HAL Id: jpa-00241109
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Submitted on 1 Jan 1906
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Annalen der Physik
P. Lugol
To cite this version:
P. Lugol. Annalen der Physik. J. Phys. Theor. Appl., 1906, 5 (1), pp.270-275.
�10.1051/jphystap:019060050027001�. �jpa-00241109�
270
1-leste à savoir si le type de conductibilité de l’éther de pétrole
sous l’action du radium se retrouve dans d’autres diélectriques liquides.
Le~ expériences décrites furent exécutées dans le laboratoire de
~l. Curie, à qui je tiens à exprimer ici ma sincère gratitude.
ANNALEN DER PHYSIK ;
T. XVII. n° 9.
JOH; KOCII. - Bestimmung der Brechungsindizes des Wasserstoffs, der
Kohlensaul’IB und des S~.uerstoft’s im Ultrarot (Mesure des indices de réfraction de l’hydrogène, du gaz carbonique et de l’oxygène dans l’infra-rouge~.
-P. 6~j~.
h I ~.
Les mesures se rapportent aux rayons restants du gypse
(À - 8,6~) u.~ ; elles ont été faites au moyen d’un interféromètre Jamin dont les plaques épaisses sont en sel gemme, ainsi que les obturateurs terminaux des deux tubes (à section carrée, soudés sur
une des longues faces) laissant passer les’ faisceaux interférents.
Une lentille de sel gemme projette sur une soudure thermoélectrique-
reliée à un galvanomètre à double cuirasse les faisceaux réunis à la sortie de la seconde lame ; l’appareil à interférence est protégé
contre la lumière extérieure et contre les variations de température.
Les deux tubes étant remplis de gaz sous une pression de quelques millimètres, on faisait lentement varier la pression dans l’un d’eu~ ; l’aiguille du galvanomètre se mettait à osciller, cliaque changement
de direction marquant le passage d’une frange sombre à une frange
obscure et r/ ~ z~er~a. On lisait le manomètre aux moments précis
oii l’aiguille atteignait ses positions extrêmes successives d’un même côté, afin d’avoir les variations de pression correspondant à
un déplacement d’une longueur d’onde entière : -, on éliminait les
perturbations du galvanomètre en faisant la moyenne des variations observées, qui auraient du être égales, d’après les observations faites dans le spectre visible. On ramenait à 0°,760 millimètres en appli- quant la loi de Gladstone.
~~c~~loo~éne.
-On a trouvé ~a~_TSQ = ~,0003’13. La comparaison
de ce nombre avec ceux que l’on a obtenus dans le spectre visible
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019060050027001
271 montre que la dispersion est normale. L’application de la théorie de
’Drude (1) montre que l’expression p ~ I)l est indépendante de la lon-
gueur d’onde dans une très grande étendue du spectre, et donne
comme valeur moyenne de - 1,4 X 101.
’in
ri,m ~~/-~o~~~~.
-~~~, 7~,11 = 1,0004578. Ce nomlre est ti,1>s voi- sin de l’iiidice de la raie D. On est donc dans une région de disper-
sion anomale, ce qui concorde avec l’existence de bandes d’absorp-
tion ;.i,s c,7 :J-:J.. 1.’i j.,jet 14,-, jxjx. Des mesures directe d’absorption
au moyen d’uii tube à gaz carbonique de 84 centimètres de longueur
n’ont pas donné de différence sensible aux pressions OUlIU.5 et
1 atmosphère.
0.~;~~yi;~ie.
-nO,760 = 1,0002661~ La comparaison avec les vale1l1.s
correspondant à la raie D et à la raie rouge du lithium semlle indi- quer une dispersion normale.
L’amplitude des déviations du galvanomètre se réduisait a la
moitié de sa valeur après le passage de 10-14 franges. Cela semble
indiquer que le maximum de réflexion trouvé par Aschkinass vers
8,69 ~, ne serait pas simple.
~
P. 1,U(;OL.
G. MELANDER. 2013 Ueber f~irm Vrmlette und ultraB 1,>1>1 1i- ~tr;illan~.r .B1’1’ Metane lie.
gewohnhchen Temperaturcn "’;111’ un !’aB’’imt-nit-!it i i>1.i l" iilii.;i-violet des m’’’t.:tux aux. lempt~r;~tul’ts5 onl1nail’e...,. - P. ’!"’’ ~t’’.
