormale : Te, quand la température croît; Ta, quand la température dé
croît.
L’alliage 35 (courbe 8) éprouve une contraction anormale entre 350 et zi30°, égale aux 5/4 de la dilatation subie entre 500 et ’,q5O" ».
pendant le refroidissement, la contraction est régulière. Revenu à la température ordinaire, l’alliage s’est contracté d’une manière per- manente et son poids spécifique a augmenté de 4,2 0/0.
Alliage 39 (courbe 9) .
-Légère contraction de 400 à 313° : refroi- dissement régulier.
.4 lliaqe 44 (courbe 0, flèche simple).
-Anomalie marquée entre
410 et ~1~° ; pendant le refroidissement, dilatation entre 330 et 3001.
Pendant le second cycle (courbe 10, flèche double), la dilatation est
régulière jusqu’à 515°.
Alliage a (courbe 11).
-Très légère anomalie entre 410 et 4500.
Ces alliages et quelques autres analogues, refroidis lentement jus- qu’à
-165°, puis rapidement à -189°, n’ont éprouvé, une fois rame-
nés à la température ordinaire, aucune variation de perméabilité, sauf
une augmentation de 50 0/0 constatée sur l’alliage 33.
Les alliages de manganèse avec l’étain, l’antimoine et le bismuth
472
ne sont que très faiblement magnétiques ; leur étude dilatométrique
a donné les résultats résumés dans le tableau ci-dessous :
TABLEAU D.
EBERHARD IiENIPK EN .
--Experimentaluntersuchungen
zurKonstitution perma- nenter Magnete (Recherches expérimentales
surla constitution des aimants permanents).
La force magnétomotrice reste constante quand on fait varier le
champ de 170 0/0 en modifiant la résistance magnétique du circui t :
mais le flux de force n’est pas constant.
M. LAMOTTE .
OTTO SCHONROCK. 2013 Ûeber die Breite der Spektrallinien nach dem Dopplerschen Prinzip (Sur la largeur des raies spectrales, d’après le principe de Doppler).
-P. 990-1016.
Les molécules d’un gaz étant, d’après la théorie cinétique, animées
de vitesses considérables, on devra, d’après le principe de Doppler,
trouver dans un même rayon visuel tout un domaine de vibrations,
même si tous les centres ont la même fréquence définie par la lon-
gueur d’onde ~, dans l’air. Mais ce principe n’est pas seul à interve-
nir, à cause des chocs qui se produisent entre les particules et des
forces électriques en jeu. En utilisant la loi de distribution des vitesses de Maxwell, lord Rayleigh (1 ) a donné la valeur de l’intensité des vibrations voisines de Àû en fonction de la vitesse moyenne d’une
(i) Phil. M(ig., 51 série, t. p. 298; 1889.
473
molécule et de la différence de fréquence entre )B0 et la radiation con-
sidérée. Cette intensité, maximum pour ~., décroît très vite et symé- triquement de part et d’autre. Michelson (~) a appelé deîni-lctrgeur d’une raie la différence a
.-À1 - ao, représentant la longueur
d’onde pour laquelle l’intensité est réduite à la moitié de sa valeur ;
il a établi une relation entre ~ et la visibilité des interférences pro- duites par deux faisceaux d’égale intensité et de différence de marche
connue (conditions de son interféromètre) ; des mesures de visibilité,
en prenant comme sources des tubes de Geissler contenant les subs-
tances à étudier et chauffés au besoin au moyen d’un bec Bunsen,
lui ont alors permis de déterminer o.
D’autre part, on peut calculer théoriquement la demi-largeur en appliquant la théorie cinétique à un gaz parfait, et l’on arrive ainsi à la relation :
où A est un nombre; T, la température absolue; m, la masse molé-
culaire du gaz.
