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Corrigé de l’examen

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Université de Cergy-Pontoise Séries

Licence 2 MIPI 2017-2018

Corrigé de l’examen

Questions de cours.

1. Soit α R. La série de Riemann de paramètre α est la série numérique ∑

n1 1

nα. Cette série est convergente si et seulement siα >1.

2. Le théorème de conservation de la continuité s’énonce ainsi :

“ Supposons que :

(i) Pour tout entier n∈N, la fonction fn est continue sur I.

(ii) La série de fonctions ∑

n0

fn(x) converge normalement sur (tout segment de)I.

La fonction somme

∀x∈I, S(x) =

+

n=0

fn(x), est alors bien définie et continue surI. ”

3. Le lemme d’Abel s’énonce ainsi :

“ SoitR le rayon de convergence de la série entière ∑

n≥0anzn. (i) Si|z|> R, alors la série entière

n0

anznest divergente.

(ii) Si |z|< R, alors la série entière

n0

anzn est (absolument) convergente. ”

4. Les coefficients de Fourier réels(an(f))n∈N et(bn(f))n∈N sont définis par les formules a0(f) = 1

π

π

f(x)dx, et

∀n∈N, an(f) = 1 π

π

π

f(x) cos(nx)dx et bn(f) = 1 π

π

π

f(x) sin(nx)dx.

Exercice 1.

1.a. Rappelons que

cos(x) = 1−x2 2 + o

x0

(x2) . Comme n1

n+0, il s’ensuit que cos

(1 n )

= 1 1

2n2 + o

n+

( 1 n2

) ,

ce qui s’écrit aussi

cos (1

n

)1 = 1

2n2 + o

n+

( 1 n2

) .

(2)

Par définition de la relation d’équivalence, nous obtenons cos

(1 n

)1

n+ 1 2n2. Il suffit de multiplier cette équivalence par (1)nn pour arriver à

un(1)n

√n

n+(1)n 2n52

.

b. Il découle de la question 1.a que

un(−1) n n

n+

1 2n52. Comme la série de Riemann ∑

n1 1

n52 est convergente, par équivalence, la série ∑

n1

(un(1)nn) est absolument convergente.

2.a. Comme la suite( 1

n

)

n1 est décroissante de limite nulle, la série ∑

n1 (1)n

n est conver- gente par le critère des séries alternées.

b. Par la question 1.b, la série ∑

n1

(un(1)nn)

est absolument convergente, donc conver- gente. Comme la série ∑

n1

(1)nn est aussi convergente par la question 2.a, la série ∑

n1

unest convergente en tant que somme de ces deux séries.

Exercice 2.

1.a. Nous calculons

∀n≥1, fn(1) = 1n

1 + 12n = 1 2,

de sorte que la suite (fn(1))n1 a une limite 12 non nulle. La série ∑

n1

fn(1) est donc divergente.

b. Comme

∀n≥1,∀x∈[0,1[,1 +x2n1, il vient

fn(x) xn 1 =xn. c. Rappelons que la série géométrique ∑

n0

xn est convergente lorsque 0 ≤x < 1. Comme la suite (fn(x))n1 est à termes positifs, il découle de l’inégalité de la question 1.b et du principe de comparaison que la série ∑

n1

fn(x) est convergente lorsque 0 x < 1. Cette série de fonctions est par conséquent simplement convergente sur[0,1[.

d. Lorsquex >1, nous avons

1 x2n

n+0.

Il s’ensuit que

xnfn(x) = x2n

1 +x2n = 1

1

x2n + 1

n+

1

0 + 1 = 1,

(3)

ce qui équivaut au fait que

fn(x)

n+

1 xn.

e. Lorsque x > 1, nous savons que 1x < 1, ce qui assure que la série ∑

n0 1 xn

( = ∑

n0

(1

x

)n)

est convergente. Il résulte donc de la question 1.d et du principe d’équivalence que la série∑

n1

fn(x) est convergente lorsquex >1. Aussi cette série de fonctions est-elle simplement convergente sur]1,+[.

f. Rappelons que la somme S(x) est bien définie si et seulement si la série ∑

n≥1fn(x) est convergente. Il découle donc de la simple convergence de cette série de fonctions sur[0,1[

et sur]1,+[que la somme S est bien définie sur ces deux intervalles.

2.a. Par les opérations élémentaires, les fonctions fn sont de classe C sur R+, et elles satisfont

∀x∈R+, fn(x) = nxn1(1 +x2n)−xn(2nx2n1)

(1 +x2n)2 = nxn1−nx3n1

(1 +x2n)2 = nxn1(1−x2n) (1 +x2n)2 . b. Nous déduisons de la question 2.a que

∀x∈[0,1[, fn(x)0,

d’où la croissance des fonctions fn sur l’intervalle [0,1[. Comme les fonctions fn sont à valeurs positives, il s’ensuit que

sup

x[0,1[

|fn(x)|= sup

x[0,1[

fn(x) =fn(1) = 1 2. c. Comme la série ∑

n1 1

2 est grossièrement divergente, la série ∑

n1

supx[0,1[|fn(x)| est di- vergente. La série de fonctions ∑

n1

fn(x)n’est donc pas normalement convergente sur[0,1[.

