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LAYALLEE MI R H Ô NE

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Academic year: 2022

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(1)

L A Y A L L E E M I R H Ô N E

JOURNAL ILLUSTRE PES STATIONS DU

SUISSE

(2)

LOECHE-LES-BÄINS Climat d'altitude 1411 m.

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.-d'épidémie, d ' i n c e n d i e , e t c . Pour îous renseijuienienis ultérieurs, saüTGssor \ w Direction de la SOCIÉTÉ DES HOTELS El BfilHS, à Loèche-les-Bains, valais.

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Reliée par un chemin de fer funiculaire à la station de Sierre, sur la lijne du 5implon

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(5)

l lm e Année — N° 13 Edition d'Hiver 14 Février 1913

JOURNAL ILLUSTRE

D E S

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ET LISTE DES ÉTRANGERS

O R G A N E D E L ' I N D U S T R I E H Ô T E L I È R E V A L A I S A N N E

SUBVENTIONNÉ PAR L'ETAT DU VALAIS — PUBLIÉ SOUS LES AUSPICES DU CONSEIL D'ÉTAT

REDACTION :

Albert DURUZ, 5ion

our une année : Suisse 3 Fr. Etranger 4 Fr.

L e n u m é r o : 2 5 C e n t i m e s

ADMINISTRATION :

H- 50MA, Boulevard du Midi, 5ion

Le service du „Journal des Stations du Valais" est fait G R A T U I T E M E N T à un nombre considérable d'Hôtels des Stations des Alpes.

et des grandes localités, aux Bureaux de Renseignements, Agences de Voyages et Syndicats d'Initiatives de la Suisse, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, etc.

EN LUGE (Trüb & O )

Monta.na en Hiver

E funiculaire si hardi et si pit- toresque de Sierre-Montana est en activité intense.

La saison d'hiver, qui tend à disputer la palme à la sai- son d'été, bat son plein.

Elle s'est ouverte brillamment, par l'ar- rivée d'une foule de touristes de tous pays, admirateurs passionnés de Mon- tana-Vermala, et qui y reviennent avec quelle joie, se livrer aux délicieux sports d'hiver.

Les hôtels de la station sont pris d'as- saut.

1^.11 est vrai de dire que la population aussi bien que les hôteliers, n'ont rien négligé pour donner pleine satisfaction à leurs visiteurs.

Des pistes spéciales pour luge et bobs-

leigh ont été réservées pour Messieurs les touristes, entre Vermala et Montana. Une pa- tinoire publique a été créée devant l'hôtel Victoria, de telle sorte que tout le monde pourra s'ébattre et se divertir sans que personne en soit gêné. .

Nous apprenons de plus qu'on va construire une route carrossable devant relier Lens à Montana ; cette heureuse innovation est due à l'intel- ligente société de dévelop- pement de Montana.

De telle sorte que les skieurs qui des- cendront vers Lens, pourront rentrer à Montana en kjeering, ce qui, étant donné le panorama de la vallée, constituera une course de toute beauté.

Vous dirai-je encore que Montana va être doté très prochainement, d'un in- stitut pour l'étude des langues et la pré- paration aux examens com-

merciaux, l'institut Alpina, dont la façade accueillante se pro- file à la lisière des bois !

Décidément, le Davos va- laisan est en pleine éclosion.

Du soleil, de l'air pur, de la neige en masse, de la glace à foison, des pistes, des pati- noires, du ski, de la luge, du kjœring, du meilleur monde sportiste, de confortables hô- tels, un institut, d'élégants ma- gasins, que peut-on désirer de

plus dans le meilleur des mondes pos- sible ! quand, pour se rendre dans ce pays de cocagne on a à sa disposition le plus joli funiculaire qu'il soit !

En avant, Montana! tel est à cette heure le cri de ralliement des sportistes d'Albion, de Gaule, de Germanie et d'au- tres lieux encore.

Par un beau jour d'hiver, comme ils le sont presque tous, là-haut, la vue de ce microcosme des sports modernes en pleine activité est une jouissance très vive, un joyeux enthousiasme ; on sent en soi une fièvre de vie intense, devant cette éternelle jeunesse des sportistes de tous âges, qui incarnent si bien, dans ce cadre enchanteur, l'omnipotence de l'hy- giène et de la santé dans la marche de l'humanité vers l'idéal du bonheur ter- restre.

A. DURUZ.

* * *

En plaine, le temps est quelconque, ni mauvais, ni même maussade, ni très

LES SKIEURS (Triib & C")

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LE PLATEAU A MONTANA

engageant, non plus, à la promenade.

La température est relativement douce, presque agréable, si le brouillard, quoi- que ténu, ne persistait à tamiser les pâ- les rayons d'un soleil qui ne parvient pas à réchauffer. La neige, en fondant, a rendu les routes boueuses.