Les résultats des expériences de Michelson sont suffisamment d’ac- cord avec cette formule pour Zn, Hg, Cd, Tl, monoatomiques, mais
ne le sont plus pour H, 0, Na, diatomiques; la concordance se rétablit si l’on substitue à
mla masse atomique, ce qui semble indiquer
que le support des centres d’émission est l’atome, et non la molé-
cule. La relation modifiée a aussi donné des résultats satisfaisants pour Li, Mg, Fe, Ni, Ca, Cu, Pd, Ag, Au, Bi, étudiés encore par Michelson.
Cette équation a été également utilisée au calcul de la température
absolue des centres d’émission, en partant de la demi-largeur obser-
vée ; les résultats paraissent acceptables.
Les mêmes principes appliqués à des expériences de Gelircke (2) sur l’hydrogène, dans lesquelles la lumière était excitée par des oscilla- tions électriques, ont donné des résultats acceptables, bien que ce mode d’excitation donne lieu à des élargissements de raies qui, inter- prétés par le principe de Doppler seul, conduiraient à des tempéra-
tures extraordinairement élevées.-
() Phil. Mag., 5e série, t. XXXIV, p. 280; 1892;
-Asl1’Ophys. Joitî-n., t. II, p. 2Jl ; 1895.
(’-’~ Ve1’handl. d. Deutschen l’hysikccl. Gesellschaft, t. YI, p. 3~!~ ; 1904.
474
ERICH REGENER. - Ueber die chemische BVirkung kurzBvelliger Strahlung auf gas-
fôrmige hW °per (Action chimique des radiations de faible longueur d’onde sur
les corps gazeux).
-P. 1033-1046 (Diss. inaug. de Berlin, 1905).
I. Warburg a suggéré que l’action ozonisante de la décharge
’
silencieuse doit être d’ordre photochimique ou photocathodique (~), et
Lenard (2) a mis en évidence l’action ozonisante de cette lumière.
L’auteur recherche d’abord si elle n’exercerait pas une action des- tructive sur l’ozone.
L’ozonateur était formé d’un tube de quartz ouvert aux deux bouts,
autour duquel était soudée une gaine également en quartz et munie
d’un tube capillaire servant de manomètre à acide sulfurique; l’appa-
reil était, pendant les expériences, entouré d’eau à température cons- tante ; on déduisait la teneur en ozone de l’ascension de l’acide sul-
furique dans le tube.
-La lumière ultra-violette était fournie par
une étincelle soufflée éclatant entre deux pointes introduites dans l’intérieur du tube de quartz. La méthode consistait à ozoniser l’oxygène
contenu dans la gaine en appliquant des électrodes convenables dans le tube et autour de la gaine, puis à faire éclater l’étincelle pendant
un temps mesuré et à noter l’augmentation de volume du gaz.
On a aussi étudié l’action de la lumière sur l’oxygène pur.
Les radiations ultra-violettes exercent une action destructive d’au- tant plus marquée que l’ozone est plus concentré, tandis que leur action ozonisante décroît quand la concentration croît ; quand ces
actions antagonistes s’équilibrent, le pourcentage reste constant.
La longueur d’onde des radiations destructives est inférieure à 300 y,p, car le verre les arrête [Meyer ~3) a constaté l’existence d’une bande d’absorption de l’ozone pour ~
=257 Les radiations pro- ductrices d’ozone ont des ondes plus courtes, puisque l’absorption par
l’oxygène ne commence qu’à 193 et, de fait, l’auteur constate que la
lumière ultra-violette qui a traversé une plaque de spath (absor-
bant les radiations au-dessous de 200 tJ-fl.) n’a aucune action ozoni- sante. La concentration d’équilibre diminue quand la température s’élève, ce qui s’explique par la destruction spontanée de l’ozone.
(1) Voir J. cle 4, série, t. II, p. 309 et 318; 1903; - t. III, p. 712 et
’~13 ; ~.90~.
(2)’ Ann. der Phys., t. I, p. 486; 1900.
