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(2)

EN

LIBERTÉ SOUS CONDITION Sondage auprès des

responsables de la

surveillance communautaire

Novembre 1995

:I

HV 9308 H6 F 1995

(3)

men,

M. cem

.73e e

/7/‘

Foe

Par

:

Lana E. Hoffman Moira A. Law et

Programme des femmes purgeant une peine fédérale Secteur de la recherche et du développement correctionnels

Service correctionnel du Canada

Nous désirons remercier toutes les personnes qui ont contribué à la rédaction du présent rapport, particulièrement les surveillants dans la collectivité, qui ont effectué les sondages, ainsi que les personnes qui

ont offert leur soutien et présenté leurs observations au cours des différentes étapes du projet.

tero

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Proper authorization must be obtained from the thor for

(4)

TABLE DES MATIÈRES

INTRODUCTION 1

RÉSUMÉ DES CONCLUSIONS 3

DONNÉES DÉMOGRAPHIQUES 5

Âge 5

Race 5

Établissement de libération 6

Infraction répertoriée 6

Incidents attribuables à des FPPF en milieu communautaire 7

Type de mise en liberté 8

Durée de l'incarcération 8

État matrimonial 9

Enfants 9

Âge des enfants 11

Répartition des FPPF par région 12

Répartition des FPPF par municipalité 12

Répartition dans la collectivité - type d'habitat 15

Établissements résidentiels 15

Financement des programmes résidentiels 17

Autres lieux d'habitation 18

Situation d'emploi dans la collectivité 19

Niveau d'instruction 20

Aide financière 20

DONNÉES CONCERNANT LA SURVEILLANCE 22

Cas actifs 22

Cas attribués - 3 dernières années 23

Proportion de FPPF par rapport au nombre de cas attribués 24

Niveau de risque 24

Évaluation du risque 26

Niveau de besoin 27

Renseignements obtenus avant la mise en liberté 28

Temps de surveillance 28

Durée des rencontres 30

Nombre de rencontres 31

Lieu des rencontres 31

Sujets de discussion 32

Soutien apporté par les surveillants 33

(5)

PROGRAMMES 35

Résumé de la participation aux programmes 35

Programmes dispensés par des organismes ou en résidence 37

Compétences liées à l'intégration communautaire 39

Counseling 42

Aide à la gestion financière 45

Programmes à l'intention des victimes d'actes de violence 46 Programmes à l'intention des auteurs d'actes de violence 48 Programmes de traitement et de prévention de la toxicomanie 50 Programmes d'études et de formation professionnelle 53

Programmes suggérés 55

RENSEIGNEMENTS SUR LES PROGRAMMES EXISTANTS 57

Utilisation des programmes à l'échelle nationale 57

Utilisation des programmes - par région 58

Financement des programmes 58

Comparaison entre les programmes provinciaux et fédéraux 59 Programmes suggérés en vue de l'élaboration de la stratégie comm. 59

Besoin de programmes - par région 60

Recommandations régionales 61

LES FPPF AUTOCHTONES DANS LA COLLECTIVITÉ 64

Âge 64

Établissement de libération 64

Infraction répertoriée 65

Type de mise en liberté 66

Durée de l'incarcération 66

État matrimonial 67

Enfants 67

Répartition des FPPF autochtones par région 68

Répartition des FPPF autochtones par type d'habitat 68 Répartition dans la collectivité - lieu d'habitation 69

Emploi 69

Niveau d'instruction 70

Aide financière 70

Niveau de risque 71

Niveau de besoin 71

Temps de surveillance 72

Durée des rencontres 72

Nombre de rencontres 73

Rencontres : sujets abordés 73

(6)

I

I

Annexes

Annexe A

Renseignements sur les programmes communautaires (à l'échelle nationale) . 77 Annexe B

Renseignements sur les programmes communautaires (par région) 82 Annexe C

Données sur les cas attribués par région (cas actifs) 92 Annexe D

Données sur les cas attribués par région (1992-1994) 94 Annexe E

Financement des programmes donnés en résidence 95

Annexe F

Financement des programmes donnés ailleurs qu'en résidence 98 Annexe G

Réponses au sondage par région 100

Annexe H

Programmes demandés 102

Annexe I

Sondage 104

(7)

INTRODUCTION

Les femmes purgeant une peine fédérale (FPPF) forment actuellement 2,5 p. 100 de la population carcérale totale. On les trouve soit à la Prison des femmes, soit dans des établissements provinciaux en vertu d'accords d'échange de services, soit en liberté sous condition dans la collectivité. En novembre 1995, près de la moitié (49 %) des FPPF étaient sous surveillance communautaire, alors que 51 % étaient incarcérées.

Depuis que le Groupe d'étude sur les femmes purgeant une peine fédérale (FPPF) a terminé, en 1990, son rapport intitulé La création de choix, l'initiative sur les FPPF a principalement porté sur la mise en application de l'une des principales

recommandations du rapport : l'édification de cinq nouveaux établissements régionaux pour les FPPF. Le rapport du Groupe d'étude a établi une autre priorité pressante : leur offrir de meilleures options et de meilleurs programmes dans la collectivité. C'est pour donner suite à cette recommandation qu'un sondage a été effectué durant l'été 1995 pour recueillir des renseignements sur la situation des FPPF en liberté sous condition dans la collectivité et avoir une idée des programmes qui devraient leur être offerts.

Des données ont été recueillies, par l'entremise des surveillants communautaires, sur plusieurs aspects de leur vie dans la collectivité. On a d'abord réuni les éléments démographiques (âge, niveau d'instruction, situation d'emploi) se rapportant aux FPPF dans la collectivité. Puis, on s'est penché sur la façon dont s'effectue la surveillance.

Par exemple, on a demandé où, quand et durant combien de temps les rencontres entre les FPPF et leur surveillant se tenaient. On a ensuite passé en revue les divers programmes ou services existants, par exemple les programmes pour toxicomanes et les cours sur la maîtrise de la colère. Les types de programmes offerts, leur durée et la mesure dans laquelle les FPPF dans la collectivité y participent ont été examinés. On a également recueilli des renseignements sur les programmes ou les services qui, de l'avis des surveillants, devraient leur être éventuellement offerts. Enfin, on est revenu sur les programmes existants en s'intéressant cette fois à leur diversité, aux domaines qu'ils couvraient, à la façon dont ils étaient financés et à la mesure dans laquelle ils étaient utilisés. Les renseignements obtenus du sondage ont été complétés à l'aide de données démographiques tirées du Système de gestion des détenus (SGD).