3.a. Rappelons que la fonctionfn est croissante sur[0,1[, de sorte que

∀x∈[0, a], fn(x)≤fn(a) = an 1 +a2n. Comme1 +a2n1, nous concluons que

∀x∈[0, a], fn(x)≤an.

b. Comme les fonctionsfn sont positives, il découle de la question 3.a que sup

x[0,a]

|fn(x)| ≤an.

Comme0≤a <1, la série géométrique ∑

n0

an est convergente. Il résulte donc du principe de comparaison que la série de fonctions ∑

n1

fn(x) est normalement convergente sur[0, a].

c. Soit[α, β]un segment de[0,1[. Notons β =a. Nous savons que [α, β][0, a],

(4)

ce qui entraîne que

sup

x[α,β]

|fn(x)| ≤ sup

x[0,a]

|fn(x)|. Par le principe de comparaison, comme la série de fonctions ∑

n1

fn(x) est normalement convergente sur[0, a], elle l’est aussi sur[α, β]. Elle est donc normalement convergente sur tout segment de [0,1[. En outre, les fonctions fn sont continues sur[0,1[, et le théorème de conservation de la continuité assure que la sommeS est continue sur[0,1[.

d. Par définition, nous avons

∀x∈]1,+[, S(x) =

+

n=1

xn 1 +x2n =

+

n=1

xn x2n

( 1 +x12n

) =

+

n=1 1 xn

1 +x12n

=S (1

x )

.

e. Comme la fonctionx7→ 1x est continue de]1,+∞[sur]0,1[, et la fonctionSest continue sur]0,1[par la question 3.c, la fonctionx7→S

(1 x

)

est continue sur]1,+∞[par composition de fonctions continues. Par la question 3.d, ceci revient exactement à la continuité de la fonctionS sur]1,+[.

Exercice 3.

1.a. Nous savons que

a0=f(0).

Comme la fonctionf est solution de l’équation différentielle (ED), il vient a0=f(0) = 1.

b. Rappelons que

∀x∈R, f(x) =

+

n=1

nanxn1 =

+

m=0

(m+ 1)am+1xm.

Il s’ensuit que

(23x)f(x) =

+

m=0

2(m+ 1)am+1xm

+

n=1

3nanxn= 2a1+

+

n=1

(2(n+ 1)an+13nan) xn.

De manière similaire, nous avons

f′′(x) =

+

n=2

n(n−1)anxn2 =

+

m=1

(m+ 1)mam+1xm1,

et nous obtenons

x(1−x)f′′(x) =

+

m=1

(m+ 1)mam+1xm

+

n=2

n(n−1)anxn

=2a2x+

+

n=2

(n(n+ 1)an+1−n(n−1)an

)xn.

(5)

c. Il résulte de la question 1.b que

∀x∈R, x(1−x)f′′(x) + (23x)f(x)−f(x)

=2a1−a0+(

6a24a1) x+

+

n=2

((n+ 2)(n+ 1)an+1(n+ 1)2an) xn.

Comme la fonction f satisfait l’équation différentielle (ED), le membre gauche de cette identité est nulle. L’unicité des coefficients d’une série entière assure alors que





2a1 =a0, 6a2 = 4a1,

∀n≥2,(n+ 2)(n+ 1)an+1= (n+ 1)2an, ce qui équivaut à l’expression

∀n∈N, an+1= n+ 1 n+ 2an.

2.a. Commea0= 1>0, il découle de la question 1.c et d’une récurrence surn∈Nque

∀n∈N, an>0.

b. D’après la question 2.a, la suite(an)n∈Nest à termes tous non nuls. D’après la question 1.c, elle vérifie

an+1

an = n+ 1 n+ 2

n+1.

Par le critère de d’Alembert, le rayon de convergence de la série entière ∑

n0

anxn est donc égal à1.

c. Comme le rayon de convergence de la série entière ∑

n0

anxnest égal à 1, la sommef de cette série est bien définie et de classeC sur l’intervalle]−R, R[pourR= 1. Les calculs précédents sont justifiés sur cet intervalle. La fonctionf est donc une solution de l’équation (ED) sur l’intervalle]1,1[, qui est développable en série entière sur cet intervalle.

3.a. Nous vérifions par récurrence surn∈N que

∀n∈N, an= 1 n+ 1. Il s’ensuit que

∀x∈]1,1[, f(x) =

+

n=0

xn n+ 1.

b. Rappelons que la fonctionx7→ln(1 +x)est développable en série entière sur l’intervalle ]1,1[, et que son développement est donné par la formule

∀x∈]1,1[,ln(1 +x) =

+

n=1

(1)n1xn n .

Ceci assure que la fonctionx7→ln(1−x)est aussi développable en série entière sur]−1,1[, et que son développement vaut

∀x∈]1,1[,ln(1−x) =

+

n=1

(1)n1(1)nxn

n =

+

n=1

xn n .

(6)

c. D’après la question 3.b, le changement d’indicem=n−1 conduit à l’expression

∀x∈]−1,1[,ln(1−x) =

+

m=0

xm+1 m+ 1. Lorsque= 0, nous obtenons

ln(1−x)

x =

+

m=0

xm

m+ 1 =f(x), par la question 3.a. La question 1.a assure par ailleurs que

f(0) = 1, ce qui permet de conclure.

Références