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Bases d’un espace vectoriel

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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Bases d’un espace vectoriel

¦ Eest unK-espace vectoriel.

Qu’est-ce qu’une base deE? C’est une famille finie deEqui est à la fois libre et génératrice deE. B L’écritureE=Vect(e1, . . . ,en) ne suffit pas à établir que (e1, . . . ,en) est une base deE.

B La notion de « base canonique » n’existe que dans les espaces vectoriels suivants :

• DansKn, il s’agit de la baseB=

10 0... 0

,

01 0... 0

, . . . ,

00 ... 01

;

• DansKn[X], il s’agit de la baseB=(1,X,X2, . . . ,Xn) ;

• DansMnp(K), il s’agit de la baseB=(Ei j)1ÉiÉn

1ÉjÉpEi j est la matrice deMnp(K) dont tous les coefficients sont nuls sauf celui situé en ligneiet colonnejqui est égal à 1.

Quel est le lien entre la dimension deEet les bases deE? Il faut garder à l’esprit que :

• Si on sait queE est de dimensionn, alors pour montrer que (e1, . . . ,en) est une base deE, il suffit de démontrer que cette famille est libre (ou génératrice deE) ;

• Si on a démontré qu’une famille (e1, . . . ,en) est libre et génératrice deE, alors c’est une base de Eet on peut en déduire que dimE=n.

Comment utiliser une base deE? Tout d’abord, siB=(e1, . . . ,en) est une base deE, alors pour tout vecteurxE, il existe un uniquen-uplet (x1, . . . ,xn)∈Kntel quex=x1e1+ · · · +xnen. On note :

Matr nd B(x)= µx1

... xn

(c’est le vecteur des coordonnées dexdansB)

L’unicité de cette décomposition permet de procéder par identification : deux vecteursxet y de E sont égaux si, et seulement si, ils ont les mêmes coordonnées dansB. Les autres applications usuelles :

• SoientF etGdes sous-espaces vectoriels deE,B1une base deF,B2une base deGetBla famille obtenue en réunissant les éléments deB1etB2. On a l’équivalence :

Best une base deE ≺===Â E=FG 1

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• SoientB=(e1, . . . ,en) une base deEetFunK-espace vectoriel. Siv1, . . . ,vnsont des éléments deF, alors il existe une unique application linéaire f :EF telle que, pour touti∈ ‚1,nƒ,

f(ei)=vi. On en déduit en particulier que :

— Si f :EF etg:EF sont deux applications linéaires et si pour touti∈ ‚1,nƒ, on a f(ei)=g(ei), alorsf etgsont égales ;

— Sif :EFest une application linéaire et si pour touti∈ ‚1,nƒ, on af(ei)=0, alorsf est l’application nulle.

Quelles sont les « formules de changement de base » ? SoientB=(e1, . . . ,en) etB0=(e10, . . . ,e0n) deux bases deE. La matrice de passage deBàB0est la matrice :

P=PB,B0=MatB0,B(idE)=MatB(B0)

En d’autres termes,P est la matrice dont laj-ème colonne représente les coordonnées du vecteur e0j exprimé dans la baseB. On a les résultats suivants :

• PourxE, MatB(x)=PMatB0(x) ;

• Pourf ∈L(E), MatB0(f)=P−1MatB(f)P.

Qu’appelle-t-on une « base adaptée » ? Il y a deux situations :

• SiFest un sous-espace vectoriel deE, une base deEadaptée àFest une base (e1, . . . ,en) deE telle que (e1, . . . ,ep) soit une base deF(p=dimF) ;

• SiFetGsont deux sous-espaces vectoriels supplémentaires deE, une base deEadaptée à la décompositionE=F⊕Gest une baseBobtenue en réunissant les éléments d’une base deF et d’une base deG.

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