Les questionnaires ont été envoyés aux agents de liberté conditionnelle chargés de la surveillance directe d'au moins une FPPF en liberté sous condition, de même qu'aux organismes dont les agents s'occupaient de la surveillance directe de FPPF à la place des agents de libération conditionnelle. Par exemple, au Québec, la Société Elizabeth Fry participe intensément à leur surveillance dans la collectivité; des questionnaires

(8)

1 1

région). Les données rapportées dans le présent document découlent de l'examen d'environ la moitié des dossiers des FPPF présentes dans la collectivité. Vous remarquerez que les régions du Québec et du Pacifique n'ont pas eu un « taux de réponse » satisfaisant (23 % et 18 % respectivement), de sorte que le document ne donne pas une idée aussi « exacte » que dans les trois autres régions de la situation réelle des FPPF. Cette anomalie tient toutefois au fait que le SCC a conclu des

accords d'échange de services avec le Centre correctionnel pour. femmes de Burnaby, en Colombie-Britannique, et avec la Maison Tanguay, au Québec, de sorte que les FPPF incarcérées dans ces deux établissements relèvent des commissions de

libération conditionnelle respectives de ces provinces une fois en liberté sous condition dans la collectivité. Bien que « strictement » elles demeurent des FPPF, aucun

renseignement n'a été obtenu à leur sujet vu qu'elles relèvent de l'autorité provinciale.

Les questionnaires ont été remplis entre juin et août 1995, puis expédiés à

l'administration centrale à Ottawa. Les données ont été codées et entrées pour analyse statistique dans le progiciel de statistiques pour les sciences sociales de Windows.

Vous trouverez dans les pages qui suivent l'analyse des réponses fournies dans ces questionnaires. Nous avons également reproduit dans les divers chapitres de l'analyse les commentaires formulés par certains surveillants. Nous l'avons fait parce que nous jugions important de prendre bonne note des opinions et recommandations de ceux qui travaillent directement auprès des FPPF en liberté sous condition dans la collectivité.

Essentiellement, on peut dire que le sondage nous a permis de prendre un

« instantané » de la situation générale de chacun des groupes de FPPF au sujet desquelles des réponses ont été fournies et analysées. Il importe de noter qu'il y a un va-et-vient continuel de FPPF dans les établissements, celles-ci étant tantôt

incarcérées tantôt en liberté, tout comme il y a constamment des mutations chez elles dans la collectivité, qui tantôt travaillent tantôt sont en chômage, se marient ou

divorcent, ont des problèmes de toxicomanie ou des problèmes financiers. Néanmoins, quoique les données analysées dans le présent document ne soient pas statiques, il y a peut-être lieu de les considérer valables pour l'ensemble de la population de FPPF dans la collectivité puisque le taux de réponse général est somme toute satisfaisant. Il importe également de noter qu'à partir des données du présent sondage, une analyse à part a été effectuée sur les femmes autochtones purgeant une peine fédérale dans la collectivité, mais que les données sur celles-ci sont également comprises dans

l'analyse globale.

1

(9)

RÉSUMÉ DES CONCLUSIONS

Au moment du sondage, la FPPF type en liberté sous condition dans la collectivité...

• était âgée de 39 ans

• n'avait pas de conjoint

• était de race blanche (70 %) ou Autochtone (13 %)

• avait été libérée de la Prison des femmes

• avait été trouvée coupable d'un crime avec violence

• s'était vue imposer une peine de 3,9 ans (exception faite des condamnées à la détention à perpétuité, qui représentaient 21 % de l'échantillon)

• avait obtenu une libération conditionnelle totale

• n'était pas première responsable de la garde d'enfants - 70 % de celles qui avaient la garde d'enfants habitaient avec tous leurs enfants et, sauf exception, ceux-ci avaient entre 3 et 20 ans.

Bien que la région de l'Atlantique soit celle qui ait eu le plus haut taux de réponse au sondage, la plupart des FPPF en liberté conditionnelle dans la collectivité résidaient en Ontario. La majorité d'entre elles habitaient à la ville, ailleurs que dans un

établissement résidentiel (71 %), et bon nombre résidaient dans un logement non subventionné (37 %). Quarante-huit pour cent avaient un emploi, même si 56 % n'avaient pas obtenu leur diplôme d'études secondaires. La quasi-totalité des FPPF dans la collectivité bénéficiaient d'une aide sociale quelconque.

La plupart des FPPF dans la collectivité avaient été classées à risque faible ou moyen par leurs surveillants, qui avaient principalement fondé leur jugement sur l'attitude générale, le potentiel de réintégration sociale et le degré de détermination à participer à des programmes. Quant à leur niveau de besoin, les FPPF se répartissaient en nombre sensiblement égal dans les catégories élevé, moyen et faible respectivement.

Les surveillants estimaient exacts les renseignements qu'ils avaient reçus avant que la FPPF obtienne sa mise en liberté conditionnelle.

La plupart des femmes étaient dans la collectivité depuis moins de six mois au moment du sondage. Dans la plupart des cas, leur surveillant avait jugé qu'elles requéraient ni plus ni moins de temps de surveillance que les autres détenues dont ils assumaient la surveillance. En règle générale, les rencontres avec leurs clientes duraient de 15 à 45 minutes, avaient lieu deux fois ou moins par mois, et se tenaient chez la cliente ou

(10)

On a également passé en revue les programmes auxquels les femmes avaient

participé au cours des trois années précédant le sondage. Voir à la page 35 le résumé.

Les programmes les plus souvent suggérés par les surveillants portaient sur les études ou la formation professionnelle (37 %), sur l'acquisition des compétences liées à

l'intégration communautaire (35 (1/0), et sur la violence et les abus sexuels (13 %). Si les femmes ne participaient pas aux programmes qui leur étaient proposés, c'était

principalement parce que le programme n'était pas offert dans la collectivité (29 %), parce qu'elles n'y étaient pas intéressées (23 %) ou parce que leur emploi du temps ne le leur permettait pas (17 %).

Enfin, on a examiné les programmes offerts dans les collectivités. Les programmes pour toxicomanes, de counseling et d'acquisition de compétences liées à l'intégration communautaire étaient bien utilisés. Les programmes d'études, d'emploi et de soutien aux victimes ou auteurs d'actes de violence l'étaient peu par les FPPF. Cette

constatation quant à la participation vaut pour toutes les régions. Le financement des programmes provenait de deux sources : des contrats et des services communautaires.

On n'a fait état d'aucune différence appréciable entre les services offerts aux femmes purgeant une peine provinciale (FPPP) et ceux offerts aux FPPF. Les programmes suggérés par les répondants en vue de l'élaboration de la stratégie communautaire variaient selon les régions.

(11)

126 FPPF dans la collectivité Race

Divers 6.4%

Noires 10.4%

Autochtones 12.8%

De race blanche 70.4%

DONNÉES DÉMOGRAPHIQUES

1

1

ÂGE

L'âge moyen des FPPF dans la collectivité était de 39 ans au moment où le sondage a été réalisé, et de 33 ans au moment de leur incarcération.

RACE

La majorité des FPPF dans la collectivité qui ont fait l'objet du sondage étaient de race blanche (70,4 %). Treize pour cent étaient des Autochtones -- 16 femmes dans le présent échantillon (voir, à la page 64, la section sur les FPPF autochtones). Une autre tranche de 16 % représentait des membres d'autres groupes ethniques.