Qu'allons-nous faire ne nos loisirs ? rester les pieds sur les chenets ? Celui dont l'humeur est casanière peut s'ac- commoder de cette béate quiétude. Mais les autres — le grand nombre —, ama- teurs de vie au grand air, de cette vie qui fortifie, charme et réconforte?...

Allons à la montagne. Allons à Mon- tana.

Là-haut, c'est la saison hivernale avec tous ses attraits, pour le simple prome- neur aussi bien que pour le sportsman.

Un bon demi-mètre de bonne neige, sur un terrain propice, permet aux ro- bustes skieurs, et aux sveltes skieuses, de dévaler les pentes à belle allure et d'exécuter force telemarks et christianias.

Les traîneaux et les bobsleighs ont une piste excellente et sans danger, dont le point de départ est à Vermala et celui d'arrivée — si le cœur vous en dit — au bourg de Sierre, à vingt kilomètres plus bas.

Sur le miroir des champs de patinage, aménagés par les grands hôtels, une foule bigarrée enchevêtre ses évolutions gracieuses, encadrée de spectateurs qu'é- bahissent les dessins savants des maîtres du patin, ou les coups d'adresse des jou- eurs de curling.

Et toute cette vie intense — car les hôtels et pensions regorgent de monde — s'épanouit sous un soleil superbe, dans un paysage d'hiver de toute beauté, d'où la vue ne se lasse pas de contempler un panorama de montagnes incomparable.

Allez à Montana, dont chaque saison accentue le développement rapide. Allez-y ; vous en reviendrez enchantés ; vous le

quitterez à regret, et bien dé- cidés à en reprendre au plus tôt le chemin. D'autant plus que l'accès en est des plus aisés.

Le funiculaire électrique, aux voitures simples — comme il convient —, mais confortables, vous y transporte, de Sierre, en une petite heure d'un trajet intéressant, durant lequel le regard, émerveillé, admire tan- tôt la hardiesse du tracé, ver- tigineux par endroits, tantôt le grandiose tableau de la nature, dont ici le bourg de Sierre, avec le lac et les collines de Géronde, occupe le centre, et auquel les cimes neigeuses forment un cadre majestueux.

(Gazette du Valais.)

(Trüb & C")

• = ^ > 4 < 5

L'HIVER DE 1913

E1LLEUR que 1912, au point de vue des sports, eu égard à la quantité de neige tombée, TeîuTde 1913 n'est pas "en-

core ce qu'on peut appeler un hiver normal.

Il a commencé très tôt par une petite chute de neige qui n'a pas tardé à fon- dre sous les rayons d'un soleil printan- nier.

C'était en novembre 1912.

Dès lors, nous avons eu des froids qui n'ont pas excédé 10 degrés en moyenne, des pluies torrentielles, puis du soleil, puis de la brume, puis de la neige.

Enfin, la dernière neige, ferme et abon- dante, a réussi à nous donner tout à fait le sentiment que l'hiver était là.

Ce fut une joie générale, aussi bien pour nos agricul- teurs que pour nos sportistes, car la neige est un bienfait, pour les uns et pour les autres.

Au point de vue agricole, l'influence de la neige est con- sidérable. Elle protège les plan- tes contre les rigueurs du froid et elle fertilise le sol en l'hu- mectant profondément.

Pour nos hôtels de monta- gne, c'est une question de gain ou de perte.

Nos stations de montagne

se sont ingéniées à donner à leurs ins- tallations tout le confort désirable ; elles ont créé des pistes, des patinoires, des concours, des fêtes, tout ce qui peut, en un mot, charmer les loisirs de leurs hô- tes d'hiver.

Elles se sont, pour cela, imposé de grands sacrifices, qui seraient en partie perdus, sans la neige, ce facteur indis- pensable d'une saison hivernale.

La neige est tombée cette fois en masse dans les altitudes dépassant 1000 mètres, elle a été saluée partout avec un réel enthousiasme, et à cette heure, les stations de sports d'hiver regorgent de monde.

De Champéry, de Morgins, de Montana, de Loèche-les-Bains, nous recevons des nouvelles réjouissantes ; tout marche à souhait ; les pistes sont richement tapis- sées, les skieurs s'en donnent à cœur joie et les patineurs aussi.

Somme toute, l'hiver de 1913 est meil- leur que le précédent, à tous égards ; le froid, sans être intense, est assez fort pour donner à nos étangs et places de patinage une glace suffisante pour les sports. Et si le soleil inonde la masse étincelante des montagnes, ce n'est que pour mettre plus de joie encore au cœur des élus du sort que la fortune favorise de ses meilleurs dons

MONTBEL.

PATINEURS A MONTANA (Trüb & C")

(7)

JOURNAL ILLUSTRE DES STATIONS DU VALAIS 111

Plaisirs d'Hiver

'HIVER est la saison maussade.

