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Bulles de savon, ´equations d’Einstein et structure de l’espace-temps

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Academic year: 2022

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(1)

INSTITUT DE FRANCE

Académie des sciences

Bulles de savon,

´equations d’Einstein et structure de l’espace-temps

Jean-Pierre Demailly

Institut Fourier, Universit´e de Grenoble-Alpes, France

8 octobre 2015 / S´eminaire du Magist`ere - St Martin d’H`eres

(2)

Dimension de l’espace-temps

Selon Einstein, notre univers est de dimension 4 : 3 dimensions d’espace et 1 de temps

Pourrait-il en avoir moins ?

Le tube digestif de la vache la couperait en deux composantes connexes – les animaux ne pourraient pas exister!

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Dimension de l’espace-temps

Selon Einstein, notre univers est de dimension 4 : 3 dimensions d’espace et 1 de temps

Pourrait-il en avoir moins ?

Le tube digestif de la vache la couperait en deux composantes connexes – les animaux ne pourraient pas exister!

(4)

G´eom´etrie de l’espace

Selon Einstein et sa th´eorie de la relativit´e g´en´erale (1907–1915), l’espace est courb´e en raison de la distribution de mati`ere, qui induit un champ gravitationnel

(5)

“Trous noirs” et “trous de ver” ?

La question de savoir si l’univers est ouvert ou ferm´eagite

beaucoup les astrophysiciens : cela d´epend de la densit´e de mati`ere pr´esente dans l’univers ... seule une densit´e suffisante permettrait qu’il se referme sur lui-mˆeme.

(6)

“Trous noirs” et “trous de ver” ?

La question de savoir si l’univers est ouvert ou ferm´eagite

beaucoup les astrophysiciens : cela d´epend de la densit´e de mati`ere pr´esente dans l’univers ... seule une densit´e suffisante permettrait qu’il se referme sur lui-mˆeme.

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“Trous noirs” et “trous de ver” ?

La question de savoir si l’univers est ouvert ou ferm´eagite

beaucoup les astrophysiciens : cela d´epend de la densit´e de mati`ere pr´esente dans l’univers ... seule une densit´e suffisante permettrait qu’il se referme sur lui-mˆeme.

(8)

Question de topologie : un espace non orient´e ?

La “bouteille de Klein” (Felix Klein 1849 – 1925) : une surface compacte (=ferm´ee sans bord)non orientable.

Apr`es un “tour d’univers”, les droitiers se retrouveraient gauchers et vice-versa...

(9)

Le ruban de M¨ obius d’Escher

Un c´el`ebre dessin de Maurits Cornelis Escher (1898-1972)

(10)

Comment calcule-t-on la courbure ?

Une courbe et son cercle osculateur de rayon r

K = 1/r

Courbure en :

Si le rayon r =∞, la courbure K est nulle.

(11)

Coefficients de courbure d’une surface

Les deux courbures d’une surface dans un espace de dimension 3

plans des courbures

principales

vecteur normal

plan tangent

K1 = 1

r1 >0, K2 = 1 r2 <0

(12)

La courbure moyenne

Courbure moyenne : M = 1

2(K1 +K2)

Une bulle de savon “libre” est de courbure moyenne nulle en tout point : K1 =−K2, M = 0

Cat´eno¨ıde:

x =a coshu cosθ y =a coshu sinθ z =au

(13)

La courbure de Gauss

Carl Friedrich Gauss (1777-1855) : K =K1×K2 est invariant par d´eformation d’une surface inextensible (theorema egregium)

Le cylindre peut s’aplatir, pas la sph`ere ni le cat´eno¨ıde.

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La courbure de Gauss

Carl Friedrich Gauss (1777-1855) : K =K1×K2 est invariant par d´eformation d’une surface inextensible (theorema egregium)

Le cylindre peut s’aplatir, pas la sph`ere ni le cat´eno¨ıde.

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La courbure de Gauss

Carl Friedrich Gauss (1777-1855) : K =K1×K2 est invariant par d´eformation d’une surface inextensible (theorema egregium)

Le cylindre peut s’aplatir, pas la sph`ere ni le cat´eno¨ıde.