(12)

1 1 1

2

1

ÉTABLISSEMENT DE LIBÉRATION

Quatre-vingt-une (64 %) des FPPF dans la collectivité provenaient de la Prison des femmes, dans la région de l'Ontario. Une telle proportion de femmes provenant de la Prison des femmes n'est pas étonnante, car, au moment du sondage, aucun autre établissement carcéral pour femmes n'était en activité. Comme on peut le voir dans le tableau ci-après, les 45 autres femmes avaient obtenu leur élargissement de divers établissements provinciaux au Canada.

Prison des femmes Maison Tanguay Fort Saskatchewan

Centre correctionnel de Pinegrove Centre correctionnel de Bow River Oskana

Centre de détention provisoire de Red Deer Centre correctionnel de Portage

Orsainville

Centre psychiatrique régional (Prairies) Établissement correctionnel de Lethbridge Centre correctionnel de Belmont

Inconnu

81 13

7 7 5 2 2

1

INFRACTION RÉPERTORIÉE

L'infraction répertoriée est celle qui est à l'origine de la peine que la délinquante purge encore. Si elle a été admise dans un établissement correctionnel à la suite d'une

condamnation pour meurtre, l'infraction répertoriée est le meurtre, puisque c'est la plus récente que la détenue a commise. Pour les fins du présent sondage, seule l'infraction la plus grave a été prise en compte (en fonction de la classification en vigueur au SCC). Ainsi, dans le cas d'une femme qui aurait été condamnée pour vol, fraude et meurtre, c'est le meurtre qui aurait été retenu comme infraction répertoriée.

La majorité des crimes (58 %) commis par ces femmes étaient de nature violente. Il s'agissait de meurtres, d'homicides involontaires, de voies de fait, de tentatives de meurtre et de vols qualifiés. Quarante-deux pour cent des délits répertoriés (infractions liées à la drogue, vols, introductions par effraction, complots et autres crimes) avaient été commis sans violence.

Il importe de signaler qu'une délinquante dont l'infraction répertoriée comporte de la violence n'est pas nécessairement à « risque élevé ». Il ne serait pas juste de

conclure, en interprétant ces statistiques, que 58 % des FPPF dans la collectivité sont des délinquantes à risque élevé. Pour évaluer le risque en toute objectivité, il faut examiner les antécédents criminels de la personne, tenir compte, par exemple, de la

(13)

Infraction en matière de drogue Meurtre au deuxième degré Homicide involontaire Vol qualifié

Vol / Introduction par effraction Voies de fait

Complot

Tentative de meurtre

Meurtre non passible de la peine de mort Infraction sexuelle

Meurtre au premier degré Crime d'incendie

22 16 16 10 10 6 3 3 3 3 2 2 Autres

Autres

Complot en vue de commettre un meurtre

à

11

gravité du crime commis, ainsi que des autres traits qui caractérisent la détenue et sa situation. Il faut noter que l'infraction la plus fréquemment commise était liée à la drogue (22 %); il s'agissait notamment de trafic, d'importation ou d'exportation de stupéfiants. Venaient ensuite le meurtre au deuxième degré (16 %) et l'homicide involontaire (16 %).

À l'aide des données du système de gestion des détenus (SGD), nous avons comparé les statistiques compilées à partir du sondage avec les renseignements contenus dans les dossiers des FPPF pour lesquelles nous n'avions pas obtenu de réponse. Nous avons constaté que, chez ce dernier groupe, la proportion d'infractions avec violence (52 %) par rapport aux infractions sans violence (48 %) était sensiblement la même que dans le cas du premier groupe.

INCIDENTS ATTRIBUABLES À DES FPPF EN MILIEU COMMUNAUTAIRE

D'après les données consignées dans le SGD, il y a relativement peu d'incidents attribuables à des FPPF en milieu communautaire. Entre 1991-1992 et 1994-1995, il y a eu 15 incidents graves (rapportés à l'AC ou publiés dans les médias) commis par elles. En 1994-1995, trois incidents graves ont ainsi été commis, ce qui ne met en cause qu'environ 1 % de la population totale de FPPF sous surveillance

communautaire.

(14)

Libération d'office 12.7%

Semi-liberté 16.7%

Lib. cond. totale 70.6%

TYPE DE MISE EN LIBERTÉ

Quatre-vingt-six pour cent des FPPF dans la collectivité avaient obtenu soit une libération conditionnelle totale (71 °h), soit une autorisation de semi-liberté (17 %).

Seulement 13 % des FPPF dans la collectivité avaient été libérées d'office.

Type de mise en liberté

DURÉE DE L'INCARCÉRATION

L'échantillon comptait 27 FPPF qui avaient été condamnées à des peines

d'emprisonnement à perpétuité. Elles n'ont pas été incluses dans le calcul de la durée des peines infligées et de la période de détention.

La durée moyenne des peines infligées aux femmes au moment de leur condamnation était de 3,9 ans. En réalité, les détenues ont passé entre six mois et 19 ans dans un établissement correctionnel.

La durée moyenne de détention était de quatre ans. Il convient de noter que le temps moyen passé en détention est en réalité plus long que la durée moyenne des peines imposées. Cela tient peut-être à ce que les femmes qui se sont vu imposer des peines plus longues purgent en fait une plus grande partie de leur peine que celles qui ont été condamnées à des peines plus courtes.

(15)

40 17 17 11 8 5 2

ÉTAT CIVIL

Quarante pour cent des femmes ayant fait l'objet de ce sondage étaient des

célibataires sans conjoint. Trente-deux pour cent partageaient leùr vie avec quelqu'un d'autre, soit qu'elles étaient mariées, soit qu'elles vivaient en union de fait ou avec une partenaire homosexuelle au moment du sondage. Vingt-deux pour cent étaient

séparées ou divorcées et 8 % étaient veuves.

Célibataires sans conjoint Divorcées

Mariées

Vivant en union de fait Veuves

Séparées

Avec une partenaire homosexuelle

ENFANTS

En ce qui concerne la garde des enfants, le sondage avait pour but de nous donner un aperçu des responsabilités et des besoins des femmes à cet égard, ainsi que de l'aide ou du soutien qu'il faudrait leur apporter. Les données recueillies nous renseignent non donc pas sur le nombre d'enfants qu'avaient les FPPF, mais sur le pourcentage de FPPF qui ont la responsabilité première du soin d'enfants.

La grande majorité (71 %) des FPPF dans la collectivité n'étaient pas premières responsables de la garde d'enfants, ce qui ne veut pas dire que 71 % d'entre elles n'avaient pas d'enfants, mais simplement qu'elles n'avaient pas la garde d'enfants.

Cela n'a rien d'étonnant, étant donné qu'un bon nombre de ces femmes avaient obtenu leur libération récemment (moins de six mois auparavant) et que certains enfants étaient peut-être encore sous la garde de quelqu'un d'autre en attendant que leur mère ait complètement réintégré la société.