C'est le moment où la nature, battue en brèche par toutes les intempéries, présente le plus désolant aspect.

Quand la neige ourle finement les li- gnes sinueuses des chemins, les flancs des collines, les arêtes des montagnes, et qu'un beau soleil dore tout ce somp- tueux tapis d'hermine, le spectacle, alors, est d'une beauté grandiose et impres- sionnante.

Mais, comme c'est le plus souvent le cas, quand au lieu de neige, c'est la pluie,

Morgins, à Champéry, à Montana, on en mesure 50 centimètres en rase campagne et la gent sportiste est en liesse.

Ce sont partout des concours de ski, des fêtes sur la glace, des matsch de luge et de bobsleigh, où figure tout ce que les peuples sportistes par excellence:

l'Angleterre et la France, comptent des champions de tous rangs et de tous or- dres dans l'art des glissades.

Quand on songe que Montana-Vermala n'est qu'à 32 heures de chemin de fer de Londres, à 14 de Paris, à 9 de Lyon, 26 de Berlin, 20 de Rome, 5 de Milan, 11 de Venise, 6 de Berne, etc., etc., on conçoit dès lors que les fervents des

Des professionnels y donnent tous les hivers des leçons de sports.

Des concours de ski, de luge, de pa- tinage, des fêtes de nuit avec orchestre, y sèment l'animation et la gaîté, reposent les uns de leurs fatigues de la plaine, et donnent aux sportsmen l'occasion de développer leur système musculaire par un entraînement progressif.

C'est pourquoi l'on peut dire avec le poète :

Malgré les froids et ses rigueurs Et ses jours maussades et tristes L'hiver a ses admirateurs

Dans l'heureux monde des sportistes...

A. D.

au lieu de soleil, la bruine épaisse, froide et pénétrante, l'hiver devient alors d'une profonde tristesse, qui ajoute l'angoisse au coeur du malheureux.

Heureusement, dans notre beau Valais au climat privilégié, nous avons, en gé- néral, des hivers d'une beauté qu'on nous envie et qui ont fait de notre pays le rendez-vous d'une foule de touristes et de clubistes toujours grandissante.

Les saisons d'hiver ne tarderont pas à damer le pion aux saisons d'été.

C'est que notre topographie si variée, d'un si particulier relief, se prête mer- veilleusement aux plaisirs que la neige a fait naître, depuis que les sports font partie de l'hygiène et du high-life.

Et cette année, bien que tardivement, la neige est tombée en abondance ; à

CONCOURS DE BOBSLEIGH A CHAMONIX

sports d'hiver soient venus en foule dans les parages agrestes du Valais, qui à Morgins, qui à Champéry, qui à Monta- na, à Loèche-les-Bains, etc., pour se livrer aux plaisirs d'hiver, dans des contrées tapissées de neige et baignées de soleil.

Les sports d'hiver sont devenus rapi- dement un art à la mode, parce qu'il s'y mêle autant d'agrément que d'hygiène.

Les stations hivernales de notre pays ont fait des merveilles.

Les patineurs y trouvent des lacs et des emplacements spéciaux entretenus par les hôtels et les sociétés de dévelop- pement, avec une glace superbe pour le curling et le hockey.

Les lugeurs ont des pistes soigneuse- ment aménagées, auxquelles se prête à merveille la configuration du sol.

(CI. Bachman Frères)

La Traversée du Simplon en Aéroplane

E 25 janvier 1913 demeure une date mémorable dans l'his- toire de l'aviation.

Et c'est un honneur pour la Suisse, et le Valais en par- ticulier, d'avoir été le théâtre du plus grand exploit aéronautique accompli à ce jour.

On a traversé la Manche en aéroplane, les Pyrénées, on a plané sur la mer, on a atteint plus de 4000 mètres de hauteur, etc., etc., mais rien n'égalait, en fait de record, la traversée des Alpes, entre la Suisse et l'Italie.

(8)

SlMPLON-KULM

Pour comprendre l'incontestable supé- riorité de cette performance, il faut con- naître la terrible région du Simplon, où s'entassent une armée de géants aux ci- mes déchiquetées et couvertes de neige;

il faut connaître ses glaciers, ses gorges, ses précipices, et ce qui plus est, ses forts courants presque continuels, ses re- mous puissants, contre lesquels il est si difficile de lutter.

Le Péruvien Chavez, l'audacieux, qui voulait attacher son nom à la première traversée de ce monde effrayant, l'a payé de sa vie. Le 27 septembre 1910 reste une date douloureuse pour l'aviation, la montagne victorieuse avait enlevé au no- ble sport aérien son plus illustre repré- sentant.

Après cette tragique randonnée qui avait rempli d'une profonde angoisse le monde sportif du monde entier, la ten- tative d'une nouvelle traversée paraissait téméraire.

