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Corrigé du devoir à la maison n

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Corrigé du devoir à la maison n

4

Partie A.

1. On a h(0) =g(−0) =g(0) = 1.

2. La fonctionh est dérivable sur R comme composée de fonctions dérivables et, pour tout réel x, h0(x) =−g0(−x) = −(−g(−x)) =g(−x) = h(x).

3. L’unique fonction f dérivable sur R telle que f(0) = 1 et f0 = f est le fonction exponentielle donc, d’après les questions précédentes, pour tout réel x,h(x) = ex. On en déduit que, pour tout réel x,g(x) = h(−x) = e−x.

Partie B.

1. a. Pour tout réel x, [f0(x)]2−[f(x)]2 = 1 donc [f0(x)]2 = [f(x)]2+ 1. Comme le carré d’un réel est positif ou nul, on en déduit que, pour tout réel x, [f0(x)]2 > 1. En particulier, pour tout réelx, [f0(x)]2 6= 0 donc f0(x)6= 0.

b. Pour tout réelx, [f0(x)]2−[f(x)]2 = 1 donc [f0(x)]2−1 = [f(x)]2. En particulier, pour x= 0, [f0(0)]2 −1 = [f(0)]2. Or, par hypothèse, f0(0) = 1 donc [f(0)]2 = 12−1 = 0 et doncf(0) = 0.

2. Comme f est deux fois dérivable surR, les fonctionsf2 et f02 sont dérivables sur Rdonc, en dérivant l’égalité de (∗), il vient : pour tout réel x, 2f00(x)f0(x)−2f0(x)f(x) = 0 i.e.

2f00(x)f0(x) = 2f0(x)f(x). Or, pour tout réel x, 2f0(x)6= 0 d’après la question 1.a. donc, pour tout réelx, f00(x) = f(x).

3. On pose u=f0+f etv =f0f.

a. On a u(0) =f0(0) +f(0) = 1 + 0 = 1 et v(0) =f0(0)−f(0) = 1−0 =−1.

b. Comme f etf0 sont dérivables sur R, uet v le sont aussi. De plus, u0 = (f0 +f)0 = f00+f0 = f+f0 =uet v0 = (f0f)0 =f00f =ff0 = −v car, d’après la question 2., f00=f.

c. La fonction u est une fonction dérivable sur R telle queu(0) = 1 et u0 =udonc, par théorème,u= exp. De plus, v est une fonction dérivable sur Rtelle que v(0) = 1 et v0 =−v donc, d’après la Partie A, v :x7−→e−x.

d. Soit x ∈ R. Alors, f0(x) +f(x) = ex et f0(x)−f(x) = e−x donc, en soustrayant membre à membre ces deux égalités, il vient f0(x) +f(x)−(f0(x)−f(x)) = ex−e−x i.e. 2f(x) = ex−e−x.

On conclut donc que, pour tout réel x, f(x) = ex−e−x

2 .

Partie C.

1. Pour tout réel x, on sait que f00(x) =f(x). Ainsi, pour tout réel x, f00(x)>0⇔ ex−e−x

2 >0⇔ex−e−x >0⇔ex >e−xx>−x⇔2x>0⇔x>0.

Ainsi, f00(x)>0 pour tout x∈[0 ; +∞[ et f00(x)60 pour tout x∈[−∞; 0[.

On en déduit que f est concave sur [−∞; 0[ et convexe sur [0 ; +∞[. La courbe de f présente donc un point d’inflexion à l’abscisse 0 i.e. au point de coordonnées (0 ; 0).

2. Par théorème, lim

x→+∞ex = +∞. De plus, lim

x→+∞−x = −∞ et lim

X→−∞eX = 0 donc, par composition, lim

x→+∞e−x = 0. Par différence et quotient par une constante positive, on en déduit que lim

x→+∞f(x) = +∞.

(2)

Par théorème, lim

x→−∞ex = 0. De plus, lim

x→−∞−x = +∞ et lim

X→+∞eX = +∞ donc, par composition, lim

x→−∞e−x= +∞. Par différence et quotient par une constante positive, on en déduit que lim

x→−∞f(x) = −∞.

3. Pour tout réel x,f0(x) = ex−(−e−x)

2 = ex+ e−x

2 . Comme la fonction exponentielle est à valeurs strictement positives, on en déduit que, pour tout réel x,f0(x)>0. Ainsi,f est strictement croissante sur R.

On aboutit donc au tableau de variation suivant : x

Variation de f

−∞ +∞

−∞

−∞

+∞

+∞

4. Soit m un nombre réel.

a. La fonction f est continue (car dérivable) et strictement croissante sur R. De plus, m

lim−∞f; lim

+∞f

donc, par le corollaire du théorème des valeurs intermédiaires, il existe un unique réel αm tel que fm) =m.

Ainsi, αm est l’unique solution de l’équationf(x) =m dans R.

b. Pour tout réel x, [f0(x)]2−[f(x)]2 = 1 donc, en particulier, [f0m)]2−[f(αm)]2 = 1 i.e. [f0m)]2m2 = 1 donc [f0m)]2 = m2+ 1. Or, on a vu que, pour tout réel x, f0(x) > 0 donc f0m) = √

m2+ 1. De plus, on a vu que, pour tout réel x, ex =u(x) = f0(x) +f(x) donc eαm =f0m) +f(αm) i.e. eαm =m+√

m2 + 1.

Autre méthode. Par définition, eαm−e−αm

2 = m donc eαm −e−αm = 2m i.e. eαm − 2m−e−αm = 0. En multipliant par eαm, on en déduit que em−2meαm−1 = 0.

Ainsi, eαm est solution de l’équation du second degréX2−2mX −1 = 0.

Le discriminant de cette équation est ∆ = (−2m)2 −4×1×(−1) = 4m2 + 4 = 4(m2+ 1) >donc cette équation possède deux solutions réelles :

X2 = −(−2m)−q4(m2+ 1)

2×1 = 2m−2√

m2+ 1

2 =m−√

m2+ 1 et

X1 = −(−2m) +q4(m2+ 1)

2×1 = 2m+ 2√

m2+ 1

2 =m+√

m2+ 1

Or, m2+ 1> m2 donc par stricte croissance de la fonction racine carrée sur [0 ; +∞[,

m2+ 1 >

m2 =|m|>m doncX1 <0. Mais, par ailleurs, eαm >0 donc on conclut que eαm =X2 =m+√

m2+ 1.

Partie D. Comme f etk sont dérivables sur R,fk est dérivable sur R. De plus, pour tout réel x, (fk)(x) = f(k(x)) = fx) = x donc, en dérivant, on obtient, pour tout réel x, k0(x)×f0(k(x)) = 1. Or, on a vu dans laPartie C que, pour tout réel x,

f0(k(x)) =f0x) =√ x2+ 1 donc, pour tout réel x,k0(x)×√

x2+ 1 = 1 i.e. k0(x) = 1

x2+ 1.

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