I

(16)

Nbn Oui

Premières responsables de la garde d'enfants

80

60

40

czr) ru 20 Q)

2

o D a_ 0

Première responsable

Soixante-dix pour cent des femmes qui étaient premières responsables de la garde d'enfants avaient tous leurs enfants avec elles. Seulement 11 % ne vivaient pas avec leurs enfants. Vingt pour cent vivaient avec certains de leurs enfants. Dans les cas où les enfants n'habitaient pas chez leur mère, le sondage ne nous renseigne pas sur l'endroit où ils habitaient. On peut présumer que ces enfants étaient hébergés dans des foyers d'accueil ou dans la parenté. Une enquête de suivi indiquerait peut-être que le pourcentage des FPPF qui sont premières responsables de la garde d'enfants est plus élevé chez celles qui ont réintégré la collectivité depuis plus longtemps.

Il n'y a pas de lien direct entre l'aide financière reçue par la FPPF et le nombre

d'enfants dont elle avait la garde ou qui vivaient avec elle. Par ail!eurs, l'échantillon ne comprenait pas plus de mères sans conjoint (célibataires, divorcées ou veuves) que de mères avec conjoint (mariées ou vivant en union de fait). Autrement dit, la majorité des FPPF ayant la garde d'enfants n'étaient pas « toutes seules ».

En outre, les FPPF ayant la garde d'enfants n'étaient pas plus nombreuses à opter pour un type de logement plutôt que pour un autre, par exemple pour un logement subventionné. La mère pouvait aussi bien avoir son propre appartement ou sa propre maison qu'habiter avec sa famille.

Par ailleurs, les FPPF dans la collectivité qui sont premières responsables de la garde de leurs enfants ne risquent pas plus d'être sans emploi que celles qui n'assument pas de responsabilités parentales.

(17)

ÂGE DES ENFANTS

L'âge des enfants variait de moins d'un an à plus de vingt ans. Aucun groupe d'âge particulier ne prédominait chez les enfants dont les FPPF avaient la garde. Peu d'enfants faisaient partie des groupes des tout-petits et des enfants d'âge préscolaire.

I <1 an 1 - 2 ans 3 - 6 ans 7-10 ans 11-14 ans 15-20 ans

COMMENTAIRES DES SURVEILLANTS

« Une fois libérées, nos clientes ont besoin de ressources d'aide aux parents pour les assister dans la réintégration de leurs enfants au foyer. » (Prairies)

« Nos clientes ont besoin de groupes de soutien pour parents sans conjoint. » (Ontario)

« Nous avons besoin de garderies. » (Ontario)

« Nous avons besoin de garderies subventionnées. » (Québec)

« Il faudrait mettre sur pied des programmes mère-enfant. » (Atlantique) 7

15 14 15 12

(18)

RÉPARTITION DES FPPF DANS LA COLLECTIVITÉ - PAR RÉGION

D'après les réponses au sondage, 48 % des FPPF dans la collectivité vivaient en Ontario. On en comptait également un nombre important dans la région des Prairies (23 %) et dans celle du Québec (14 %). Dix pour cent de l'échantillon se trouvaient dans la région Atlantique contre seulement 6 % dans celle du Pacifique. Si le nombre de FPPF rapporté dans les régions du Pacifique et du Québec semble relativement si faible, c'est que le gouvernement fédéral y a délégué aux provinces la surveillance des FPPF et que les renseignements y sont par conséquent plus difficiles à obtenir.

Les FPPF dans la collectivité

Québec 14.3%

Pacifique 5.6%

Atlantique 9.5%

Prairies 23.0%

RÉPARTITION DES FPPF DANS LA COLLECTIVITÉ - PAR MUNICIPALITÉ

On a noté que, une fois en liberté, les FPPF avaient généralement tendance à aller habiter relativement proche de l'établissement d'où elles venaient d'être libérées, par ex. dans la même province ou dans la même ville. Ainsi, il y a de bonnes chances qu'une détenue récemment libérée de la Prison des femmes de Kingston, en Ontario, décide d'aller s'établir à Toronto, à Ottawa ou à Kingston. Les tableaux suivants indiquent précisément dans quelles villes ou localités, d'après le sondage, les FPPF ont choisi d'aller demeurer après leur libération.

On notera que le nombre de femmes dont il est fait état pour chaque région n'est pas représentatif du nombre total de FPPF qui y demeurent. Seules les femmes relevant de surveillants qui ont répondu au sondage ont été comptabilisées ici.

(19)

yelee

Truro, N.-E.

PACIFIQUE

Sept FPPF demeuraient dans la région du Pacifique. Elles étaient réparties dans les six localités suivantes :

ynneezeeeen Victoria Oweenko Bay Surrey Fort St. John Sardis Quesnel Tôtal PRAIRIES

Dans la région des Prairies, la majorité des 29 FPPF dans la collectivité demeuraient à Edmonton (n=8), à Calgary (n=4) ou à Regina (n=4).

8 4 4 3 3 2 1 1 1 2

NOTE - Nous ignorons où vivaient deux des FPPF dans la région des Prairies.

ATLANTIQUE

En tout, 12 FPPF habitaient dans la région de l'Atlantique. Ces femmes étaient réparties dans neuf localités.

Edmonton, Alb.

Calgary, Alb.

Regina, Sask.

Prince Albert, Sask.

Winnipeg, Man.

Saskatoon, Sask.

Thunder Bay, Ont.

Milden, Sask.

Morinville, Alb.

En transition

(20)

19 7 7 7 4 2 1 1 1 1 1

10 3 1 1

ONTARIO

En Ontario, la plupart des FPPF dans la collectivité habitaient à Kingston (n=19). Il y en avait aussi un nombre relativement important à Toronto (n=7), à Brampton (n=7) et à Ottawa (n=7). En tout, 60 FPPF demeuraient dans la région de l'Ontario.

Kingston Brampton Ottawa Toronto Sudbury North York Barrie Chatham Elliot Lake Englehart Kingsville Mississauga Newcastle Peterborough Port Hope Rexdale Scarborough Timmins Windsor En transition

Total -

NOTE - Nous ignorons où habitait une des FPPF dans la région de l'Ontario.

QUÉBEC

Au Québec, la plupart des FPPF habitaient à Montréal (n=10). En tout, 18 FPPF demeuraient dans la région du Québec.

Otelbeâ

Montréal Laval

Saint-François-du-Lac Lac Lavering

Limite d'Oka Lac Beauport En transition

NOTE - Nous ignorons où habitait une des FPPF dans la région du Québec.

(21)

Petite localité Réserve Milieu rural

I

RÉPARTITION DES FPPF DANS LA COLLECTIVITÉ - PAR TYPE D'HABITAT

La grande majorité (83 %) des FPPF habitaient en milieu urbain. Sur les 126 femmes au sujet desquelles des réponses ont été fournies, 8 % habitaient soit dans une petite localité soit dans une région rurale. Seulement 1 % de l'échantillon résidaient dans une réserve. La présence d'une majorité de FPPF dans les villes plutôt qu'à la campagne ou dans de petites localités a été observée dans toutes les régions.