On peut obtenir des impressions variées et ne paraissant pas
dépendre d’autre chose que de la température ou de la nature des nlè-
taux, en développant des plaques photographiques qui sont restées longtemps en contact, dans l’ubs~’llrilf~. B’ r dl’’’’ j>1«.,, Ill"LdliqllL1S
telles que : un couple thermoélectrique ~h-I ~i 11B1 /11-( :11, B’111’111" cle deux tiges carrées soudées bout à boulet 1·at’c’rullwm j>iii iiii courant el" ~) aI1lp¡’I’t’S : la courbure, utl p>ii ij>1,iiii> pour assurer le contact, d un tube en B en ziiic parconrn par illi ’curant d’eau Ù 18" ~(~~lll~ 1,’ ~ mêmes conditions, un lllhll de .iiiii> Il’’ 1>iiiit> l’il’II, p;tl plll~, 1’;iil-
l’nrs. CI II ’ U Il tnbe J e ztn’ maintenu ,1 7 : une l ,1 , ’ 1 . t l’ B1 d L’ de 1 1 i Il C relu’’’ a 1°iiii 1>, pôles J’une pile st~c’il~.~ de ~.~00 volts un a
’w .’1-
lisrctimn a 1 tu 1.,>llu. l.’ilutellr croit pouvoir cunclure de
-(’) J. (l~’ ~’~t~S. ~ t° série, t. 1 Y, p. 3t~ ; 190~).
272
riences que les métaux - et peut-être tous les corps
-émettent, dès la température ordinaire, un rayonnement spécifique violet ou ultra-violet, trop faible pour impressionner notre 0153il ; ce rayonne- ment augmenterait d’intensité quand la température s’élève jusqu’à
l’incandescence. Il serait dû à quelque action chimique s’exerçant à
la surface du métal. P. LLUOL.
P Bt’L SCHLHK~ECHT. 2013 t"ntersuchungt’n Üher ultraviolette Fluoreszenz durch Hontgen und Kathodenstrahlen (Iteclerches sur la fluorescence ultra-violette excitée par les rayons Rontgen et les rayons cathodiques).
-P. 111-121.
Les substances à étudier étaient placées sur une plate-forme en papier noir disposée au-dessus du tube producteur de rayons Rônt- gen ; on observait leur couleur et leur action sur la plaque photo- graphique. Les expériences ont semblé confirmer la règle de W’iede-
mann et Schmidt d’après laquelle la couleur de fluorescence dépend
surtout du métal, tandis que le radical acide n’influe que sur l’in- tensité. En général, cette intensité et l’action photograplique pré-
.sentent un parallélisme assez net ; cependant beaucoup de composés
du baryum et du plomb, dont la fluorescence est à peine visible,
ont une action photographique très marquée.
On a fait également l’étude spectrographique des corps les plus
fluorescents, en les soumettant aux rayons Rüntgen ou aux rayons cathodiques (les corps étaient alors placés dans le tube à vide, muni
d’une fenêtre en quartz destinée à laisser passer les radiations
émises) ; cette étude a montré que l’émission lltiorescente peut con-
tenir des radiations de très faible longueur d’onde ; c’est ainsi que la limite est voisine de ~1() ~~.;1 pour le fluorure de baryum, de
220 pp pour le zircon, de 225 u-,J- pour la fluorine et de 24J iiii. pour la baryte. L’absence de radiations plus réfrangibles est peut-être
due à ce que l’on a opéré dans l’air, qui est très absorbant pour les
longueurs d’onde inférieures.
A signaler le fait que les rayons Hontgen déterminent une émis- sion lumineuse durable ~~aac~l~ ji~~~l~e~a) même avec les lltiorines
jaunes; en particulier les cristaux plus clairs (couleur de miel) prennent une couleur bleu intense qui pénètre dans le cristal, et
est sensible a la chaleur et à la lumière. Eile diffère de celle que déterminent les rayons cathodiques, et qui est la même avec tous les
échantillons. P. 1,U(;OL.
273
T.BBn.rriU~iU05.
E. A"- HK!BBS>. 2013 1>it> BB.,trtne5trahlllng cler ~letal1l.’ Iy t’aynnnement caluri nI( ue des métaux.2013P. 968-916.
On peut ètablir des formules de rayonnement app1icables à tous
1f1s métaux, dans les conditions suivantes. La température est sup-
pu·fe~ assez basse pour que : 10 la radiation l,"t d’énergie maximum
soit comprise entre les limites d’emploi de la formule dïlagen et
Rubens:
où ic désigne la résistance électrique, et R le pouvoir réflecteur pour J, : ~?° l’énergie des radiations situées lors de cet intervalle soit
m ~ ~ 1 i ~ ; t yahle vis-à-vis de l’énergie des ondes lon g ues .
Si l’on appelle E l’énergie de la radiation J. dans l’émission du corps noir, S l’énergie de la même radiation dans l’émission d’un métal de pouvoir rétlecteur R, la loi de li irchhoff donne
En substituant à E l’expression }u en donne Planck, et tenant compte de (1), on a une relation entre S, il, l, et ic.
.
