HAL Id: jpa-00237714
https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00237714
Submitted on 1 Jan 1880
HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.
L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.
vibratoire
E. Mercadier
To cite this version:
E. Mercadier. Sur la détermination des éléments d’un mouvement vibratoire. J. Phys. Theor. Appl.,
1880, 9 (1), pp.41-48. �10.1051/jphystap:01880009004100�. �jpa-00237714�
4I
SUR LA DÉTERMINATION DES ÉLÉMENTS D’UN MOUVEMENT VIBRATOIRE;
PAR M. E. MERCADIER.
(Extrait d’un Mémoire publié dans le Bulletin de la Société de Physique,
novembre 1879.)
Quand
ils’agit
de comparer lespériodes
de deux mouve-ments, par
exemple,
à l’aide de méthodesoptiques
àgrande
sensi-bilité,
l’influence del’amplitude
sur lapériode peut
devenir mani-feste,
et laquestion
de vérifier la constance del’amplitude
d’unmouvement, de la maintenir au besoin et de la mesurer
présente
un intérêt
qui peut
devenircapital
dans certaines recherches.D’autre
part,
la mêmequestion présente
un intérêtplus grand
encorequand
on veut arriver à constituer une méthodeprécise
dephonométrie,
c’est-à-dire decomparaison
des intensitéssonores, semblable à ce
qu’est
laplzoto7nétrie
pour les vibrations lumineuses.C’est ainsi que
j’ai
été conduit àm’occuper
de cesujet, qui
neparaît
pas avoir été étudiéjusqu’ici
avec l’attentionqu’il
mérite.Mesure des
amplitudes.
Je me suisoccupé spécialement
ducas où l’on a besoin
d’apprécier l’amplitude
dans le cours d’uneexpérience,
imédiatement et nonaprès
coup, ou de suivre au furet à mesure ses variations. C’est en vue de ces cas nombreux
que j’ai imaginé
leprocédé suivant, qui
constitue cequ’on pourrait appeler
un lnicrollzètre vibrant.
Sur le corps lui-même ou sur un morceau de
papier
collé surle corps
vibrant,
on trace un axe xy et une échelle0,
af, a2, a3, ... , ail de ndivisions ;
on élève en an desperpendiculaires anbn,
ancllégales
à pdivisions;
on tracel’anble bu
0 cilSi la direction des vibrations est
perpendiculaire
à xy, on voitse former deux
angles opposés
dont le sommetpartant
de 0 par-court de
gauche
à droite l’axe xy d’un mouvementcontinu, l’angle
de droite restant
blanc,
tandis que l’autre est teinté denoir,
cequi
donne laposition
du sommet avec unegrande
netteté.L’expli-
cation du
phénomène
est évidente.Il est aisé de déduire de là
l’amplitude correspondante.
J. de Phys., t. IX. (Février 1880.)
4
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:01880009004100
En
effet,
supposons le sommet del’angle apparent
sur lepremier
trai t a1. A ce moment
l’angle
réel occupe à l’extrémitésupérieure
de la vibration la
position bn O’ c’n
et à l’extrémité inférieure laposition b’n O" c’n. L’amplitude
estO’O".
Or si
l’on
mène par a, laligne b, c, perpendiculaire à xY,
il estévident que l’un a
Mais
d’où
En
général, 0’0"
211t Ii’ si m est le nombrede
divisons par-courues par le sommet de
l’angle.
Si donc la
longueur
de la division estconnut1
O’O" est déter-miné.
Habituellement,
lesamplitudes
à mesurer nedépassent
pasom,005.
Onpeut prendre Oan= om,030, chaque
division étantde
onl,
o01 ; enprenant
ailbil
= oll,oo3,
defaçon (que
lapente
des deux
lignes
del’angle
soit de1 10, on
voit que,lorsque
le som-met 0 atteindra la
première
division ai,l’aniplitude
sera dedue millimètre ; lorsqu’il
atteindra la seconde a2, elle serade 4 10,
etainsi de suite.
43 On
peut
suivre ainsi nettement les variations del’amplitude
de2 en 2 dixièmes de millimètre. Si l’on divisait
Oan
en demi-milli- mètres, on suivrait la variation de dixième en dixième de milli- mètre.Ce
dispositif peut
êtresimplifié :
c’est ce quej’ai
fait. Il suffit d’un axe tel que xy et d’une seuleligne
inclinée au dixième aulieu de deux. La
figure
ci-contrereprésente
un micromètre vibrantde ce genre, à
pente
de/0;
un côte de lafigure
est noirci 1 pour que le sommet del’angle
soitplus
net.Il va sans dire que la
figure
doit être fixée au corpsvibrant,
defaçon
que tous sespoints
aient la mêmeamplitude.
Pour un dia-pason, par
exemple,
il faut la fixer à l’extrémité desbranches,
àplat,
sur la section droite. Lagrandeur
de la lame depapier
surlaquelle
se fai t le tracé est d’ailleurs assezpetite,
même pour des observations à . l’oeil nu; pour desamplitudes
deo-,oo6,
unelame de
om,oo4
de base surOm,010 de
hauteur suffitparfaitement.