Lieu de résidence des FPPF dans la collectivité

100.,

80 1

60 1

40

a)

2

D 0 D- 0

Lieu de résidence

ÉTABLISSEMENTS RÉSIDENTIELS

Vingt-neuf pour cent (29 %) des FPPF vivaient dans un établissement résidentiel. Les noms des établissements figurent ci-après. Aucune différence statistique entre les régions n'a été constatée en ce qui concerne l'utilisation des établissements pour FPPF dans la collectivité. Par exemple, il n'y a proportionnellement pas plus de

(22)

5 3 2 1 1 1

QUÉBEC

Huit des 18 femmes de la région du Québec (44 %) vivaient dans des établissements résidentiels au moment où le sondage a été effectué.

Thérèse-Casgrain Foyer d'accueil Dorval

ONTARIO

Dix-huit des 60 femmes (30 %) de la région de l'Ontario habitaient dans des établissements résidentiels au moment du sondage.

Joyce Detweiler Foyer Ellen Foyer Newberry Foyer Ferguson (ERC) Ecuhomes

Brentwood Discovery

Centre thérapeutique Stonehenge

Total •:. .

PRAIRIES

Huit des 29 femmes de la région des Prairies (28 %) habitaient dans des établissements résidentiels au moment du sondage.

YWCA

Oskana (CCC)

Eacel Resource Society Operation Friendship United Church (HH) Seven Steps Total

ATLANTIQUE

Deux des 12 FPPF des Maritimes (17 %) habitaient dans des établissements résidentiels.

Foyer Lavers Total

2 1 1 1 1

(23)

PACIFIQUE

Une FPPF (14 Vo) de la région du Pacifique habitait dans un établissement résidentiel au moment du sondage.

Foyer Manchester

COMMENTAIRES DES SURVEILLANTS

« Nous avons besoin d'un foyer de transition pour femmes où l'on offrirait des programmes axés sur l'estime de soi, l'acquisition des compétences parentales, l'établissement d'un budget, l'emploi et l'adaptation sociale. » (Prairies)

FINANCEMENT DES PROGRAMMES OFFERTS DANS LES ÉTABLISSEMENTS RÉSIDENTIELS

Divers programmes sont offerts directement par les établissements résidentiels. Le sondage portait également sur ces programmes et sur leur coût pour le SOC. La majorité des services sont dispensés par le SCC. Le coût annuel des programmes administrés par contrat varie entre 6 000 et 272 000 $. Le coût annuel moyen de ceux qu'offre le SCC est de 175 000 $. On trouvera à l'annexe E une ventilation détaillée des sommes consacrées au financement des services donnés à contrat et des programmes offerts par le SCC.

(24)

Co

(1.)

o t- Z 0

AUTRES LIEUX D'HABITATION

Où habitent les FPPF qui ne sont pas dans un établissement résidentiel? Un grand nombre d'entre elles (37 %) résident dans des logements non subventionnés, soit dans leur propre maison, soit dans un appartement qu'elles partagent avec d'autres, soit dans un meublé. D'autres demeurent avec des parents ou des amis (21 %). La majorité (58 %) des FPPF dans la collectivité utilisent l'un ou l'autre de ces deux derniers

modes de logement. Seulement 11 % des FPPF habitent dans des centres

d'hébergement, dans des centres de traitement ou dans des logements subventionnés.

Lieu d'habitation des FPPF dans la collectivité

40 n

Parents/amis Centre d'hébergement Logemt. non-subvent.

Centre de traitement Logemt. subventionné

Lieu d'habitation des FPPF dans la collectivité

Aucune différence significative entre les régions n'a été constatée en ce qui concerne les lieux où habitent les FPPF. Par exemple, la proportion de FPPF qui habitent chez un parent est sensiblement la même dans la région du Pacifique qu'au Québec.

COMMENTAIRES DES SURVEILLANTS

« Compte tenu de l'aide offerte aux FPPF dans la collectivité et des listes d'attente pour l'obtention d'un logement subventionné de qualité, il est presque impossible pour ces femmes, de trouver un logement convenable dans un milieu favorisant leur

réintégration sociale. » (Prairies)

« Une aide supplémentaire est nécessaire pour permettre aux FPPF de se loger convenablement. » (Prairies)

« Les listes d'attente pour l'obtention d'un logement pour autochtones sont très longues. » (Ontario)

(25)

« Il serait bon de mettre à la disposition des FPPF dans la collectivité des logements sans but lucratif, dont le loyer serait fixé en fonction du revenu. » (Ontario)

« Nous avons besoin de logements subventionnés. » (Ontario)

« Nous avons besoin de logements subventionnés. » (Québec)

SITUATION D'EMPLOI DES FPPF DANS LA COLLECTIVITÉ

Les FPPF dans la collectivité n'ont pas toutes le même statut par rapport à l'emploi..

Trente-quatre pour cent (34 %) d'entre elles sont sans emploi. Quarante-huit pour cent (48 %) ont une forme quelconque d'emploi. Six pour cent (6 %) ont un emploi stable à temps partiel et 19 % ont un emploi à plein temps à l'extérieur, alors que 18 "Yo sont au foyer. Cinq pour cent (5 %) ont actuellement un emploi qui n'est pas stable. Dix-huit pour cent (18 %) des FPPF sont aux études ou suivent des cours. Aucune différence significative concernant la situation d'emploi n'a été constatée entre les régions.

Situation d'emploi des FPPF dans la collectivité

40

Au foyer Stable à temps plein Sans emploi

Stab.à temps partiel

Travail instable

Cours, études

Situation d'emploi

COMMENTAIRES DES SURVEILLANTS

« Les FPPF dans la collectivité doivent avoir accès aux programmes d'intégration à l'emploi, ce qui n'est pas le cas actuellement. » (Prairies)

(26)

30 al

20 el

CO

o o o-

10 61

NIVEAU D'INSTRUCTION

Vingt-cinq pour cent (25 %) des femmes qui composaient l'échantillon détenaient un diplôme d'études secondaires, alors que 20 % avaient même fait des études

postsecondaires. La majorité des femmes n'avaient toutefois pas terminé leurs études secondaires et n'avaient acquis qu'un minimum d'instruction dans le système scolaire régulier.

Éducation

40 1

<Sixième année Études secondaires Études postsecond.

Septième à dixième Douzième année Université

Niveau d'instruction

Des différences régionales appréciables ont été constatées entre les niveaux

d'instruction des FPPF dans la collectivité. Selon les données du sondage, les femmes des régions du Pacifique et de l'Ontario avaient un niveau d'instruction sensiblement plus élevé (p‹.01) que celles des autres régions.

