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Submitted on 1 Jan 1976
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Normalisation de fonctions de base adaptées à la symétrie cubique
F. Michelot
To cite this version:
F. Michelot. Normalisation de fonctions de base adaptées à la symétrie cubique. Journal de Physique,
1976, 37 (3), pp.209-212. �10.1051/jphys:01976003703020900�. �jpa-00208411�
NORMALISATION DE FONCTIONS DE BASE ADAPTÉES
A LA SYMÉTRIE CUBIQUE
F. MICHELOT
Laboratoire de
Spectronomie
Moléculaire Faculté desSciences,
6 Bd Gabriel 21000Dijon,
France(Reçu
le 12septembre 1975, accepte
le 27 octobre1975)
Résumé. 2014 Dans un précédent article nous avons déterminé un ensemble de fonctions de base
adaptées à la symétrie cubique. Lorsque l’on
impose
aux symboles 3-J cubiquesF(4 JJ)A1 pp’
d’êtrediago-
naux en p, l’orientation de cette base est fixée.
Ces fonctions, orthogonales par construction, peuvent être normalisées par les méthodes que
nous donnons dans cet article.
Abstract. 2014 In a
preceding
article we determined a set of basis functionsadapted
to cubic symme- try. When we force the 3-j cubicsymbols F(4 JJ)A1pp’
to bediagonal
with respect to the index p, the orien-tation of this basis is fixed. These functions are orthogonal by construction and can be normalized
using
the methods we give in this article.Classification
Physics Abstracts
1.140 - 5.440
1. Introduction. - Dans un
precedent article
nousavons
developpe
une methode permettant d’obte- nir des fonctions de base et certainssymboles
decouplage particulierement
bienadaptes
a lasymetrie cubique.
Ces fonctions sont obtenues apartir
desvecteurs propres d’une matrice et doivent etre nor-
malis6es
separement.
Nous donnons ici deux m6thodes permettant d’obte- nir ces coefficients de normalisation. Les notations utilis6es sont celles de la reference
[1].
2.
Rappels.
- Les fonctions de basescubiques
obtenues peuvent s’6crire
[1,
formule(1)]
d’unepart en fonction des
polynomes harmoniques
stan-dards normalises
et d’autre
part
sous la forme introduitedans [ 1,
formule
(18)]
ou H
represente l’operateur
deprojection harmonique.
Le facteur
N(j)
est alorschoisi,
de meme que pourles
II (j),
defaqon
que :ou
l’int6grale
estprise
sur lasphere
de rayon un.Du fait de la
complexite
desexpressions (2)
il n’estpas souhaitable de chercher a evaluer ces
int6grales.
11 nous semble
preferable
d’utiliser une des deux methodes que nous decrivons ci-dessous :- La
premiere
est de formulation assezsimple
mais elle
pr6sente
1’inconvenient d’etre basee sur la determination par recurrence des coefficientsN(j +
1)les
N(j)p
6tant connus.- La deuxieme est
plus
difficile a formuler maisne
presente
pas l’inconvenientprecedent ;
en outreelle
permet
ensuite de determiner directement les elements(J)G;
de la matrice dechangement
de basece
qui
peut etre interessant pour des valeurs elevees de J.3. Determination des coefficients
Np(j +
1) par étudedu
couplage 03C8 (j) 03C8(1)F103C3.
- Nous avons établi dans la reference[1, § 2.1]
la formule :Faisons
J,
=1,
p, =F1
Q’1, par une methodeidentique
a celledeveloppee
dans Ieparagraphe
4.1de la reference
[1],
on obtient1’analogue
de1’6q. (20)
sous la forme :
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:01976003703020900
210
De
faqon
a utiliserpratiquement
cetterelation
ilest n6cessaire d’6tudier les
decompositions
On peut alors identifier les termes de meme
symetrie
et de meme orientation. Sachant que pour
J, C,
fixes les fonctions R relatives a differentes valeurs de t sont lineairementind6pendantes
on obtientfinalement des relations du
type :
ou les coefficients att,, tres
simples,
sont ceux de latransformation
(5).
Pour determiner les coefficientsN(j+1)
pour C’ fixée sans calculer lessymboles 3-j
il suffit de resoudre le
syst6me
constitue par 1’ensemble des6q. (6)
pour les diverses valeurs de p(telles
que C’ c C xFi)
les inconnues 6tant lesproduits :
puis
d’utiliser lapropriete
d’unitariteRemarque.
- Lespropriétés
desymétrie
des sym- boles3 j
par rapport aux indices Q[2]
permettent de reduire la dimension dessyst6mes
a considerer.Nous donnons dans l’annexe A un
exemple d’appli-
cation de cette methode pour la determination des coefficients
N(j+1).