Mais il est des recherches
qui exigent
quel’amplitude
reste con-stante ou à très peu
près.
Nous allons maintenant examiner ce cas.-Reiidi-e
l’amplitude
du mouvement vibratoire constante. -Observons d’abord que la méthode
indiquée
ci-dessuspermet
de constater avecprécision
sil’amplitude
reste effectivementconstante. On
peut
alors la mesurrer, soit directement par une lec-ture
falue,
si c’estnécessaire,
à laloupe
ou aumicroscope,
soitindir ecternent et à
loisir, après
avoirphotographié
lafigure stable,
vivement
éclairée, qui
sert à effectuer la mesure.Wais on sait
qu’il
n’existe pas de corpsqui,
soumis à un mon-tement vibratoire et lipré il
lui-même,
conserve uneamplitude
constante, à cause de la résistance de l’air et de la communication du mouvement aux
supports :
il enrésulte,
eneffet,
uneperte
ouplutôt
une transformationd’énergie
inévitable. On nepeut
doncmaintenir
l’amplitude
constantequ’en
restituant au corpsvibrant, périodiquement,
à desépoques convenables,
defaçon
à ne pas altérer les éléments de son mouvement, laportion d’énergie
inces-samment
transformée,
parexemple,
à l’aide d’un entretien élec-trique.
J’ai du alors chercher à résoudre le
problème
suivant :Donner il ’volonté à un corps vibrant enlrelenu
électriquenient
une
amplitude
variant tle zero à llne liinitedéterminée,
et nlail1-tenir cette
amplitude indéfininlent
constante, à--l- près,
de l’ujzedes ’valeurs
quelconques comprises
entre ces limites.Ce
problème
revient à donner auxélectro-aimants
dont l’actionpériodique régularise
le mouvement uneénergie
constante.Supposons
d’abord que laposition
despôles
soit fixe etqu’on
aità sa
disposition une pile
suffisante pour obtenir le maximum d’effet.Alors il est clair que tout ce
qui
pourraaugmenter l’énergie
del’électro-aiman t sera favorable à la solution du
problème posé;
ilfaut donc
prendre
des noyaux en fer trèsdoux,
dont les dimensions soient enrapport
avec lagrandeur
et larigidité
du corpsvibrant;
ceci n’a pas, il est
vrai, beaucoup d’in1portance,
car on nepeut,
en
général, dépasser
certaines dimensions assez restreintes. Il n’enest pas de même du nombre des
pôles
ou des centres d’action élec-tromagnétique.
Dans le but de réduire autant quepossible
lenombre des éléments de
pile
àemployer, j’ai
dans ces dernierstemps augmenté
le nombre des électro-aimantsagissants,
non pour les faireagir
simultanément et de la mêmemanière,
cequi
con-dtiirail forcément à
augmenter
le nombre ou les dimensions des éléments depile,
mais pour les faireagir successivement,
de la manière suivante.Je n’avais
employé jusqu’ici qu’un
électro-aimantagissant
simul-tanément par ses deux
pôles
au moment de l’une desélongations
maxima du corps
vibrant,
etje
n’avais ainsiqu’un
entretien dumouvement,
qu’on peut appeler siniple
ou àsii-riple effets.
J’aisongé
à obtenir un entretien à double
effet
enproduisant
deux actionsélectromagnétiques
parpériode
au lieu d’une seule : l’une aumoment de l’une des
élongations maxima ; l’autre,
de sens inverse,au moment de la seconde
élongation maxima, qui
suit lapremièr e
à une
demi-période d’intervalle.
Il suffit pour celad’ajouter
au45 corps vibrant un second
style, placé convenablement
en face d’un second contactplatiné,
etd’ajouter
ausystème
un second électro- aimant.Le
dispositif
varie un peu, suivant la nature des corps vibrants.Je vais décrire l’un de ceux
que j’ai adoptés
pour les électro-dia- pasons.La
figure
ci-dessousreprésente
laprojection
horizontale du sys-tème,
avec les communicationsélectriques, indiquées
enpointillé.
La
légende jointe
au dessindésigne
suffisamment lespièces
del’appareil.
Le
diapason
étant en mouvement,lorsqu’il
est à sonélongation
maxima
extérieure,
le circuit de lapile
est fermé par lediapason,
le
style s’,
laplaque p’,
l’électro-aimantE’, qui agit pendant
uninstant. Puis les deux branches se
rapprochent; quand
elles sontarrivées à leur
élongation
maximaintérieure,
le circuit est fermé par lestyle s,
laplaque p
et les électro-aimantsE, qui agissent
simultanément par leurs
pôles
b et a.On voit
qu’on
obtientainsi,
avec une seulepile,
véritablementun doubles
effect.
Onpeut
doncproduire
ainsi facilement des varia- tionsd’amplitude
assezgrandes,
en faisant varier le nombre d’élé-ments de la
pile
dont ondispose.