Fait à noter, on n'a constaté aucun lien observable entre le niveau d'instruction atteint et le besoin d'aide pour trouver un emploi. Les femmes instruites, aussi bien que celles qui ne l'étaient pas, avaient besoin de cette aide. En outre, il ne semble exister aucun lien entre le niveau d'instruction d'une femme et sa situation d'emploi dans la

collectivité. Les femmes instruites ne travaillaient pas vraiment plus que celles dont la formation était plus limitée.

AIDE FINANCIÈRE

La majorité des FPPF recevaient une forme quelconque d'aide financière. Soixante- quatre pour cent d'entre elles recevaient de l'aide du gouvernement, notamment des allocations pour détenues en semi-liberté, des allocations pour personnes handicapées ou des prestations d'aide sociale. Deux pour cent de ces femmes recevaient une

indemnité d'études ou une allocation de formation professionnelle. Trente-quatre pour cent des FPPF ne recevaient aucune aide publique. On a constaté des besoins

1

I

(27)

Aucune aide 34.1%

Indemnités d'études 1.6%

Aide sociale 64.2%

a

1 1 1 g

111

similaires dans toutes les régions en ce qui concerne l'aide financière. Par exemple, les femmes de l'Atlantique n'avaient pas plus besoin d'aide financière que celles de l'Ontario. Il n'y a aucun lien entre le soutien financier effectivement reçu et les

demandes d'aide (p. ex., préparation d'un budget) présentées aux surveillants par les FPPF.

Aide financière aux FPPF dans la collectivité

COMMENTAIRES DES SURVEILLANTS

« La bande indienne, qui est censée aider financièrement la cliente à subvenir à ses besoins et à payer ses frais de scolarité universitaires, ne s'acquitte pas de ses

obligations avec constance. Cette situation cause du stress et des problèmes financiers à la cliente. » (Prairies)

« II faut fournir une aide financière à la FPPF dans la collectivité pour lui permettre de fréquenter l'université ou de poursuivre sa formation. » (Prairies)

« II faut améliorer le programme de prêts et bourses pour alléger le fardeau financier des étudiantes et pour leur éviter de dépendre inutilement de leur famille. » (Prairies)

« II faudrait désigner un organisme responsable pour s'occuper des questions

financières, en particulier quand la FPPF a un pressant besoin d'aide pour financer la

(28)

DONNÉES CONCERNANT LA SURVEILLANCE

CAS ACTIFS

1 F- PPF 2 FPPF 3 FPPF 4 FPPF 5 FPPF 6 FPPF 8 FPPF 19 FPPF Pas de réponse

36 10 7 1 2

36 20 21

4 10

6 8 19

Aucune 1 FPPF 5 FPPF ...

mua

60 1 1

I

On a demandé aux surveillants d'indiquer combien de FPPF étaient directement sous leur surveillance au moment du sondage. Après compilation des réponses, nous avons constaté qu'il y en avait 118, soit 8 de moins que ce qui est mentionné ailleurs dans le présent document. Un tel écart tient probablement au fait que trois surveillants n'ont pas répondu à cette question.

SURVEILLANCE DIRECTE

Le nombre de FPPF surveillées par un même responsable pouvait aller de 1 à 19. La plupart des surveillants devaient s'occuper directement d'une FPPF (n=36) ou de deux FPPF (n=10). En moyenne, chaque surveillant était directement responsable de deux FPPF. Comme on le verra à l'Annexe C, il n'y a pas à cet égard de différence

significative entre les régions.

SURVEILLANCE INDIRECTE

On a également demandé aux surveillants d'indiquer le nombre de FPPF dont ils étaient indirectement responsables. On parle de surveillance indirecte, quand la FPPF ne relève pas directement du surveillant en question, mais d'un agent travaillant pour le compte d'un organisme, comme la Société Elizabeth Fry, par exemple. Au moment du sondage, seulement six FPPF dans la collectivité étaient sous surveillance indirecte.

On trouvera à l'Annexe C la répartition des cas attribués par région.

(29)

21 11 4 4 3 1 2 2 1

21 22 27 16 20 18 7 16 20 24 3 N. TOTALDE:FppF.:

SURVEILLANCE INDIRECTE

II

CAS ATTRIBUÉS (TROIS DERNIÈRES ANNÉES)

SURVEILLANCE DIRECTE

Au cours des trois dernières années, chaque surveillant s'est vu attribuer un nombre de cas pouvant aller de 1 à 24. Chaque surveillant a été responsable en moyenne de 5 cas. La plupart des surveillants s'occupaient de 1 (n=21) ou de 2 (n=11) femmes. Au total, les personnes qui ont répondu au questionnaire avaient surveillé 194 FPPF depuis trois ans. Voir l'Annexe D pour les données par région.

I

1 FPPF 2 FPPF 3 FPPF 4 FPPF 5 FPPF 6 FPPF 7 FPPF 8 FPPF 10 FPPF 24 FPPF Pas de réponse

Sept FPPF ont été indirectement surveillées dans la collectivité au cours des trois dernières années. La plupart des surveillants n'ont été indirectement responsables d'aucune FPPF.

Aucune 1 FPPF 3 FPPF 4 FPPF 5 FPPF 35 FPPF

54 3 1 1 1 1

3 1 1 1 1

NOMBRETOTALDE FPPF 7 .

(30)

111

ATTRIBUÉS

On a demandé aux surveillants de nous dire quelle proportion de l'ensemble des cas (hommes et femmes) dont ils étaient actuellement responsables étaient des femmes.

C'est dans la région des Prairies que cette proportion était la plus élevée (23 %). Le Québec et l'Ontario comptaient sensiblement la même proportion de femmes

(respectivement 19 % et 18 %). La région du Pacifique avait une proportion de FPPF de 12 %, tandis que dans l'Atlantique cette proportion était de 8 %. Pour l'ensemble du Canada, les femmes comptaient pour 16 % du nombre total de cas attribués.

PROPORTION DE FPPF PAR RAPPORT AU NOMBRE TOTAL DE CAS

11

Prairies Québec Ontario Pacifique Atlantique

NIVEAU DE RISQUE

Certaines délinquantes risquent plus que d'autres de récidiver une fois en liberté conditionnelle. Celles qui sont ainsi davantage exposées à commettre un autre crime sont considérées comme des personnes à risque élevé de récidive. Cela ne veut pas dire que toutes celles qui ont commis un crime avec violence par le passé présentent automatiquement un risque élevé de récidive. D'autres caractéristiques et d'autres facteurs situationnels devraient être pris en compte lorsqu'on évalue le risque de

récidive d'une personne.

On a demandé aux surveillants quel était, à leur avis, le degré de risque que présentait leur cliente. La majorité (92 %) des FPPF dans la collectivité présentaient à leur avis un risque moyen ou faible de récidive. Seulement 8 % des FPPF étaient considérées à risque « élevé ».