Ce fut encore un enfant du Pérou, un jeune républicain de 23 ans, le désor- mais célèbre Bielovucie, qui osa se me- surer avec le terrible ennemi qui veille au col du Simplon, dans les épouvanta- bles gorges de la Saltine et de Gondo.

Pourquoi Bielovucie a-t-il choisi l'hi- ver pour tenter la périlleuse traversée ? Le froid, semble-t-il, eut dû l'arrêter.

Erreur !

Ce n'est pas le froid que craignait le brave aviateur, d'ailleurs il ne craignait rien, mais il ne se dissimulait pas que ce qui le tiendrait peut-être en échec, c'étaient les courants, très forts dans la région de Brigue et du col du Simplon.

Ces courants sont, paraît-il, moins forts en hiver qu'en été, et voilà pourquoi Bielovucie choisit de préférence la saison des frimas.

Un autre danger, c'étaient les gorges de Gondo, terrifiantes par leur exiguïté, leurs flancs hérissés de pics et d'arêtes, leur courant infernal.

mier cas, c'était peut-être le succès et la célébrité, dans le second, c'était la dé- faite, un affront pour l'aviation, une chute pour l'aviateur, plus sensible que celle qu'il eût pu faire dans les abîmes du Simplon.

— Je veux partir ! fut la suprême ré- solution de Bielovucie.

La piste de Brigerberg est déblayée de ses cinq à six cents mètres cubes de neige, soit 200 mètres de longueur sur 30 de largeur et 80 centimètres de hau- teur. Soixante équipes y travaillent toute la nuit du 24 au 25.

Le matin, Bielovucie fait ses prépa- ratifs ; onze heures sonnent, son auto- mobile n'est pas là pour le prendre à l'Hôtel Victoria où il séjourne et le trans- porter à Brigerberg, situé à une bonne demi-heure de distance, sur les premiers contreforts du Simplon. Il part seul, à pied, fermement résolu à vaincre ou à...

mourir.

Le voilà au champ d'aviation. Le mo- noplan est sorti de son hangard, le mo- teur pourvu de sa provision de benzine, l'appareil dûment inspecté. Tout est prêt.

Le temps a l'air de vouloir se déranger de nouveau, l'air est moins calme. C'est Aussi bien^ allait-il les abandonner et. égal, l'heure a sonné, midi, il faut partir.

chercher un autre passage pour gagner les premières plaines de la Lombardie : le col de Munscera.

Un premier essai eut lieu le 14 jan- vier, à 3 h. 30 de l'après-midi, mais le temps était mauvais et l'aviateur dut re- prendre terre après un vol de 7 minutes au dessus de Brigue. Le vent était si fort que l'entrée des gorges de la Saltine était impossible.

Mais cet essai ne fut cependant pas infructueux, Bielovucie avait pu se rendre compte des lieux, des dificultés princi- pales, de la puissance de son moteur, de la résistance de son monoplan

Hanriot, qui devait être soumis à une rude épreuve.

Dix jours après, soit le 25 janvier, le temps s'était bien déchargé ; il était tombé une couche de neige de 80 centi- mètres sur le champ d'avia- tion de Brigerberg.

Le temps restait bien un peu brumeux, mais par contre l'air était relativement tran- quille.

Le moment était décisif : ou tenter la traversée ou y renon- cer définitivement; dans le pre-

L'aviateur prend place, l'hélice se meut, les entraves des roues sont enlevées, le moteur gronde, le monoplan s'élance, quitte le sol et vole vers les cieux. Un cri d'angoisse part de toutes les poitri- nes. L'aviateur s'élève rapidement, après un superbe vol en spirales au dessus de Brigue. Il gagne les gorges de la Saltine, fonce vers le col du Simplon et dispa- rait bientôt au-dessus du glacier de Kalt- wasser. A midi 12 il est au village du Simplon, il laisse à gauche les terribles gorges de Gondo, gagne le col de Mun- scera, débouche dans les plaines lom-

SlMPLON VILLAGE (Cl. Juliien Frères)

(9)

JOURNAL ILLUSTRE DES STATIONS DU VALAIS 113

bardes et atterrit heureusement à midi 25 près de Domodossola, à 200 mètres du monument élevé à la mémoire de son infortuné compatriote et cousin Geo Cha- vez.

La partie était gagnée. L'honneur de l'aviation était sauf, comme celui qui ve- nait de le porter au faîte de la gloire.

Bielovucie avait traversé les Alpes à la vitesse de 130 km. à l'heure, sans in- cident, et arrivait au but frais et dispos, après avoir vu le plus impressionnant spectacle alpestre que jamais homme n'a- vait vu, avant Chavez, et que sans doute beaucoup d'autres verront après lui, main- tenant qu'il est scientifiquement et prati- quement démontré que la traversée des Alpes en aéroplane n'est plus une course à la mort.

