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Submitted on 1 Jan 1954
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Perturbation des bandes fondamentales infrarouges de
Clh et de CO par divers gaz comprimés jusqu’à 1000
atm.
R. Coulon, L. Galatry, B. Oksengorn, St. Robin, B. Vodar
To cite this version:
58.
LETTRES
A
LA
RÉDACTION
PERTURBATION
DES BANDES FONDAMENTALES INFRAROUGES DE ClH ET DE CO PAR DIVERS GAZ
COMPRIMÉS
JUSQU’A
1000 atm.Par MM. R.
COULON,
L.GALATRY,
B.OKSENGORN,
St. ROBIN et B.VODAR,
Laboratoire des Hautes Pressions, Bellevue
(Seine-et-Oise).
LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM. TOME
15,
JANVIER 1954, PAGEOn sait que pour la bande fondamentale de
ClH,
il
apparaît
sous fortepression
un maximum central dont l’intensitédépend
considérablement de la densitéet de la nature du gaz compresseur
[1].
Nous avonsétendu les travaux
déjà
effectués[1]
à d’autres gazperturbateurs
(He,
H2, 02).
dans le cas deCIH,
etnous les avons
repris
avec CO(comprimé
parN2
et
A). L’appareillage
adéjà
été décrit[1], [2];
les gaz utilisés sont dutype
commercial leplus
pur.Sur la
figure
i nous avonsreprésenté
lesprofils
de la bande fondamentale de ClH pour des densitéscomparables
des différents gazperturbateurs ;
cesprofils
ont été obtenus enportant
le coefficientd’extinction (défini
par E log,, 10)
pour unel I
pression partielle
de Cl H de atm enfonction
du nombre d’onde en cm-’. On observe de grosses varia-tions avec la nature des gazperturbateurs :
avec He lesperturbations
sont faibles enregard
de cellesobtenues avec
N2
et la structure de rotation estFig. I.
encore visible dans la branche P pour une densité de 4oo
amagats.
Les effetsperturbateurs
semblent croître dans l’ordreHe,
H2, A, 02, N2.
La
figure
2représente quelques profils
de CO per-turbé parN2 (courbe I)
et A(courbe
II)
pour diverses densités deN2
etA;
la forme de cesprofils
restevoisine dans les deux cas pour des densités
égales.
On n’observe pas de maximum central dans lescondi-tions
expérimentales,
mais seulement un comblement notable del’intervalle
entre les deux branches P et R. La structure derotation, beaucoup
plus
serrée que celle de CIH n’a pas été observée à bassepression
(du
fait du faible diamètre utile des fenêtres de nosbombes).
Des mesures d’intensité totale effectuées parintégration mécanique
sur desprofils analogues
à ceux de la
figure
2 montrent que leur surface reste59
constante au delà de 3o
amagats,
dans la limite deserreurs
d’expérience, malgré
les déformations(courbe
IIIfige 2)
(1).
Avec
CIH,
lesaugmentations
d’intensité au centre de la bandepeuvent
êtrepartiellement
attribuées au moment induit dans les molécules Cl Hparle
champ
en retour[4]; qualitativement,
on constate(fig. 1)
que ces intensités sont dans l’ordre des
polarisabilités,
pour des gaz de même atomicité. Toutefois
l’aspect
nettement différent des bandes de
02
etN2,
depola-risabilités voisines
suggère qu’une interprétation
uni-quement
basée sur le moment en retour estinsuffi-sante
[4] (2).
PourCO,
des mesures effectuéesjus-qu’à
5o atm[3]
avaientdéjà
montré que la surfacede la bande varie peu au delà de 20 atm. Nos mesures
montrent que cette intensité totale se maintient
constante pour des
pressions beaucoup plus
élevées(atteignant
100oatm).
Ceci montre quel’absorption
Fig. 2.
induite par les molécules
perturbatrices
est très faibledans ce cas; ce
qui
est àrapprocher
du fait que le momentdipolaire
de CO estpetit.
La faiblesse de cemoment
dipolaire
pourrait
peut-être
rendrecompte
également
de la similitude desprofils
obtenus avec Aet
N2
pour des densitéscomparables.
Comme cela adéjà
étésuggéré [4]
le comblement du centre de la bandepourrait
s’expliquer
par lagêne apportée
àla rotation des molécules CO que l’on
pourrait
traiter enpremière approximation
comme des rotateurs àaxe fixe.
Manuscrit reçu le 30 octobre 1953.
(1) Nous n’avons pas jusqu’ici déterminé avec une grande
précision les pressions partielles de CO utilisées; nous avons
adopté comme valeur absolue de l’intensité totale à basse
pression
la valeur limite déterminée par Penner et Weber [3].(2) Mais on sait qu’avec Ou des associations (0.). peuvent
intervenir. Le nombre de telles associations pouvant atteindre 2 5 pour 100 du nombre total des molécules pour des
pressions
de l’ordre de 1000 atm
[5],
il est possible qu’un tel compor-tement du gaz perturbateur modifie la grandeur du champ,en retour et change ainsi l’aspect du spectre par rapport à
celui obtenu avec N3.
[1]
COULON R., OKSENGORN B., ROBIN St. et VODAR B. -C. R. Acad. Sc., I953, 236, I48I.[2] Mme GRANIER-MAYENCE, ROBIN St. et VODAR B. - C. R. Acad. Sc., I952, 234, I357.
[3] PENNER S. S. et WEBER D. 2014 J. Chem. Phys., I95I, 219, 807.
[4] GALATRY L., VODAR B. et ROBIN St. - C. R. Acad. Sc.,
I953, 237, 3I5. [5] HERMAN L. 2014
Thèse, Paris, I939; Ann. Physique, I939,