23 19 18 12 8

(31)

eo

50.

a) 20 . cr)

mu

a-

o 0.p

Élaé fVbyan Faible

Nveau de risque des FPPF dans la collectivité

1\heau de risque par la société

Les cas à risque élevé exigeaient plus de temps de surveillance (p=.000) et, partant, un plus grand nombre de rencontres. Une cliente qui demandait plus de temps de surveillance était effectivement rencontrée plus souvent, mais pas nécessairement plus longtemps à chaque rencontre. On s'attendrait d'emblée que les clientes qui requièrent plus de temps de surveillance obtiennent plus de soutien, mais ce n'est pas toujours le cas.

Le degré de risque que présentait une FPPF n'avait pas de lien avec l'endroit où se tenaient les rencontres avec son surveillant, ni avec la nature du crime répertorié (avec ou sans violence), ni avec le fait qu'elle était ou non première responsable de la garde d'enfants, ou qu'elle avait ou non un conjoint ou un emploi, ni avec le type de mise en liberté qu'elle avait obtenue, ni avec son lieu ou sa région de résidence.

(32)

Attitude générale Aptitude à se réintégrer Degré de détermination

Comportement dans le programme Comportement à son lieu de résidence Critères d'évaluation objectifs

Antécédents criminels

!°urcentag:•:tie surveillants utilisant

cette•«.méthode » 26

24 21 10 8 7 2

ÉVALUATION DU RISQUE

Les surveillants pouvaient se référer à plusieurs critères pour évaluer le risque que présentaient leurs clientes. Ainsi, on leur avait demandé de classer par ordre

d'importance les trois principales « méthodes » auxquelles ils recouraient pour cette

« classification ». La très grande majorité des surveillants fondaient leurs décisions sur des critères subjectifs, comme l'attitude de leur cliente, son potentiel de réintégration dans la société et son degré de détermination. Fait à signaler, seulement 7 % des surveillants se servaient de critères objectifs pour évaluer le niveau de risque que présentait leurs cliente une fois dans la collectivité.

1

État de santé physique/psychologique .•• <1 Accès à des services de soutien dans la

collectivité

Temps passé dans la collectivité

<1

(33)

40

30 al

20

Q) Lu 10'

a)

2 ci- 0

Moyen

NIVEAU DE BESOIN

Une FPPF libérée sous condition doit avoir directement accès, au besoin, à des services propres à l'aider à surmonter ses difficultés. Dans les réponses au sondage, 33 'Vo des femmes ont été classées comme ayant un niveau élevé de besoin et 68 % comme ayant un niveau moyen ou faible.

Niveau de besoin des FPPF dans la collectivité

Niveau de besoin

On a constaté un parallèle étroit entre le besoin d'aide financière (p<.01), le niveau d'instruction (p<.05), la situation d'emploi (p<.05), le degré de risque (p=.000) et le temps de surveillance requis (p=.000). Ainsi, les femmes dont le niveau de besoin était élevé étaient moins instruites, risquaient davantage d'être en chômage, bénéficiaient d'une aide financière, avaient été jugées à risque élevé et exigeaient plus de temps de surveillance. Leur niveau de besoin n'avait par contre aucun lien avec leur état

matrimonial ou avec le fait qu'elles avaient ou non la garde d'enfants.

(34)

Très exacts Exacts Ni l'un ni l'autre Inexacts Très inexacts

NOMBRE DE MOIS DE LIBERTE SOUS SURVEILLANCE

<1 mois 1 - 2 mois 3 - 4 mois 5 - 6 mois 7-10 mois 11 -12 mois 13 - 18 mois

POURCENTAGE ...DE.FPPF

3 — 25

14 10 12 5 9

19 - 24 mois 10

25 - 36 mois 7

+ 36 mois 5

RENSEIGNEMENTS OBTENUS

On a demandé aux surveillants dans quelle mesure ils estimaient que les

renseignements obtenus au sujet de leurs clientes avant leur mise en liberté (par ex.

rapports de suivi, évaluations) étaient exacts. D'après les réponses au sondage, ces renseignements étaient exacts dans 80 % des cas. On ne pensait le contraire que dans 5 % des cas.

Renseignements obtenus avant la mise en liberté de la cliente

80 9

Renseignements obtenus au moment de la libération

TEMPS DE SURVEILLANCE

Au moment du sondage, le temps écoulé depuis la mise en liberté des FPPF variait de moins d'un mois à plus de trois ans. Un peu plus de la moitié des femmes étaient en liberté sous condition depuis moins de six mois (52 %). Pour le reste, la période de liberté conditionnelle des femmes s'étendait selon des proportions assez égales depuis au moins six mois jusqu'à plus de trois ans.

(35)

30 I

a) O) C3 20 c O)

0

t3

O. o 10

D'après les réponses au sondage, moins une femme était en liberté conditionnelle depuis longtemps, plus ses rencontres avec son surveillant devaient être fréquentes.

mais pas plus longues, de sorte que, par exemple, une FPPF dans la collectivité depuis moins de six mois exigeait dans l'ensemble plus de temps de surveillance que n'en exigeaient en moyenne les clientes confiées aux surveillants. Il n'y avait pas de rapport entre le temps écoulé depuis la libération et les niveaux de risque et de besoin que présentaient les FPPF.

Terrps de surveillance requis

50

40

Plus

Temps de surveillance requis

Moyennement Moins

(36)

DURÉE DES RENCONTRES

Dans la majorité des cas (65 %), les rencontres entre les surveillants et les FPPF duraient de 15 à 45 minutes. Les plus courtes pouvaient durer aussi peu que 15 minutes et les plus longues, jusqu'à 2 heures.

On a noté des différences marquées entre les régions quant à la durée des rencontres.

En Ontario et dans les Prairies, on avait tendance à s'en tenir à des rencontres d'une durée de 15 à 45 minutes, tandis que dans les autres régions la durée des rencontres pouvait varier davantage.

La durée des rencontres n'avait aucun lien avec les niveaux de besoin et de risque de la cliente. Voilà qui peut sembler déconcertant, si l'on songe au principe voulant qu'on fasse concorder les services fournis avec les niveaux de risque et de besoin. Il

demeure toutefois, comme nous l'avons déjà noté, qu'on peut très bien intensifier la surveillance d'une cliente en augmentant la fréquence des rencontres (p=.000) plutôt que leur durée.

Durée des rencontres entre les surveillants et les FPPF

40

<15 min. 15-30 min. 30-45 rrin. 45-60 min. 60-120 min.

Durée des rencontres

Fait à signaler, la durée des rencontres a beaucoup à voir avec l'endroit où elles se tiennent (p=.000). Quand elles ont lieu dans un endroit public ou chez la cliente, elles durent facilement 45 minutes et plus, alors que sur les lieux du travail elles sont plus courtes (de 15 à 45 minutes); les « rencontres » au téléphone durent invariablement moins de 15 minutes.