Bielovucie est un héros ; les accla- mations qu'il a reçues partout mon- trent bien tout le prix qui s'attache à l'exploit sans précédent qu'il vient d'accomplir avec le plus grand suc- cès.

Le Valais s'honore d'avoir été le théâtre de cet héroïsme et le berceau de cette pure gloire.

A. DURUZ.

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et qui manque tant à l'Oberland qu'à l'Engadine. Ne m'accusez point de dépré- cier ces merveilleuses contrées ! Que vou- lez-vous ? J'adore le Valais, et la passion ne se discute pas.

Mon admiration n'en souffrait pas moins d'une grosse lacune : je n'avais pas en- core vu Saas-Fée. Aussi bien, par un joyeux matin de juillet dernier, je me jetai gaîment dans le train qui part de Berne à 6 h. 55 et qui s'arrête à Viège un peu après-midi. Vous connaissez le trajet, la silhouette originale et fuyante du moyenâgeux Fribourg, Romont, sur sa colline, derrière ses murailles et ses tours, le château d'Oron planté sur son rocher, le tunnel de Chexbres avec l'é-

prendre vos billets au guichet et, pen- dant que des touristes moins prévoyants, cherchent fiévreusement où s'asseoir, vous rejoignez vos amis qui, les coudes au large, s'amusent de la cohue grouillante et debout.

Un coup de sifflet. En avant pour Stal- den ! Ces chemins de fer de montagne sont exquis . . . à condition qu'ils se tien- nent à une distance respectueuse des som- mets. Vous êtes à Stalden, avant d'avoir eu le temps d'y songer. Vous descendez;

le flot des voyageurs continue vers Zer- matt. Si vous avez eu la sagesse de tout envoyer par la poste — tout, sauf votre parapluie, meuble indispensable dans l'an- née d'averses 1912, — vous pouvez, de

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L E S G O R G E S D E G O N D O

S A A S - F É E

OICI bien des années que je parcours nos Alpes. C'est un monde d'une étonnante splen- deur et d'une diversité infi- nie. Le Valais, par exemple, est un petit univers, ou, si cette compa- raison bizare ne vous effraie pas, une sorte de théâtre où la Nature fait comme une répétition générale de ses drames les plus farouches et de ses plus gra- cieuses idylles. On y trouve les plus pai- sibles et les plus délicats paysages de la plaine, les plus frais et les plus pit- toresques aspects du Jura, mais surtout les sites et les scènes grandioses de la haute montagne, avec je ne sais quoi d'ardent et de fier qui sent le midi

blouissement des vignes vertes et du lac si divinement bleu, Lausanne, Vevey, Montreux, Saint-Maurice, la cime de l'Est de la Dent du Midi qui semble braver le ciel, la vallée du Rhône, avec quel- ques échappées sur la région des gla- ciers, l'Aiguille du Tour aperçue de Sa- xon, le Rothhorn de Zinal entrevu de Sierre ? A Martigny, vous avez étalé vos provisions sur un exemplaire du jour- nal acheté pendant le trajet, à moins que le wagon-restaurant ne vous ait paru plus digne de soulager votre appétit, et vous êtes arrivé à Viège sans presque vous en douter. Si vous avez, comme moi, la chance de n'être pas seul, vous priez votre ou vos compagnons de s'ins- taller dans l'une des coquettes voitures du Viège-Zermatt et de vous garder une place. Posément, sans hâte, vous allez

la station de Stalden, obliquer à gauche et attraper le chemin gris qui s'enfonce dans la vallée de Saas. Quelle poussière et comme voue enviez les gens de Vis- perterminen, perchés au-dessus de Vous sur leurs pentes couvertes d'arbres frui- tiers et de vignes, — de vignes, parfai- tement, qui donnent un vin fameux dans le pays, le Heidenwein, le «vin des païens».

Le soleil, qui avait boudé jusqu'alors, se montre tout à coup. Pas d'ombrages, ou si peu ! Tant pis ! Au reste, si l'ap- parition est intempestive au point de vue du marcheur, elle est la bien venue pour le villégiaturant. Ce sont de beaux jours qui s'annoncent... Farceur de soleil, va ! . . .

Vous foulez et vous avalez de la pous- sière depuis une bonne heure. Voici Eisten, sa blanche église, sa grappe de chalets

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bruns. Vous vous retournez : l'altière et l'élégante pyramide du Bietschhorn ferme l'horizon de ses créneaux de roche et de neige. Votre cœur d'alpiniste tressaille :

« Vaincre ce gaillard-là » ! Mais Saas-Fée est entouré d'autres « gaillards » encore.