(16)

La courbure de Gauss (formule de Gauss-Bonnet)

somme des angles d’un triangle g´eod´esique =π+ Z Z

T

K dS

(17)

Espace homog`ene / localement sym´etrique ?

Un espace X est dit sym´etrique s’il admet un tout point une

“sym´etrie” par rapport `a ce point

Dans ce cas il admet un groupe de transformations isom´etriquesG et X est un espace homog`ene G/H.

(18)

Mais l’univers n’est pas homog` ene...

”Grumeaux”

de galaxies

(19)

M´etrique riemannienne / Tenseur de courbure

Bernhard Riemann (1826–1866) / espace `a n dimensions

ds2 =X

gαβ(x)dxαdxβ Rαβγδ , 1≤α, β, γ, δ≤n.

M´etrique riemannienne Tenseur de courbure de Riemann (calcul pr´ecis´e par Levi-Civita)

(20)

Courbure et transport parall`ele

R(a,b)c =d o`ud = lim 1

ε2(tε(c)−c)

(21)

Tenseur de Ricci / ´equation d’Einstein

Le tenseur de Ricci est une sorte de “courbure moyenne” : Rαβ =X

γ

Rαβγγ

Equation d’Einstein (1879–1955) de la relativit´´ e g´en´erale

Rαβ −1

2R −Λ

gαβ = 8πG c4 Tαβ.

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Tenseur de Ricci / ´equation d’Einstein

Le tenseur de Ricci est une sorte de “courbure moyenne” : Rαβ =X

γ

Rαβγγ

Equation d’Einstein (1879–1955) de la relativit´´ e g´en´erale

Rαβ −1

2R −Λ

gαβ = 8πG c4 Tαβ.

(23)

Equation d’Einstein en math´ematiques ´

Equation d’Einstein “simplifi´ee” (univers vide !!) Rαβ =λgαβ, λ= constante.

V´erifi´ee (avec λ = 0, Rαβ ≡0) par la

vari´et´e de Calabi-Yau6-dimensionnelle d´efinie dans CP4 par

z05+z15+z25+z35+z45−5a z0z1z2z3z4 = 0, z0,z1,z2,z3,z4 ∈C, (avec 1 param`etre a de d´eformation). Yau: on a bien Ricci≡0.

(24)

Equation d’Einstein en math´ematiques ´

Equation d’Einstein “simplifi´ee” (univers vide !!) Rαβ =λgαβ, λ= constante.

V´erifi´ee (avec λ= 0, Rαβ ≡0) par la

vari´et´e de Calabi-Yau6-dimensionnelle d´efinie dans CP4 par

z05+z15+z25+z35+z45−5a z0z1z2z3z4 = 0, z0,z1,z2,z3,z4 ∈C, (avec 1 param`etre a de d´eformation). Yau: on a bien Ricci≡0.

(25)

Vari´et´es de Calabi-Yau, si`eges des champs de forces?

Notre univers aurait 6 dimensions suppl´ementaires

ultra-miscroscopiques ('10−35m) qui seraient le si`ege des

champs de force (th´eorie des cordes)... sous forme d’une vari´et´e de Calabi-Yau de dimension complexe 3.

Celle-ci ´etant de dimension r´eelle 6, ceci am`ene `a un univers de 4 + 6 =10 dimensions au total.

(26)

Sym´etrie miroir et param`etres des familles de CY

La sym´etrie miroir est une dualit´e encore quelque peu myst´erieuse entre les param`etres de d´eformation d’une famille de vari´et´es de Calabi-Yau Xa (c’est-`a-dire les coefficients a des polynˆomes qui les d´efinissent), et les param`etres associ´es aux diff´erentes m´etriques port´ees par les membres de la “famille duale” Yb.

Ici ces m´etriques sont des “m´etriques de K¨ahler”

ω =√

−1P

ωαβdzα∧d zβ (m´etriques hermitiennes v´erifiant la propri´et´e symplectique dω = 0) et la nullit´e de la courbure Ricci(ω)≡0.

Elles d´ependent uniquement de la classe de cohomologie {ω} ∈H1,1(Yb,C)(= param`etres de la structure m´etrique des vari´et´esYb).

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