A, A’, branches du diapason ;
s, s’, style en acier ou en platine;
p, p’, plaques de contact platinées;
E, E’, électro-aimants; a, b, a’, b’ leurs p6les ; L, pile d’entretien;
Il
s’agit
maintenant de maintenir constantel’amplitude
ducorps vibrant
pendant plusieurs
heures avec uneprécision
assezgrande, à 510
ouà 1 100 près.
On ne saurait pour cela
compter
seulement sur la constance de lapile.
Voici une solution
qui
estautomatique,
et quej’ai déjà
em-ployée,
dès1876,
dans mes recherches sur l’influence del’ampli-
tude sur la durée de la
période (Fun
mouvement vibratoire(1).
Elle consiste à
employer
unepile plus énergique qu’il
ne faut pourobtenir
l’amplitudc
désirée et àempêcher
l’instrunent dedépasser
cette
amplitude.
Pour
cela,
un ressortléger
n, mû par une vis à écroumobile v,
est
approché
du corpsvibrant,
undiapason
parexemple,
defaçon
que la distance mn soi t
égale
à la moitié del’amplitude qu’on
neveut pas
dépasser;
l’écrouqui supporte
le ressort est en com-munication
permanente
avec lepôle négatif
de lapile d’en tretien,
sans aucune résistance intermédiaire.
On voit alors que, dès que le
diapason
atteintl’amplitude
enquestion,
le contactayant
lieu entre in et n, lapile
est dérivéedans un circuit sans
résistance,
et l’action de l’électro-aimant cesse en trèsgrande partie,
pourreprendre
dès que le contact mna cessé.
Celte solution a
l’inconvénient
decompliquer
ledispositif
del’instrument,
enajoutant
un nouvelappareil
auxélectro-aimants, styles
etplaques
de contactqui
sontindispensables.
Deplus,
ellesuppose que la
pile
conserve uneénergie plus
que suffisante pour( i ) Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, octobre 8,6 ; Annales télégraphiques, mars et avril 1876. Je n’ai pas publié alors la méthode que j’employais
pour maintenir l’amplitude constante, parce que je comptais la perfectionner. M. Mar-
cel Deprez en a trouvé une tout à fait semblable récemment, et l’a appliquée avec
succès à la régulation de la vitesse des arbres des machines électromagnétiques.
47 atteindre
l’amplilude
désirée. Elle n’est donc réellement automa-tique qu’à
cette conditionest
nedispense
pas de la surveillance de lapile
et du micromètrevibrant,
surlequel
onapprécie
l’am-pli tude .
On
peut
encore faire varier laposition
despôles
des électro-.
aimants,
en lesdéplaçant perpendiculairement
auplan
de vibra-tion.
La figure
suivantereprésente
l’un desdispositifs que j’emploie quand il s’agit d’électrodiapasons.
A l’aide de la crémaillère et d’un
pignon,
les électro-aimants al)peuvent
descendreperpendiculairement
auplan
devibration, qui
est ici horizontal. On
peut
se rendre clairementcompte
de l’effetproduit
par ce mouvement en considérant l’un despôles, a
parexemple,
et leslignes
de forceélectromagnétiques
issues de cepôle.
Leur nombre nechange
paspendant
le mouvement ;mais,
àmesure que le
pôle descend,
la branchecorrespondante
du dia-pason en traverse un nombre de moins en moins
grand
et deplus
en
plus obliquement :
l’attraction sur la branche diminue doncrapidement.
Cette attraction
produit
d’ailleurs soneffets,
mêmequand
lespôles
sont en dehors des branches dudiapason,
au-dessous despoints
A et A’ : onpeut
donc faireparcourir
auxpôles,
àpartir
et au-dessous de la
position horizontale,
unelongueur égale
environà la
largeur
de l’instrument(o"Bo2
àom,03),
et l’on a ainsi le moyen de faire varier immédiatementl’amplitude
dans lerapport
de 1 à 10 au moins et de la maintenir constante aussilongtemps
qu’on
veut en faisant mouvoir detemps
entemps
lepignon qui
soulève ou abaisse lesélectro-aimants,
suivant les indications du micromètre vibrant.J’ai pu
ainsi,
avec unélectro-diapason
de trentepériodes
parseconde,
à l’aide de trois élémentsLeclanché, qui
n’ont pas été tou- chés une seulefois,
maintenirl’amplitude
àom,oo3 pendant
desmois
entiers,
à raison desept
à huit heures de travailpar jour,
pourdes
expériences
oùj’avais
besoin de conserver sans cesse cetteampli
tude.On obtient des résultats
analogues
avec des instruments decentou deux cents
périodes
par seconde.SUR LA LOI DES CAPACITÉS THERMIQUES DES
GAZ;
PAR M. N. SLOUGUINOFF.
Concevons i’g d’un gaz sous la
pression
p et élevons satempé-
rature
de 1,
à tdegrés ; désignons
par V1 et v les volumes corres-pondants,
par ci et c lescapacités
du gaz àpression
constante et à volume constant; soit enfin El’équivalent mécanique
de la chaleuret
On a
Posons
V1 deviendra très
petit
parrapport
à v(,à température ordinaire)
etnous pouvons écrire
où T
= t + C.
Si d est la