4. Deuxième methode de determination des coeffi- cients
N(j).
- Celle-ci utilise la relation(1)
de definition danslaquelle
les fonctionsT (j)
sont connues a uncoefficient
pres
et lesII (fj
sontcompletement
d6ter-min6es
[3].
Elle utiliseegalement
le fait que ces fonc- tions sont despolynomes harmoniques homogènes
de dO J des variables x, y, z ; donc si 1’on considere
une d6riv6e d’ordre J des deux membres de
(1)
onobtient une relation entre le coefficient de normalisa- tion inconnu et les elements matriciels
(J)G;
dontil existe des tables de valeurs
num6riques jusqu’d
J = 21
[4].
En fait pour le calcul des coefficients
N(j)
il n’estpas n6cessaire de connaitre ces elements’ matriciels : par un choix convenable des
op6rateurs
de deriva- tion il estpossible
d’6tablir unsysteme d’6quations
lin6aires dont les inconnues sont les
quantites
Utilisant l’unitarit6 de la matrice G on en deduit
Pour une
symetrie
donnee les valeurs de m inter- venant dans la combinaison lineaire(1)
sont con-nues
[4],
en outre les elements(J)Gmp
v6rifient :on a alors deux
types d’expressions :
Remarque.
- Pour certainessymetries
m # 0 en(a) [4].
Connaissant les
expressions
et laphase
desII(j)
on en deduit que les seuls
op6rateurs
interessants sont de la forme :ou les valeurs successives donnees a m’ sont celles
prises
par tn dans les combinaisons lineaires(10).
On obtient alors des relations de la forme :
Le
developpement
des seconds membres des sys- temes(11a-b)
estimm6diat ;
on obtient des expres- sionsplus complexes
pour lespremiers
membrescar les
W(j)p
sont d6termin6es par la relation(2)
danslaquelle
Hrepr6sente l’op6rateur
deprojection
har-monique
d6fini dans la reference[1].
La resolutiondes
systemes ( 11 a-b)
ne pose ensuite aucun pro- bleme car elle fait intervenir l’inversion d’une matricetriangulaire.
Nous donnons dans l’annexe B un
exemple d’appli-
cation de cette m6thode.
5. Conclusion. - Avec l’obtention des coefficients de normalisation
N(J)
nous achevons la determination des fonctions de baseadaptees
a lasym6trie cubique
dont
nous
avons donne lesexpressions
dans la r6f6-rence
[1].
L’orientation choisie pour cette base est celle introduite par J.Moret-Bailly [5]
pour 1’etude des molecules dont le groupe desym6trie
est Tdou Oh.
6. Annexes. - A. DTTERMINATION DES COEFFICIENTS
N(J"),
Jimpair
= 3 p(Ire methode).
On aE c
F1 X F1
et E cF,
xF2. D’apr6s
les resultats donn6s dans[1]
lesquantites P(j)
s’6crivent pour :On obtient alors les
systemes :
où
Dans les
systèmes (12)
et(13)
les indices p,p’
des coefficients a, b... ont ete omis.L’examen des tables des
symboles 3-j
du groupe 0[6]
montre que ces valeurs descouples (p, Q1)
sontles
seules
qu’il
soit necessaire de considerer. En effet si 1’on pose :on a
La resolution des
systèmes (12)
et(13)
nous permet d’evaluer laquantite
et
d’après
la relation(7) :
B. DETERMINATION DES
COEFFICIENTS N(j)nA1 ,
Jpair (2e methode).
Dans ce cas les elements(J)G:’A1
sontreels,
m
prend
les valeurs0,
±4,
±8,
...[4],
et on obtient unsysteme
du type( 11 a).
La forme desequations
obtenuesdepend
de la manière dont sont menes les calculs. Ellespeuvent
s’ecrire :212
On obtient alors une relation de la forme :
ou les ak sont les coefficients
apparaissant
dans ledeveloppement
del’opérateur
H[1]
et ou lesB(k)
sont donn6spar :
ao, al ainsi que les valeurs
prises
par 0 et y sont celles pourlesquelles
les factorielles sont d6finies.Bibliographie [1] MICHELOT, F. et MORET-BAILLY, J., J. Physique 36 (1975) 451.
[2] HILICO, J. C., Thèse, Dijon (1969).
[3] EDMONDS, A. R., Angular Momentum in Quantum Mechanics (Princeton Univ. Press, Princeton) 1957.
[4] MORET-BAILLY, J., GAUTIER, L., MONTAGUTELLI, J., J. Mol.
Spectrosc. 15 (1965) 355.
[5] MORET-BAILLY, J., Thèse, Paris (1961) ; et Cah. Phys. 15 (1961)
237.
[6] HILICO, J. C., Cah. Phys. 19 (1965) 328.