Si l’on néglige les variations de iv avec la température, on déduit t
de cette relation une première expression de i."= et du rayonnement
total Scl),. .1 On a en particulier
Or, pour le platine poli, entre 8020 et 1.84::)° absolus, températures
pour lesquelles i,", se déplace de ~.2 ~a l ’J, ’t. I.111I~Illt’l’ et Pt’iJ1g’~h(1inl
ont trouvé des valeurs de i,"t1~ comprises > iit 1> v’.:~ ~U et 1, ùvl~J ; on doit conclure de cette concordance que, dans la l’t 1 ~’iun à ondes courtes du spectre infra-i> > ii z. > . l , > j > i> > , 1 1 1 1 1 >1 > 1 ‘l / ,farie mo 1 ii , ii i , i , > i i i j > ,’ -
ratures élpB,,(;ps qu a la température >i>,liii,iii>>, pour laquelle llagen
et Rubeii ont montré que la relation 1 n’ s applique pas au platine poli.
Si maintenant l’on admet comme première approximation que 1~°°
274
est proportionnel à la température absolue, l’introduction de cette
hypothèse dans les formules donne :
, 2013 1
on ec et (’2 sont les constantes de Planck, "’0 la résistance à 00 C. Or,
l,ummer et Pringslieim ont trouvé expérimentalement que l’éner-
gieS,n de ),"~ entre 800° et i.850~ absolus est à peu près proportion-
nelle à l’G: Lummer et Iiurlbaum ont observé que le rayonnement total est à peu près proportionnel à T5 entre i00° et 1.g00° alsolus,
pour le platine poli.
Lummer et Kurlbaum ont comparé, entre 92° et i . ~ 61° absolus,
l’émission totale du platine poli à celle du corps noir. Les formules permettent de calculer les éléments d’une semblable comparaison
dans les mêmes conditions de température; l’accord, très satisfaisant
aux températures élevées, ne l’est plus au-dessous de 700, ou 800° ab-
solus ; l’écart est même de sens contraire à celui que prévoit la théorie, et ne paraît explicable que par des erreurs d’expériences,
la faible intensité de l’émission rendant les mesures très difficiles à
ces températures.
Enfin, les formules permettent de construire des courbes repré-
sentant la valeur relative et la position du maximum d’énergie entre
1 et 5 p, dans les conditions de température où se sont placés Lum-
mer et Pringsheim ; ces courbes coïncident presque avec celles qu’a
fournies l’expérience.
Il y a quelque raison de penser que (4) représenterait avec une approximation analogue, dans les mêmes conditions, l’émission ca-
lorifique des métaux purs ; le spectre visible ne peut être en 1 ques- tion, puisque l’absorption y est indépendante de la température.
Si l’on substitue à la formule de Planck, relative au corps noir,
celle de iiien, ce qui est possible tant que AÏ n’est pas supérieur
a 3.000 environ, les courbes représentant la variation de S avec T pour une longueur d’onde constante ont la même allure que les courbes expérimentales de Lummer et Pringsheim.
On peut donc déduire de ces expériences que le pouvoir réflecteur
du platine dans la première partie du spectre infra-rouge doit dimi-
nuer quand la température s’élève.
275 Comme conclusion générale, on peut dire que l’émission calori-
fique des métaux est déterminée pour une partie importante par leur résistivité, que les lois expérimentales trouvées entre cer-
taines limites pour le platine sont encore valables pour les autres métaux purs, et que les propriétés de ces corps ,e rapprochent de plus en plus de celles du corps noir dans l’itifra-rouge à mesure
que la température s élevé.
1>. l, l’ ( ; U 1.. B
Frvrt w ’1"lFili8Cll. - Ueber die Deutlichkrit akn....ti,(’l!,’r HpPI’lIduktinnen iinter
1>iii Iiiiitlusz der EigentÕne,sowie 1"ibei> ~1{,lIlbrant’n 1.111’ Ill’Il!lidl"t ,kutli,1l’-’11
ii’iedergabe der Sprache (Sur la netteté des reproductions acoustique; sous l’intluence des sons propres, et sur des membranes servant à reprucluire la
l’influence des sons propres, et sur des membranes servant à reproduire la parole le plus nettement possible).
-P. 999-1001.
Le défaut de netteté des consonnes, en particulier des sitilantes
est dû à la cause suivante, mise en évidence par des expériences de
flammes manométriques (1) : tandis que les voyelles correspondent à
des sons de hauteur relativement faible, les sifflantes ont des sons
propres dont la hauteur est au moins égale à celle du son fondamen-
tal d’un tuyau fermé de 14 millimètres de longueur environ. Les
membranes employées dans les appareils acoustiques modernes ayant toutes des sons propres beaucoup plus bas, la réaction de ces sons propres sur la résonance des membranes altère d’autant plus
leur forme de vibration que les sons qui les frappent sont plis, ai~’l1 ~
L’auteur a réussi à rendre absolument nette la reproduction de la parole au moyen de deux téléphones de Bell, en employant des
membranes dont les sons propres sont rendus très éltwt~., ~TÙ(’e à des méthodes de tension et à des dispositions magnétiques qui ont
été brevetées.
P. 1.B B,!’I
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