Pressons le pas ! Le sentier court sous bois, maintenant. Nous devrions n'éprou- ver ni soif, ni fatigue. Hélas ! nous ne pouvons passer devant l'auberge de Hut- eggen, sans vérifier une perfidide affir- mation de Bsedecker : «Bon vin». Bae—

decker est exact, comme toujours. Et, puisqu'il indique trois heures quarante- cinq minutes pour faire le trajet de Stal- den à Saas im Grund, c'est que nous

mets qui seront, jusqu'à la fin de votre séjour, vos fidèles et splendides amis.

Et puis, sur le sentier des chapelles, il y a les ^chapelles, comme il s'entend, où un sculpteur naïf a raconté, scène par scène, la Passion du Christ.

Le soir fraîchit. Vous escaladez d'un pas rapide les flancs d'un contrefort sur le replat duquel doit se dresser Saas-Fée.

Et soudain, comme par enchantement, l'incomparable panorama qu'on vous avait annoncé et que vous ne pouviez soup- çonner aussi riche, surgit devant vos yeux ravis. Sur un large plateau, Saas-Fée avec ses chalets sombres et ses clairs hôtels, que domine la flèche d'un clocher

avons à peine la moitié du chemin der- rière nous.

La Viège roule ses eaux écumantes au fond de la gorge, avec un bruit as- sourdissant. La jolie cascade du Schwei- bach laisse glisser son panache éclatant jusqu'à la rivière tourbillonnante et gron- dante. Vous traversez Balen ; vous êtes à Saas im Grund, un assez grand village qui ne vous dit rien, et vous vous em- pressez de quitter la vallée montant vers Almagel et Mattmark, pour vous engager dans l'un des deux sentiers qui condui- sent, en moins d'une heure, à Saas-Fée.

Choisissez le « sentier des chapelles » ! Il n'est ni le plus court, ni le plus facile, mais il vous prodigue des échappées in- comparables sur le Sudlenspitze, le Dôme, l'Alphubel, l'Allalin, tous les nobles som-

SAAS-FÉE

tout neuf, et, presque à la portée de la main, un cirque absolument unique de cimes royales et d'étincelants glaciers.

L'interminable arête rocheuse du Mittag- horn, le mamelon noir de l'Egginerhorn, à votre gauche, forment un contraste vio- lent d'ombre avec l'immense étendue des neiges immaculées de l'Allalin et de l'Alp- hubel, avec l'énorme glacier de Fée au milieu duquel s'enchâsse la verdoyante Gletscheralp, fermée vers le sud par la haute muraille granitique de la Lange Fluh, les pentes vertigineuses du Täsch- horn, du Dôme, de la Sudlenzspitze ; et, derrière vous, la pointe resplendissante du Weissmies, la masse imposante du La- quinhorn, le Fletschorn avec son air pro- voquant de Cervin râblé complètent cette féerie alpestre — Saas... Fée est bien

nommé — qui n'a point sa pareille dans les Alpes suisses. Du village, vous n'a- percevez pas moins de neuf montagnes qui dépassent quatre mille mètres, et la coupe en est si variée, et les lignes en en sont si hardies, ou si molles, que chaque coin du vaste tableau est lui- même un tableau qui suffirait à fasciner le regard. Les nuages se sont dissipés, le soleil s'est évanoui, la nuit approche, et, dans la pâle clarté du crépuscule, tous ces géants s'endorment, les uns déjà livi- des, les autres souriant à travers la brume rose de VAlpengliihn.

Comment se détacher d'un tel specta- cle ? Comment s'exclamer assez, admirer

assez ? Nous aurions fait une halte plus longue sur la place du village, si nous avions pu deviner que le baromètre bais- sait lamentablement et qu'une série de jours maussades se pré- parait. Mais nous n'étions pas

«entraînée», nous ressentions un peu de fatigue et notre estomac nous rappelait avec vigueur que l'heure du dîner était là.

Les hôtels de Saas-Fée sont tous fort bien tenus : chambres confortables, lits excellents, table soignée. Pas de cérémonial ou d'étiquette, au demeurant ; la bonne vieille simplicité helvéti- que. Logés à une altitude de 1800 mètres, nous sommes trop près de la grande nature pour ne pas rompre avec l'artificielle et l'ennuyeuse mondanité.

Une société cosmopolite. Beau- coup d'Allemands, moins d'An- glais, de rares Français, quelques douzaines de Suisses. Quatre pension- nats ! ils nous effraient bien un peu, mais cette jeunesse est si gaie et si gentille que nous ne reconnaissons plus le type classique du backfisch interné.

Des guides et des porteurs errent dans la « rue » principale de Saas-Fée, en quête d'une ascension ou d'une course.