(3) J. cle Pfi ys . , 4° série, t. III, p. 220 et 335 1904.
475 lI. L’auteur, dans une deuxième partie, a constaté que les radia- tions ultra-violettes décoInposent AzH3, AZ20 et AzO.
La production constante de radiations ultra-violettes dans la dé-
charge silencieuse conduit donc à leur attribuer, au moins en par- tie, les actions chimiques si variées réalisées par l’effluve.
W. ZERNOV. - Ueber absolute Messungen der Schalbintensitat
(Sur les
mesuresabsolues d’intensité du son).
-P. 131-140.
Les méthodes proposées jusqu’ici sont : 1° celle du disque de Rayleigh(’), et la mesure de la pression des ondes [Rayleigh, Altberg(2)] ] qui peuvent donner des mesures absolues, quelle que soit la forme du mouvement vibratoire; 2° la méthode réfractomé-
trique de Tcepler et Boltzmann, perfectionnée par Raps (3) , et le ma-
nomètre à vibrations de Wien (1), qui ne s’appliquent, sous leur forme actuelle, qu’à l’étude de vibrations sinusoïdales. Le présent travail
a pour objet la comparaison de la méthode de M’ien et de la mesure
de la pression de l’onde.
Le manomètre et l’appareil à mesurer la pression étaient installés côte à côte sur deux ouvertures circulaires pratiquées dans le fond
supérieur d’un tuyau de 16 centimètres de diamètre excité par un
diapason muni de sa caisse de résonance, dont l’ouverture faisait face à celle du tuyau ; le diapason, de 512 vibrations simples, était
excité par un interrupteur à mercure à turbine, synchronisé par un
diapason à curseur de 256 vibrations simples. Les petits miroirs, liés
à la membrane du manomètre de Wien et à la plaque mobile de l’appa-
reil mesureur de la pression C5), envoyaient dans deux lunettes voisines
les rayons émis par le filament d’une lampe à incandescence ; les
mesures se faisaient rapidement.
(1) RAYLEIGH, Phil. Mag., t. XIV, p. 186; 1882;
-Scient. Papelos, t. II, p. 132;
-W. KONIG, Wied. Ann., t. XLIII, p. 43; 1891.
(2) RAYLEIGFI, Phil. 6e série, t. X, p. 3f ~ ; 1900; - ALTBERG, J. de Phys.,
4° série, t. Il, p. 810 ; I903.
(3) TOEPLER et BOLTZMANN, Pogne Ann., t. XCLI, p. 321, ’~BÎO; - RAPS, A nn., t. L, p. 193 ; 1893.
(4) WIEN, Wied. Ann., t. p. 83~ ; 1889 ;
-A.-G. WEBSTER, Rev., t. XVI, p. 248; 1903.
(e) Cette plaque, dans le plan même du fond, était soutenue par trois fils tendus
et séparée du fond par
unerainure de omm,5 de large obturée par de l’huile à
ma-chine très fluide ;
en sedéplaçant, elle faisait basculer
unpetit miroir dont l’in-
clinaison servait de
mesureà la pression.
476
La densité d’énergie du mouvement vibratoire pouvait être dé- duite, d’une part, de la force de pression exercée sur la plaque mo- bile, et, d’autre part, de la pression d’eau capable de donner au
rayon lumineux réfléchi sur le miroir du manomètre un déplacement angulaire correspondant à l’élargissement de l’image par la vibra- tion ; les formules nécessaires ont été données par lord Rayleigh (loc. cit., p. 366) et par Toepler et Boltzmann (loc. cit., p. 343 et 444).
Conclusion : les forces de pression des ondes et les variations de la pression contre une paroi réfléchissante donnent des résultats concordants à 2 0/0 près.
P. LICOL.
T. XXI, n° 11; 1906.
H. SCHNELL. - Untersuchungen
amFunkeninduktor mit Quecksilberunterbre-
cher (Expériences
surla bobine d’induction).
