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Indices de réfraction du spath d'Islande

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00238118

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00238118

Submitted on 1 Jan 1883

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Indices de réfraction du spath d’Islande

E. Sarazin

To cite this version:

E. Sarazin. Indices de réfraction du spath d’Islande. J. Phys. Theor. Appl., 1883, 2 (1), pp.369-371.

�10.1051/jphystap:018830020036901�. �jpa-00238118�

(2)

369 accroissement

brusque

du

pouvoir

émissif lors de la solidification : le

pouvoir

réflecteur du métal diminue en effet manifestement au

moment du

changement

d’état.

La

partie

constante est ainsi nettement

limitée,

et l’on pourra

trouver -dans

l’argent

un étalon secondaire

fixe, qui

sera en

parti-

culier très commode dans toutes les mesures de

spectrophotomé- trie,

l’intensité absolue des radiations n’a

généralement

pas

d’importance.

INDICES DE RÉFRACTION DU SPATH D’ISLANDE ;

PAR M. E. SARAZIN (1).

lkI.

Édouard Sarasin,

de

Genève,

rend

compte

d’une série de

mesures

qu’il

a exécutées pour déterminer les indices de réfraction ordinaire et extraordinaire du

spath

d’Islande pour les rayons de diverses

longueurs

d’onde

jusqu’à

l’extrême ultra-violet. Il a

suivi,

dans ce

travail,

la même marche que dans un travail antérieur sur

les indices de réfraction du

quartz (2). Ayant

un

prisme

taillé pa- rallèlement à

l’axe,

dont

l’angle

est connu, on mesure le double de la déviation minima D d’une raie

spectrale donnée,

par l’observa- tion des rayons réfractés à droite et à

gauche,

et on en déduit l’in- dice de réfraction par la formule de Newton

Les mesures ont

porté

sur les

principales

raies du

spectre

so- laire visible et sur les raies du

cadmium,

dont les

longueurs

d’onde

ont été données d’abord par 1VI.

Mascart, puis, plus récemment,

par M. Cornu. Le

spectre

que l’on obtient en faisant

jaillir

l’étin-

celle d’induction entre deux

pointes

de cadmium a

l’avantage

de

présenter

une échelle de raies assez

régulièrement réparties

sur

(’) Extrait des procès-verbaux de la soixante-cinquième session de la Société

lzelvétic~ue des Sciences naturelles, 1882.

(2) Archives, t. LXI, p. iog; 18~8.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018830020036901

(3)

370

toute l’étendue du

spectre

visible et du spectre ultra-violet. L’ob- servation des raies ultra-violettes a eu lieu à l’aide de l’oculaire fluorescent de M. Soret. ]B1. Sarasin a

opéré

sur deux

prismes

de

spath

calcaire

différents,

travaillés avec une

grande précision,

leurs

arêtes exactement

parallèles

à l’axe et leurs faces d’une

planéité

très

satisfaisante,

vu les difficultés

qu’il y

a à la réaliser. Le

prisme

1 a été taillé par M.

Hofmann;

son

angle réfringent,

déduit

d’un

grand

nombre de mesures, est de 60~ 3o~. Le

prisme

2,

taillé par M.

Laurent,

mesure do°3~23~.

Le Tableau

qui

suit donne les résultats obtenus.

Indices de

réfraction

du

spath

d’Isla~2de.

( 1 ) Moyenne des longueurs d’onde des deux raies 2 a ( a = 32!~, ; ) et 12 ~ (32fl 8) qui n’ont pu être dédoublées.

(4)

371 La

première

colonne renferme la

désignation

des raies spec-

trales ;

la seconde les

longueurs

d’onde

correspondantes,

telles

qu’elles

ont été

publiées

par

Àngstrôiii,

par ~1. Mascart et par M.

Cornu;

la

troisième,

les

longueurs

d’onde des raies 17 à 26 du

cadmium, corrigées d’après

des indications encore inédites de M. Cornu

( 1 );

les

quatre suivantes,

les valeurs de l’indice de ré- fraction.

LANGLEY. 2014 The selective absorption of solar energy (Absorption sélective de

l’énergie solaire); American Journal of Science, vol. XXV, mars 1883.

Le Journal de

Physique

a donné

(2) l’analyse

de la

partie

de ce

Mémoire

publiée

par les Annales de Chimie et de

d’hysic~z~e,

re-

lative à la distribution de

l’énergie

dans le

spectre

normal et à

son

absorption

par notre

atmosphère.

Ces

premiers

résultats

avaient été obtenus en amenant le fil du bolomètre successive-

ment dans les différentes

parties

du

spectre

d’un réseau.

Mais,

à

cause de la

superposition partielle

des

spectres

de divers

ordres,

cette

façon d’opérer

ne

permet

pas d’étudier les

parties

du

spectre

de diffraction dont la

longueur

~’ d’onde

dépasse

~ 1 tL

_-_. I mm

1000-

De nouvelles observations ont été faites sur le

spectre prisma- tique

au sommet dumont

ivhitney,

dans la Californie

méridionale,

à une altitude de 13 ooo

pieds ;

elles ont fait reconnaître une exten-

sion

imprévue

du

spectre

dans

l’infra-rouge.

Les

perfectionnements apportés

aux

appareils

et

l’expérience acquise

ont

permis

de re-

trouver à l’Observatoire

d’Allegheny

les résultats de

l’expédition

du

mont

Whitney.

On

opérait

de la manière suivante : les rayons solaires étaient

envoyés

par un héliostat de Foucault à travers une ouverture

pratiquée

dans le mur nord de l’Observatoire sur une

fente verticale. Les rayons, rendus

parallèles

par un collimateur de

~°B5o

de

foyer,

traversaient un

prisme fait,

comme le

collimateur,

d’une sorte de

flintégalement transparent

pour toutes les radiations

( 1 ) Voir Archives; t. VIII, p. 122; 1882.

( 2) Voir p. 233.

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