Le bazar Supersaxo est envahi ; on y trouve tout et de tout, même le Fi- garo et les Neueste Münchener Nach- richten, et le Daily Telegraph, sans par- ler des journaux de Genève, de Lau- sanne ou de Bâle. Il y a, d'ailleurs, parmi les hôtes de Saas-Fée, des pro- meneurs, dont le Gletscheralp est l'am- bition suprême, d'honnêtes flâneurs qui circulent dans un rayon de deux ou trois kilomètres, de gentilles forêts de mélèzes

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JOURNAL ILLUSTRE DES STATIONS DU VALAIS 115

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au tapis gazonneux valant bien les rocs et la glace du décor plus lointain, — des clubistes entreprenants, des alpinis- tes modestes et des casse-cous, tous fai- sant excellent ménage ensemble. Et il y a surtout des photographes-amateurs, qui ne sortent pas sans leur appareil et qu'on rencontre sur tous les sentiers, tous les

« raidillons », toutes les arêtes, tous les pics, cherchant de la matière à clichés.

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MORGINS

L y a quelque trente ans, Mor- gins était une petite station de montagne en pleine voie de prospérité.

Le grand hôtel des Bains, tenu par M. Barlatey et la pension du Chalet, dirigée par M""3 Borgeaud-Martin, y furent à cette époque, les seuls à re- cevoir la colonie étrangère, attirée à Mor- gins autant par ses eaux ferrugineuses que par le paysage et le climat.

Le val de Morgins, dont l'air vif, les bois de sapins et la source d'eau ferru- gineuse ont acquis une réputation légi- time, s'étend sur. une longueur d'une dou- zaine de kilomètres, entre les contreforts de la pointe de Bellevue au Nord, les montagnes de Savoie à l'Ouest, les Por- tes du Soleil au Sud et le massif de la Pointe de l'Haut qui le sépare du Val d'IIliez, à l'Est.

Le Nant de la Tine l'arrose d'une ex- trémité à l'autre, avant de se jeter dans la Vièze. au-dessous du village de Trois- rents.

Une belle route carrossable relie le Val d'IIliez à la vallée d'Abondance par le Pas de Morgins, et quitte à Troistor- rents celle qui de Champéry descend vers Monthey.

Le trajet promet une vue magnifique ; la Dent du Midi, la Dent de Mordes, l'Argentine, les deux Muveran, les Dia- blerets, le Chamossaire, le Mont d'Or, le Chaussy et les Tours d'Aï; dans le fond de la vallée du Rhône, on aperçoit Bex, St-Triphon, Aigle, plus haut Villars sur Ollon, caché dans la verdure.

La route traverse de superbes forêts, ombreuses et parfumées, sillonnées de sentiers, dont les uns vont à Champéry, par Savolayre, les autres à Illiez.

L'eau ferrugineuse de Morgins, long- temps connue sous la dénomination d' « eau rouge », à cause du sédiment coloré qu'elle dépose, est riche en bicar- bonate de fer et en sels calcaires. Elle est d'une grande efficacité contre l'ané- mie, la chlorose, et toutes les affections qui en dérivent. L'altitude relativement élevée de Morgins (1343 m.), un climat tonique et excitant, la présence de gran- des forêts de sapins dont les émanations imprègnent l'atmosphère, ne sont pas sans

joli petit lac aux eaux tranquilles, qui fait les délices des étrangers en séjour à Morgins, et dans lequel l'orgueilleuse Dent du Midi vient chaque soir se mirer, avant le coucher du soleill.

Quelques pas encore et nous voilà à la frontière, marquée par une vieille borne ébréchée, portant d'un côté l'armoirie des sept Dizains avec la date de 1737, de l'autre, la croix de la maison de Savoie.

La route s'enfonce bientôt dans l'épais- seur des grands bois et dans le fond, à travers les éclaircies, apparaît le svelte clocheton de la chapelle de Vaune.

Les ascensions de Morgins sont peu nombreuses : le Corbeau, la Pointe de

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MORGINS-LES-BAINS (Phot. J. Jullien, Genève)

contribuer pour une bonne part à l'action thérapeutique de cetle eau qui se prend plus en boisson qu'en bains.

Le paysage de Morgins diffère du tout au tout de celui de Champéry. La nature y est plus calme et plus paisible. Les grandes parois de rochers, les cimes pré- cipiteuses, les ravins sauvages font place à la sombre verdure des sapins dissé- minés dans les prairies ou réunis en épaisses forêts.

De l'Hôtel des Bains, la grande route s'élève insensiblement jusqu'au Pas de Morgins, d'où elle descend dans la val- lée savoisienne d'Abondance. Un peu avant le sommet du col (1380 m.) se trouve un

Bellevue, celle de Chésery; mais les ex- cursions délicieuses y abondent : le Berre, la Crète de Gingéan, le Chalet de Fé- cond, les Portes du Soleil, les Portes de l'Hiver, la cascade de Blanche-Fontaine, Montriond, etc.

En été, c'est un petit paradis terrestre, en hiver, l'éden des skieurs et autres sportifs du même genre.

Aujourd'hui Morgins s'est développé, c'est une station à la mode, dotée de tout le confort moderne, cause détermi- nante de sa prospérité grandissante.