-P. I-23.
Les courbes de courant enregistrées par un oscillographe ont con-
firmé les théories d’Oberbeck et de Wax Wien.
Sans condensateur, le courant primaire diminue progressivement;
avec le condensateur de capacité suffisante, il se produit des oscil-
lations.
Dans le secondaire, quand l’étincelle est courte (étincelle à auréole), le courant est de sens constant : l’intensité croit rapidement jusqu’à son maximum et subit ensuite des variations périodiques.
~1 mesure qu’on allonge l’étincelle, le minimum des oscillations
s’approche de plus en plus de zéro ; il atteint cette valeur et l’étin-
celle change de caractère (étincelle bleue) ; puis l’intensité oscille
jusqu’au-dessous du zéro.
Ces changements s’expliquent par les variations de l’amortis- sement.
Lorsque le secondaire est ouvert, il se produit dans le primaire, après la rupture du courant, une oscillation de longue période et une
autre de période plus courte, et dans le secondaire également deux
autres synchrones, des précédentes. L’une correspond à la période
propre du primaire, l’autre à celle du secondaire.
477
W. JAEGER. - Ueber das Drehspulengalvanometer (Étude du galvanomètre
à cadre mobile). - P. 64-86.
En adoptant les notations suivantes :
S == la déviation en valeur absolue par unité C. G. S. d’intensité;
P = la déviation par unité C. G. S. de diîférence de potentiel ;
D = le moment du couple directeur ; K = le moment d’inertie du cadre ;
110
-le décrément logarithmique des oscillations en circuit ouvert ;
T
‘ -ruet
z =la période d’oscillation simple de l’équipage non
amorti ;
’{’ == la résistance extérieure;
ri
~la résistance intérieure du galvanomètre ;
ces caractéristiques de l’instrument sont liées par les relations :
où:
oPar suite, pour une même valeur du couple directeur D, S est
- 2
proportionnel à ilr 2 et P à 2013’
,yr
La sensibilité maximum pour D û 0,5 était, en appelant 1-T la dé-
viation pour un microvolt sur l’échelle placée à une distance égale
à 2000 divisions :
f 4,3 B4 pour le galvanomètre à cadre mobile;
t,6-;2 pour le galvanomètre à aimant mobile.
’La sensibilité balistiquefeclt en volts-seconde :
’r
étant exprimé en secondes, et P rapporté au volt.
478
La sensibilité S ne suffit pas pour caractériser un galvanomètre à
cadre mobile, parce qu’une grande sensibilité est liée souvent à une
grande valeur de la résistance extérieure, ce qui rend l’instrument inutilisable pour un grand nombre d’applications.
E. ANGERER. - Bolometrische Untersuchungen über die Energie der X Strahlen
(Etude de l’énergie des rayons X à l’aide du bolomètre). - P. 87-117.
Les rayons X sont reçus sur un bolomètre double B, formant l’une des branches d’un réseau de Wheatstone dont la branche adjacente
est formée par un bolomètre identique, B~. Ce dernier est protégé
contre le rayonnement par un écran de plomb. On compense l’effet de I’échauffement du bolomètre B, en faisant passer dans le bolo- mètre B., les courants de décharge d’un condensateur. Le choix de cette forme de courant a pour but d’obtenir un dégagement de cha-
leur intermittent analogue à celui que produisent les rayons X. La durée d’émission de ces rayons par l’anticathode varie entre ~/10000 et 1 / 125 000 de seconde, et deux émissionssont séparées par un inter- valle de temps environ cent fois plus grand. En admettant que l’éner-
gie émise se transforme instantanément en chaleur lors de l’absorp-
tion, la perte due au rayonnement du bolomètre sera plus grande que si l’émission était continue. Cette différence se traduit déjà par une différence de 7 0/0 entre le coefficient de conductibilité extérieure mesuré à l’aide de courants sinusoïdaux et ce coefficient mesuré à l’aide de courants continus.