(37)

<1 /m o is 1 /m o is 2/m ois 3/m ois 4+/mois

40

30

20

a)

NOMBRE DE RENCONTRES

La majorité (59 `)/0) des FPPF avaient deux rencontres ou moins par mois avec leur surveillant. Dans les cas de clientes dont les niveaux de risque (p<.01) et de besoin (p<.001) étaient jugés élevés, les rencontres étaient plus fréquentes.

Nombre de rencontres par mois

40

Fréquence des rencontres

LIEU DES RENCONTRES

La majorité des rencontres se font soit au bureau du surveillant (34 %) soit au domicile de la cliente (38 °/0). Très peu (5 %) de ces entretiens entre le surveillant et sa cliente se tiennent au lieu de travail de la cliente, dans un endroit public ou au téléphone, mais pour beaucoup (23 %) ils ont lieu à divers autres endroits. Aucune différence notable ne semble exister entre les régions en ce qui concerne le lieu des rencontres.

Lieu des rencontres

(38)

cL)

io.

D, CD cp o

z

CL 0

SUJETS DE DISCUSSION

Les sujets abordés à l'occasion des rencontres mensuelles varient énormément. Le sujet prédominant semble toutefois être l'adaptation sociale (26 %). Dans l'adaptation sociale, on inclut les problèmes de relations humaines, la maîtrise des émotions, la gestion du stress, les plans et les objectifs futurs et les moyens d'aller chercher de l'aide dans la collectivité. On notera que la catégorie « peu loquace », dans le prochain graphique, renvoie au fait que la cliente n'a pas tendance à s'exprimer durant les

rencontres et qu'elle n'amorce la discussion sur aucun sujet.

ajets abordés chant les rencontres

30

Enplci RnEnoas Ordlicn ptyzjc;_e Me scioiàe Acodisre REta lœpEce Ftccia me Clesticnsjuickpas Er fa ts Salé Dvas

Suiet abordés

Il semble y avoir un lien entre les sujets abordés et le niveau de besoin de la FPPF (p<.05). Les clientes jugées à niveau élevé de besoin avaient tendance à discuter de problèmes liés à l'alcoolisme, à la toxicomanie et à l'adaptation sociale, tandis que celles jugées à niveau « moyen » de besoin s'en tenaient davantage aux questions liées à l'adaptation sociale, et celles jugées à faible niveau de besoin parlaient surtout de problèmes liés à l'emploi. De telles observations devraient nous amener, au

moment de concevoir ou d'offrir des programmes, à tenir compte du niveau de besoin des clientes. On n'a par contre constaté aucun lien entre le niveau de risque et les sujets abordés lors des rencontres.

(39)

60 48 44 43 28 27 23 21

SOUTIEN APPORTÉ PAR LES SURVEILLANTS

On a demandé aux surveillants quel genre d'aide ils avaient été appelés à apporter aux FPPF dans la collectivité. Il y a lieu de se demander si cette question a été bien

comprise; par conséquent, les réponses devraient être interprétées avec

circonspection. On notera qu'une même cliente peut très bien avoir reçu de l'aide dans plus d'un domaine (voir le tableau ci-après).

Soixante pour cent de ces FPPF avaient besoin de soutien pour faire face au stress et aux exigences de la vie quotidienne. On n'a noté chez les clientes aucun lien entre leur besoin de ce genre d'aide et le fait qu'elles étaient ou non premières responsables de la garde d'enfants, qu'elles avaient ou non un conjoint, qu'elles recevaient ou non une aide financière, ou qu'elles avaient ou non un emploi. Il y avait, par contre, un rapport étroit entre les niveaux présumés de besoin (p<.01) et de risque (p<.05).

:::EPoUrcenfage de FPPF ayant , aide : Exigences de la vie quotidienne

Emploi

Orientation vers un programme non prévu dans les conditions de la mise en liberté

Conseils d'ordre financier Logement

Renvoi à un travailleur social Santé/Condition physique Aide en matière juridique

Aide concernant la garde d'enfants 21

Quarante-huit pour cent des femmes au sujet desquelles on a obtenu des réponses au sondage avaient eu besoin d'une aide en matière d'emploi. On n'a relevé aucun rapport entre le besoin d'aide à cet égard et les niveaux présumés de besoin ou de risque, l'endroit de résidence, le degré d'instruction, l'état matrimonial de la cliente et le fait qu'elle était ou non première responsable de la garde d'enfants. Il va sans dire que

le besoin d'une aide de ce genre avait un lien avec la situation d'emploi de la cliente (p<.05).

Vingt et un pour cent (21 %) de l'échantillon recevaient une aide concernant les

exigences liées à la garde d'enfants. Le besoin d'aide était en étroit rapport avec le fait pour la cliente d'être ou non première responsable de la garde d'enfants (p<.001), avec ses niveaux de besoin (p<.001) et de risque (p<.001), avec sa région de résidence

(40)

Vingt-huit pour cent avaient reçu de l'aide de leur surveillant pour trouver un logement, et ce, indépendamment de la région où elles résidaient, de leur état matrimonial, du fait qu'elles étaient ou non premières responsables de la garde d'enfants, et du genre de logement qu'elles habitaient auparavant.

I

(41)

PROGRAMMES

Les surveillants ont été appelés à répondre à des questions sur les programmes auxquels participaient leurs clientes dans la collectivité. Les programmes ont été classés en sept catégories

:

• les services en résidence

• les programmes visant l'acquisition de compétences liées à l'intégration communautaire

• les programmes de counseling

• les programmes d'études et de formation professionnelle

• les programmes d'aide en matière de gestion financière

• les programmes de lutte contre la toxicomanie

• les programmes à l'intention des victimes d'actes de violence ou d'abus sexuels Les surveillants devraient préciser la durée du programme, le nombre et la durée des séances, la durée de participation de la cliente au programme, et indiquer si

l'inscription au programme était une condition de la mise en liberté.

RÉSUMÉ DE LA PARTICIPATION AUX PROGRAMMES

Les programmes de counseling étaient de loin les plus populaires

(n=70).

Dans la plupart des cas, les

FPPF

s'étaient inscrites à des programmes de nature diverse, auxquelles elles étaient tenues de participer comme condition de leur mise en liberté.

En général, les programmes comportaient au moins deux séances par mois et certains requéraient une présence quotidienne. La durée de chaque séance et la durée de participation des

FPPF

aux programmes variaient selon les cas.

Note

:

Les données concernant les programmes ont été recueillies et traitées de

manière à ce que le lecteur ne puisse conclure que tout programme qui aurait été, par exemple, utilisé quatre fois au cours des trois dernières années l'a nécessairement été par quatre femmes différentes, puisqu'une même femme pourrait très bien avoir repris plusieurs fois le programme en question. Ainsi, on constate que le programme

d'acquisition de compétences liées à l'intégration communautaire a été utilisé

28

fois par

24

clientes. Les données relatives aux programmes ont donc trait au degré

d'utilisation des programmes davantage qu'au nombre de

FPPF

qui y participent. Les chiffres concernant leur utilisation figurent dans la colonne intitulée

«

Utilisation du

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