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Chronique Sportive

Concours International de Ski au Val Ferret

Samedi et dimanche a eu lieu, au Val Ferret, le troisième Concours internatio- nal de ski organisé par le Ski-Club de Martigny.

Samedi a été couru le challenge de la

4. Club des sports de Champéry.

Dans la course des guides, les trois premiers arrivants furent encore trois membres du Club Allalin de Saas-Fée':

1. Alfred Supersaxo.

2. Gustave Imseng.

3. Othmar Supersaxo.

Au concours de saut, le plus long saut fut effectué, ici encore par un skieur de Saas-Fée, Henri Supersaxo, 25 mètres.

Dans la course de seniors, sont arri-

V A L F E R R E T

Compagnie Martigny-Orsières dont l'en- jeu est une superbe coupe en argenterie.

Le club l'ayant gagné trois ans de suite en sera définitivement propriétaire. Elle avait été gagnée en 1912 pour la pre- mière fois par le ski-club Allalin de Saas- Fée. Et cette fois-ci encore la victoire est à la belle équipe de Saas-Fée. Voici le classement :

1. Club Allalin, à Saas-Fée.

2. Garde des Forts de St-Maurice.

3. Ski-Club de Martigny.

ves premiers : 1. Couttet Alfred.

2. von Allmenn.

3. Gustave Supersaxo.

Les deux journées ont été favorisées par le beau temps. Il y avait de nom- breux spectateurs, dimanche surtout. Pas d'accident.

Programme des Fêtes de Chamonix Jeudi, 13 Février

Concours de Patinage pour Juniors.

Dimanche, 16 Février

Courses de Luges, réservées à la Colo- nie Etrangère.

Exercices de sauts en Ski.

Du 18 Février au 1" Mars 1913 Courses diverses de Ski, Bobsleighs,

Luges.

Concours de Patinage ; Exercices de Sauts en Ski.

Courses collectives en montagne.

Excursions en Traîneaux, Tailing, Ski- Kjœring.

* * *

Indépendamment du programme ci-des- sus, des Concours de Statues et Monu- ments en neige seront organisés aux jour- nées de neige favorables, ainsi que des Excursions en Traîneaux à Argentière, Le Planet, Servoz (Gorges de la Diosaz) et Tour de la Vallée.

Programme des Fêtes de Champéry

Saison d'Hiver 1912-1913

Indoor amusements will take place in the Salle des Fêtes of the Grand Hôtel Dent du Midi.

FEBRUARY

Snow figure competition.

Ball.

Concert.

Grand ball.

Tailing party by moonlight.

Progressive game <£ bridge tournament.

Variety entertainment.

Dance.

Concert.

Dance.

Concert.

Dates of sporting Matches will be issued from time to time according to the state of the weather.

The Sporting Matches will consist of : I. To- boggan races. II. Ski-ing (1) Long distance.

(2) Speed. (3) Jumping. III. Bobsleigh races.

IV. Skating : figure skating, waltzing. V. Cur- ling matches.

Imp. Kleindienst & Schmid, Sion

Wednesday Thursday Friday Saturday Sunday Tuesday Wednesday Thursday Friday Saturday Sunday Tuesday Friday

12 13 14 15 16 18 It) 20 21 22 23 25 28

Renseignements généraux : pages 18, 19 et 20

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CHAMPERY est situé dans le Val d'Illiez, au pied de l'imposant massif de la Dent du Midi ; son climat tempéré, le nombre infini des excur- sions dont il est le point de départ, la richesse de sa flore, en font un des séjours préférés des familles, des touristes et des convalescents.

CHAMPERY est un beau village où l'on trouve tous les perfectionnements et toutes les facilités désirables, télégraphe et téléphone, lumière alcaline

fêtes alpestres, feux d'artifice, jeux de lawn-tennis et croquet, pêche, etc. Beaucoup de convalescents font avec succès des cures de lait et de raisin ; les familles trouvent, en outre, à Champéry, le grand avantage de pouvoir prendre des leçons de français, allemand et anglais, données par des profes- seurs résidant à la station ; les étrangers peuvent également suivre les cultes catholique, protestant évangélique et anglican.

La Sociê'é d'embellissement et d'uiili'ê publique fait chaque année de grands frais pour rendre le séjour de Champéry de plus en plus agréable aux nombreux touristes qui le fréquentent pendant la saison.

Le Val d'Illiez a une flore superbe qui renferme des espèces très rares; elle est en plein épanouissement dès le mois de Juin et transforme toute la région en un merveilleux parterre fleuri ; en automne, les belles forêts présentent l'agréable spectacle de leurs solitudes empourprées.

Grâce à sa position abritée et à son chemin de fer ouvert toute l'année, Champéry constitue à la fois une station estivale et hivernale

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