On fait varier l’intensité moyenne du courant et, par suite, l’effet
calorifique en modifiant la capacité du condensateur ; l’intensité moyenne est proportionnelle à cette capacité.
En même temps on a mesuré la charge des rayons par la méthode de Curie et Sagnac.
D’après les dimensions du bolomètre et en admettant que les
rayons X sont émis uniformément par un point de l’anticathode dans
0/
tout l’espace antérieur, le bolomètre recueille environ 1/36 du rayonnement total.
La quantité totale d’énergie envoyée par chaque émission serait de : O,O6î5 calorie-milligramme.
La durée de l’émission a été approximativement mesurée en im-
pressionnant une pellicule fixée à un disque tournant rapidement par
479 les rayons qui traversaient une fente : elle est d’environ 5 1.0- 7 se-
conde. Une émission continue fournirait donc par seconde : 0,135 petite calorie.
En enfermant le tube de Crookes dans un calorimètre, on peut
mesurer la quantité d’énergie électrique qui s’y trouve transformée
en chaleur. Le rendement du tube, c’est-à-dire la fraction de cette
énergie qui se retrouve dans le rayonnement, est très faiblie : 1 à 2 dix-millièmes; il augmente un peu quand on fait croître l’intensité du courant.
Pour déterminer la charge à laquelle les rayons peuvent commu- niquer à une lame isolée, on la compense par l’électrisation produite
par un quartz piézo-électrique. Cette charge est proportionnelle à la quantité d’énergie mesurée par le bolomètre.
Très souvent, il se produit lors d’une interruption ’du courant pri-
maire dans la bobine deux émissions de rayons X séparées par un intervalle de temps mesurable.
G. MELANDER. - Ueber der Erregung statischer elektrischer Ladungen durch
Wârme und Bestrahlung (Sur la production de charges électrostatiques par la chaleur et les radiations).
-P. 118-122.
Des morceaux de paraffine, de caoutchouc, de cire à cacheter, expo- sés au soleil, ont pris une forte charge négative : un disque d’ébo-
nite, une charge négative aussi, mais plus faible. Un bâton de verre
s’est électrisé positivement, aussi bien sur la moitié polie que sur la moitié dépolie.
L’auteur pense que la charge négative du sol pourrait s’expliquer
par un effet de ce genre.
P. DRUDE. 2013 Beinflussung einer Gegenkapazitat durch Annaherung
anErde
oder
andere Leiter (Influence du voisinage du sol
oud’autres conducteurs
surla capacité de compensation). - P. 123-130.
Dans un travail précédent (’), Drude indiquait comment on peut calculer une capacité propre à compenser celle de l’antenne.
Quelques objections ont été formulées contre ses conclusions :
(1) J. de Phys., 4e série, t. 11, p. 8!~~; 1903.
480
notamment que la résonance entre le primaire et le secondaire pouvait être altérée quand la hauteur de cette capacité au-dessus du sol varie.
Pour répondre à ces objections, Drude avait entrepris des expé-
riences qui ont été interrompues par sa mort. 11 déterminait la ré-
sonance entre un circuit primaire et un circuit secondaire muni d’une double antenne conique dont la moitié inférieure était à
quelques centimètres du sol. Or les conditions de résonance étaient les mêmes, que l’indicateur fût relié à la partie supérieure ou à la partie inférieure de l’antenne. La mise au sol de l’antenne provo-
quait seulement un affaissement des oscillations.
Si la partie inférieure de l’antenne est formée par une plaque mé- tallique d’assez grandes dimensions (40 M 40rm), et qu’on approche
de celle-ci une autre plaque reliée au sol, la distribution de la force
électrique devient dissymétrique.
R. THOLDTE. - Ueber die durch einen mechanischen Einfluss herbeigel’iihrte Leitungsfahigkeit des Koharers (Conductibilité du cohéreur provoquée par
une